Max Favalelli

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Max Favalelli
Naissance
La Charité-sur-Loire (Nièvre)
Décès (à 84 ans)
Sarlat-la-Canéda (Dordogne)
Nationalité Drapeau : France Française
Diplôme
Profession
Activité principale
Autres activités

Max Favalelli, né le à La Charité-sur-Loire (Nièvre) et mort le à Sarlat-la-Canéda (Dordogne), est un journaliste français, verbicruciste, et animateur de jeux télévisés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Max Favalelli est né de l'union d'un père médecin corse venu faire un remplacement en Auvergne et d'une mère originaire de l'Allier, à la suite d'une entorse contractée par la jeune fille[1].

Né à La Charité-sur-Loire, il y fréquente l'école communale pendant huit ans avant de passer son baccalauréat à Nevers[1].

À l'âge de 16 ans, il arrive à Paris afin d'y poursuivre des études qui le mènent au Lycée de Janson-de-Sailly, à la faculté de droit et enfin à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC)[1].

Adepte de sports tels le tennis ou le rugby, Max Favalelli décide de participer au concours pour jeunes écrivains organisé par le périodique L'Auto. Il remporte le premier prix de ce concours avant d'être engagé pour six mois à l'essai par Henri Desgranges[1].

À l'issue de son service militaire à Colmar et à Besançon, et sous la pression de son père, il est engagé dans une entreprise de recherches minières. Pendant trois ans, ce travail lui permet de réaliser ses premiers voyages vers la Haute-Volta et la Côte-d'Ivoire[1].

C'est finalement au cours d'un voyage à Paris qu'il rencontre Jean Fayard. Après avoir été présenté à son père, l'éditeur Arthème Fayard, Max Favalelli entre aux Éditions Fayard. Il peut alors exaucer son rêve de toujours, devenir journaliste[1].

Durant les années 1930, Max Favalelli est rédacteur pour le journal Je suis partout[2].

Le destin le conduit à rencontrer Tristan Bernard, romancier et auteur dramatique mais aussi adepte des mots croisés. Devenu son ami, Max Favalelli se met à composer des mots croisés pour Candide[1].

Max Favalelli est également scénariste pour le cinéma, on lui doit le scénario du film L'ennemi public numéro un (1953) d'Henri Verneuil.

Concepteur de mots croisés (verbicruciste), il présente l'émission télévisée créée par Armand Jammot, Le Mot le plus long, de 1966 à , puis Des chiffres et des lettres de à .

Il a été longtemps associé dans le grand public à une connaissance quasi encyclopédique du contenu du dictionnaire (même s'il ne s'appuyait pas que sur sa seule mémoire).

Il a également tenu son propre rôle dans le feuilleton Le Gruyère qui tue de Pierre Dac et Francis Blanche dans la série Signé Furax.

Il est décédé à Sarlat-la-Canéda, vieille cité du Périgord Noir dans laquelle son fils dirigeait une librairie[3],[1]. Il est inhumé à Saint-André-d'Allas (Dordogne)[4],[3].

La ville de Varennes-sur-Allier lui a rendu hommage en attribuant le nom de Max Favalleli à sa salle municipale.

En guise d'épitaphe, Max Favalelli déclarait dans une interview[1] « qu'il serait content s'il laissait simplement derrière lui quelques bonnes définitions de mots croisés ».

Définitions célèbres de mots croisés[modifier | modifier le code]

Source[5].

  • « Il a les défauts de l'enfance sans en avoir les agréments », en six lettres : gâteux.
  • « Ne va plus à Monte-Carlo », en quatre lettres : rien.
  • « Attire les papillons devant un bateau », en treize lettres : stationnement.
  • « Prélude à une partie de billard », en dix lettres : anesthésie.
  • « À sa réception, il y a souvent un chef », en huit lettres : matraque.
  • « Ne s'abaisse jamais devant quelqu'un d'important », en dix lettres : strapontin.
  • « Cochons, nous en aurons au moins une », en huit lettres : entaille.
  • « Avec lui, la lune est dans l'eau », en onze lettres : bain de siège.
  • « A bien mérité le bâton », en huit lettres : maréchal.
  • « Jeune anarchiste tchécoslovaque », en cinq lettres : amour (« l'amour est enfant de bohème, il n'a jamais connu de loi », tiré de l'opéra Carmen).
  • « Enterré par son meilleur ami », en deux lettres : os (par le chien, meilleur ami de l'homme).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean Nohain, « Max Favalelli le plaisir de jouer avec les mots – Portrait de notre temps », Notre temps, no 113,‎ , p. 3-5.
  2. « Au printemps de 1936, nous possédions entre les mains, avec Je Suis Partout, un instrument de polémique fort remarquable, qui nous rapportait environ cinq sous de la ligne, mais que nous venions d'employer avec une énergie croissante pour l'affaire des sanctions, pour toute la sale cuisine préalable au Front Populaire. Tant et si bien que les riches mercantis de la maison Fayard, pris d'une intense venette en voyant au pouvoir les hommes qu'un de leurs journaux venait de couvrir d'opprobres pendant tout l'hiver, avait décidé de supprimer purement et simplement Je Suis Partout, et placardé dans ses colonnes l'annonce de sa disparition. Le même jour, Je Suis Partout renaissait de ses cendres, autour d'un guéridon de la place Denfert-Rochereau. Nous étions là, avec notre aîné Dorsay, quatre des plus jeunes de l'équipe, P.-A. Cousteau, Georges Blond, Max Favalelli et moi, ayant tous en poche un pneumatique reçu du matin, où un gendre de M. Fayard nous apprenait « que Je Suis Partout n'était pas, comme nous le savions, une affaire, que l'insuccès des nationalistes le rendait désormais inutile », bref qu'il ne restait plus qu'à l'enterrer. », dans Lucien Rebatet, Les Décombres, Paris, Denoël, 1942, p. 19 [lire en ligne].
  3. a et b Thierry Dumas, « Christian Salive ravive la mémoire de Max Favalelli », sur sudouest.fr, Sud Ouest, (consulté le 20 janvier 2017).
  4. Cimetière de Saint-André-d'Allas.
  5. Définitions de Max Favalelli, sur cruci2.com, consulté le 20 janvier 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]