Maxime (martyre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint Maxime.

Sainte Maxime
Image illustrative de l’article Maxime (martyre)
Buste de sainte Maxime dans l'église
Notre-Dame de l'Assomption de Ramatuelle
Naissance vers le VIIe siècle
Décès vers le VIIIe siècle 
Fête 15 mai à Sainte-Maxime
16 mai ailleurs
Reliquaire de sainte Maxime dans l'église paroissiale de Sainte-Maxime

Maxime de Callian est une sainte chrétienne.

Présentation[modifier | modifier le code]

Fille du comte de Grasse, seigneur d'Antibes, elle vit entre 650 et 750. Elle refuse richesse et gloire pour se consacrer à Dieu en entrant au monastère de Saint-Cassien, dépendant de l'abbaye de Lérins. Elle part ensuite diriger la nouvelle fondation établie à Callian dans le haut Var par les pères de Lérins. C'est là qu'elle finit ses jours après une vie exemplaire à enseigner les vertus religieuses. Elle est vénérée dès sa mort par les Callianais qui conservent son corps avec soin[1].

Reliques[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, certaines reliques de sainte Maxime sont distribuées à Quinson (haut Var), où elle est fêtée le 16 mai par une procession. Le village de Mons (haut Var) détient un buste de sainte Maxime dans l'hôtel de ville, installé dans une ancienne chapelle. L'église Notre-Dame de l'Assomption de Ramatuelle conserve également un buste de la sainte. De nos jours, les églises de Sainte-Maxime et Notre-Dame de l'Assomption de Callian abritent des reliques de Maxime[1].

Dans l'église paroissiale de Sainte-Maxime, le buste reliquaire date du XVIIIe siècle. En 1774, l'évêque de Fréjus vient sceller les reliques (une côte et un morceau de crâne) de la sainte dans le socle du buste. Au début des années 2000, le morceau de crâne a été volé. Depuis, le reliquaire est protégé par une vitre blindée. Le tableau situé à droite du reliquaire est offert le 8 mai 1878 par l'abbé Béguin de Brignoles. En haut à droite du tableau, on aperçoit le père de sainte Maxime consterné de voir sa fille abandonner famille et richesses. D'autres reliques sont présentes dans l'église. Le 18 novembre 2012, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus et Toulon, consacre le nouvel autel au centre de la nef en y déposant les reliques de sainte Maxime et de saint Aygulf, offertes par l'abbaye de Lérins[1].

Célébration[modifier | modifier le code]

Sainte Maxime est la patronne des communes de Sainte-Maxime et de Callian. La date de sa fête est le 16 mai, sauf à Sainte-Maxime, où elle est fêtée le 15 mai. Cette exception s'explique par le fait que le , l'évêque de Fréjus avance la date d'un jour afin d'éviter que la fête de Sainte-Maxime ne coïncide avec la bravade de Saint-Tropez. De 1772 jusqu'au début des années 1900, puis reprise en 1968, une fête votive y est donc célébrée par une procession composée d'un corps de Bravade, hommes armés de tromblons qui saluent par des salves le reliquaire, autorités civiles, religieuses, militaires et les reposoirs dédiés à sainte Maxime tout au long de la procession. Ils sont accompagnés de fifres et de tambours. La procession est menée par un Major nommé parmi les Bravadeurs chaque année[1].

Tradition[modifier | modifier le code]

Diverses traditions situent son martyre ou seulement son passage au monastère d'Arluc, ou font d’elle la sœur de Saint-Tropez. Elle fut sans doute canonisée par la vox populi. Elle aurait été abbesse à Arluc puis à Saint-Cassien puis à Callian, près de Fréjus en Provence.

Sources et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Panneau de présentation du reliquaire de sainte Maxime, dans l'église paroissiale de Sainte-Maxime, consulté sur site le 9 mai 2019

Sources[modifier | modifier le code]

  • « XVe journée archéologique », dans Annales de Haute-Provence no 308, 2e trimestre 1989, p. 10


Voir aussi[modifier | modifier le code]