Maurice Bayen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Maurice Bayen
Maurice Bayen.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Lieu de détention
Oflag IV-D (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Maurice Bayen, né le et mort le est un physicien français. Il a été notamment directeur du Palais de la découverte et recteur de l'Université de Strasbourg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Maurice Bayen entre en 1921 à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm par le concours scientifique. Il y étudie les sciences physiques et est reçu au concours de l'agrégation. Il a ensuite travaillé au laboratoire de la rue d'Ulm. En 1945, il participe à la campagne d'Alsace mais ne néglige pas pour autant sa vocation de scientifique : il ramène au laboratoire de physique de l'ENS une fusée Pozit qui y fit l'objet d'un démontage méticuleux suivi d'une analyse rigoureuse[1].

La direction du Palais de la Découverte : la mission pédagogique[modifier | modifier le code]

En 1960, Maurice Bayen succède à André Léveillée à la direction du Palais de la Découverte. Il y restera jusqu'en 1965. Il s'y illustre par la réalisation de son chef-d'œuvre : l'ouverture en 1962 de la nouvelle salle d'électrostatique[2].

La direction de l'enseignement supérieur et l'universalisme visionnaire de Maurice Bayen[modifier | modifier le code]

Nommé directeur de l'enseignement supérieur, Maurice Bayen tente de développer au plus haut niveau la collaboration entre scientifiques français et leurs collègues internationaux. Il s'illustre notamment par une visite aux États-Unis en 1957, où il permet à la recherche française de nouer des liens avec de nombreuses institutions américaines, parmi les plus prestigieuses desquelles figurent l'accélérateur de particules de Long Island et l'Institut National de la Santé de Washington[1].

Fonctions au rectorat de Strasbourg : mai 68 ou le drame de l'incompréhension[modifier | modifier le code]

Maurice Bayen devient recteur de l'Université de Strasbourg en 1964. Passionné de théâtre, il reprend les rênes du Théâtre universitaire de Strasbourg, fondé un an plus tôt par son prédécesseur Joseph François Angelloz, et insuffle pendant cinq ans son dynamisme à la jeune association. En 1968, Maurice Bayen se heurte au mouvement estudiantin qui réclame sa démission. Après moult tergiversations, il accepte de retirer le drapeau français hissé au mât de l'Université et de le remplacer par le drapeau européen[3].

Un apport pédagogique incontournable[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (août 2016)

Maurice Bayen s'est illustré par une importante œuvre de vulgarisation, faisant un usage alors novateur des techniques les plus avancées de son époque : "pour diffuser la connaissance, nous devons faire appel à tous les moyens qui sont à notre disposition. À la radio, au cinéma, à la télévision". Sa créativité et son audace en ce domaine en font rapidement un pédagogue réputé tant pour son sens didactique que pour son humilité : "il ne s'agit pas de découvrir un modèle, de fixer une formule. Nous ne travaillons pas à scléroser l'avenir. Nous pensons que les essais tentés sans prétention mais avec foi doivent inviter l'imagination créatrice à jouer son rôle."[4] D'une grande culture classique, il effectue dans ses cours la synthèse des cultures scientifiques et littéraires de l'époque, n'hésitant pas à mêler citations des penseurs grecs et explications scientifiques modernes pour faire dialoguer le formalisme théorique avec une conception qualitative des phénomènes, garante de leur intelligibilité.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Il reçoit en 1952 le prix des trois physiciens décerné par l'École normale supérieure de Paris[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire des Universités, Paris, PUF, 1973.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Jeanne-Françoise Bayen, Les attentes des milieux universitaires, 2006
  2. (fr) Histoire du Palais de la Découverte
  3. (fr) Sous les pavés, l'Ill, site de l'Université de Strasbourg
  4. (fr) Introduction à l'électrostatique, Cerimes
  5. « Prix des trois physiciens », sur phys.ens.fr (consulté le 3 août 2016).