Max Cleland

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Max Cleland
Illustration.
Portrait de Max Cleland au Sénat.
Fonctions
Sénateur des États-Unis
pour la Géorgie
Élection 5 novembre 1996
Prédécesseur Sam Nunn
Successeur Saxby Chambliss
23e secrétaire d'État de Géorgie
Gouverneur Joe Frank Harris
Zell Miller
Prédécesseur David Poythress
Successeur Lewis Massey
Biographie
Nom de naissance Joseph Maxwell Cleland
Date de naissance (76 ans)
Lieu de naissance Atlanta (Géorgie, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Université Stetson (en)
Université Emory

Joseph Maxwell Cleland dit Max Cleland est un homme politique américain né le à Atlanta. Membre du Parti démocrate, il est notamment sénateur des États-Unis pour la Géorgie de 1997 à 2003.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, armée et débuts en politique[modifier | modifier le code]

Max Cleland et Jimmy Carter en 1978.

Max Cleland grandit à Lithonia. Il est diplômé de l'université Stetson (en) en 1964 et de l'université Emory en 1968 [1]. Capitaine de l'armée de terre américaine de 1965 à 1968[1], il sert à deux reprises au Viêt Nam[2]. Touché par une grenade, il perd ses deux jambes et son bras droit. Après 18 mois de rééducation, il retourne en Géorgie en juin 1969[2].

En 1970, il devient le plus jeune sénateur du Sénat de Géorgie[2]. Candidat malheureux au poste de lieutenant-gouverneur de Géorgie, il quitte son mandat de sénateur en 1975[1]. Après avoir travaillé pour la commission sénatoriale sur les vétérans, Jimmy Carter le nomme en 1977 à la tête de l'administration Anciens combattants des États-Unis[1],[2]. Il est élu secrétaire d'État de Géorgie en 1982, poste auquel il est facilement réélu[2] jusqu'en 1996[1].

Sénateur des États-Unis[modifier | modifier le code]

Cleland est candidat au Sénat des États-Unis aux élections de novembre 1996. Il remporte de justesse l'élection face au millionnaire républicain Guy Millner, qui dépense deux fois plus d'argent que lui[2]. Durant son mandat, il vote les baisses d'impôts de George W. Bush et pour la guerre d'Irak, qu'il qualifie par la suite de sa plus grosse erreur au Sénat[2].

Candidat à sa réélection en 2002, il est considéré comme en danger ayant voté à 80 % avec ses collègues démocrates dans un État de plus en plus favorable aux républicains[2]. La campagne est jugée brutale, notamment après la diffusion d'une publicité où les républicains critiquent le manque de patriotisme de Cleland (qui a perdu trois membres à la guerre) tout en diffusant des images d'Oussama ben Laden et Saddam Hussein[2],[3]. Il est battu par Saxby Chambliss (53 % des voix contre 46 %)[2].

Après le Sénat[modifier | modifier le code]

Après sa défaite, l'ancien sénateur connait des mois difficiles où son stress post-traumatique refait surface[3].

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, Cleland est nommé membre de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. Il démissionne de cette commission, accusant le gouvernement Bush de cacher des preuves[4].

Durant l'élection présidentielle américaine de 2004, il fait activement campagne pour John Kerry, également vétéran du Viêt Nam[2]. Il devient par la suite lobbyiste pour des sociétés spécialisées dans la régénération des tissus. En 2008, après l'élection de Barack Obama, son nom est évoqué pour être secrétaire aux Anciens combattants ou un autre poste au département de la Défense[4]. En juin 2009, il est finalement nommé secrétaire de l'American Battle Monuments Commission[5]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « CLELAND, Joseph Maxwell (Max), (1942 - ) », sur bioguide.congress.gov (consulté le 10 octobre 2017).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Mark Z. Barabak, « The Democrats' 'Poster Boy' », sur latimes.com, (consulté le 10 octobre 2017).
  3. a et b (en) Brian Montopoli, « Max Cleland: Losing Election Brought Back PTSD », sur cbsnews.com, (consulté le 10 octobre 2017).
  4. a et b (en) Robbie Brown, « Max Cleland », The New Team, sur nytimes.com, (consulté le 10 octobre 2017).
  5. (en) Jessica Rettig, « Max Cleland on Soldiers, Wars Worth Fighting and Karl Rove », sur usnews.com, (consulté le 10 octobre 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]