Maurice Meyssonnier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Maurice Meyssonnier, né le 12 février 1903 à Alger est mort en 1963 à Nice, est un bourreau français, dit « Monsieur d'Alger » car travaillant en Algérie. Il est le père de Fernand Meyssonnier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut exécuteur en chef de 1928 à 1962. il travaillait comme auxiliaire de justice. Il touchait un salaire niveau Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), plus une prime de risque et une prime de tête, pendant la guerre d'Algérie. Mais il avait son affaire à côté, il tenait un bistrot.

Il était Pied-Noir de la deuxième génération et ex-militant du Parti communiste français.

Les exécuteurs étaient reconnus et appréciés en Algérie. Donc il profitait d'avantage comme le port d'armes, les transports gratuits et des passe-droits auprès de la préfecture.

Il fixait lui même le jour de l'exécution. C'était presque toujours le mardi, le mercredi ou le jeudi. Cela l'arrangeait pour tenir son bar du vendredi au dimanche, parce qu'il y avait foule ces jours-là.

Il travaillait sur Alger mais aussi jusqu'à Oran ou Constantine, parfois jusqu'à Tunis.

Il a pratiqué plus de 340 exécutions, 144 terroristes et 200 de droit commun.

Il offre à son fils de 14 ans, une maquette de guillotine, et qui assistera en juillet 1947, alors qu'il a 16 ans, à sa première exécution.

En 1963, il est dénoncé par un pied-noir qui avait des vues sur son bistrot, arrêté, insulté, molesté et torturé par la police algérienne, il en réchappe miraculeusement, il mourra deux mois plus tard, à la suite de ces mauvais traitements.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Meyssonnier, Jean-Michel Bessette, Paroles de bourreau, Imago, 2002

Sources[modifier | modifier le code]