Matthew Phipps Shiel

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Matthew Phipps Shiel et sa femme Carolina, photographie parue dans The Candid Friend, 13 juillet 1901.

Matthew Phipps Shiel, né le et mort le , est un écrivain britannique de science-fiction et d'horreur.

Son œuvre la plus célèbre reste Le Nuage pourpre (The Purple Cloud, 1901), roman de science-fiction post-apocalyptique[1].

Parmi ses contes de terreur les plus connus figure « La S.S. » (The S.S., 1896) en raison d'allusions incluses dans Le Matin des magiciens, essai de Jacques Bergier et Louis Pauwels. Ces deux auteurs insistent sur la valeur censément prophétique du récit de Shiel eu égard aux crimes de l'Allemagne nazie : « En 1896, un écrivain anglais, M. P. Shiel, publie une nouvelle où l’on voit une bande de monstrueux criminels ravageant l’Europe, tuant des familles qu’ils jugent nuisibles au progrès de l’humanité, et brûlant les cadavres. Il intitule sa nouvelle « Les S. S. ». »

Cependant, l'essayiste et critique Michel Meurger réfute toute similitude entre les exactions du régime nazi et celles commises par la fictive « Société de Sparte » dépeinte dans le récit littéraire « La S.S. » (Bergier et Pauwels attribuent erronément le titre « Les S.S. » à la nouvelle puisque le sigle fait référence à la « Société de Sparte »). Lors de la première publication en 1999 d'une traduction française de la nouvelle dans Le Visage vert, revue dédiée à la littérature fantastique, Meurger remarque que l'amalgame réalisé par Pauwels et Bergier a été facilité par le caractère longtemps inédit en France de « La S.S. », « aliment[ant] les fantasmes peu innocents des songe-creux pour lesquels le terme « d'Ordre Noir » représente le sésame vers un Imaginaire frelaté docile à toutes les instrumentalisations de l'extrême droite »[2]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles
  • La S.S. (The S.S., 1896)[3]
  • The Rajah's Sapphire (1896)
  • The Yellow Danger (1898)
  • Cold Steel (1899)
  • Contraband of War (1899)
  • The Man-Stealers (1900)
  • The Lord of the Sea (1901)
  • Le Nuage pourpre (The Purple Cloud, 1901)
  • The Weird o' It (1902)
  • Unto the Third Generation (1903)
  • The Evil that Men Do (1904)
  • The Lost Viol (1905)
  • The Yellow Wave (1905)
  • The Last Miracle (1906)
  • The White Wedding (1908)
  • The Isle of Lies (1909)
  • This Knot of Life (1909)
  • The Dragon (1913)
  • Children of the Wind (1923)
  • How the Old Woman Got Home (1927)
  • Dr Krasinski's Secret (1929)
  • The Black Box (1930)
  • Say Au R'Voir But Not Goodbye (1933)
  • This Above All (1933)
  • The Young Men Are Coming (1937)
  • Prince Zaliski (1967)
  • The New King (1981)
Recueil de contes
  • Prince Zaleski (1895)
  • Shapes in the Fire (1896)
  • The Pale Ape and Other Pulses (1911)
  • Here Comes the Lady (1928)
  • The Invisible Voices (1935)
  • The Best Short Stories of M. P. Shiel (1948)
  • Xelucha and Others (1975)
  • Prince Zaleski and Cummings King Monk (1977)
  • The Empress of the Earth: The Purple Cloud and Some Short Stories (1979)
  • Works (1980)
  • Xelucha and The Primate of the Rose (1994)
Anthologies
  • Great Short Stories of Detection, Mystery and Horror 2nd Series (1931)
  • Dark Mind Dark Heart (1962)
  • Sleep No More (1964)
  • Victorian Tales of Terror (1972)
  • The Black Magic Omnibus Volume 1 (1976)
  • More Tales of Unknown Horror (1979)
  • Fifty Famous Detectives of Fiction (1983)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donald Phelps, « Cosmic Vagrant : The Prophetic Romances of M. P. Shiel », The Comics Journal, Fantagraphics, no 299,‎ .
  • Roger Dobson (trad. Anne-Sylvie Homassel), « M.P. Shiel », Le Visage Vert, Éditions Joëlle Losfeld, no 6,‎ , p. 27-38.
  • Michel Meurger, « You know my fancy for cremation », Le Visage Vert, Éditions Joëlle Losfeld, no 6,‎ , p. 39-42.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Dobson 1999, p. 27.
  2. Meurger 1999, p. 39-42.
  3. Matthew Phipps Shiel, traduction d'Anne-Sylvie Homassel « La S.S. », Le Visage Vert, n° 6, Paris, avril 1999, éditions Joëlle Losfeld, p. 45-73.

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en) Alan Gullette, M. P. Shiel (1865-1947). The Lord of Language, lire en ligne.