Maurice Morel

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Maurice Morel
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Maurice Morel, dit l'abbé Morel, (Ornans[1], 28 mars 1908 - Paris, 15 février 1991), est un prêtre et artiste français, peintre de l’art non figuratif.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1925, à Paris, son ami Max Jacob l'encourage à peindre et il organise sa première exposition[1]. Il est ordonné en 1934 et crée un atelier de peinture avec Jean Bazaine[1].

Au même titre que Jean Bazaine, Alfred Manessier, Jean Bertholle ou Jean Le Moal qui avaient participé en 1941 à l’exposition « Vingt jeunes peintres de tradition française » se réclamant d’une non-figuration violemment colorée marquée par la tradition religieuse romane[réf. nécessaire], Maurice Morel est un peintre de la Nouvelle École de Paris et par extension faisant partie du grand mouvement de l’abstraction lyrique qui s’est développé à partir des années 1940, et avec comme particularité le concernant d’être l’un des peintres de l’art sacré non figuratif, c’est-à-dire « le plus concret » comme il le disait lui-même[réf. nécessaire], par opposition aux peintres de l’abstraction pure.

À la suite de son exposition personnelle à Barcelone en décembre 1956, l’abbé Morel répondit à un journaliste qui s’étonna qu’il fasse partie du courant le plus abstrait de son époque : « Non, le plus concret!! L’expression du concret peut se faire dans l’abstrait. Ma peinture est l’expression de ce qui ne peut se dire, l’expression de l’élévation, de la spiritualité, l’expression du mystère chrétien, plus généralement du mystère de la vie. Ma peinture, si elle est d’une certaine façon non figurative et abstraite, n’en est pas moins concrète, humaine, réelle. »[réf. nécessaire]

L’abbé Maurice Morel joua un rôle dès les années 1940 comme conférencier et critique[réf. nécessaire], défenseur des artistes de son époque. C’est par lui que l’Église s’ouvrit à l’art sacré non figuratif et grâce à lui que l’art moderne pénétrera en 1973 au musée du Vatican[1].

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Paris, galerie de l'Exil, mars 2013[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Famille chrétienne n°1832, du 23 février au 1er mars 2013, p.54

Liens externes[modifier | modifier le code]