Matrilocalité

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La matrilocalité est un principe de fonctionnement de certaines sociétés traditionnelles selon lequel l'épouse reste dans le village ou le lieu de résidence de sa mère une fois le mariage contracté. L'époux réside donc dans la localité d'origine de sa femme.

La matrilocalité est attestée chez les Iroquois, les Hopis en Arizona, les Māori de Nouvelle-Zélande, la communauté Nair du Kerala (sud de l'Inde), les Moso du Yunnan et du Sichuan (sud-ouest de la Chine), et les Minangkabau de l'ouest de Sumatra.

Elle peut constituer une composante importante du matriarcat (avec la matrilinéarité). Elle n'est cependant pas forcément concomitante avec celles-ci.

Ce mode d'organisation familial crée de grandes familles claniques, le plus souvent composées de trois ou quatre générations vivant sous le même toit.

Fréquemment, le mariage sans résidence commune est pratiqué, ce qui signifie que les époux vivent séparés, se voyant pendant leur temps libre. Les enfants nés de ces mariages sont élevés par les femmes du clan matrilinéaire. Le père n'a alors pas de rôle significatif dans l'éducation de ses propres enfants. Il en a par contre un dans celui des enfants de ses sœurs (nièces / neveux). En conséquence directe, la propriété est transmise de génération en génération, et dans l'ensemble, reste en grande partie non divisée.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robin Fox, Kinship and Marriage: An Anthropological Perspective, Cambridge University Press, 1967, 288 p. (ISBN 978-0521278232)
  • (en) John Robert Shepherd, Marriage and mandatory abortion among the 17th-century Siraya, American Anthropological Association, 1995, 104 p. (ISBN 978-0913167717)
  • (en) Chuan-Kang Shih, Quest for Harmony: The Moso Traditions of Sexual Union and Family Life, Stanford University Press, 2010, 352 p. (ISBN 978-0804761994)