Mathieu de Longuejoue

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Mathieu de Longuejoue
Biographie
Naissance vers 1485
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Ordination sacerdotale
Décès le
à Paris
Consécration épiscopale début 1434
Évêque de Soissons
Autres fonctions
Fonction religieuse
1549 Abbé commendataire de Royaumont
Fonction laïque
1499 Avocat
1502 Conseiller au Châtelet
1516 Conseiller au parlement de Paris
1523 Maître des requêtes
1535 Conseiller d'État au Conseil du roi
1538 Garde des sceaux, et 1544-1445

Blason

Mathieu de Longuejoue, né vers 1485[1], et mort le [2] à Paris, est un évêque, garde des sceaux de France sous François Ier, et un conseiller d'État français, jusque sous le règne de Henri II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le son père décède et, mineur, il est mis sous la tutelle de sa mère et de ses oncles, Thibaut Baillet et Dreux de Longuejoue.

Il fait des études de droit, et reçu avocat en 1499, devient conseiller au Châtelet le . En 1516, il est conseiller au parlement de Paris, et reçu le , exerce cette charge jusqu'au , date à laquelle il est nommé maître des requêtes.

Le il est envoyé en Italie, sous la conduite de l'Amiral de Brion[3], vers l'empereur, à la suite de la ratification du traité de paix de Cambrai, et va en Espagne libérer les enfants de France, François et Henri (futur Henri II), gardés prisonniers en gages de paix.

Après la mort de sa femme, Madeleine de Chambellan, il démissionne de son poste de maître des requêtes, en faveur de son fils Thibaut, et embrasse l'état ecclésiastique à l'âge de 45 ans.

Un accord est passé, malgré l'opposition des chapitres et de la Sorbonne, entre le pape Léon X et François Ier, afin que le roi puisse nommer aux évêchés et donner aux abbés les abbayes en commende, aussi en 1533, il nomme le premier évêque de Soissons, Mathieu de Longuejoue[4]. Celui-ci reçoit ses bulles de Rome, prête fidélité au début de l'année 1534, et prend possession de l'évêché en  : il part le 7 de l'Abbaye Saint-Jean-des-Vignes monté sur une mule, en compagnie de l'évêque de Troyes Odard Hennequin, de plusieurs abbés, gentils-hommes de la Province et autres, et arrive à la porte Saint-Christophe[5] de l'enceinte de Soissons, où le chapitre et le clergé l'accueillent dans un paysage enneigé et pluvieux. Par la suite, il s'installe dans sa chaire, est porté vers la cathédrale, et sous le portail, fait le serment ordinaire face au doyen, alors l'église est ouverte et il amené sur son trône[4].

Le futur connétable Anne de Montmorency l'introduit à la cour, et en 1535, Mathieu entre au conseil privé du roi, où il deviendra le plus ancien conseiller d'État. Après la mort du chancelier du Bourg, en 1538, il est chargé de la garde des sceaux jusqu'au , où Guillaume Poyet devient chancelier. Il est de nouveau[6] garde des sceaux de , après la destitution de François Errault, seigneur de Chenans, jusqu'en 1545.

Ambassadeur, il est désigné pour traiter de la paix avec le roi Henri VIII d'Angleterre, pour le détacher de Charles Quint et le rallier à la France, et restituer la ville de Boulogne-sur-Mer. Les négociations débouchent avec succès sur le traité de Crépy-en-Laonnois[1].

Toujours conseiller d'État clerc, sous Henri II, en 1549, il devient le 1er abbé commendataire de Royaumont, nommé par le roi[1]. Le , il assiste au sacre de Catherine de Médicis à Saint-Denis, et participe aux États assemblés à Paris, le [7], après la bataille de Saint-Laurent et la prise de Saint-Quentin[4].

Décès[modifier | modifier le code]

Âgé et comblé d'honneurs, il décède le .

Il repose dans le caveau familial de l'église Saint Gervais à Paris, auprès de son fils Thibaut, mort avant lui.

Famille[modifier | modifier le code]

Mathieu de Longuejoue est le fils de Jean de Longuejoue (†), seigneur d'Ivergny, conseiller au parlement de Paris, et de Geneviève Baillet. Il est l'aîné, suivi de son frère Guillaune et de ses quatre sœurs, Jacqueline, Jeanne, Claude et Catherine.

Il est marié à Madeleine de Chambellan et ont deux enfants :

Sa femme, Madeleine de Chambellan (†), est inhumée dans le couvent des Blancs-Manteaux (appelé aussi Prieuré de Saint-Guillaume)[8]. Son frère Guillaume de Longuejoue (†), chanoine des églises de Chartres et d'Auxerre[9], repose dans le même couvent.

Armes de la famille Longuejoue : « de gueules à trois grappes de raisins d'or, 2 et 1 »[10].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Histoire de Royaumont Par l'abbé Henri Louis Duclos. Vol. 2, 1867. (p. 79)
  2. a et b Encyclopédie théologique Par Jacques-Paul Migne. (Anciennes épitaphes de l'église Saint-Gervais p. 156)
  3. Correspondance du cardinal Jean du Bellay de 1529 à 1535 Par Rémy Scheurer. 1969. (p. 71, note 1)
  4. a b et c Histoire de la ville de Soissons Par Claude Dormay, Ménestrier. Vol. 2, 1664 (p. 518 et plus)
  5. Enguerrand de Bournonville et les siens Par Bertrand Schnerb. 1997. (porte Saint-Christophe p. 112)
  6. Les chanceliers de France sous François Ier
  7. « Réunion des États Généraux de Paris le 6 janvier 1558 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. Épitaphier du vieux Paris Par Émile Raunié. Vol. 2, Bernardins-Charonne, no 525 à 980, 1893 (p. 50)
  9. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris Par Jean Lebeuf. Vol. 1, (Épitaphes d'avant la Révolution aux Blancs-Manteaux p. 372)
  10. Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne Par Anselme de Sainte-Marie, Ange de Sainte-Rosalie. Vol. 6, 1730. (p. 464-467)

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Voir aussi[modifier | modifier le code]