Maxim Martsinkevitch

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Maxim Martsinkevich)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Maxim Martsinkevitch
Максим Марцинкевич.jpg
Maxim Martsinkevitch en 2012.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Russian State Social University (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
ActivisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Parti populaire national (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Condamné pour
Vol avec violence (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Maxim Martsinkevitch
signature

Maxim Martsinkevitch (en russe : Макси́м Сергее́вич Марцинке́вич, Maksim Sergueïevitch Martsinkevitch), né le dans la région de Moscou (URSS) et mort le à Tcheliabinsk (Russie), est un militant néo-nazi russe, leader des organisations d'extrême droite Format18 (en) et Occupy Pedophilia.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maxim Martsinkevitch entreprend des études d'architecture[1] avant de se consacrer à la politique. Il devient alors le leader de Format18 (en)[N 1], qui se fait connaître par ses vidéos incitant à la haine contre les sans abri, les travailleurs immigrés et les antifascistes[2]. Arrêté en 2007 pour incitation à la haine raciale, il est condamné par la justice russe à 3 ans de prison ferme[1] et son organisation est officiellement dissoute[réf. nécessaire].

Libéré en 2010[réf. nécessaire], Maxim Martsinkevitch reprend ses activités auprès de l'extrême-droite. En 2013, il fonde Occupy Pedophilia, une organisation qui s'en prend violemment aux homosexuels (et bisexuels) russes sous couvert de lutter contre la pédophilie. Maxim Martsinkevitch et ses partisans se donnent alors pour mission de séquestrer des personnes LGBT contactées via internet, de les humilier (en les rasant, les obligeant à boire de l'urine ou en leur peignant des arcs-en-ciel ou des étoiles de David sur le corps), de les battre en les filmant et de diffuser leur identité auprès de leurs familles et de leurs employeurs[3],[4],[5].

Poursuivi par la justice russe en novembre 2013 après avoir torturé un jeune gay d'origine irakienne en Ukraine, Maxim Martsinkevitch s'enfuit en Thaïlande[6] puis à Cuba, où il est finalement arrêté puis extradé[7]. Il est condamné à 5 ans de prison dans une colonie pénitentiaire le [8].

Le , plusieurs agences de presse (dont TASS et RIA Novosti) annoncent le suicide de Maxim Martsinkevitch dans sa cellule d'isolement de la prison de Tcheliabinsk. Une lettre d'adieu aurait été retrouvée[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1 pour A, 8 pour H, les initiales d’Adolf Hitler. Voir Judith Silberfeld, « Russie: des groupes extrémistes ciblent les jeunes LGBT », Yagg,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2014).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Russian Nazi Arrested for Debate Incident »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Kommersant,
  2. (en) Halya Koynash, « Selective anti-fascism », Kyiv Post,‎ (lire en ligne)
  3. Maelle Le Corre, « Russie: Occupy Pedophilia s’en prend à un participant du «X Factor» ukrainien », Yagg,‎ (lire en ligne)
  4. Marie Turcan, « Vidéos homophobes : le chef de file des néo-nazis russes arrêté à Cuba », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  5. (en) James Nichols, « 'Occupy Paedophilia,' Russian Anti-Gay Group, 'On Safari' Hunting Gays (VIDEO) », The Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2014)
  6. (en) « Neo-Nazi Activist Flees Russia Over Anti-Gay Video Campaign », The Moscow Times,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Anna Dolgov, « Cuban Extradition Leads to Arrest for Anti-Gay Russian Vigilante », The Moscow Times,‎ (lire en ligne)
  8. Judith Silberfeld, « Russie: 5 ans de prison pour le leader des agressions homophobes », Yagg,‎ (lire en ligne)
  9. (ru) « Неонацист Тесак покончил с собой в челябинском СИЗО », sur MediaZona (en),‎ (consulté le 16 septembre 2020).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :