Matthew Rankin

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Matthew Rankin
Matthew Rankin (cinéaste).jpg

Matthew Rankin en janvier 2018 lors d'un atelier à la Cinémathèque québécoise

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (37 ans)
WinnipegVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales

Matthew Rankin (né le 5 août 1980[1] à Winnipeg) est un cinéaste canadien vivant à Montréal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant son enfance, Matthew Rankin est marqué par le court métrage d'animation The Big Snit, de Richard Condie[2], qui travaille alors au studio de l'Office national du film du Canada à Winnipeg[3]. À l'adolescence, il tourne de courtes animations pour la série pour enfants Sesame Street[4] tout en devenant membre du Winnipeg Film Group (en)[5].

Jeune adulte, il étudie l'histoire du Québec à l'Université McGill et à l'Université Laval[6], où il fait une maîtrise sous la direction de Jocelyn Létourneau[7]. En 2004, il est diplômé du programme cinéma de l'Institut national de l'image et du son[4].

Il fait partie des membres fondateurs du collectif d'artistes winnipegois L'Atelier national du Manitoba (en), mis sur pied en 2005 et disparu en 2008[8],[9].

Par la suite, il réalise notamment les courts métrages Negativipeg (2010[10]), Tabula rasa (2012), Mynarski chute mortelle (2014) et Tesla : Lumière mondiale (2017[11],[12],[13]).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les deux premières réalisations auxquelles il participe, Kubasa in a Glass (2006) et Death by Popcorn (2006), sont des vidéo-collages humoristiques conçus à partir d'archives télévisuelles trouvées[14],[15],[16]. Il enchaîne ensuite avec I Dream of Driftwood (2006), documentaire expérimental ironique sur des immeubles résidentiels de Winnipeg[17]. Si le documentaire d'animation expérimentale Cattle Call (2008), sur les encans de bétail, est dans le prolongement de cette veine[18], il commence à aborder la fiction avec Où est Maurice ? (2006)[19].

Son œuvre entremêle des aspects du cinéma d'animation et du cinéma expérimental[20]. La ville de Winnipeg y tient souvent lieu de motif obsessionnel, au même titre que son compatriote, le cinéaste Guy Maddin[21].

L'intérêt que porte Matthew Rankin à l'histoire l'amène à plusieurs reprises à porter à l'écran des personnages historiques placés dans un contexte non réaliste. Il privilégie des techniques de travail et de tournage traditionnelles, s'abstenant de recourir au numérique. L'esthétique singulière de son œuvre le rapproche d'autres cinéastes winnipegois tels que Guy Maddin et Deco Dawson (en)[2].

Prix et hommages[modifier | modifier le code]

Ses films sont remarqués dans de nombreux festivals et remises de prix. Ainsi, Tabula Rasa et Mynarski chute mortelle sont nommés dans la catégorie du meilleur court ou moyen métrage de fiction au gala des prix Jutra[22],[23]. Mynarski chute mortelle[24] et Tesla ː Lumière mondiale[25] sont nommés dans la catégorie du court métrage dramatique aux Prix Écrans canadiens. Le cinéaste remporte le Prix du meilleur film canadien au Festival international d'animation d'Ottawa[26] et le Prix Off-Limits du Festival international d'animation d'Annecy[27] pour Mynarski chute mortelle.

En 2015, le diffuseur Antitube lui consacre une rétrospective dans le cadre du Festival de cinéma de la ville de Québec[28].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Matthew Rankin | Semaine de la Critique du Festival de Cannes », sur Semaine de la Critique du Festival de Cannes (consulté le 18 janvier 2018)
  2. a et b « Tesla : lumière mondiale | Entrevue avec Matthew Rankin, cinéaste d'avant-garde - ONF/blogue », ONF/blogue,‎ (lire en ligne)
  3. Wyndham Wise, « Richard Condie », The Canadian Encyclopedia,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Rankin, Matthew », sur L'inis (consulté le 18 janvier 2018)
  5. (en) « 15,000 Sparklers Were Harmed in the Making of This Film », TIFF,‎ (lire en ligne)
  6. Zone Arts - ICI.Radio-Canada.ca, « Un court métrage de l'ONF sur Nikola Tesla à la Semaine de la critique à Cannes », sur Radio-Canada.ca (consulté le 18 janvier 2018)
  7. (en) « Ariane 2.0 — Bibliothèque de l'Université Laval », sur ariane25.bibl.ulaval.ca (consulté le 18 janvier 2018)
  8. « INCITE » Winnipeg Eats Itself: L'Atelier national du Manitoba's Scheme for Sovereignty, by Solomon Nagler », sur www.incite-online.net (consulté le 18 janvier 2018)
  9. INCITE: Journal of Experimental Media, « STARVATION YEARS: Album de l'Atelier national du Manitoba, 2005-2008 », sur INCITE: Journal of Experimental Media (consulté le 18 janvier 2018)
  10. « De nombreux courts métrages canadiens à Sundance », Le devoir,‎ , B7 (lire en ligne)
  11. « Lumière éblouissante | Marc Cassivi | Festival de Cannes », La Presse,‎ (lire en ligne)
  12. Helen Faradji - ICI.Radio-Canada.ca, « 3 Québécois à Cannes », sur Radio-Canada.ca (consulté le 21 novembre 2017)
  13. François Lévesque, « «Tesla: lumière mondiale» concourra à la Semaine de la critique de Cannes », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  14. (en) « Do Winnipeggers like their Kubasa in a Glass? - CBC Manitoba », sur www.cbc.ca (consulté le 19 janvier 2018)
  15. (en-US) « CTV vs L’Atelier national du Manitoba », Cineflyer Winnipeg,‎ (lire en ligne)
  16. (en-US) « Winnipeg Eats Its Young: Matthew Rankin », Cineflyer Winnipeg,‎ (lire en ligne)
  17. (en) « I Dream of Driftwood », sur www.winnipegfilmgroup.com (consulté le 20 janvier 2018)
  18. (en-US) « "Cattle Call" by Matt Rankin and Mike Maryniuk », Cartoon Brew,‎ (lire en ligne)
  19. (en) « Oú est Maurice? », sur www.winnipegfilmgroup.com (consulté le 20 janvier 2018)
  20. Hortense Chauvin, « Lumière sur Matthew Rankin », Le délit,‎ (lire en ligne)
  21. (en-US) « Cinema Scope | Electroshock Therapy: Matthew Rankin on The Tesla World Light », sur cinema-scope.com (consulté le 18 janvier 2018)
  22. « Tabula Rasa », sur gala.quebeccinema.ca (consulté le 18 janvier 2018)
  23. « Mynarski chute mortelle », sur gala.quebeccinema.ca (consulté le 18 janvier 2018)
  24. Brent Furdyk, « 2016 Canadian Screen Awards Nominees Announced », ET Canada,‎ (lire en ligne)
  25. (en-US) « 2018 Film Nominees - Academy.ca », sur Academy.ca (consulté le 18 janvier 2018)
  26. (en) « Ottawa International Animation Festival », sur Ottawa International Animation Festival (consulté le 18 janvier 2018)
  27. © CITIA, « Accueil > Festival > Palmarès > Fiche film palmarès », sur www.annecy.org (consulté le 18 janvier 2018)
  28. « Le FCVQ dévoile la programmation de sa 5e édition - CTVM.info », CTVM.info,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]