Mathieu Gallet

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Mathieu Gallet, né le à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), est un dirigeant de l'audiovisuel public français.

Après des débuts dans le secteur privé, il fait partie de plusieurs cabinets ministériels à partir de 2006.

Il est nommé en 2010, à l'âge de 33 ans, président-directeur général de l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

En 2014, il est nommé président de Radio France. En 2018, il est condamné en première instance pour délit de favoritisme dans une affaire d'attribution de marchés lors de son mandat à l'INA, et se pourvoit aussitôt en appel. Il est alors démis de ses fonctions à Radio France par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), une décision qu'il conteste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Mathieu Gallet naît le à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne)[1],[2] Il est le fils d’un commercial et d’une fonctionnaire[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Il effectue sa scolarité au lycée Georges Leygues de Villeneuve-sur-Lot[4]. Après une hypokhâgne, il intègre l'Institut d'études politiques de Bordeaux, d'où il sort diplômé en 1999, avant d’obtenir l’année suivante un DEA d'analyse économique des décisions publiques à l'université Panthéon-Sorbonne[1]. Durant sa scolarité à Sciences Po Bordeaux, il étudie une année à l'université de Warwick, en Angleterre[réf. nécessaire].

Carrière dans le privé[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses études, il commence sa carrière en 1999 en tant que directeur adjoint du marketing et de la promotion internationale d’Erato Disques, puis intègre en 2000 le groupe Pathé au poste de responsable de l'administration des ventes internationales[5]. Il est ensuite contrôleur de gestion à Studiocanal de 2001 à 2004, puis chargé de mission aux relations institutionnelles du groupe Canal+[5].

Conseiller ministériel[modifier | modifier le code]

En 2006, il quitte le secteur privé[6],[7] et entre au cabinet de François Loos, ministre délégué à l’industrie, comme conseiller technique chargé de l’audiovisuel et des nouvelles technologies. En 2007, il rejoint le ministère de la Culture et de la Communication, où il est conseiller technique pour l’audiovisuel et les médias de Christine Albanel[1]. À son arrivée, le nouveau ministre Frédéric Mitterrand, dont il devient un proche[6],[8], le conserve dans son équipe et le promeut directeur de cabinet adjoint[9].

Durant cette période, il est chargé de nombreux dossiers tels que la réforme de la structure de France Télévisions et la suppression de la publicité sur les antennes publiques, l’assouplissement des règles de diffusion de la publicité, la modification des décrets Tasca concernant le financement de la production audiovisuelle, les États généraux de la Presse ou encore la numérisation des œuvres du patrimoine national[10].

Président de l'INA[modifier | modifier le code]

Lors du Conseil des ministres du , avec le soutien actif de Frédéric Mitterrand[11], Mathieu Gallet est nommé président de l'INA, en remplacement d'Emmanuel Hoog, parti diriger l'Agence France-Presse[5].

Polémique sur les conditions de sa nomination[modifier | modifier le code]

Cette nomination suscite certaines critiques, y compris dans la majorité, compte tenu de l'inexpérience de l'intéressé[12],[13] et parce qu'il n'a jamais dirigé d'entreprise.

Par une lettre datée du , Jérôme Royer, maire socialiste de Jarnac et membre de l’association Anticor, a saisi le Service central de prévention de la corruption (SCPC) afin qu’il émette un avis sur la nomination de Mathieu Gallet à l’INA au motif que celle-ci n’avait pas été soumise à l'approbation de la Commission de déontologie de la fonction publique alors que cette saisine était obligatoire. En effet, le membre d'un cabinet ministériel ne peut exercer pendant trois années une responsabilité dans une entreprise dont il a eu la tutelle[14].

Considérant que ces allégations de « prise illégale d’intérêt » méritaient « de plus amples investigations », le SCPC a transmis le dossier au parquet de Créteil. Celui-ci a ouvert une enquête le , notamment pour vérifier si l'INA évoluait dans un secteur concurrentiel[15]. La police judiciaire conclut à la « prise illégale d'intérêts »[16], l'INA évoluant bien dans un secteur concurrentiel[17] et la nomination de Mathieu Gallet n'ayant pas été soumise à la Commission de déontologie de la fonction publique[18]. Finalement, le président de la Commission de déontologie, Olivier Fouquet, président de section honoraire du Conseil d’État, entendu par les enquêteurs, affirme que, s’il avait été saisi, il aurait rendu un avis négatif sur la nomination de M. Gallet[16].

L'enquête est cependant classée sans suite en 2012, mais l'association Anticor déclarera, en février 2014, se réserver le droit de se porter partie civile, comme elle l'avait fait, dans une situation similaire, pour l'affaire Pérol[19],[20].

Volonté d'ouvrir l'INA vers le grand public[modifier | modifier le code]

Concernant les orientations stratégiques de son mandat, Mathieu Gallet déclare vouloir ouvrir l’INA à un plus large public, tout en développant la formation : « Pendant la décennie 2000, l’entreprise s’est concentrée sur la numérisation. Mon projet est d’ouvrir l’INA sur la société, sur le monde. »[21] Il signe ainsi successivement des partenariats avec Dailymotion[22] et YouTube[23], permettant à chacune de ces plateformes d'accueillir plus de cinquante mille vidéos de l’INA, ce afin d’élargir leur audience « notamment aux plus jeunes ». Mathieu Gallet souhaite multiplier ce type de partenariat, en installant photos et vidéos de l’INA aux grands carrefours d’audience du Web, mais aussi dans des lieux physiques tels que les musées ou les expositions[21].

D’autres initiatives sont prises à destination du grand public : en novembre 2010, c’est un nouveau service de photos à la demande[24] qui est lancé sur le site photo.ina.fr. Les services de l’INA se développent également sur les télévisions connectées[25], et un nouveau service de vidéo à la demande baptisé Ina Premium est ouvert aux abonnés Numericable et Free[26].

Le 11 octobre 2010, il inaugure un nouveau site bilingue, inaglobal.fr, défini comme une « revue des industries créatives et des médias »[27]. Reposant sur un réseau de quatre cents collaborateurs venant de trente pays, il est présenté comme « une revue au sens académique du terme »[28]. En mai 2011, il licencie plusieurs cadres importants de l'INA, ce qui provoque un vif scandale (et une accusation de « purge » politique selon le magazine d'actualité Le Point) dont la presse se fait l'écho dans de nombreux articles[29].

En avril 2012 est lancé Dites-le avec l’Ina, un site web regroupant les vidéos des « petites phrases » célèbres de divers hommes politiques permettant aux internautes de les partager sur les réseaux sociaux. La plateforme enregistre 300 000 vidéos vues durant la première semaine, faisant ainsi augmenter de trente pour cent la fréquentation du site Ina.fr[30].

Le 2 juillet 2012 à Bordeaux, Mathieu Gallet lance « Ina Mémoires partagées », grande opération contributive destinée à enrichir le patrimoine audiovisuel à travers la mise en valeur sur ina.fr d'images amateurs, sélectionnées selon leur valeur patrimoniale[31].

Mathieu Gallet affirme également sa volonté de démocratiser l’accès aux ressources du dépôt légal de la radio et de la télévision assuré par l’Institut, en créant de nouveaux points d'accès sur tout le territoire[32] (ces ressources n'étaient jusque-là accessibles qu'à la Bibliothèque nationale de France et dans les six délégations régionales de l'INA à Lille, Strasbourg, Rennes, Lyon, Toulouse et Marseille). Les deux premiers postes de consultation multimédia décentralisés sont inaugurés à la Médiathèque Jacques Ellul de Pessac en octobre 2012, et l'Institut annonce alors sa volonté d'en déployer dans une quinzaine de villes sous trois ans[33].

Gestion interne[modifier | modifier le code]

Fin juillet 2010, peu après son arrivée dans l’entreprise, Mathieu Gallet signe avec l’État un nouveau contrat d’objectifs et de moyens (COM), prévoyant notamment la poursuite de la sauvegarde et de la numérisation des archives audiovisuelles menacées ainsi que le développement des activités d’enseignement et de recherche de l’Institut[34].

Au titre des investissements d'avenir, Mathieu Gallet a obtenu pour l’INA un financement de quinze millions d’euros, destiné à prolonger le plan de sauvegarde et de numérisation des archives lancé en 2000, ainsi qu’à enrichir l’offre exploitable de l’INA à travers des mandats confiés par des acteurs de l’audiovisuel privé, comme c’est déjà le cas par exemple avec TF1[35] (mandat d’exploitation conclu en 2008, renouvelé et élargi en décembre 2011[36]). Grâce à ces financements, l'INA a pu débuter en 2013 la numérisation systématique de tous les fonds récents des stations d'Outre-mer première (ex-RFO), prévue pour s'achever à l'horizon 2018[37].

Sur le plan social, il signe le 9 novembre 2012 un nouvel accord collectif sur le statut des salariés à l'INA, aboutissement de trois années de négociation avec les organisations syndicales[38]. L'INA devient ainsi la première entreprise de l'audiovisuel public à se doter d'un nouvel accord d'entreprise, à la suite de la dissolution le 9 avril 2009 de l'association des employeurs du secteur public de l'audiovisuel[39][réf. insuffisante].

En 2011 - première année pleine de son mandat - l'INA a dégagé un résultat net de 2,6 millions d'euros, en progression de 18 % par rapport à 2010[34]. L'année suivante, en 2012, le chiffre d'affaires de l'Institut a atteint son plus haut niveau depuis 2008, à 40,9 millions d'euros[40].

À la tête de l'INA, Mathieu Gallet fait toutefois l'objet de nombreuses critiques, relayées par plusieurs articles de presse. « Mathieu Gallet ne respire pas un esprit de service public très développé », s'inquiète ainsi, dans un long article de Marianne, le député Didier Mathus, membre du conseil d'administration de l'INA[41]. L'enquête de Marianne dénonce notamment les tentatives de privatisation de l'INA par M. Gallet[41],[20].

Affaire des contrats de l'INA[modifier | modifier le code]

Le 23 mai 2016, le journal en ligne Médiapart révèle qu'un rapport provisoire de la Cour des comptes met en cause les notes de frais somptuaires durant ses fonctions à la tête de l'INA (plus de 60 000 euros entre 2012 et 2014). Dans ce même pré-rapport, il est aussi fait état de contrats de sous-traitance passés sans appels d'offres selon un choix de procédure « inadapté voire irrégulier »[42].

L'association Anticor a alors déposé plainte pour favoritisme en mai 2015, et une enquête préliminaire est ouverte le 4 juin 2015[43]. En juin 2017, Mathieu Gallet est renvoyé en correctionnelle pour, entre autres, deux contrats avec Roland Berger Strategy Consultants, pour un montant de 420 000 euros, avec en plus 119 000 euros pour un avenant et un marché complémentaire, et pour une mission de réforme de la direction des collections à l'INA qui n'a abouti à rien[44]. Le procès est fixé au 16 novembre 2017[45]. Le parquet de Créteil requiert 18 mois de prison avec sursis et 40 000 euros d'amende pour « délit de favoritisme »[46],[47].

Le 15 janvier 2018, Mathieu Gallet est condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 20 000 euros[48],[49]. Ses avocats annoncent qu'ils font appel, ce qui suspend la condamnation[50],[51],[52].

Relations extérieures[modifier | modifier le code]

En novembre 2010, Mathieu Gallet participe à un symposium de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), où l’INA fait la démonstration de son savoir-faire en matière de numérisation et d’exploitation des archives audiovisuelles[53]. Le 1er février 2012, il se rend à Washington pour signer une convention de partenariat avec la Bibliothèque du Congrès, prévoyant l’échange de cinq cents documents audiovisuels entre les deux institutions[54]. Le 21 juin 2013, il signe à La Havane un accord avec l'Institut cubain de l'art et de l'industrie cinématographiques (ICAIC), visant à la restauration, la numérisation et la commercialisation du fonds d'archives filmées des Noticieros, journaux d'actualité hebdomadaires créés par le réalisateur Alfredo Guevara[55]. Le , il est nommé pour quatre ans membre du conseil stratégique du NInA, l’Institut national de l'audiovisuel polonais[56].

Mathieu Gallet est également président du Comité d'histoire de la télévision[57] (CHTV) et de la Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen[58] (COPEAM). À ce titre, il inaugure, le 12 octobre 2012 à Marseille, le site MedMem, dédié à la mémoire audiovisuelle des pays de la Méditerranée[59].

Président de Radio France[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

Le , le CSA nomme Mathieu Gallet PDG de Radio France, en remplacement de Jean-Luc Hees[60] avec pour tâche de rétablir les comptes et l'audience de l'entreprise publique.

Il fait profondément modifier la grille des programmes et revoit le positionnement des différentes chaînes ; ces bouleversements provoquent plusieurs mouvements de grève mais permettent d’améliorer l'audience du groupe

Sur le numérique, Mathieu Gallet veut développer un « service global » autour de chaque antenne, qui produise du son, de la vidéo, du texte, anime des réseaux sociaux et propose des services comme l'info-trafic, le covoiturage, la météoetc. Il veut généraliser la radio filmée, et remettre en cause le « tout gratuit », ce qui passerait notamment par le fait de rendre payant l'accès aux podcasts de la chaîne à partir d'une durée plus courte qu'actuellement (trois ans). Cette durée serait fixée « en fonction des pratiques du marché ».

Pour France Info, il prévoit la transformation de la station en service « tri-médias » (radio, vidéo, web) au sein d'une « fédération numérique » réunissant France Télévisions, France Médias Monde et l'INA. L'antenne traitera également davantage le sport et produira du journalisme d'investigation dans une émission hebdomadaire spécifique. Par ailleurs, il veut privilégier le direct, car les émissions pré-enregistrées et diffusées en différé doivent à ses yeux devenir l'exception.

Pour le Mouv', son objectif est de dépasser 1,5 % d'audience (contre 0,4 % actuellement). La radio changera de nom, nouera des partenariats avec des salles de concert, et évoluera dans le cadre de la transformation en « service tri-médias » de l'entreprise. Mathieu Gallet dit vouloir engager un « profond renouvellement » et axer le programme sur les musiques actuelles avec « moins de verbe et plus de musique ».

Enfin, concernant la musique sur les antennes du groupe, Mathieu Gallet estime que « la situation actuelle n'est plus tenable » en déplorant la concurrence entre les deux orchestres maison. Il veut en conséquence unifier la direction artistique et l'administration, promouvoir « la cogestion » des orchestres en associant les musiciens aux décisions. Par ailleurs les concerts seront désormais diffusés à la fois sur les sites de Radio France, YouTube et Dailymotion[61].

Polémique[modifier | modifier le code]

Le Canard enchaîné, dans son numéro du 18 mars 2015, révèle que le bureau de fonction de Mathieu Gallet a été réaménagé[62]. La direction de Radio France affirme dans un communiqué que certains éléments du bureau, jamais restaurés depuis l'inauguration de la Maison de la Radio en 1963, constituent « un patrimoine historique témoin des arts décoratifs des années 1960 et [nécessitaient] des travaux de restauration »[63]. Elle a aussi confirmé le montant de 105 000 , interrogée par l'AFP, alors qu'un préavis de grève a été déposé pour le 19 mars 2015 par plusieurs syndicats de Radio France, le troisième en moins d'un mois[64], contre un éventuel plan social et des mesures d'économies. Le 20 mars, alors que les ministères des Finances et de la Culture ont annoncé avoir diligenté une enquête sur les dépenses de la présidence et de la direction de Radio France, le site de Libération fait état d'une nouvelle polémique touchant sa voiture de fonction[65]. En plus de la rénovation de son bureau, le PDG de Radio France a obtenu le remplacement de la Citroën C6, qui datait de 2010 et qui lui avait été attribuée lors de son arrivée, par une Peugeot 508 neuve[66].

Le 20 mars 2015, une assemblée générale est organisée par les salariés de Radio France au Studio 104 de la Maison de la radio. Mathieu Gallet répond aux questions des salariés et assure que les travaux de son bureau ont été votés avant son arrivée, dans le budget 2014. Le PDG de Radio France revient également sur les révélations du journal Libération qu’il qualifie de « calomnie »[67]. Ces déclarations n’ont pas convaincu l’intersyndicale (CGT, SNJ-CGT, SUD, UNSA, CFDT, FOSNRT), qui évoque dans un communiqué « une crise de confiance vis-à-vis du PDG, et surtout vis-à-vis de ses choix stratégiques pour l’avenir »[68].

Le 25 mars 2015, Le Canard enchaîné révèle encore que Mathieu Gallet a financé avec l'argent de Radio France « pour 90 000 euros par an et sans appel d'offre, un expert pour gérer son image »[69]. Un rapport de l'Inspection générale des Finances du confirme les dépenses tout en les justifiant[70],[71].

Le 9 septembre 2015, lors d’un comité central d'entreprise extraordinaire (CCE), Mathieu Gallet annonce la suppression de 270 postes en CDI et CDD d’ici à 2018, effectuée par le non remplacement de certains départs à la retraite (un sur deux en 2016 et 2017, un sur trois en 2018). Il renonce ainsi au plan de 350 départs volontaires initialement prévu[72].

Révocation par le CSA[modifier | modifier le code]

À la suite de la condamnation de Mathieu Gallet pour favoritisme, la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, estime que « les dirigeants d'entreprises publiques ont un devoir d'exemplarité. Un dirigeant condamné pour favoritisme, ce n'est pas une situation acceptable. Il appartient à l'intéressé d'en tirer les conséquences, ainsi qu'au Conseil supérieur de l'audiovisuel, légalement compétent »[73]. Malgré la position du gouvernement, Mathieu Gallet exclut de démissionner[74],[75].

Le 17 janvier 2018, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) annonce qu'il engage une procédure au titre de l'article 47-5 de la loi relative à la liberté de communication[76],[77]. Après avoir auditionné Mathieu Gallet le 31 janvier, l'autorité de régulation décide de lui retirer son mandat à Radio France, avec prise d'effet au 1er mars 2018[8]. Le doyen des administrateurs de Radio France, Jean-Luc Vergne, assure alors l'intérim jusqu'au 12 avril 2018, date de la nomination de Sibyle Veil à la tête de Radio France[78],[79].

Le 5 avril 2018, Mathieu Gallet annonce qu'il conteste la légalité de la décision du CSA en déposant un recours devant le Conseil d'État[80],[81].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Alors qu'il se montre discret sur sa vie privée[82], un article que lui consacre Le Monde en 2014 fait allusion à son homosexualité[11]. La journaliste Sophie des Déserts, grand reporter pour Vanity Fair, confirme l'homosexualité de Mathieu Gallet lorsqu'elle est invitée sur le plateau de l'émission Quotidien le pour parler d'un portrait qu'elle a écrit à son sujet[83].

Durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, des rumeurs sont lancées sur une prétendue liaison de Mathieu Gallet avec Emmanuel Macron. Elles sont publiquement démenties par ce dernier[84],[85],[86],[87],[88],[89].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Biographie sur le site de l'INA, consultée le 24 mars 2011
  2. « Mathieu Gallet, la voix de l’ambition à la tête de Radio France », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  3. Marie-Sophie Ramspacher, « Mathieu Gallet seul à bord de l'Institut national de l'audiovisuel », Les Échos, 18 juin 2010.
  4. Jean-Paul Taillardas, « L'INA pour Mathieu Gallet le lot-et-garonnais », Sud Ouest, 17 juin 2010.
  5. a, b et c « Mathieu Gallet nommé à la tête de l'INA », Le Monde, 26 mai 2010.
  6. a et b [1] Gotha Gala.
  7. [2] Fiche Mathieu Gallet sur Programme Télévision.
  8. a et b [3] Capital
  9. « Mathieu Gallet à la tête de Radio France : un jeune loup dans la Maison ronde », sur Telerama, (consulté le 19 mars 2015).
  10. Marie-Cécile Teissèdre, « Rencontre en chaire et en os avec Mathieu Gallet », Blog de la chaire ESSEC Media & Entertainment, consulté le 24 mars 2011.
  11. a et b Raphaëlle Bacqué, « Mathieu Gallet, l'ambitieux moderne à la tête de Radio France », sur Le Monde, (consulté le 17 novembre 2017).
  12. Mitterrand place un conseiller de 33 ans à la tête de l'INA, Le Nouvel Observateur.
  13. INA - Mathieu Gallet nommé président, Le Point.
  14. Loi du 29 janvier 1993 modifiée (lois des 2 février 2007 et 3 août 2009) et ses décrets d'application des 26 avril et 2 mai 2007. Cette saisine, qui est facultative dans certains cas, est obligatoire dans le cas d’un directeur-adjoint de cabinet ou d'un membre de cabinet ministériel (après 2009 et l’affaire Pérol); elle était donc bien applicable dans le cas d'espèce.
  15. « Nomination du Lot-et-Garonnais Mathieu Gallet à l'INA : le parquet saisi d'un éventuel conflit d'intérêt », Sud Ouest, 26 janvier 2011.
  16. a et b INA: la nomination de Mathieu Gallet en question, L'Express.
  17. Le siège de Mathieu Gallet à l'INA contesté, Ozap.
  18. La nomination de Mathieu Gallet à la tête de l'INA contestée, La Tribune.
  19. L'horizon judiciaire du PDG de l'INA s'éclaircit, BFMTV.
  20. a et b INA: Mathieu Gallet toujours sur la sellette, Marianne.
  21. a et b « L'INA veut s'ouvrir à un plus large public et développer la formation », France 24, 8 février 2011.
  22. « L'INA diffuse cinquante mille vidéos d'archives sur Dailymotion », ZDNet, 20 octobre 2010.
  23. Communiqué INA, consulté le 24 avril 2012.
  24. « L'Ina lance un site de photos à la demande », sur Nouvel Obs, (consulté le 19 mars 2015)
  25. « La télévision connectée : Internet, skype, réseaux sociaux, etc. », sur Son Vidéo (consulté le 19 mars 2015)
  26. « INA Premium est arrivée sur la Freebox », sur Univers Freebox, (consulté le 19 mars 2015).
  27. « Lancement lundi de inaglobal.fr, une revue des industries créatives et des médias », Challenges, 11 octobre 2010.
  28. « L'INA lance sa revue en ligne InaGlobal.fr », Le Figaro, 7 octobre 2010.
  29. Purge des dirigeants à l'Ina, Le Point, 2 mai 2011.
  30. Le Figaro, « Les décideurs de l'INA », 23 avril 2012.
  31. "L'INA lance un appel aux vidéastes amateurs", aquitaine.france3.fr, consulté le 16 octobre 2013.
  32. Audition de Mathieu Gallet devant la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée Nationale, 6 octobre 2010.
  33. "L'INA ouvre à Pessac ses premiers postes de consultation open en région", Le Parisien, 19 octobre 2012.
  34. a et b Communiqué INA, consulté le 24 avril 2012.
  35. Communiqué INA, consulté le 24 avril 2012.
  36. Communiqué INA, consulté le 24 avril 2012.
  37. "Les archives audiovisuelles d'outre-mer en débat", France-Antilles, 14 novembre 2012.
  38. « L'Ina doté d'un nouvel accord d'entreprise », La Lettre de l'audiovisuel, 12 novembre 2012.
  39. Communiqué INA, consulté le 16 octobre 2013.
  40. Communiqué INA Consulté le 16 octobre 2013.
  41. a et b https://www.marianne.net/Exclusif-l-INA-au-bord-de-la-crise_a200841.html.
  42. https://www.mediapart.fr/journal/france/230516/mathieu-gallet-l-ina-sa-com-et-ses-palaces-epingles-par-la-cour-des-comptes
  43. ANTICOR, « Plainte d’Anticor pour favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet renvoyé en correctionnelle | ANTICOR » (consulté le 29 août 2017)
  44. Le Canard enchaîné, 12 juillet 2017, p. 7.
  45. Mathieu Gallet renvoyé en correctionnelle dans l'affaire des contrats de l'INA, lexpress.fr, 23 juin 2017.
  46. "Favoritisme" à l'INA ? 18 mois de prison et 40 000 euros d'amende requis contre Mathieu Gallet, marianne.net, 17 novembre 2017
  47. Jérôme Lefilliâtre, « Au tribunal, Mathieu Gallet affirme ne pas être «un spécialiste des marchés publics» », sur liberation.fr, .
  48. « Le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, condamné à un an de prison avec sursis dans l'affaire de "favoritisme" présumé à l'INA », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  49. « Favoritisme à l'INA : Mathieu Gallet condamné à un an de sursis », lesechos.fr,‎ (lire en ligne).
  50. Alexandre Piquard, « Sous pression de l’exécutif, Mathieu Gallet « exclut de démissionner » », sur lemonde.fr, .
  51. [4]
  52. Le Monde
  53. « L'INA, pionnier des archives numérisées, présente son savoir-faire aux États-Unis », Le Point, 15 novembre 2011.
  54. « L'INA s'associe à la bibliothèque du Congrès américain », 'L'Express', 2 février 2012.
  55. "L'INA sauvegarde la mémoire cubaine", Le Figaro, 24 juin 2012.
  56. "Nomination de Mathieu Gallet à NInA", La Lettre de l'audiovisuel, 15 octobre 2013.
  57. Communiqué INA, 7 mars 2011.
  58. « INA : Mathieu Gallet, nouveau président de la COPEAM », Le Médiascope, consulté le 24 mars 2011.
  59. "Lancement du site Med-Mem", cmca-med.org, consulté le 16 octobre 2013.
  60. Mathieu Gallet nommé à la tête de Radio France.
  61. Mathieu Gallet, ses têtes, ses projets, Le Monde, 22 mai 2014.
  62. « Radio France : le PDG aurait fait rénover son bureau pour plus de 100.000 euros », sur Les echos, (consulté le 17 mars 2015).
  63. « Précisions concernant les travaux de réhabilitation du bureau historique de la Présidence à Radio France » (consulté le 20 mars 2015).
  64. « Radio France : le PDG aurait fait rénover son bureau pour plus de 100.000 euros », sur Les Echos, (consulté le 19 mars 2015).
  65. « Radio France: polémique sur la voiture de Gallet », Le Figaro, le .
  66. « Radio France mobilisée contre Mathieu Gallet », .
  67. « Radio France : Mathieu Gallet s'explique devant les salariés », PureMédias, le .
  68. « Radio France : Mathieu Gallet ne convainc pas », Le JDD, le .
  69. "Denis Pingaud, ancien d'Euro RSCG qui a fondé sa propre société de communication, Balises, est rémunéré "autour de 90 000 euros par an" pour conseiller Mathieu Gallet, affirme l'hebdomadaire"[5]
  70. Radio France : Mathieu Gallet blanchi par l'Inspection générale des Finances, Télérama.
  71. Le PDG de Radio France exonéré sur ses dépenses, Le Monde.
  72. La direction de Radio France renonce à son plan de 350 départs volontaires, Le Monde.
  73. « Gallet condamné: la ministre de la Culture met la pression », sur leprogrés.fr, (consulté le 17 janvier 2018).
  74. « Sous pression de l’exécutif, Mathieu Gallet « exclut de démissionner » », sur lemonde.fr,
  75. [6] Telerama.
  76. « Présidence de Radio France : ouverture d’une procédure », sur csa.fr, (consulté le 17 janvier 2018)
  77. « Affaire Mathieu Gallet : le CSA lance une procédure », sur http://www.ledauphine.com, (consulté le 17 janvier 2018).
  78. « Le CSA démet Mathieu Gallet de la présidence de Radio France », sur lemonde,
  79. https://www.marianne.net/medias/sibyle-veil-une-camarade-de-promo-de-macron-ena-nommee-la-tete-de-radio-france
  80. « Mathieu Gallet dépose un recours contre son éviction de Radio France », sur bfmbusiness.bfmtv.com, (consulté le 5 avril 2018)
  81. « Mathieu Gallet dénonce les pressions politiques sur le CSA », sur bfmbusiness,
  82. « L'année galère de Gallet », sur Le Parisien, 12 ami 2015 (consulté le 17 novembre 2017).
  83. « Il y a là un type à Radio France qui est un bel homme, qui est un beau garçon, qui est homosexuel : tout le monde le sait, il ne s'en cache pas. Même si il ne joue jamais là-dessus et qu'il n'en parle jamais publiquement. » — Sophie des Déserts, première partie de l'émission Quotidien du 25 mai 2018 visionner l'extrait
  84. « Macron ironise sur les rumeurs sur sa "double vie avec Mathieu Gallet" », sur lepoint.fr, .
  85. Quentin Girard, « Macron gay ? La fabrique d'une rumeur », sur liberation.fr, .
  86. A. Le G., « Mariage, rumeur, amitiés mondaines: Trois choses que l'on apprend sur les Macron en lisant «Les Macron» », sur 20minutes.fr, .
  87. Claire Gaveau, « Emmanuel Macron : "Si j'avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais" », sur rtl.fr, .
  88. (en) Lauren Collins, « Emmanuel Macron and the Modern Family », sur newyorker.com, .
  89. Martin Untersinger, « Comment En marche ! a traqué et cherché à déjouer les rumeurs et les intox », sur lemonde.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]