Mauzens-et-Miremont

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Mauzens-et-Miremont
Mauzens-et-Miremont
Miremont et la vallée du Manaurie
vus depuis le château de Miremont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Vallée de l'Homme
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Homme
Maire
Mandat
Yves-Marie Tanguy
2014-2020
Code postal 24260
Code commune 24261
Démographie
Gentilé Mauzencois
Population
municipale
299 hab. (2016 en diminution de 7,14 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 38″ nord, 0° 55′ 10″ est
Altitude Min. 86 m
Max. 252 m
Superficie 20,57 km2
Localisation

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Mauzens-et-Miremont est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La commune de Mauzens-et-Miremont, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km), ce qui a été marqué par une borne de fonte sur le bord de la voie ferrée, visible du train et accessible par le public au passage à niveau dit Fumel. De la même façon, ce 45e parallèle passe exactement à la croix de carrefour du hameau de la Chapelle.

Située 10 kilomètres au nord-ouest des Eyzies et 25 kilomètres au sud-est de Périgueux, elle est accessible par la gare SNCF de Mauzens-Miremont et par la route départementale 710 (l'ancienne route nationale 710).

La commune est traversée du nord au sud par le Manaurie, un petit affluent de la Vézère.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les ruines du château de Miremont.

Le village perché de Miremont doit son nom à une origine occitane : “mira”, pour “regarde” et “mont”, employé pour un lieu élevé ; il domine majestueusement la vallée. Son donjon féodal, du XIIIe siècle, surplombe des remparts effondrés. Les manoirs et maisons bourgeoises témoignent de la présence des Maîtres de Forges qui, jadis, assuraient une industrie métallurgique sur les rives du ruisseau le Manaurie.

Plus en retrait de la vallée, le village de Mauzens garde les couleurs chaudes de la pierre du même nom. Aujourd’hui encore l’exploitation des carrières de pierre à bâtir participe à la vitalité et à la renommée de la commune. Le bourg montre un bel exemple de l’harmonie architecturale du style périgourdin : c’est autour de son église fortifiée du XIIIe siècle que se construit ce village aux ruelles étroites.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mauzens-et-Miremont
Saint-Félix-de-Reillac-et-Mortemart Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac
Mauzens-et-Miremont Fleurac
Journiac Savignac-de-Miremont

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Mausens e Miramont[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, Mauzens est identifié sous le nom de Mauzen. On trouve également Manzens en 1793[2].

Dans les premières années de la Révolution, les trois communes de Mauzens, Miremont et La Chapelle-Saint-Reynal fusionnent sous le nom de Mauzens-et-Miremont.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1932 1988 Michel Diéras   Agriculteur
Conseiller général (1945-1962)
Député (1958-1962)
         
mars 2001 mars 2014 François Castang SE Artisan retraité
mars 2014[3] En cours Yves-Marie Tanguy    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 299 habitants[Note 1], en diminution de 7,14 % par rapport à 2011 (Dordogne : -0,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9039609289941 1571 1101 0871 1091 117
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1291 0741 1301 1551 0361 0471 010904831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
726698680586561546531476415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
394377294330302338328322299
2016 - - - - - - - -
299--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[8], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 133 personnes, soit 44,5 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (dix-sept) a diminué par rapport à 2010 (vingt) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte quarante-cinq établissements[9], dont vingt-trois au niveau des commerces, transports ou services, sept dans la construction, sept dans l'industrie, cinq dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Michel et Geneviève Dieras : Justes parmi les nations

Date de nomination: 2005 - Dossier 10491 Sauvetage : Mauzens et Miremont, Dordogne


Abram et Salka Hershkorn sont nés en Pologne et se sont connus en Alsace en 1927. De cette union sont nés Armand et Hélène. La famille vivait à Strasbourg où le père exerçait la profession de tailleur. En 1939, la ville est évacuée à Périgueux. La famille Hershkorn est logée chez la famille Cessac jusqu'en novembre 1942. En avril 1943, après la première grande rafle de Juifs à Périgueux, la famille Cessac dirige ses protégés vers leur fille et leur gendre, Geneviève et Michel Dieras, maire de La Chapelle. La famille Dieras accueillera cette famille en détresse dans leur propriété durant 15 jours ainsi qu'à chaque fois qu'un danger se présentera. Les familles Cessac et Dieras connaissaient les risques encourus pour elles-mêmes, mais l'esprit de fraternité a pris le pas sur le danger. En 2005, Yad Vashem[11] a décerné à Michel et Geneviève Dieras, qui ont agi pour sauver des juifs, le titre de Justes parmi les nations.

  • Michel Diéras (1904-1998), né Mauzens-et-Miremont, est un homme politique français.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]