Mathieu-François Molé

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Mathieu-François Molé
Fonction
Premier président du Parlement de Paris
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Biographie
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Décès
Nationalité
Conjoint
Bonne-Félicité Bernard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Propriétaire de

Mathieu-François Molé, marquis de Méry, comte de Champlâtreux, est un magistrat français né en 1705 et mort en 1793.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Baptiste Mathieu Molé, il est président à mortier au Parlement de Paris, puis premier président (1757-1763). Il démissionne de ses fonctions en 1763 pour ne pas avoir voulu faire sa cour à Madame de Pompadour.

Les témoignages sur sa personnalité sont contrastés:

  • selon le magistrat au parlement janséniste Robert de Saint-Vincent, « M. Molé entra en place [en 1757] avec les dispositions de prudence les plus sages et les plus pacifiques. Il était droit et doux par caractère. L’ambition n’avait nulle part à son élévation. […] Toute l’administration de M. Molé se serait écoulée dans le plus grand calme pendant plusieurs années si les événements plus forts que les administrateurs ne fussent pas venus secouer la tranquillité de son âme et l’exposer à des agitations violentes trop fortes pour un homme dont les forces physiques et morales n’étaient jamais au niveau, encore moins au-dessus des tempêtes.»[1]
  • selon l'avocat au parlement antijanséniste Edmond Jean François Barbier en septembre 1757, « M. le président Molé est un fort honnête homme, mais il est très-haut, tant à cause de sa naissance que de ses richesses; il a, dit-on, quatre cent mille livres de rente [...] il tient beaucoup à la Cour par le mariage de sa fille avec le fils aîné de M. le duc de Brissac [...] un homme comme M. Molé, étant soutenu de la Cour, réglera peut-être la forme des assemblées générales et empêchera, par autorité, avec MM. les présidents, les cabales et les opinions tumultueuses telles qu'elles se sont pratiquées depuis 1750. »[2]
  • selon le marquis d'Argenson, « ...dandin, inquiet, disgracieux, d'une ignorance singulière [...] il n'y a que son nom et ses richesses dont on dise du bien, de son cœur il n'y a pas grand-chose à dire ; mais pour son esprit et sa science, c'est grande pitié... »[3].

Famille et fortune[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1733 Bonne-Félicité Bernard, fille du financier Samuel Bernard et de sa seconde épouse, Pauline Félicité de Saint-Chamans. À la mort de son père, en 1739, Mme Molé reçoit un très gros héritage de 6 millions de livres. Elle décède à Paris le , âgée de 62 ans, et est inhumée dans la chapelle de son château de Méry sur Oise[4].

Les Molé emploient leur fortune à constituer un imposant patrimoine foncier :

Ils ont deux enfants arrivés à l'âge adulte:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un magistrat janséniste du siècle des Lumières à l'Émigration, Pierre-Augustin Robert de Saint-Vincent, Monique Cottret, Valérie Guittienne-Mürger et Nicolas Lyon-Caen (éd.), Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2012, p. 191-192.
  2. Edmond-Jean-François Barbier, Chronique de la régence et du règne de Louis XV (1718-1763), tome VI (1754-1757), Paris, Charpentier, 1857, p. 582. Ouvrage numérisé.
  3. Journal et Mémoires du marquis d'Argenson, tome VI.
  4. Son décès en son hôtel rue Saint-Dominique puis son inhumation sont annoncés dans le Journal de Paris, 19 février 1784, p. 230. En ligne.
  5. E. de Clermont-Tonnerre, Histoire de Samuel Bernard et de ses enfrants, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, , XII+418 p., p. 145-152

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]