Mathieu Brosseau

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Mathieu Brosseau
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photographie de Jean-Luc Bertini, pour Quidam éditeur. 2017
Naissance
Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Mathieu Brosseau est un écrivain français né le 23 décembre 1977[1] à Lannion. Romancier et poète, il a fait paraître douze livres.

Il a été administrateur à la Société des gens de lettres entre 2015 et 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 23 décembre 1977 à Lannion, Mathieu Brosseau vit et travaille aujourd'hui en région parisienne. Il est bibliothécaire.

Courants d'influence[modifier | modifier le code]

Aussi bien imprégné des œuvres de romanciers - tels Maurice Pons, Jacques Abeille, Imre Kertész ou encore Herman Melville -, que d'œuvres de poètes (notamment William Blake, Arthur Rimbaud, René Daumal, Denis Roche) ou de cinéastes (comme Chris Marker), Mathieu Brosseau travaille une prose dynamique, « qui tend vers le flux»[2]. Il creuse les questions du corps, de l'identité, du temps, de l'animalité, du désir.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Natacha Andriamirado écrit « s'il lui faut une identité, Mathieu Brosseau est poète, mais il est en réalité au-delà des genres. » (in La Nouvelle Quinzaine Littéraire, 15 juillet 2015).

À propos de son art poétique, Florence Trocmé analyse dans un article consacré à son livre Ici dans ça : « On peut peut-être proposer pour conclure qu’on est ici dans ça, devant une poétique du dé-lire, pour lire le délire mais aussi le dé-dire et en délier les constituants, une poétique pour saper ce qui lie mal et donc entrave. Une poétique en forme de coin à poser ici ou là pour soulever la masse ce qui écrase et pour desceller ce qui étouffe. Et que cette entreprise est donnée à voir et à lire dans son essor et sa réalisation. »[3]

À travers ses livres, Mathieu Brosseau « semble demander qui, du langage ou de la réalité, fait le monde et le sujet. Si les objets parlent, les mots prennent corps eux aussi. »[4]

Pour lui, « dire la chose en train de se faire, quand le dire est la chose en train de se faire. Incarner cette vie augmentée. C’est poésie.»[5]

Lors d'un entretien[6], il définit ainsi le moteur de sa propre poétique : « Écrire, c'est provoquer l'avenir. »

Entretiens[modifier | modifier le code]

Vidéos

Radios

Ecrits

Publications[modifier | modifier le code]

Poésie

Roman

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d’autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Jean-Philippe Cazier, « Data Transport », sur DIACRITIK,
  3. Florence Trocmé, Poezibao, juillet 2013
  4. Marianne Dautrey, « Dans quel état le "je" erre-t-il ? », Le Monde de Livres,‎ (lire en ligne)
  5. Mathieu Brosseau, L'Animal Central, Le Castor Astral, , exergue
  6. « [Entretien] Mathieu Brosseau, avec Florence Trocmé », sur Poezibao
  7. Critique du recueil L'Espèce, par Alain Hélissen, Poezibao, janvier 2010.
  8. « L'ANIMAL CENTRAL : Penser la part mécanique de l'humain - Lectures au coeur », Lectures au coeur,‎ (lire en ligne)
  9. « L'art de la dissolution selon Mathieu Brosseau », sur Le Clavier Cannibale de Christophe Claro
  10. « Les lettres naufragées et l’écrivain sauvé des eaux », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  11. Jean-Philippe Cazier, « Ça, le chaos », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne)
  12. Natacha Margotteau, « Naître avec une seconde de retard », Nonfiction.fr,‎ (lire en ligne)
  13. Juliette Keating, « Sœurs de chaos », délibéré,‎ (lire en ligne)
  14. Alain Nicolas, « Mathieu Brosseau voyage au bout du Chaos », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  15. Lucien Raphmaj, « Comme un rêve où nous sommes : Chaos, de Mathieu Brosseau », Diacritik,‎ (lire en ligne)
  16. Jeanne Bacharach, « Confusion primitive », En attendant Nadeau,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]