Matar Muhammad

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Matar Muhammad est un joueur de buzuq, gitan né au Liban en 1939 et décédé en 1995.

Il existe un débat quant au lieu de naissance de Matar Muhammad, selon certains auteurs il serait né dans la plaine de la Bekaa, selon d'autres, à Alarida, petit village libanais situé à la frontière nord avec la Syrie, dans une famille gitane.

Son père et son frère ainé l’initient dès l'âge de 7 ans au buzuq, instrument oriental à corde pincée de la famille des luths à long manche (proche du saz turc ou du bouzouki grec - mais permettant à la différence du bouzouki l'interprétation des mélodies orientales contenant des quarts de tons).

Il est découvert par le compositeur Libanais Romeo Lahoud qui l’intègre rapidement dans son groupe. Il se fait connaitre du grand public en 1965 avec la pièce de théâtre Ardouna ila abad, présentée au festival de Baalbek.

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Issu d’une tradition transmise de père en fils, sans aucune formation académique, il fait preuve de virtuosité tant au niveau de l'interprétation des modes classiques de la musique orientale (Maqâm) que de celle des chansons folkloriques et traditionnelles libano-syriennes. Il a également composé des chansons, comme Akhadou interprétée par la chanteuse libanaise Sabah.

Son style de jeu s'appuie sur un mélange complexe de techniques purement orientales ornementées de techniques issues d'atures styles internationaux, telles que jazz, flamenco, musique classique indienne (ce qui n'est pas sans rappeler les origines indiennes des populations gitanes), ce qui a permis d'élargir les possibilités propres au buzuq, instrument utilisé uniquement, à l'origine, pour interpréter les chansons folkloriques et traditionnelles.

Il atteint son apogée dans les années 1970 avec une série de concerts au Théâtre de la Ville à Beyrouth.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Liban - Matar Muhammad, buzuq, 1995.
  • Liban - Matar Muhammad, Hommage à un maître du buzuq, 1996.

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