Mauresse de Moret

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Mauresse de Moret
Louise Marie Thérèse (The Black Nun of Moret).jpg

Portrait à la bibliothèque Sainte-Geneviève.

Biographie
Naissance
Inconnue
Décès
Activité

Louise Marie Thérèse ou encore sœur Louise Marie de Sainte-Thérèse dite la « Mauresse de Moret » (? - vers 1732) est une religieuse française bénédictine du couvent de Villechasson-Moret, à Moret-sur-Loing.

Un grand mystère entoure ses origines du fait des nombreuses visites qu'elle reçut de la part de l'entourage royal sous Louis XIV. Trois théories se disputent ses origines : selon une première, elle serait la fille illégitime de l'union de la reine Marie-Thérèse et d'un page noir de la cour (possiblement Marie-Anne de France, née en 1664) ; selon la seconde, a priori plus vraissemblable, elle serait la bâtarde issue d'une rencontre de Louis XIV et d'une femme de couleur ; selon la troisième, ce serait une jeune orpheline protégée par le couple royal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de sœur Louise-Marie de Sainte-Thérèse, retrouvé dans les combles du Musée de Melun en 2014 (détail). Auteur: Pierre Gobert (?) (ca 1700).

Louise-Marie de Sainte-Thérèse vécut la majeure partie de sa vie au couvent des bénédictines de Moret-sur-Loing, à proximité du château de Fontainebleau où la cour de Louis XIV se rendait souvent, particulièrement en automne pour la chasse. On sait bien peu de choses de sa vie. « Mauresse, religieuse à Moret, fort énigmatique »[1] écrivit Saint-Simon. Effectivement le caractère énigmatique de sa vie est patent quand on sait qu'on ne connait ni la date de sa naissance, ni ses parents, ni la date et les conditions de son entrée au couvent, ni les raisons qui ont poussé tant de personnes illustres à lui rendre visite, ni les motivations des égards royaux dont elle fut l'objet.

La liste de ses visiteurs est à la fois longue et éclectique : Dangeau[2], Saint-Simon[1], la princesse palatine[3], Madame de Maintenon, Marie Adelaïde de Savoie[2] en 1697, la reine Marie-Thérèse d’Autriche, Louis de France, le Grand Dauphin et ses enfants, les princes, lui ont rendu visite ; même Voltaire s'est rendu au couvent en 1716 avec le but exprès de la voir [4]. La cour se déplace donc pour la voir et qui plus est, écrivit Saint-Simon, ils « l'ont vue avec bonté »[1] ; ce ne pouvait donc être une « curiosité » que l'on viendrait voir pour s'amuser ou en rire. Pour épaissir ce mystère, la maison du roi lui versait une pension et des sommes encore plus importantes étaient données au couvent[5],[6], alors que cet établissement religieux était « borgne », simple, pauvre et qu'aucun personne de sang noble ou même simplement connue n'y ait jamais résidé[6]. Les sources biographiques sont maigres et éparses. Quelques archives, des versements de pensions royales, des actes notariés signés de sa propre main, et quelques tableaux la représentant, voilà toute sa trace dans l'histoire. Mme de Maintenon écrit qu'elle « prend le voile » le 30 septembre 1695, officialisant ainsi sa consécration religieuse et son entrée au monastère. Elle s'engage publiquement à vivre selon les règles monastiques, en l'occurrence celles de l'ordre de Saint-Benoît. Mais on ne sait pas si la cour a assisté à la cérémonie. Pour faire suite à cet événement, quelque temps après, le Roi ordonna qu'on lui versât une pension[5].

L'ultime trace écrite de la main de « Sœur Louise Marie de Sainte Thérèse » est une signature datée du 10 janvier 1730[7]. Selon Saint-Simon, elle se serait éteinte en 1732.

Le mystère qui entoure les origines de Louise-Marie de Sainte-Thérèse a donné naissance à trois hypothèses, qui ont pour point commun de voir en elle « la fille du couple royal »[1], sans que l'on sache s'il s'agit de la fille adultérine de la reine Marie-Thérèse, d'un enfant caché du roi Louis XIV avec une comédienne[5] ou plus simplement d'une jeune femme baptisée et parrainée par le roi et la reine[8].

Hypothèses sur son origine[modifier | modifier le code]

La Mauresse de Moret, école française, XVIIe siècle, Musée Charles Friry, Remiremont.

L'affaire de la Mauresse de Moret, qui débuta comme rumeur[9], devint énigme puis anecdote, avant de se muer en sujet de littérature. Au XIXe siècle, de nombreux chroniqueurs, écrivains et romanciers s’emparèrent de l’histoire qui connut un regain de succès[10],[7],[11],[12],[13]. Des récits, des romans et même une pièce de théâtre furent créés sans que ne soit menée la moindre recherche historique pour les étayer[8]. Les hypothèses actuelles quant à son origine sont au nombre de trois. Toutes partagent un point commun : aucune d'entre elles ne présente des arguments irréfutables.

Même si l'existence de la Mauresse de Moret ne fait aucun doute, les raisons de sa notoriété sont mystérieuses. À une époque où la noblesse s'épie à la cour, où chaque courtisan guette les faveurs du monarque, on se sert du moindre bruit et les rumeurs alimentent les discussions. Or, l'absence même d'histoires à son sujet parait très surprenante dans ce contexte. À cela se rajoute le silence de certaines archives. Ainsi, on n'a pas retrouvé au couvent de Moret son acte de baptême ou de confirmation religieuse, ce qui est tout à fait anormal[6],[5], voire suspect, certains avançant même l'hypothèse que ces documents aient pu être volés ou dissimulés. Autre exemple : la bibliothèque Sainte-Geneviève détient un de ses portraits auquel est associé une pochette en papier portant l'inscription « Papiers concernants La Moresque Fille de Louis 14 »[réf. nécessaire] ; or le dossier est vide. On pourrait supposer que son contenu ait été dérobé avant la Révolution française car s'il avait été découvert en ces temps-là, il est très probable qu'il eut été exploité pour discréditer la monarchie[5].

Il se pourrait tout aussi bien que le silence des archives au sujet d'une personne attirant tant le regard des puissants soit le résultat d'un secret délibérément masqué. Sous Louis XIV, le secret était un outil à part entière de l'art de gouverner (voir l'ouvrage de Lucien Bély)[14]. Le Roi-Soleil savait parfaitement dissimuler ses opérations quand il estimait qu'elles n'avaient pas à être connues, et peu importe que celles-ci avaient trait à des affaires d'État, des traités, des pactes ou des moments plus intimes comme son fameux mariage avec Madame de Maintenon. Saint-Simon semble abonder en ce sens puisqu'il entame son paragraphe sur la mauresse par un « À propos de confiance du roi et de ses domestiques intimes... » avant de nous expliquer que c'est Bontemps, le premier valet de chambre du roi, connu pour sa discrétion, qui l'aurait placée au couvent alors qu'elle était jeune[1].

Une fille de Marie Thérèse[modifier | modifier le code]

Selon cette hypothèse la mauresse Moret serait la fille de la reine Marie-Thérèse. C’est aujourd’hui encore la thèse sans doute la plus acceptée dans l’opinion, en partie parce qu’elle fut largement reprise et travaillée par des écrivains du XIXe siècle, dont Victor Hugo[15], et qu'elle connut un véritable engouement[11].

Selon cette théorie, Marie-Anne de France et la Mauresse seraient une seule et même personne. Le 16 novembre 1664, au terme d'une grossesse difficile et un mois avant terme, Marie-Thérèse d'Autriche accoucha, en public et au Louvre, de son troisième enfant, une fille prénommée officiellement Marie-Anne de France. L'enfant fut déclaré officiellement mort le 26 décembre 1664, sa dépouille exposée publiquement dans la chapelle du Louvre, son cœur porté au Val-de-Grâce et son corps inhumé dans la basilique de Saint-Denis[16].

Mais, selon les défenseurs de cette hypothèse, l'enfant ne serait pas mort. À son enterrement, on aurait soit substitué un autre corps à celui de l'enfant, soit officié sur un cercueil vide. Il était devenu nécessaire de procéder à de telles manipulations de l'opinion pour dissimuler un fait troublant : l'enfant était noir. Le premier valet de chambre du roi, Alexandre Bontemps, aurait envoyé l'enfant au couvent des bénédictines de Notre-Dame-des-Anges, à Moret. Serge Bilé conforte cette conjecture en retraçant les pérégrinations du nouveau-né : dans le plus grand secret, l'enfant royal aurait été envoyé en province, d'abord près de Cahors, puis chez les chanoinesses de l'abbaye Notre-Dame de Meaux avant d'être placé à Moret[7].

Les médecins et l'entourage de la reine tentèrent d'étouffer les rumeurs qui couraient sur la couleur de sa peau, en justifiant celle-ci soit par la consommation excessive de chocolat à laquelle s'adonnait Marie-Thérèse, soit par le simple regard que la reine posa sur le nain Nabo, le page noir de la Cour. Selon Georges Touchard-Lafosse, le chirurgien Félix qui parla à Louis XIV de ce regard contaminateur se vit répondre par le roi « Un regard, hum ! il était donc bien pénétrant ! »[17] (cette anecdote est présente dans la série Versailles). Pour avoir été prétendument amant de la reine Marie-Thérèse, le nain Nabo disparut de la cour et termina sa vie soit embastillé (Pierre Marie Dijol voyant en lui l'Homme au masque de fer[18]), soit assassiné.

Mais cette théorie est aujourd'hui critiquée par plusieurs historiens estimant qu'elle relève davantage de la littérature que de travaux de recherche scientifique. Sa source primaire d'abord laisse à désirer. Cette « légende » trouverait son origine sous la plume de mademoiselle de Montpensier, cousine germaine du roi, qui n'était pas présente à l'accouchement en 1664 mais qui avait entendu son oncle lui en parler. Dans ses mémoires (Bibliothèque nationale, ms. Fr. 6698), mademoiselle de Montpensier demande d'ailleurs l'indulgence à ses futurs lecteurs en les informant qu'elle ne prenait la plume qu'en 1677, soit treize ans après les faits et sans jamais avoir tenu de notes[5]. Puis elle rapporte la naissance de l'enfant, la couleur de sa peau, sa difformité, et les moqueries dont la Reine fut l'objet[19].

De récents travaux d'historiens ont pointé les autres incohérences de cette version[8],[16],[5]:

  • L'accouchement de la Reine, et des reines en général, se faisait en public et était extrêmement suivi, même à l'étranger, puisque l'enfant à naître était, potentiellement, l'héritier de la couronne de France[16]. Il est difficile de croire qu'on ait pu escamoter cette naissance royale.
  • Il est peu probable que l'enfant ait survécu. La mortalité infantile était très élevée à cette époque. Sur les six enfants que la reine mit au monde, cinq moururent en bas âge, dont trois qui ne vécurent que quelques mois. Qui plus est, l’enfant était prématuré et l’accouchement fut très difficile, si tant est qu’on crut que la reine allait en mourir[19]...
  • Aucun ambassadeur étranger ne fit référence à la naissance d’un enfant noir. Or, il y avait parmi ces émissaires des représentants de nations ennemies de la France qui n’auraient eu aucune raison de masquer ce scandale, et certainement pas dans leurs lettres secrètes. Aucune archive étrangère — que ce soit celle d'Autriche, d'Espagne, de Grande-Bretagne, du Vatican — ne mentionne que l'épouse de Louis XIV eût accouché d'une fille noire.
  • Enfin, il est difficile d'imaginer que le nain en question puisse être son père car il s'agissait d'un enfant de 10 ou 11 ans.

Selon Serge Bilé, l'ascendance royale de la nonne fut occultée pour couper court aux rumeurs et scandale de l'adultère de la reine. Mais il est tout aussi possible que ce prétendu adultère fut en fait destiné à nier le fruit des relations sexuelles que Louis XIV aurait eues avec une servante ou une comédienne noire[7].

Une fille cachée de Louis XIV[modifier | modifier le code]

Original du portrait de sœur Louise-Marie de Sainte-Thérèse dont l'auteur pourrait être Pierre Gobert (ca 1700).

Louis XIV était un roi qui multipliait les conquêtes, depuis son plus jeune âge, sans distinction de rang (femmes qui n'étaient pas de la noblesse) ou de considération (femmes mariées). Il est possible qu'il ait eu un enfant noir d'un de ses amours secrets. Si la reine était surveillée et son accouchement public, il n'en était pas de même du roi qui eut, à l'inverse, de nombreux enfants « bâtards », certains légitimés, d'autres non.

Les arguments avancés par les partisans de cette hypothèse sont les suivants :

  • Le roi lui verse une pension, officielle, dûment mentionnée aux archives.
  • Mme de Maintenon, qui avait la charge de gouvernante des enfants illégitimes du roi (et de nombreux autres enfants tels que les orphelins de guerre, les religieuses, etc.[20]) s'occupa sans doute de Louise Marie Thérèse.
  • Voltaire parvint à lui rendre visite et écrivit dans Le Siècle de Louis XIV : « elle était extrêmement basanée et d'ailleurs ressemblait au roi, qui lui fit présent de 20 000 écus en dot, en la plaçant dans ce couvent »[4].
  • Selon l'historien Louis Hastier, on sait qu'il y avait à la cour, et ce au moins depuis Henri IV, des personnes de couleur. Selon cette théorie, la mère serait une comédienne. D'aucuns ont prétendu que Louis XIV se rendit une seule fois au couvent pour s'assurer de l'existence de sa fille illégitime[21].
  • Aux archives de la bibliothèque Sainte-Geneviève, le dossier Boinet 89 contient une chemise en papier, associé à un portrait de la mauresse, qui porte la mention : « La Moresque Fille de Louis 14 ». Mais la chemise est vide! Une analyse poussée du filigrane de la chemise, qui porte une signature de papetier, une date de fabrication et un griffon couronné, ont montré que le matériau utilisé avait été fabriqué en 1742 par une famille renommée de papetiers d’Auvergne, les frères Cusson[5]. Ce type de papier était très rare à l'époque et ne se rencontrait pas dans les archives religieuses conservées en Seine-et-Marne. Or, on a retrouvé le même matériau au fonds des archives de l'archevêché de Sens, dans les liasses du couvent des bénédictines de Moret, qui plus est pour la même année 1742. Le dossier émanait donc du couvent même où la « mauresse » avait vécu toute son existence. Malheureusement, le contenu manquant de ce dossier, qui contenait sans doute des preuves compromettantes, avait été subtilisé vers 1780 pour raison d'État.

Une enfant parrainée par le couple royal[modifier | modifier le code]

Il faut regrouper sous ce titre les thèses de ceux qui ne pensent pas que Louise Marie Thérèse ait eu pour parent Louis XIV ou son épouse. Ainsi Louise Marie Thérèse a peut être été

  • la sœur ou la demi-sœur d'une autre religieuse noire que Louis XIV protégeait avec plus de discrétion, et qui est restée inconnue jusqu'à nos jours : Dorothée, ursuline à Orléans[5];
  • une jeune fille maure, peut-être orpheline, baptisée et parrainée par le Roi, la Reine ou Madame de Maintenon[8];
  • la fille d'un jardinier de la cour, hypothèse soutenue par le duc de Luynes qui nota dans son journal, en décembre 1756, que La Roche, concierge de la Ménagerie, avait un couple de Maures qui avaient une petite fille et qu'embarrassé, le couple en parla à Madame de Maintenon qui la plaça dans le couvent de Moret, par charité, et en la recommandant vivement[17].

Postérité[modifier | modifier le code]

Cette énigme historique aurait donné naissance localement aux « Mauresses de Moret », des carrés fondants de chocolat noir[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Saint-Simon, Mémoires, Paris, Texte établi par Adolphe Chéruel, Hachette, 1856 à 1858, (vingt volumes in-8°) p. (lire en ligne), Tome 2 chapitre IV
  2. a et b Dangeau (Philippe de Courcillon, marquis de), Journal du marquis de Dangeau, avec les additions du duc de Saint-Simon, Paris, éd. par E. Soulié, L. Dussieux, P. de Chennevières [et al.], Firmin Didot,, 1854-1860, 19 vol. p., Tome 6 : 1696 (octobre)-1698
  3. Charlotte Elisabeth de Bavière Orléans,, Mémoires, fragments historiques et correspondance de Madame la duchesse d'Orléans, Princesse Palatine, mère du Régent, Paulin, Original provenant de Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines), , 420 pages p., [petite madame, P.48 ; 49]
  4. a et b voltaire, le siècle de Louis XIV
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Serge Aroles, « L'énigme de la fille noire de Louis XIV résolue par les archives ? », sur http://archives.seine-et-marne.fr, Archives départementales de Seine-et-Marne (consulté le 17 février 2014).
  6. a, b et c E. SOLLIER, Mémoires lus à la Sorbonne dans les séances extraordinaires du Comité Impérial des travaux historiques et des sociétés savantes tenues les 4, 5 et 6 avril 1866. Histoire, Philologie et Sciences Morales., Paris, Imprimerie Impériale, , 17 p.
  7. a, b, c et d Serge Bilé, La Mauresse de Moret. La religieuse au sang bleu, Pascal Galodé Editions, , 80 p.
  8. a, b, c et d Émission sur Europe 1 consacré à la mauresse, de Franck Ferrand avec pour invité Jean christian Petitfils.http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/les-grands-portraits-dau-coeur-de-lhistoire-la-mauresse-de-moret-2642823
  9. Charlotte Elisabeth de Bavière Orléans,, Mémoires, fragments historiques et correspondance de Madame la duchesse d'Orléans, Princesse Palatine, mère du Régent, Paulin, Original provenant de Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines), , 420 pages p., [petite madame, P.48 ; 49]
  10. Georges Touchard-Lafosse, « Chroniques de l’Œil-de-Bœuf, des petits appartements de la cour et des salons de Paris sous Louis XIV, la Régence, Louis XV, et Louis XVI », Garnier frères, , 5 tomes p.
  11. a et b Teste D'Ouet, L'Orpheline de Moret, Paris, , 2 vol. in-8° p.
  12. G. Lenotre, Le Monde illustré, Paris,
  13. Maurice Lachâtre, Histoire des Papes, Mystères d'iniquités de la cour de Rome, 1842-1843, 10 vol. p.
  14. Lucien Bély, les secrets de Louis XIV: Mystères d'Etat et pouvoir absolu, Tallandier, , 600 pages p.
  15. Victor Hugo, L'homme qui rit, Paris, E.Hugues, , 1 vol. (672 p.) ; Gr. in-8 p., P.214
  16. a, b et c CHEVE Joëlle,, Marie-Thérèse d'Autriche: Epouse de Louis XIV, Souverains et Souveraines de France,, Editions Flammarion, pygmalion-gÉrard watelet, 568 pages p. (ISBN 2756417505)
  17. a et b Alain Decaux, Histoires secrètes de l'histoire, J. Tallandier, , p. 255
  18. Pierre Marie Dijol, Nabo ou le Masque de fer, France-Empire, , 266 p. p.
  19. a et b Duchesse de Montpensier, Mémoires de Mlle de Montpensier, [...] collationnés sur le manuscrit autographe avec notes biographiques et historiques, Paris, A. Chéruel, 1858-1868, 2 vol. ; in-18 p., T II P.215
  20. Jean-Paul Desprat, Madame de Maintenon ou le prix de la réputation, Perrin, , 490 p.
  21. Louis Hastier, Énigmes du temps passé, R. Julliard, , p. 52
  22. Laetitia Planchon, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé Seine-et-Marne, Petit Futé, , p. 42

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Mémoires[modifier | modifier le code]

  • Dangeau (Philippe de Courcillon, marquis de), Journal du marquis de Dangeau, avec les additions du duc de Saint-Simon, éd. par E. Soulié, L. Dussieux, P. de Chennevières [et al.], Paris, Firmin Didot, 1854-1860, 19 vol.
  • Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, Mémoires du duc de Saint-Simon, Texte établi par Adolphe Chéruel, Hachette, 1856 à 1858 (vingt volumes in-8°, ).
  • Montpensier, Anne Marie Louise d’Orléans (1627-1693 ; duchesse de), Mémoires de Mlle de Montpensier, [...] collationnés sur le manuscrit autographe avec notes biographiques et historiques, par A. Chéruel, ..., Paris : Charpentier, 1858-1868, 2 vol. ; in-18
  • Charlotte Elisabeth de Bavière Orléans, Mémoires, fragments historiques et correspondance de Madame la duchesse d'Orléans, Princesse Palatine, mère du Régent ,Paulin, 1832, Original provenant de : Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines), 420 pages
  • Louis Dussieux et Eudoxe Soulie, Mémoires du duc de Luynes sur la Cour de Louis xv (1735-1758), Paris, Firmin-Didot frères, 1860-1865.
  • Mémoires de Voltaire (1694-1778) Ch. XXVIII
  • Mémoires (apocryphes) du Cardinal Dubois (1656 - 1723), de 1829 (ne pas confondre avec les mémoires de 1815) p. 415

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Voltaire, le siècle de Louis XIV, Arvensa éditions, 2014, p. 291
  • Gaspard Louis Lafont d'Aussonne, Mémoires de Madame la marquise de Montespan,  Mémoires secrets et inédits sur les cours de France aux XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles..., Éditeur Mame et Delaunay-Vallée, 1829, (Mémoires apocryphes de Madame de Montespan)
  • Abbé A. Pougeois, L'antique et royale cité de Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne), Abbeville, 1889, p. 169-172. (Internet Archive)
  • E. Sollier, Notice sur l'ancien couvent de Moret, et sur la religieuse connue sous le nom de la Mauresse, extraits de Mémoires... du Comité impérial des travaux hist. et des soc. savantes, 1866, 17 p.
  • Bernard Caire, « La Mauresse de Moret », dans Revue des Amis de Moret, 1990, no 116,p. 69-77.
  • Charles Rabourdin, « La mauresse de Moret », extrait de l’Almanach de Seine-et-Marne, 1889, p. 164-166.
  • Joëlle Cheve, Marie-Thérèse d'Autriche: Épouse de Louis XIV, Souverains et Souveraines de France, Éditions Flammarion, 568 pages
  • Juliette Benzoni, Secret d'État
  • Alain Decaux, Histoires secrètes de l'histoire, J. Tallandier, 1973, p. 255
  • Serge Bilé, La Mauresse de Moret : la religieuse au sang bleu, Saint-Malo : Pascal Galodé éditeurs, 2012, 70 p.
  • Pierre Marie Dijol, Nabo ou le Masque de fer, France-Empire, 1978, 266 p.
  • Eugène Thoison, Pierre Gobert, Paris, Plon-Nourrit et cie, 1903, 42 p.

Roman historique s’inspirant de la vie de la mauresse de Moret[modifier | modifier le code]

  • Teste D'Ouet, L'Orpheline de Moret. Paris, 1835. 2 vol. in-8°.~ P. L.
  • Olivier Seigneur , La religieuse de l'obscurité, Éditions du Masque, 2000, 458 p.
  • Hubert-Richou Gérard, la mauresse de Versailles, Ma Micro Application Éditions Éditions, 2015

Notice des archives départementales de Seine-et-Marne[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]