Maurice Séguin

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Maurice Séguin
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Nationalité
Activité

Maurice Séguin ( - ) était un historien et un professeur québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Séguin est né le 7 décembre 1918 à Horse Creek, en Saskatchewan, où ses parents, agriculteurs d'origine québécoise, étaient venus s'établir un an auparavant. Ceux-ci avaient répondu à l'appel de Wilfrid Laurier, qui invite les Canadiens français à venir fonder une communauté dans le sud de la Saskatchewan. Dès 1922, déçus de leur expérience et voyant que Maurice, leur aîné, ne pourrait recevoir une instruction francophone puisque seules les écoles anglophones y sont autorisées, ils décident de revenir au Québec, où ils abandonneront l'agriculture en s'établissant dans l'est de Montréal, dans la paroisse ouvrière de Saint-Vincent-de-Paul[1].

Jugeant sa santé trop fragile, ses parents ne l’inscriront à l’école Champlain qu’à huit ans. Chose assez rare pour l’époque, cette école primaire avait été, depuis sa fondation en 1870, sous direction laïque.

Il entreprend ses études classiques chez les Jésuites en 1934 : d'abord au collège Saint-Ignace (1934-1940)[2] puis au collège Jean-de-Brébeuf (1940-1942), où il est reçu Bachelier ès arts.

Il poursuit ensuite des études à l'École des hautes études commerciales de Paris. Cette dernière ne rencontrant pas ses attentes, il décide de se réorienter vers la Faculté des lettres de l'Université de Montréal selon le conseil de François Hertel. En 1944, il en sort licencié ès lettres et enseigne l'histoire et la géographie au collège Sainte-Marie de Montréal au cours de l'année 1944-1945 et s'intéresse beaucoup au scoutisme.

C’est à ce moment qu’il mûrit le projet de poursuivre une recherche doctorale en histoire du Canada. Il s’en ouvre à Lionel Groulx qui deviendra son directeur de thèse.

À ce moment, il n'a pas encore arrêté son sujet, mais, bientôt, une conférence prononcée par Groulx en 1931[3] lui fournit son objet de recherche : La "nation canadienne" et l'agriculture (1760-1850). Séguin y travaillera nuit et jour pendant trois ans[4] et soutiendra sa thèse le 14 novembre 1947. Elle ne sera publiée qu'en 1970.

Lors de la création de l’Institut d’histoire de la Faculté des lettres de l'Université de Montréal, il en devient le secrétaire-trésorier et, à l’invitation de Guy Frégault, chargé de cours en 1948. Il occupe ensuite le poste de Groulx lors de son départ de l’université, en 1949. Il deviendra professeur agrégé en 1950 puis professeur titulaire de la chaire Lionel-Groulx en 1959. Il insiste beaucoup sur les effets dévastateurs de la conquête britannique et les conflits subséquents survenus entre le Canada français et le Canada anglais. Il est au cœur de l'orientation néo-nationaliste de l'école historique de Montréal dont il fait partie avec Frégault et Michel Brunet.

Sa carrière universitaire ne correspond pas au profil habituel. Il a peu publié et préférait se consacrer surtout à l'enseignement, mais sa pensée connaîtra un retentissement étonnant qui s’inscrira au cœur des débats de son époque. Séguin meurt le 28 août 1984.

Pensée[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Séguin, quoique peu abondante, demeure un modèle d'unité et de cohérence. En ce sens, à cause de l'influence qu’il va exercer sur ses deux collègues, Frégault et Brunet, sa thèse de doctorat peut être considérée comme l'ouvrage médiateur qui devait être à l'origine de l'École historique de Montréal.

Au moment où Séguin décide de rédiger cette thèse de doctorat portant sur « La nation canadienne et l'agriculture (1760-1850) », l’historiographie québécoise se confinait, pour l’essentiel, dans l’histoire politique et nationale. L’histoire économique était un champ de recherche à peu près inexistant, mis à part l'Essai sur l'industrie au Canada sous le régime français (1927) de Joseph-Noël Fauteux[5], les travaux d'Errol Bouchette et d'Esdras Minville.

Séguin opte pour un tel angle de recherche parce qu’à cette époque, on véhiculait l’idée que l’histoire nationale avait été écrite et, avec Lionel Groulx qui poursuivait en quelque sorte le schéma de François-Xavier Garneau, elle semblait définitive : à la lutte armée contre les Indiens et les Anglais au temps de la Nouvelle-France avait succédé la lutte politique sous le régime anglais. Ce cadre interprétatif faisait en sorte que l'histoire nationale apparaissait comme une lutte constante qui avait permis aux Canadiens français de survivre.

Séguin s’intéresse depuis longtemps aux questions économiques et il cherche plus particulièrement à comprendre les causes de l’infériorité économique des Canadiens français. Il faut dire qu’il ne se satisfait pas de l’explication, dominante en son temps, voulant que cette infériorité soit le résultat d'une carence de formation dans le domaine des affaires.

De même, au cours des années 1930 et 1940, la croyance en la vocation essentiellement agricole des Canadiens français est toujours, avec la langue et la religion, l’un des trois piliers de l’identité nationale. Pour la plupart des intellectuels de cette épLione, Groulx en tête, c'est parce que les élites politiques n'ont pas su répondre aux besoins suscités par la vocation paysanne que les Canadiens français connaissent un problème d'infériorité économique. Vue d'aujourd'hui, une telle représentation des choses tient du paradoxe. La décision de s’attaquer au problème de « La nation canadienne et l'agriculture », fait en sorte que Séguin plonge au cœur d’un des plus grands lieux communs de l'époque.

Plutôt que de porter son attention, comme l’historiographie traditionnelle avait coutume de le faire, aux individus (aux politiciens, à l'accapareur de terre et aux mauvais seigneurs) Séguin, va plutôt orienter son analyse vers les phénomènes de structure. C’est pourquoi l’interprétation de l’histoire du Canada qu’il met en jeu apparaît comme un déplacement général des référents habituellement utilisés par l'historiographie canadienne-française. Pour ce faire, il s’est inspiré des traités d’histoire économique les plus récents qui sont le fruit de la spécialisation croissante des sciences sociales, aux États-Unis et en Angleterre surtout, conséquence de leur institutionnalisation universitaire, et des tendances nouvelles qui émergent de l’historiographie canadienne-anglaise, de Harold Innis et de Creighton en particulier.

Des économistes qu’il a lus, il faut faire une place à part à Doreen Warriner, qui publie, en 1939, Economics of Peasant Farming[6]. Séguin en retient que les difficultés de l’agriculture au Québec ne relèvent pas, comme on le croyait à l’époque, de la pénurie de terres agricoles ou d’un manque de vision des dirigeants politiques. Elles sont le fruit de la croissance économique, qui résulte de la diversification des modes d’activités économiques qu’entraîne, pour une société, le passage du stade agricole à celui de société industrielle. Les revenus de la population se mettent alors à augmenter à un rythme plus rapide que le prix des denrées agricoles, cecqui entraîne un écart croissant entre le revenu des agriculteurs et celui de la population en général. L’exode rural devient un phénomène normal, une loi du marché : une résultante du développement économique intégral qui, selon un postulat implicite, répond à des lois générales et universelles de développement.

Les nouvelles tendances issues de l’historiographie canadienne-anglaise des années 1930[7] proposaient, pour leur part, un renversement des perspectives par rapport à la tradition reçue qui s’appuyaient sur les nouvelles perspectives issues de l’institutionnalisation universitaire croissante des sciences sociales. Jusqu’alors, à l’instar de l’historiographie canadienne-française du moment, l’historiographie canadienne-anglaise se confinait à l’histoire politique. La création du Canada apparaissait comme étant le résultat d’une évolution politique graduelle, qui l’a fait passer du statut de colonie à celui de nation autonome. La nouvelle génération d’historiens canadiens-anglais soutenait pour sa part que ce sont les réalités géographiques et économiques qui constituent les vrais fondements du Canada, la réalité politique étant à la remorque de ces déterminants.

Selon Innis, le développement économique d’une colonie est inextricablement lié aux besoins des marchés métropolitains. Au Canada, «l’orientation Est-Ouest du fleuve et du système des Grands Lacs avait favorisé une colonisation successive du territoire basée sur l’exploitation commerciale de certains produits de base pour lesquels existaient une demande métropolitaine. Au commerce de la morue a succédé celui de la fourrure puis du bois. La construction du chemin de fer à la fin du XIXe siècle n’a fait que prolonger cette orientation Est-Ouest qui a donné naissance au Canada comme nation autonome[8]

Pour sa part, Creighton, dans The Commercial Empire of the St. Lawrence, 1760-1850 (1937), allait faire ressortir que le fleuve Saint-Laurent représente une «invitation permanente» à l'exploitation des ressources du continent nord-américain. Pour ce dernier, le Canada est la résultante de cette réalité géographique qui a permis l’émergence d’un véritable «empire commercial».

Déjà, les perspectives issues d'un économiste, comme Warriner ou des historiens canadiens anglais, comme Innis ou Creighton, mettaient en relief l’importance du commerce dans le développement d’une colonie. De manière complémentaire, l’historien français, Émile Salone, dans La colonisation de la Nouvelle-France (1905)[9], allait mettre en relief l'importance du Saint-Laurent comme artère commerciale au temps du régime français, tout en portant également attention aux contraintes climatiques et géographiques ainsi qu’au rôle de la métropole dans ce processus de colonisation où le rôle de l’agriculture apparaît comme une activité parmi d’autres. Au moment de la Conquête, quel bilan Salone fait-il de cet effort de colonisation?

«Toute colonisation qui réussit a pour dernière étape de son évolution, la création d'un peuple nouveau, qui, de jour en jour, devient plus capable de se passer du secours de la mère patrie, de subsister, de grandir par ses propres forces. Au moment où il va tomber sous la domination étrangère, ce résultat est acquis au Canada»[10].

Le terrain était préparé pour que Séguin puisse donner toute son extension à une interrogation, en apparence anodine, que propose l’économiste Esdras Minville dans un article publié en 1943[11]. Il commence par définir ce qu’est la colonisation : «coloniser, au sens ordinaire du mot, c'est prendre possession d'un territoire, en mettre en valeur les ressources, en vue si possible d'y établir une population[12].» C'est là, rappelle Minville, l'esprit qui a guidé les diverses métropoles européennes qui ont participé aux entreprises de colonisation au cours des XVIe et XVIIe siècles. «Ces colonies..., avec la protection et l'appui de leurs pays d'origine, ont utilisé les sols agricoles quand il y en avait aux fins les mieux appropriées; elles ont utilisé les forêts, les exploitant à leur usage et au bénéfice de la métropole; elles ont mis en valeur les gisements miniers, organisé les pêcheries, le commerce, etc. Et leur action colonisatrice a donné naissance à des nations nouvelles[13].

Il observe qu’au Canada français, « la colonisation apparaît... essentiellement comme le début de l'agriculture, et c'est comme tel qu'elle est conçue, organisée et traitée.... Une question se pose naturellement: pourquoi en sommes-nous venus à cette notion diminuée de la colonisation[14]?» En effet, dans la conscience collective des Canadiens français du milieu du XXe siècle, coloniser consistait à défricher des terres pour les cultiver tout en essaimant d'une terre à l'autre au fil des générations. Selon la représentation idéologique du moment, c'était de cette façon qu'il réalisait leur vocation agricole et confortait leur identité nationale. Selon Minville, cette conception diminuée de la colonisation résulte du changement de métropole que provoque la conquête britannique. Du moment que s'impose la métropole nouvelle, les principaux leviers de la vie politique, économique et culturelle échappent aux vaincus : «la population entière est donc refoulée vers la terre» et «c'est sur cette notion diminuée – mais diminuée pour cause – de la colonisation que nous vivons encore »[15].

Il y avait là tous les ingrédients pour que Séguin commence à délaisser les faits pris isolément pour porter davantage attention à l’interaction qui s’institue entre les trois structures fondamentales qui composent une société : l’économique, le politique et le culturel. C’était là, avant la lettre, une approche systémique de l’histoire. De l'histoire faible, il était passé, en quelque sorte, à l'histoire forte selon l'expression de Claude Lévi-Strauss pour qui, en passant de l'une à l'autre, «l’historien perd en information ce qu’il gagne en compréhension»[16].

D'un point de vue systémique, l’exode rural devient une conséquence normale du développement économique intégral: de «l'économie progresive», mais, selon le modèle théorique et la réalité observée dans divers pays, la prolétarisation qui en résulte n’affecte habituellement qu’une frange de la population. Au Canada français, la prolétarisation de la population affecte la majorité. De plus, les Canadiens français érigent en vocation nationale le travail agricole qui constitue la marque la plus flagrante de leur infériorité, tant économique, politique que culturelle. C’est donc dire que du point de vue systémique, non seulement l’infériorité des Canadiens français apparaît comme une conséquence du changement de métropole, mais leur conscience de la situation a subi une déformation analogue.

Une fois devenu professeur agrégé à l’Université de Montréal, où il prend la succession de Groulx, la tâche d’enseigner l'histoire du Canada sous le régime britannique lui échoit. C’est à partir de ce moment qu’il commence à rédiger ses «Normes[17]» en parallèle à son enseignement de l’histoire proprement dite, Normes qui, en bout de piste, deviendront une véritable sociologie du national qui rendront le récit événementiel de l’histoire proprement dit quasi superflu. Selon Séguin, qu’il le veuille ou non, l’historien dans son entreprise d’interprétation fait appel à un système de «normes», le plus souvent implicite, qu’il utilise pour classifier et hiérarchiser la diversité du réel qui constitue la trame de son explication historique. L’objectif que poursuit Séguin en rédigeant ses Normes est de rendre explicite les postulats auxquels il fait appel pour interpréter l’histoire des Canadiens français sous le régime britannique.

Paradoxalement, les postulats fondamentaux sur lesquels repose l’essentiel de l’articulation de ses Normes relèvent des catégories fondamentales de la pensée humaniste traditionnelle, plutôt que sur les théories économiques et les perspectives nouvelles issues de l’historiographie canadienne-anglaise. Plus précisément, il y conjugue la perspective humaniste à l’appréhension scientifique du réel, «conjugaison qui est nourrie et amplifiée par une métaphore, celle de la VIE, et par une analogie entre l'individu et la société».

Comme l’écrit Jean Lamarre : «Mais, puisque «VIVRE c'est AGIR», cette métaphore et cette analogie soulèvent à leur tour la question de la finalité de la vie, qu'elle soit individuelle ou collective. Et c'est en se situant à ce niveau que l'approche humaniste (éthique) et le point de vue scientifique (rationnel) se complètent et se conjuguent. En effet, dans un cas comme dans l'autre, la finalité de la vie est envisagée dans une optique dynamique de développement, d'équilibre et de progrès. Autrement dit, pour Maurice Séguin, la finalité de la vie, qu'elle soit individuelle ou collective, c'est l'épanouissement qui résulte d'un processus d'équilibration entre les différentes facettes qu'impliquent le fait de vivre et d'agir » [18].

Publications[modifier | modifier le code]

1946

  • «La Conquête et la vie économique des Canadiens», L'Action nationale, 28, 4 (décembre 1946), p. 308-326. (Ce texte a été revu par l'auteur et réédité dans Robert Comeau, dir., Économie québécoise, Montréal, Les Presses de l'Université du Québec, 1969, p. 345-361. Cette dernière version a aussi été reproduite dans R. Durocher et P.-A. Linteau, éd., Le retard du Québec et l'infériorité économique des Canadiens français, Trois-Rivières, Boréal Express, 1971, p. 93-111. On la retrouve aussi dans Rodrigue Tremblay, éd., L'économie québécoise, Montréal, Les Presses de l'Université du Québec, 1976, p. 13-27. La première version de ce texte a été traduite en anglais et a paru dans Dale Miquelon, éd., Society and Conquest - The Debate on the Bourgeoisie and Social Change in French Canada, 1700-1850, Toronto, Copp Clark Publishing, 1977, p. 67-80.)

1948

  • «Le Régime seigneurial au pays du Québec, 1760-1864», Revue d'histoire de l'Amérique française, 1, 3 (décembre 1947), p. 382-402; 1, 4 (mars 1948), p. 519-532.
  • Compte rendu du livre d'Edgar McInnis, Canada, A Political and Social History, (1947); Revue d'histoire de l'Amérique française, 2, 2 (septembre 1948), p. 296-299.

1949

  • Compte rendu du livre de Léon Gérin, Le Type économique et social des Canadiens, (1948); Revue d'histoire de l'Amérique française, 3, 1 (juin 1949), p. 127-129.

1953

1956

  • « La notion d'indépendance dans l'histoire du Canada », La Société historique du Canada, Rapport de l'Assemblée annuelle / Canadian Historical Association Report, Ottawa, 1956, p. 83-85. (Résumé de communication). (Il a aussi paru, avec de légères modifications dans Maurice Séguin, historien du pays québécois vu par ses contemporains, p. 213-215).

1957

  • En coll. avec Guy Frégault et Michel Brunet), « Lettre au Devoir - Les historiens ne prennent pas au sérieux la croisade anti-gauchiste », Le Devoir, 17 janvier 1957, p. 4.

1962

  • « Genèse et historique de l'idée séparatiste au Canada français », Laurentie, 119, (juin 1962), p. 964-996. (Texte retranscrit par Raymond Barbeau à partir d'une série de trois conférences télévisées présentées à Radio-Canada les 18, 25 mars et 1er avril 1962. Ce texte a été réédité sous le titre L'idée d'indépendance au Québec - Genèse et historique, Boréal Express, 1968, 1977, 66 p., avec des notes critiques établies par André Lefebvre et contrôlées par Maurice Séguin. Ce texte a aussi été reproduit en partie dans J.-P. Bernard, éd., Les rébellions de 1837-1838, (1983), p. 173-189. Un court extrait a aussi paru dans Laurier L. LaPierre, dir., Québec: hier et aujour-d'hui, (1967), p. 226-229. Un autre court extrait a été traduit en anglais et a paru dans Elizabeth Nish, dir., Racism or Responsible Government: The French Canadian Dilemma of the 1840s, (1967), p. 178-184. Cet extrait a été reproduit dans R. Douglas Francis and Donald B. Smith, éd., Readings in Canadian History - Pre-Confederation, 1982, p. 334-341).
  • Documents sur le British North America 1846-1848, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, 1962, 1973, 92 p.

1965

  • Les Normes, notes polycopiées pour le cours Histoire du Canada 480, 1965-1966, 58 p. (Ce texte a paru dans Robert Comeau, éd., Maurice Séguin, historien du pays québécois vu par ses contemporains, (1987), p. 81-197).
  • L'explication historique: Synthèse de l'évolution politique (et économique) des deux Canadas, deuxième partie des <<Normes>>, notes polycopiées pour le cours Histoire du Canada 480, 1965-196?, ? p. (Ce texte a paru dans Robert Comeau, éd., Maurice Séguin, historien du pays québécois vu par ses contemporains, (1987), p. 199-212).

1967

  • Le Rapport Durham, traduction des principaux passages du rapport, avec le texte original en regard, document polycopié, de 1967 à 1970.

1968

  • L'idée d'indépendance au Québec, genèse et historique. Les éditions Boréal Express, Trois-Rivières, collection 17/60, 68 pages. Avant-propos de Denis Vaugeois.

1970

  • La Nation «canadienne» et l'agriculture (1760-1850), Trois-Rivières, Boréal Express, 1970, 284 p. (Ce livre constitue une version remaniée de sa thèse de Ph.D. (Université de Montréal, 1947.)
  • En coll.), «Les origines et le sens de 1837», Revue d'histoire de l'Amérique française, 24, 1 (juin 1970), p. 81-84.

1973

  • «Le Québec», Québec-Canada, Paris, Éd. du Burin, Coll. «L'Humanité en marche», 1973, p. 41-165.

1997

  • «Histoire de deux nationalismes au Canada», Montréal, Guérin Éditeur, 1997, xxvii + 452 p. Texte établi, présenté et annoté par Bruno Deshaies. «Œuvres complètes de Maurice Séguin» dans la «Bibliothèque d’histoire sous la direction d’André Lefebvre». Bruno Deshaies a été un étudiant de Maurice Séguin et il a soutenu, sous sa direction, une thèse pour le grade de Doctorat ès Lettres de l’Université de Montréal, en 1973, sous le titre : «Évolution des États du Québec et de l’Ontario entre 1867-1871.»  xii+462 p. + tableaux et cartes hors-texte. Recension par Claude Couture, University of Alberta, dans Politique et Sociétés, vol. 17, no 1-2, 1998, p. 308-310. http://id.erudit.org/iderudit/040120ar https://coursenligne.csj.ualberta.ca/profpage/professeurs_specifique.php?f=Claude&l=Couture

Autres

  • (Sans titre), série de 17 cours télévisés (dactylographiés et manuscrits), produite en 1964 et portant sur le Régime anglais, 1760-1960. Fonds Maurice-Séguin, P221, boîte 2455. Supra «Publications», voir Deshaies (1997). Édition consolidée de ce manuscrit avec l'aide d'un enregistrement sonore des leçons professées par Maurice Séguin sur le réseau des cours universitaires diffusés à la télévision de la Société Radio-Canada (cf. Deshaies dans la section «Sources bibliographiques»).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Lamarre. Le devenir de la nation québécoise selon Maurice Séguin, Guy Frégault et Michel Brunet 1944-1969, Sillery : Éditions du Septentrion, 1993, 561 p.
  2. À cette époque, Séguin avait le projet de devenir jésuite. Lorsqu’il se présenta au Père Provincial, il lui aurait demandé quel était son idéal de jésuite ? Il répondit : «Le Père Rodolphe Dubé (François Hertel)». Le Provincial aurait répliqué: «Nous en avons déjà un de trop; il vous faudra l'oublier.» Séguin a abandonné ensuite tout projet de vie religieuse. Voir à ce sujet : Charles A. Lussier. « Le collégien imperturbable », Robert Comeau, éd., Maurice Séguin, historien du pays québécois vu par ses contemporains, Montréal et Québec, VLB éditeur, 1987.
  3. « Quelques autres causes de nos insuffisances ». Cette conférence de Groulx a paru en brochure sous le titre de « La déchéance incessante de notre classe moyenne », Montréal, L'imprimerie Populaire Ltée, 1931, puis elle a été rééditée sous le titre de « La Déchéance de notre Classe paysanne », dans Orientations, Montréal, Éditions du Zodiaque, 1935, p. 56-92.
  4. Michel Brunet, « Feu Maurice Séguin - Les étapes de l'historien et du maître à penser », Le Devoir, 8 septembre 1984, p. 11; 14.
  5. http://books.google.ca/books?id=fcDfmQEACAAJ&dq=inauthor:%22Joseph+No%C3%ABl+Fauteux%22&hl=en&sa=X&ei=Ic-xUdaGJ8et4AO124G4Bw&ved=0CDEQ6AEwAA
  6. http://books.google.ca/books/about/Economics_of_Peasant_Farming.html?id=N1UEAAAAMAAJ&redir_esc=y
  7. Voir au sujet de l’évolution de l’historiographie canadienne-anglaise : Carl Berger, The Writing of CANADIAN HISTORY - Aspects of English-Canadian Historical Writing since 1900, Toronto, Buffalo et London, University of Toronto Press, (1976), 1986, XIV – 363 p.
  8. Jean Lamarre, «La conquête et l’école de Montréal», Cap-aux-Diamants, 2009, No 99, p. 45.
  9. http://books.google.ca/books/about/La_colonisation_de_la_Nouvelle_France.html?id=UmpykQEACAAJ&redir_esc=y
  10. Émile-Auguste Salone, La colonisation de la Nouvelle-France - Études sur les origines de la nation canadienne-française, (Paris, 1905), Réédition Boréal Express, 1970, p. 437.
  11. Esdras Minville, dir., « La colonisation», dans L'agriculture, Montréal, Fides, 1943, p. 275-346
  12. Ibid., p. 275.
  13. Ibid., p. 276.
  14. Ibid., p. 276.
  15. Ibid., p. 277; 278.
  16. Claude Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, Paris, Plon, 1962, p. 346-347
  17. Maurice Séguin, Les Normes, notes polycopiées pour le cours Histoire du Canada 480. Ce texte a paru dans Robert Comeau, éd., Maurice Séguin, historien du pays québécois vu par ses contemporains, (1987), p. 81-197.
  18. Jean Lamarre, Le devenir de la nation québécoise selon Maurice Séguin, Guy Frégault et Michel Brunet 1944-1969, Sillery : Éditions du Septentrion, 1993, p. 144.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Berger, Carl, The Writing of CANADIAN HISTORY - Aspects of English-Canadian Historical Writing since 1900, Toronto, Buffalo et London, University of Toronto Press, (1976), 1986, XIV – 363 p.
  • Blain, Jean, «Maurice Séguin ou la rationalisation de l'histoire nationale», dans Maurice Séguin, La Nation «canadienne» et l'agriculture (1760-1850), Trois-Rivières, Boréal Express, 1970, p. 17-40.
  • Comeau, Robert, éd., Maurice Séguin, historien du pays québécois vu par ses contemporains, Montréal, VLB éditeur et Tatiana Démidoff-Séguin, 1987, 307 p.
  • Comeau, Robert, «L’angle mort de notre histoire» Le Devoir, 7 février 2015.
  • Couture, Claude, Séguin : « ...cette publication vient à point nommé pour comprendre la genèse du mouvement nationaliste québécois contemporain. »  http://www.rond-point.qc.ca/blog/media/pdf/040120ar.pdf
  • Deshaies, Bruno,  Préface, « L'actualité et la pertinence de la synthèse historique de Maurice Séguin », dans Histoire de deux nationalismes au Canada, Montréal, Guérin Éditeur, 1997, p. v-xxvii.
  • Lamarre. Jean, Le devenir de la nation québécoise selon Maurice Séguin, Guy Frégault et Michel Brunet 1944-1969, Sillery : Éditions du Septentrion, 1993, 561 p.
  • Lamarre, Jean, « À la jointure de la conscience et de la culture – L’École historique de Montréal au tournant des années 1950 », Simon Langlois et Yves Martin, dir., L’horizon de la culture – Hommage à Fernand Dumont, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture – Les presses de l’Université Laval, 1995, p. 281-298.
  • Lavallée, Josiane, L'influence de l'historien Maurice Séguin sur l'historiographie québécoise, 1950-1980, Mémoire de maîtrise (M.A. histoire), Université de Montréal, 2006.
  • Tousignant, Pierre, Les Normes de Maurice Séguin, Montréal, Guérin, 1999.
  • À la mémoire de Maurice Séguin. Trentième anniversaire (28 août 1984 – 28 août 2014).  Bio-chronologie http://www.rond-point.qc.ca/blog/media/pdf/BIOCHRON.Seguin_H2nat-Ed-Guerin_rev-augm.pdf

Réactions des contemporains[modifier | modifier le code]

  • ANGERS, François-Albert, « Ah! c'est ça l'histoire objective! », L'Action nationale, 50, 9 (mai 1961), p. 912-916.
  • ANONYME, « Brunet: les anglophones du Québec doivent apprendre à devenir une minorité », Le Devoir, 25 février 1966, p. 6.
  • ANONYME, « Le "canadianisme", une chimère, une réalité ou une grave équivoque? », La Presse, 9 juin 1956, p. 41; 68.
  • ANONYME, « L'impossible indépendance », La Presse, 9 juin 1956, p. 43.
  • ARAMIS, « Coups de marteau sur le visage des ancêtres », Le Devoir, 7 janvier 1958, p. 4.
  • BARBEAU, Victor, « Mesure de l'homme », L'Action, 15 mai 1963.
  • DESHAIES, Bruno, éd., « Résumé de la communication de Maurice Séguin qui a suscité un vif débat sur le "canadianism" ». Réunion annuelle de la Société historique du Canada/Canadian Historical Association tenue, le 8 juin 1956, à l'Université de Montréal. Compte rendu du débat dans La Presse, 9 juin 1956.http://www.rond-point.qc.ca/blog/media/pdf/Seguin.Symposium_sur_le_canadianisme_08-06-1956.pdf
  • DESHAIES, Bruno, «Maurice Séguin, la société québécoise et l’avenir du Québec», Institut d’histoire de l‘Amérique française, 51e Congrès annuel (15-17 octobre 1998), Québec, 16 octobre 1998. Le Rond-Point des sciences humaines http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/seguin/maurice-seguin-la-societe-quebecoise-et-lavenir-du-quebec/
  • DESHAIES, Bruno, « De Groulx à l'École de Montréal : une impasse », Bulletin d'histoire politique, 7 (automne 1998), 1:119-126.  http://www.rond-point.qc.ca/revues/bhpq/ Exposé dans le cadre d'un Débat à propos de Making History in Twentieth-Century Quebec. Historians and their Society de Ronald RUDIN (Université Concordia, Montréal). L'auteur démontre qu'il y a un tournant dans l'historiographie canadienne-française, en 1953, au moment de la célèbre conférence de Michel Brunet à l'occasion du 50e Congrès annuel de l'Association de la Jeunesse canadienne-française (A.J.C.). Le Devoir publie, les 6 et 7 novembre 1953, le texte intégral de la conférence sous le titre : « Sur le destin des Canadiens français. « Canadian » ou Canadiens ? » La rupture avec le chanoine Lionel Groulx s'amplifie. Mais les successeurs de Groulx sont eux aussi des promoteurs d'action politique.
  • DESHAIES, Bruno, «Les nations et le nationalisme dans l'histoire d'après l'historien Maurice Séguin». http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/conferences/les-nations-et-le-nationalisme-dans-lhistoire/ Communication présentée au colloque sur : «Nationalisme, citoyenneté et identité nationale (Nationalism, Citizenship, National Identity) ». Panel 5 : « Nation comme idéologie au Bas-Canada, dans le Canada français et au Québec» (« The Ideology of Nation in Lower Canada, French Canada, and Quebec »). Sackville, Mount Allison University, 12 novembre 1999. Cet exposé porte sur deux points principaux : l'homme et la pensée de Maurice Séguin sur les nations et le nationalisme dans l'histoire; la compréhension de la situation actuelle de la nation québécoise en s'appuyant sur Les Normes de Maurice Séguin.
  • DESHAIES, Bruno, «Maurice Séguin. L'historien visionnaire du Québec contemporain. »  Chronique sur Vigile.net 29.09.2001.  «L’interprétation dite «pessimiste» ou «l’histoire noire » (si tel est qu’une telle histoire puisse exister) ne fait que rendre plus crue la réalité vivante du Présent des Québécois-Français. Il ne s’agit surtout pas d’une logique binaire, mais d’un conflit latent qui devra connaître un jour son dénouement.» http://www.vigile.net/archives/01-9/deshaies-63.html

Entrevue de Maurice Séguin[modifier | modifier le code]

Fonds d’archives Maurice Séguin P 221 (Université de Montréal)[modifier | modifier le code]

Nancy Galvin et Kamel Meziani, «Le théoricien méconnu de l’indépendantisme québécois. » http://www.archiv.umontreal.ca/pdf/M_Seguin.pdf Ce texte nous offre une première analyse professionnelle du Fonds d’archives Maurice Séguin P 221(Université de Montréal Division de la gestion des documents et des archives) http://www.archiv.umontreal.ca/P0000/P0221.html

Nous vous signalons que le bon hyperlien à suivre pour la référence à la note 28 avec les Sources consultées par Galvin et Meziani au sujet de Deshaies, Bruno. «Maurice Séguin. La société québécoise et l’avenir du Québec» est http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/seguin/maurice-seguin-la-societe-quebecoise-et-lavenir-du-quebec Le Rond-Point des sciences humaines. INSTITUT D’HISTOIRE DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE Communication à l’occasion du 51e Congrès annuel - Québec, le 16 octobre 1998. Site consulté le 24 août 2015.