Maud Linder

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Maud Linder
Nom de naissance Maud Lydie Marcelle Leuvielle
Naissance
Paris
Nationalité Drapeau de France Française
Décès (à 93 ans)
Neuilly-sur-Seine
Profession Réalisatrice, productrice de cinéma, journaliste, scénariste
Films notables En compagnie de Max Linder
L'Homme au chapeau de soie

Maud Linder est une réalisatrice, journaliste, scénariste, productrice de cinéma française, née le dans le 16e arrondissement de Paris et morte le à Neuilly-sur-Seine[1],[2].

Fille du cinéaste Max Linder, elle s'est distinguée par son travail de restauration et de remise en valeur de l'œuvre de son père.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Max Linder et Ninette Peters, elle est élevée par sa grand-mère maternelle qui se fera passer pour sa mère suite au scandale du double suicide officiel de ses parents[3].

Après avoir travaillé comme journaliste de cinéma, réalisatrice de films publicitaires et assistante-réalisateur sur des films de Sacha Guitry et Gilles Grangier, Maud Linder s'est essentiellement attachée à retrouver, reconstituer et faire connaître l'œuvre de son père, disparu alors qu'elle n'avait que 16 mois, sur lequel elle réalise plusieurs documentaires et rédige des biographies.

En compagnie de Max Linder (1963), film de montage composé à partir d'extraits de trois longs-métrages de Max Linder (Sept Ans de malheur, L'Étroit Mousquetaire et Soyez ma femme), est sélectionné à la 24e Mostra de Venise[4] et reçoit en France le Grand Prix de l'Étoile de cristal en 1964.

En 1983, elle réalise le documentaire L'Homme au chapeau de soie, retraçant la carrière de Max Linder à partir de documents d'archives et d'extraits de films du cinéaste-comédien ; le film est présenté hors compétition au festival de Cannes[5]. Elle réalise entre autres une série d'émissions diffusée sur la chaîne culturelle Arte en 2000, Max Linder, ce père que je n'ai pas connu, présentant la biographie de Max Linder et des courts métrages de ce dernier[6].

En 1970, elle crée le Muséobus Linder, un musée mobile, pour exposer des œuvres originales sur tout le territoire français, en particulier dans les villages[7].

Elle reçoit le Prix Henri-Langlois en 2008[8] pour son travail de restauration de l'œuvre de Max Linder. En 2011, elle est la présidente de l'Institut Max Linder.

Maud Linder meurt le et est inhumée auprès de sa mère au cimetière du Père-Lachaise (95e division).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Assistante réalisatrice[modifier | modifier le code]

Narration ou témoignage[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Max Linder, Paris, Éditions Atlas, coll. « Les Dieux du cinéma muet », .
  • Max Linder était mon père, Paris, Flammarion, .

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès de Maud Linder qui fit redécouvrir son père, le cinéaste Max Linder », TV5MONDE,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2017)
  2. Lieux de naissance et décès trouvés dans la base MatchId des fichiers de décès en ligne du Ministère de l'Intérieur avec les données INSEE (consultation 6 janvier 2020)
  3. Thomas, « Vie & mort de Max Linder », L'Impossible, no 4,‎ , p. 85-90
  4. Venice Film Festival: 24th sur BFI Database.
  5. Fiche : L'Homme au chapeau de soie sur le site du Festival de Cannes
  6. Christian Bosséno, Télévision française: la saison 2001, L'Harmattan, 2002.
  7. « Museum - Articles divers », sur unesdoc.unesco.org (consulté le 26 août 2015).
  8. Les Lauréats de 2006 à 2009 sur le site Prix Henri Langlois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]