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Maurice de Savoie

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Maurice de Savoie
Fonctions
Abbé commendataire (en)
Abbaye d'Abondance
à partir du
Abbé commendataire (en)
Abbaye d'Aulps
-
Cardinal
-
Titres de noblesse
Prince du sang
-
Prince (Oneille)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Activités
Clerc catholique romain, prêtre chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Philippe-Emmanuel de Savoie (en)
Victor-Amédée Ier de Savoie
Emmanuel-Philibert de Savoie
Marguerite de Savoie
Isabelle de Savoie
Maria Apollonia (d)
Françoise catherine de Savoie (d)
Thomas de SavoieVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Louise-Christine de Savoie (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Statut
Blason.

Maurice de Savoie, né à Turin le et mort à Turin le , est un prélat issu de la maison de Savoie, fait cardinal, jusqu'à sa résignation en 1642, et devenu notamment principe d'Oneglia.

Maurice naît le , à Turin[1]. Il est le cinquième enfant de Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Catherine-Michelle d'Espagne[1].

Carrière religieuse

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Destiné dès son plus jeune âge à être ecclésiastique, le pape Paul V le crée cardinal, en [2], alors qu'il est âgé de 14 ans.

Il est nommé, bulle du , abbé commendataire d'Aulps[2]. Il obtient la commende d'Abondance[1], à la suite de la démission de son prédécesseur[3]. Il prend possession de sa charge, le , par procureur[3]. Il résignera en 1635, puis à nouveau en 1642[3].

Entre 1623 et 1627, quittant Turin, le prince est à Rome, installé au palais Taverna (palazzo Orsini da Monte Giordano) et y mène une vie marquée par la libéralité et l'amour des arts ; il passe de nombreuses commandes auprès d'artistes[4].

En 1631, Maurice de Savoie est envoyé en France par Victor-Amédée Ier de Savoie pour négocier auprès du roi l'éclaircissement de quelques articles du traité de Querasque.

En 1637, à la mort de son frère aîné, le duc Victor-Amédée Ier, il revendique avec son frère Thomas la régence du duché contre la veuve Christine de France. Les deux frères fuient en Espagne afin d'obtenir un soutien qui ne sera pas accordé. Leur mère reçoit le soutien de la France qui reste la régente[1],[5].

Il renonce à ses bénéfices, en 1642[1],[3]. Il devient prince d'Oneilleà cette date, gouverneur de Nice[3], puis marquis de Berzezio (1648).

Un contrat, signé à Turin le , afin qu'il épouse sa nièce, âgée de treize ans[2], Louise-Christine de Savoie (1629  ), fille aînée de Victor-Amédée Ier et de Christine de France. Le mariage à lieu à Sospel, le . Le couple n'a pas eu d'enfants.

Maurice de Savoir meurt le 3[2] ou le , à Turin[1],[3].

Prince du sang, prince d'Oneille, comte de Barcelone, chevalier de l'Ordre de l'Annonciade et lieutenant général de SAR au comté de Nice[6].

Références

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  1. a b c d e et f Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 437.
  2. a b c et d Arnaud Delerce, Didier Méhu, « L'impossible réforme. Les visites de l'abbaye cistercienne Sainte-Marie d'Aulps du XVIe au XVIIIe siècle », Académie salésienne,‎ , p. 211 (ISBN 978-2-90110-228-1).
  3. a b c d e et f Louis-Étienne Piccard, « L'abbaye d'Abondance et la vallée du même nom », Mémoires et documents de l'Académie chablaisienne, Thonon, no Tome XVIII,‎ , p. 61 (lire en ligne) ([PDF] lire en ligne).
  4. Jorge Morales, « Le prince-cardinal Maurice de Savoie et les arts. Une esthétisation de l’identité nobiliaire au palais Orsini de Montegiordano à Rome », in : Seizième siècle, 12, 2016, p. 288, note 86 — [PDF] sur Academia.
  5. Osborne, Toby, Dynasty and Diplomacy in the Court of Savoy: Political Culture and the Thirty Years' War, Cambridge University Press. 2007, p.41.
  6. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, Tome III, page 1029.

Bibliographie

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  • Jorge Morales, « Le prince-cardinal Maurice de Savoie et les arts. Une esthétisation de l’identité nobiliaire au palais Orsini de Montegiordano à Rome », Seizième siècle, no 12,‎ , p. 279-309 (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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