Maurizio Ferraris

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Maurizio Ferraris
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Maurizio Ferraris avec Michael Sinatra et Benoît Melançon, lors du lancement de Âme et iPad (Presses de l'Université de Montréal) à Montréal (mars 2014)

Naissance (61 ans)
Turin (Italie)
Nationalité Drapeau : Italie Italienne
Pays de résidence Italie
Profession

Maurizio Ferraris, né le à Turin, est un philosophe italien. Il enseigne la philosophie théorétique à l'Université de Turin où il est directeur du Centre interuniversitaire d'ontologie théorique et appliquée (CTAO). En tant que philosophe, il traite en particulier dans ses ouvrages d'ontologie, d'esthétique et d'herméneutique, en faisant des applications à la technologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maurizio Ferraris obtient son diplôme de philosophie à la suite d'une thèse sous la direction de Gianni Vattimo à l'Université de Turin en 1979. Il est titulaire d'un DEA de philosophie qu'il obtient en 1984 à l'EHESS, à Paris[1]. De 1979 à 1988, il est rédacteur puis codirecteur de la revue italienne Alfabeta (it) au côté d'Umberto Eco, Antonio Porta, Maria Corti (it)

Au début des années 1980, il commence à travailler avec Jacques Derrida, ce qui influence profondément le développement de sa pensée. Il enseigne dans la ville de Macerata (1982-1983) puis à Trieste (1984) et se rend régulièrement à Heidelberg où, au contact de Hans-Georg Gadamer, il entreprend l'étude de l'herméneutique[1]. En 1995, il devient professeur titulaire à l'Université de Turin, où il enseigne l'esthétique, puis la philosophie théorétique à partir de 1999. De 1998 à 2004, il est directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris[1].

Il est le fondateur du Laboratoire d'ontologie (Labont)[2] et du Centre interuniversitaire d'ontologie théorique et appliquée (CTAO). Il dirige la revue d'esthétique italienne Rivista di estetica et collabore avec les quotidiens italiens Il Sole 24 Ore[3] et La Repubblica.

Théorie[modifier | modifier le code]

Maurizio Ferraris a développé une théorie de la « documentalité », qu'il définit comme une tentative d'établir la « grammatologie en tant que science positive »[1]. En relation avec ce projet, il a publié un manifeste pour un réalisme positif[4].

Dans Âme et iPad, il aborde la question de l'écrit et de la trace comme condition de possibilité de la pensée et établit la relation de cette dernière avec l'essence de la technique, pour conclure : « nous sommes des automates spirituels mais libres »[5],[6].

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2012: Capalbio
  • 2008: Viaggio a Siracusa
  • 2007: Ringrose Prize, Berkeley University
  • 2006: Castiglioncell
  • 2004: Valitutt
  • 1990: Claretta

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Maurizio Ferraris est l'auteur de nombreux livres écrits et publiés en Italie. Certains sont traduits dans d'autres langues (espagnol, portugais, russe, hongrois, serbe, français, anglais…).

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

Œuvres en anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Documentality: Why It Is Necessary to Leave Traces, 2012, Oxford University Press
  • (en) A taste for the secret, 2001, Polity Press : dialogue avec Jacques Derrida
  • (en) History of Hermeneutics, 1996, New Jersey : Humanities Press

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]