Matam (Sénégal)

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Matam
Administration
Pays Drapeau du Sénégal Sénégal
Région Matam
Département Matam
Maire
Mandat
Mamadou Mory Diaw
2009-2014
Démographie
Population 17 324 hab. (estim.2007)
Géographie
Coordonnées 15° 39′ 47.592″ N 13° 15′ 39.456″ O / 15.66322, -13.2609615° 39′ 47.592″ Nord 13° 15′ 39.456″ Ouest / 15.66322, -13.26096
Altitude 17 m
Localisation

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Matam

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Matam

Matam est une ville du Sénégal oriental, située à 410 km à l'est de Saint-Louis. C'est le chef-lieu de la région de Matam.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le poste de Matam (illustration de Côte occidentale d'Afrique, 1890)

Matam a été fondée par Farba Boubou Samba Gaye, vers 1512.

Une école française y a été créée en 1918.

La ville a été érigée en commune en 1952.

Administration[modifier | modifier le code]

Le maire actuel de la commune est Mamadou Mory Diaw, qui remplace Abdoulaye Dramé (devenu président du Conseil régional de Matam).

Géographie[modifier | modifier le code]

Matam est une bourgade agricole qui s'étend le long du fleuve, face à la Mauritanie, de part et d'autre du centre qui a une vocation plus commerciale. Elle a donné son nom à un département ensuite devenu Région de Matam.

Les localités les plus proches sont Tiambe, Tiguere Soubalbe, Tiguere Yene, Diamel et Navel.

Dakar, la capitale, se trouve à 693 km[1].

Population et démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont principalement des Peuls ou Halpoulaars.
Lors des recensements de 1998 et 2002, Matam comptait respectivement 10 722 et 14 620 habitants.

En 2007, selon les estimations officielles, la population de la ville s'élevait à 17 324 personnes.

Économie[modifier | modifier le code]

La région de Matam au Sénégal offre d'importantes opportunités économiques : l’agriculture et l’élevage constituent les principales activités, avec un degré d’intensification variant fortement en fonction de la proximité du fleuve Sénégal. Les cultures pratiquées sont le riz, le maïs, le sorgho et le maraîchage (tomates, oignons, patate douce, gombo…).

Le milieu confère au bassin du fleuve Sénégal un avantage par rapport à de nombreuses autres régions agricoles : en plus des températures élevées et d’une forte exposition au soleil, l’eau est disponible en grande quantité et la qualité des sols est favorable.

Grenier potentiel du pays, cette région souffre cependant de son enclavement et de la forte désertion de sa jeunesse qui migre massivement vers les grandes villes ou à l'étranger. Source: Fonds d'Appui aux Initiatives locales à Matam (FAIL)

Culture[modifier | modifier le code]

les cultures locales reflètent l'origine et l'histoire de la population.

La bibliothèque régionale de Matam dite « Bibliothèque du bout du monde » qui abrite environ 3000 ouvrages a été classée par le Ministère de la Culture et du Patrimoine historique le 12 mars[2], avant construction du « Centre culturel régional de Matam »[3]


Climat[modifier | modifier le code]

Matam possède un climat semi-aride chaud (Classification de Köppen BShw) à saison sèche « hivernale ». Il y a deux saisons : la longue saison sèche qui dure d'octobre à juin inclus et la courte, variable saison des pluies qui se limite à trois mois à peine, de juillet à septembre inclus, dont la durée et l'intensité sont sujettes à de grandes irrégularités inter-annuelles. Les précipitations moyennes annuelles sont de 369 mm, et tombent presque exclusivement pendant l'hivernage, alors que les autres mois sont d'une sécheresse absolue. Le climat est ultra-chaud : avec une température moyenne annuelle supérieure à 31 °C (maxima moyen : 38,5 °C ; minima moyen : 23,8 °C), Matam est un des endroits les plus chauds du globe à l'année ; la fin de la saison sèche, de mars à juin inclus, correspond à l'été thermique, lequel est très long et torride avec une température moyenne maximale supérieure à 40 °C qui atteint son paroxysme en avril et en mai avec 44 - 45 °C et un second pic de chaleur, moins important, se produit au début de la saison sèche en octobre - novembre, où la température atteint souvent 40 - 42 °C.

Données climatiques à Matam (climat tropical semi-désertique - zone sahélienne typique)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 17,6 19,7 22,7 26 28,3 28,1 26,6 25,6 25,3 25,5 21,7 18,4 23,8
Température moyenne (°C) 25,6 28,1 31,7 34,7 36,1 34,8 32,1 30,5 30,7 32,3 30,3 26,9 31,1
Température maximale moyenne (°C) 33,7 36,6 40,7 43,4 44 41,6 37,5 35,4 36,1 39,1 38,9 35,4 38,5
Ensoleillement (h) 279 261 312 311 305 282 273 236 246 274 271 270 3 320
Précipitations (mm) 0 1 0 0 1 5 87 133 98 21 2 1 369
Source : Infoclimat (2000-2015)[4], Étude méthodologique pour l'utilisation des données climatologiques de l'Afrique tropicale (pour l'ensoleillement uniquement)[5]..


Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Matam est jumelée avec Dakar et avec Mantes-la-Jolie.

Personnalités nées à Matam[modifier | modifier le code]

  • Cheikh Hamidou Kane, écrivain
  • Mamadou Niang, footballeur
  • Issa Kane, premier maire et premier directeur d'école de souche africaine
  • El hadji Hamidou Samba Kassé, philosophe, journaliste, écrivain
  • Samba Diouldé Thiam, mathématicien, journaliste, homme politique
  • Souleymane Niang, mathématicien, ancien recteur de l'UCAD
  • Mamadou Gueye Bakoumba, journaliste, écrivain adjoint-maire, vice-président du conseil d'administration de la emino ,membre du C.A. du foyer noiseen (en France à Noisy-le-Sec)
  • Colonel Mamadou Moustapha Thioubou, ancien chef d'état-major de la Marine
  • Barka Cissé: ingénieur en Aménagement et Gestion Urbaine à l'Agence Nationale de l'Aménagement du Territoire (ANAT)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ahmadou Kane, Matam et sa région, Dakar, Université de Dakar, 1977, 363 p. (Thèse de 3e cycle de géographie)
  • C. Laigret, « Matam, cercle du Sénégal », Cahiers d'Outre-mer, n° 1, Paris, 1934, p. 3-15
  • J. Le Roy, « Monographie d'Afrique noire : Matam Sénégal », Annales africaines, Paris, 1958, p. 235-243
  • C. M. Ly, La vie politique dans le cercle de Matam de 1945 à 1960, Dakar, Université de Dakar, 1984 (Mémoire de maîtrise)
  • Ousmane Ngueme, L’évolution économique du cercle de Matam de 1930 à 1960. Contribution à l’analyse du processus de marginalisation de la vallée du Sénégal, 1994, 162 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Alassane Niane, L’école coloniale à Matam, 1898-1960, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1999, 137 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Ousmane Samb, Analyse climatique d’une station synoptique, Matam 1946-1975, Dakar, Université de Dakar, 1980, 127 p. (Mémoire de Maîtrise géographie)
  • I. Seck, Les litiges fonciers dans le cercle de Matam de 1920 à 1960, Dakar, Université de Dakar, 1990

Liens externes[modifier | modifier le code]