Aller au contenu

Matériaux utilisés pour faire de la musique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Quena, pipeau et flûte à bec en divers matériaux : tiges de plantes, métaux et plastiques.

Les matériaux utilisés pour faire de la musique sont extrêmement variés. Sans parler du corps humain (utilisation de la bouche, des mains, des pieds…) les matériaux peuvent être d'origines végétales, animales, minérales, métalliques, plastiques…

Introduction

[modifier | modifier le code]
Instruments préhistoriques : flûte et sifflet en os, rhombe et racleur en bois de renne.

Historiquement, les divers organes des végétaux (dont les tiges, le bois[1], les fruits…), les animaux (dont les os les coquillages[2], les cornes, les peaux, l'ivoire, les boyaux…), certains minéraux, puis, plus tard, différents métaux, les plastiques et récemment les composants utilisés pour synthétiser de la musique grâce à l'informatique, ont servi à faire toutes sortes d'instruments de musique.

Accordéon chromatique réalisé à partir de dix matériaux différents.

Les instruments anciens étaient réalisées avec un seul ou quelques matériaux assemblés. Des cailloux pour frapper, des os ou des tiges pour des flûtes, du bois pour des arcs musicaux et des rhombes… Par la suite, les assemblages sont devenus de plus en plus complexes. Par exemple, les accordéons nécessitent pour leur fabrication de très nombreux matériaux : les deux caisses sont généralement en bois peint ou recouvert de celluloïd, le soufflet en carton et en peaux, les sommiers en bois ou en aluminium, les anches en acier fixées sur de l'aluminium ou du duralium, les touches en plastique parfois recouvertes de nacre.

Les noms des familles d'instruments peuvent être trompeurs : la famille des bois comprend aussi de nombreux instruments en métal (flûtes en maillechort, ou en plastique (pipeaux) et la famille des cuivres comprend aussi des instruments en bois (cor des Alpes en épicéa, didjeridoo en eucalyptus). En effet, c'est la manière de produire les vibrations qui détermine le classement des instruments dans ces familles. Pour les cuivres, le son provient de la vibration des lèvres ; pour les instruments de la famille des bois le son provient de la vibration engendrée par le souffle arrivant sur un angle. En outre, pour de nombreux instruments tels que les bois, les cuivres ainsi que les cordes, la justesse du son n'est pas liée à la matière de l'instrument mais surtout à sa longueur et à sa forme. Pour les cordes, la tension joue aussi un rôle prépondérant. Les sons produits par les idiophones proviennent des vibrations des matériaux durs percutés : bois (xylophone), métaux (métallophone, vibraphone, glockenspiel)… Enfin pour de nombreux instruments les sons produits sont amplifiés par des résonateurs ou différents types de caisses de résonance.

Différents types de hochets fabriqués à partir de végétaux : bois, tiges, fibres, graines.
Tambourin à cordes, ou tom-tom, ou ttun-tunn, fabriqué presque exclusivement avec des végétaux.

L'utilisation de plantes pour émettre des sons ou fabriquer des instruments capables de produire des sons variés est très ancienne et présente dans toutes les civilisations[3]. Elle va d'instruments très simples faits avec un brin d'herbe, une pelure d'oignon, des légumes[4], ou un morceau de bois entaillé, jusqu'à des instruments de haute qualité fabriqués avec des bois rares tels que le pernambouc utilisé pour les archets des instruments à cordes frottées[5], ainsi que d'autres bois anciens voire précieux[6], éventuellement collés, enduits, ou traités avec des substances d'origine végétale.

La plupart des différentes parties des plantes ont été utilisées. Surtout le bois (xylème) pour faire des tuyaux comme pour la plupart des instruments de la famille des bois : le cornet à bouquin, le serpent, la clarinette et le hautbois, le cor anglais[7] ainsi que le basson, fait en érable ou en palissandre. Le bois sert aussi à fabriquer des manches ou des caisses de résonance comme pour les teponaztlis avec un tronc d'arbre évidé et fendu sur sa longueur qui était joué par les Aztèques et les Mayas. Mais aussi le liège (phloème) pour faire des isolants, les tiges fibreuses pour faire des liens, les fruits creux et durs comme pour les calebasses, certaines feuilles (vibrantes) et des graines sculptées mais surtout les tiges creuses pour faire de nombreux modèles de flûtes, des chalumeaux, des shengs (ou orgues à bouche).

Les plantes utilisées appartiennent à de très nombreux genres et espèces végétales que l'on peut aussi classer selon la manière de produire les sons : instruments à vent, à cordes, à percussion, autres[8].

Contrebasse fabriquée avec de l'érable sycomore et de l'épicéa.

Les principales qualités recherchées sont la dureté, la conservation, la résonance acoustique, l'aptitude à la sculpture (non fendillement), l'aspect esthétique, la couleur… Certaines espèces sont plus particulièrement utilisées telles que différentes espèces du genre Dalbergia comme l'ébène, le bois de rose ou palissandre, le grenadille du Mozambique (Dalbergia melanoxylon), le bois de fer (Gaïac) très dur parfois remplacé par Xanthocercis madagascariensis. D'autres bois sont recherchés pour certaines utilisations comme l'épicéa (Picéa), l'acajou, l'amourette (Brosimum guianense) et certains fruitiers de la famille des Rosaceae du genre Prunus, tels que le cerisier et le prunier, le poirier (Pyrus), mais aussi l'olivier (Olea europaea), le buis (Buxus), le hêtre (Fagus), le tilleul (Tilla) et l'érable (Acer pseudoplatanus) qui est le plus courant dans la facture semi-industrielle. Bien d'autres essences peuvent être utilisées tels que le sorbier et l'alisier (Sorbus), le pommier (Malus), l'orme (Ulmus), le cèdre (Cedrus), le noyer (Juglans) ou le bouleau (Betula) (pour le kobyz), l'abricotier (Prunus armeniaca)[9],[10] (pour l'oud qui signifie « bois » dans de nombreux pays arabes) et le duduk arménien, le pêcher (Prunus persica), le houx (Ilex aquifolium), le teck (Tectona grandis), l' acacia[11], le jacquier (Artocarpus heterophyllus) et le mûrier (Morus) pour le corps de résonance et la table d’harmonies du tanbur, du rubab en Afghanistan ou du dutar au Turkménistan et aussi l'oranger (Citrus sinensis) pour le santûr d’Irak[12]. Le bois de peuplier (Populus) peut servir à faire les machetes, instrument proche du ukulélé, au Portugal.

Le sorcier dansant de la grotte ornée des Trois-Frères semble jouer d'un arc-en-bouche.

Les arcs musicaux fabriqués avec une simple branche d'arbre sont parmi les instruments de musique les plus anciens. Les hommes préhistoriques en jouaient et de nombreuses peuplades d'Afrique en jouent encore. Certains, comme les berimbaus sont joués au Brésil ; ils sont fabriqués avec du beriba ou rollinier (Annona mucosa), arbre dur de la famille des Annonacées.
Les qualités sonores sont particulièrement importantes et dépendent de l'espèce végétale, de la dureté du bois et de son élasticité, mais aussi de son vieillissement, de sa préparation, des vernis et des colles utilisés.

Paire de claves en bois très durs.

Pour la table d'harmonie des violons, l'épicéa « de résonance » est préféré par les luthiers, pour le dos, le bois «ondé» de l'érable sycomore possède des caractéristiques esthétiques mais aussi mécaniques et acoustiques plus intéressantes. De très nombreux instruments de musique sont surtout en bois des différentes espèces citées précédemment : flûtes à bec, chalemies, zurnas, hautbois, bassons, caisses de résonances des instruments à cordes tels que les différents types de cithares, de cymbalums, de dulcimers, de santours et le paulownia utilisé pour le koto. Dans le cas de l'ajaeng, sorte de cithare jouée en Corée, c'est le bois de paulownia qui est utilisé.

Tambours à fente de Vanuatu sculptés dans des « arbres à pain ».

Pour les caisses de tambours des bois divers sont utilisés pour les tablas, les congas de différentes tailles, les bongos, les quintos, les tumbas à Cuba et les cajons (caisses parallélépipédiques sur lesquelles le joueur s'assoit) au Pérou. Pour l'atabaque c'est en cèdre (Cedrus), en jacaranda ou en acajou (Swietenia macrophylla) que le long fût conique est fabriqué. Pour la caisse des dholaks c'est le bois de Sesham (Dalbergia sissoo) ou le manguier (Mangifera indicaqui) est utilisé. Le bendir joué par les berbères en Afrique du Nord a un cadre en micocoulier (Celtis). Pour le mridangam, c'est le bois jaune du jacquier (Artocarpus heterophyllus) qui est utilisé. Lee bombolongs sont des tambours à fente fabriqués chez les Diolas avec un tronc de Khaya senegalensis (acajou du Sénégal)[13]. Les kongos utilisent du ngom-ngoma ou nsaga-nsanga (Ricinodendron heudelotii) pour fabriquer différents tambours. À Vanuatu, de grands tambours à fente verticaux ou horizontaux sont sculptés avec des têtes ; ils sont en arbre à pain (Artocarpus altilis) ou en kohu Intsia bijuga. Les tambours biñjun jun baparame sont fait avec le bois du rônier (Borassus flabellifer) chez les Bédiks[13].

Il y a aussi les manches de divers instruments, et les cadres et sommiers des pianos et orgues… Les claves ou « clapi claps » sont réalisés avec des bois très durs. Pour remplacer les bois devenus trop rares et chers d'autres bois de moins bonne qualité sont utilisés comme le tweneboa (Cordia platythyrsa) et le mahogany (Swietenia mahagoni) pour faire des caisses de tambours tels que les djembes. Enfin il est facile de réaliser un sifflet avec une petite branche de sureau (Sambucus) évidée[14]. Le padouk (Pterocarpus) est utilisé pour les claviers des marimbas en Amérique Centrale et du Sud.

Flûtes en bambous d'origines diverses.

Le pissenlit permet de faire de la musique en soufflant dans une tige coupée et percée. Des pailles de graminées peuvent être utilisées pour fabriquer des petites flûtes de pan. Des arcs musicaux fabriqués avec des branches faisaient partie des premiers instruments de musique de l'humanité il y a plusieurs dizaines de milliers d'années[15]. Un syrinx à deux tons peut être fabriqué avec deux morceaux d'une tige de cardère[16]. Le sureau convient pour les mirlitons et les kazoos. Une tige de forsythia pelée est utilisée pour frotter les cordes de l'ajaeng sorte de cithare jouée en Corée. Le roseau est utilisé pour le nay ou ney en Iran et en Turquie ou l'arghoul en Égypte, le kaval en Bulgarie, le sheng des pays asiatiques. Les pipeaux peuvent être fabriqués avec différentes sortes de tiges creuses telles que le sureau mais surtout les bambous utilisées pour toutes sortes de flûtes différentes selon la longueur, la manière de faire le son, les pays ; on peut citer par ordre alphabétique : atenteben au Ghana, bansuri au Bengladesh, en Inde et au Népal, bata nalawa au Sri Lanka, chi et dizi en Chine, daegeum, dangjeok, danso en Corée, donali en Iran, dongdi en Chine flûte à nez aux iles Fidji et en Inde, friscolettu en Sicile, hotchik au Japon, garau-nai en Ouzbékistan et au Tadjikistan, ji et junggeum en Corée, kagurabue au Japon, khloy au Cambodge et Khlui en Thaïlande, komabue au Japon, koncovka en slovaquie, koudi en Chine, lalove en Indonésie, flûte à nez malaise au Sarawak, minteki au Japon, moseno dans les Andes, murali au Népal, nokhan au Japon, ohe hino ehu à Hawaï, flûte à nez de Paîwan à Taîwan, palendag au Philippines, palwei à Myanmar, pinkillu au Pérou, quena ou kena dans les Andes, retyûteki au Japon, sao au Viet-nam, shakuhachi, sheng et shinibue au Japon, sogeum en Corée, suling en Nouvelle Guinée et Papouasie, flûte à nez à Tahiti, tongso en Corée, venu en Inde, wa à Myanmar, xiao et xindi en Chine, yak en Corée, yokobue au japon, yue en Chine et fujara et.

Illustration de divers instruments de musique principalement en bois (1842).

Les tiges de bambous sont également utilisées pour faire les mailloches ou les marteaux des différents instruments de musique à cordes frappées tels que les yangqins. Pour faire certaines flûtes, dès l'Antiquité, les tiges de buis pouvaient être utilisées comme pour certains aulos ou pour l'aboès, le hautbois traditionnel du Couserans en Ariège[17]. Pour le bâton de pluie, certains cactus sont utilisés. En Indonésie les guimbardes traditionnelles sont en bambou. La canne de Provence (Arundo donax) est utilisée pour fabriquer les anches simples ou doubles des divers instruments à vent[18],[19]. Pour le mvett, sorte de harpe, c'est le palmier raphia qui est généralement utilisé. Les tiges de cannes à sucre sont utilisées pour des instruments tels que le kayamb joué dans les Mascareignes.

Les rhizomes

[modifier | modifier le code]

Pour faire des colorants utilisés en particulier mélangés à des vernis sur les instruments à cordes on utilise des rhizomes de garance (Rubia tinctorum). Selon les origines des plantes et leur mode de préparation on peut obtenir des couleurs entre le rouge et le brun plus ou moins foncé[20].

Balafon fabriqué avec des calebasses de différentes tailles.

Un sifflet avec la noisette (Corylus), dévorée de l'intérieur par le balanin en soufflant avec une paille devant le trou. De même avec la noix et le noyau d'abricot[14]. En Côte d'Ivoire les fillettes fabriquent des sortes de hochets doubles en évidant des fruits durs et en mettant à l'intérieur des graines pour faire des Abôloumans[21]. Les fruits d'Albizia lebbeck et de Crotalaria retusa qui agitées émettent des sons dus aux mouvement des graines dans les gousses[22]. Les calebasses (Lagenaria siceraria) pour faire des caisses de résonance de nombreux instruments : balafon (Mali), Kora (Mali), oporo (Kenya), güiro (Cuba et Porto Rico), le xalam / ngoni (luth), le goje (violon traditionnel), les tambûrs et les sitars en Inde[23]. Ils servent également de résonateurs sous les lames du balafon (marimba ouest-africain) ou balangi (un type de balafon sierra-léonais). La calebasse est également utilisée dans la fabrication des instruments de musique shegureh (un hochet pour femmes sierra léonais). Parfois, les grosses calebasses sont simplement creusées, séchées et utilisées comme instruments de percussion, en particulier par les Peuls, les Songhaï, et les Haoussas. On peut citer également l’utilisation dans la fabrication des berimbau, maracas, sanza, sitar, oporo entre autres.
Certaines courges et les noix de coco (Cocos nucifera) sont également utilisées pour faire des caisses de résonances notamment pour le erhu en Chine.

Les graines

[modifier | modifier le code]
Kiokioca : ocarina fabriqué avec une graine de haricot géant.

Des appeaux étaient fabriqués avec des noyaux d'olives ou de cerises[24].Les graines de wawa et de pangui pour faire des maracas, AcaÏ et dattes percées pour les chékérés et les yabaras. La graine du haricot géant pour faire un kiokioca, sorte d'ocarina[25]. Les graines « chacha » provenant d'Albizia lebbeck dénommé « langues de vieilles femmes » et de Crotalaria retusa dénommée « cascavelle jaune » qui sont utilisées dans des calebasses aux Antilles[22],[26]. Les noix de coco dont la coquille sert à faire un résonateur pour le lesiba, instrument de type arc à résonance buccale à une corde liée à une plume imitant des sons d'oiseaux utilisés par les sothos au Lesotho et aussi pour l'ahoco joué par les Baoulés de Côte d'Ivoire[27], promu par l'artiste chanteuse ivoirienne Antoinette Konan. Au Vanuatu, les coques séchées de Pangium edule servent à fabriquer des sonnailles[28],[29].

Les feuilles

[modifier | modifier le code]

Les feuilles de diverses poacées comme le chiendent, l'ivraie, le millet, le roseau, le bambou, vibrent si elles sont tendues entre les deux pouces et que l'on souffle dans l'interstice[16]. 0n utilise aussi les feuilles de lierre[30]. Les tiges des feuilles de certains palmiers servent de cadre pour des arcs musicaux comme le villu joué au Kerala. Avec Magnolia grandiflora on peut fabriquer la « sonaille » en liant les pétioles d'une vingtaine de feuilles avec une ficelle. En laissant trainer par terre puis en secouant et agitant ce collier on produit différentes sonorités[16].

Les écorces

[modifier | modifier le code]

Les écorces de saule (Salix), de frêne (Fraxinus) et de noyer (Juglans) permettent de fabriquer des tubes siffleurs éphémères au printemps[14] Celles de cerisier (Prunus avium) servent à enrober des flûtes comme le hichiriki en Chine, Corée et au Japon. Des hautbois d'écorce étaient fabriqués en Ariège et en Haute-Garonne avec du châtaigner (Castanea), en frêne ou châtaigner en Vendée, en tilleul (Tilia) dans le comté d'Oxford ou en bouleau (Betula) en Lettonie. Et le liège issu du chêne-liège (Quercus suber) pour les joints des clarinettes[31].

Binzasara : plaquettes de bois reliées par des fibres de coton tressées.

Les fibre de plantes telles que le coton (Gossypium), notamment pour le binzasara composé de nombreux morceaux de bois liés par des cordons en coton, le chanvre (Cannabis sativa) pour faire des cordes, comme pour certains tambours et tambourins, et les différents rotins élaborés à partir de Daemonorops et de Calamus pour faire différents types de cordes pour des arcs musicaux et de liens, comme pour l’angklung qui est un instrument de musique indonésien composé de deux à quatre tubes de bambou attachés avec des cordes en rotin[32]. Le raphia pour lier des tiges de bambous comme pour l'adjalin, instrument à cordes pincées du Bénin. Les fibres de vacoa sont utilisées pour faire des bourses pour des arcs musicaux comme le bobre en Afrique et à La Réunion.

Les pelures

[modifier | modifier le code]
Kazoo en sureau.

La pelure d'oignon pour les mirlitons ou le kazoo.

Les résines

[modifier | modifier le code]

La résine pour faire des enduits : la colophane et la poix, obtenues à partir de résineux du genre Pinus (Pinaceae), utilisées en particulier pour les archets d'instruments de musique à cordes frottées. La térébenthine extrite également des pins pour des peintures diverses et pour la fabrication de la popote utilisée pour l'entretien de nombreux instruments de musique à cordes[20]. Le dammar, résine naturelle utilisé pour faire des vernis utilisés sur des instruments de musique extraite à partir d'arbres poussant en Indonésie tels que Shorea et Hopea (Diptérocarpaceae)[20]. Le « mastic en larme » issu du pistachier lentisque (Anacardiaceae) pour la confection de vernis souples et brillants[20]. Le copal, vernis réalisé à partir de résines d'arbres tels que Protium copal (Burseraceae) en Amérique centrale et Hymenaea verrucosa (Fabaceae)[20].

L'huile de lin (Linum usitatissimum) et l'huile de noix pour les vernis des violons.

La farine de certaines céréales produite à partir de grains, qui mélangée à du fer pour faire une pâte, nommée « suru » sert à faire une pastille noire, la « shyahi », des tablas

Les champignons

[modifier | modifier le code]

Afin d'améliorer la sonorité du bois d'épicéa des caisses de résonance des instruments à cordes, on favorise l'attaque par Physisporinus vitreus, le polypore vitreux, un champignon qui forme une pourriture blanche. Pour les tables d'harmonie on utilise le Acer pseudoplatanus, le sycomore, traité par Xylaria longipes, le xylaire à long pied[33].

Joueuse du Kamânche (Iran, 1800-1825) dont certaines cordes sont en soie naturelle.

Les plus anciens instruments de musique attestés sont des flûtes à encoches en os à embouchure de type quena. Une flûte aurignacienne en tibia de vautour (famille des Accipitridés) de plus de 35 000 ans a été trouvée dans le sud-ouest de l'Allemagne[34]. Dans la mesure où ces flûtes sont déjà techniquement évoluées et si on se base sur la prise en main complexe des quenas modernes, elles impliquent très certainement un savoir-faire musical bien antérieur[35]. Dans différents lieux des morceaux de flûtes en os ont été trouvés sur des sites du paléolithique supérieur et du néolithique, flûtes en os de cygnes (Cygnus), et d'autres oiseaux ainsi que des flûtes de Pan. Des crânes humains (Homo) étaient utilisés comme instruments à percussion[15]. Des sifflets pour flûtes étaient fabriqués dans des phalanges de rennes (Rangifer taranduss). Aujourd'hui c'est encore un os d'aile d'aigle (Accipitridés) qui est utilisé pour le cığırtma, sorte de flûte turque.

Des os sculptés étaient utilisés pour fabriquer des touches de pianos ou les sillets des instruments à corde.

Des racloirs en os étaient utilisés pour produire des sons. Au Pérou et au Mexique, le quijada est une mâchoire d'âne (Equus asinus) que l'on gratte ou que l'on frappe.

Les cornes provenant de divers animaux ont servi et servent encore à faire de nombreux instruments à vent ainsi que divers accessoires. Les chophar sont en cornes de bélier (Ovis aries) ou de grand koudou (Tragelaphus strepsiceros). L'oporo avec une corne d'antilope (famille des Antilopidae) enchâssée dans une calebasse au Kenya. L'alboka basque réalisé avec deux cornes différentes pour l'embouchure et le pavillon. Pour le birbynė lituanien, le pavillon est réalisé avec une corne de vache (Bos taurus)[36].

Les peaux de chèvre (Capra hircus) pour les tambours tels que le davul ou tapan joués en Europe orientale et au Moyen-Orient, ainsi que pour les tambourins, les binioù kozh bretons et les cornemuses écossaises avec leurs nombreuses variantes en peaux de chien (Canis lupus familiaris), de vache (Bos taurus), de mouton (Ovis aries) ou de dromadaire (Camelus dromedarius) pour les guembris au Maroc et les tablas en Inde et au Pakistan, peaux de vache, de cochon (Sus domesticus) ou de castor (Castor fiber) ou (Castor canadensis) pour le banjo, cuir pour couvrir les serpents, les cornets à bouquin et divers instruments[37], peaux de cerfs pour les ektaras, peau de buffle pour faire des plectres et peau de biche pour le premier damphu mythique joué par les tamangs au Népal[38], peaux de python ( famille des Pythonidae) et pour le erhu chinois à deux cordes, peaux de lézards (Dibamidés) pour l'endongo en Ouganda[39] ou le dotara au Bengladesh, peaux de poissons ou peaux de lapins (Oryctolagus cuniculus) pour faire des colles à bois, cuirs pour faire des tampons d'instruments de la famille des bois ; et peaux diverses pour les extrémités des baguettes de marteaux en bambous pour les instruments de musique à cordes frappées tels que les yangqins.

Les coquilles des mollusques

[modifier | modifier le code]
Conque de Marsoulas, percée sur la pointe,
muséum de Toulouse.

Les conques de plusieurs espèces de gastéropodes marins percées pour faire une embouchure, telles que les lambis (Lobatus gigas) aux Antilles, mais avec de très nombreuses autres dénominations selon les pays. D'un usage très ancien elles sont utilisées lors de cérémonies religieuses, mais aussi pour donner l'alarme et maintenant notamment par des joueurs de jazz[40]. De nombreux petits coquillages pour faire des sistres. De la nacre sur les touches d'accordéon.

Les carapaces

[modifier | modifier le code]

Les carapaces des tatous (Cingulata) pour faire autrefois des concheras, sortes de mandolines au Mexique[41] et les caisses de résonances des charangos en Bolivie[42]. Les carapaces de tortues pour certains instruments à cordes et leurs écailles pour sculpter différents accessoires comme les plectres.

Les boyaux de nombreux animaux ont été utilisés pour fabriquer les cordes de divers instruments. Ceux de moutons en particulier pour les violons, violoncelles, harpes et ceux de porcs ont été utilisés davantage auparavant. Les cordes produisant les sons les plus graves sont toutefois généralement recouvertes de métaux enroulés en surface tels que l'argent, l'aluminium[43].

Les sabots séchés des lamas (Lama glama) et des alpagas (Vicugna pacos) pour les chajchas instrument à percussion des Andes et les sabots de chèvres sont utilisés pour faire des sonnailles.

Olifant en ivoire de la fin du XIe siècle.

L'ivoire de mammouths (Mammuthus) puis d'éléphants (Loxodonta) pour certains cors comme l'olifant, les touches des pianos, l'embouchure d'instruments à vent et de nombreux accessoires de différents instruments comme les sillets

Le crin de cheval pour les archets des instruments à corde frottée tel que le Kobyz des Kazakhs ou le Kamânche en Iran[44].

Les joueurs de guitare, de mandoline et de divers instruments peuvent utiliser leurs ongles (ou de faux ongles) pour « gratter les cordes ».

L'axe basal (calamus) des plumes de corbeaux ou de vautours pour les plectres dans les sautereaux des clavecins, Une plume pour améliorer la vibration de la corde du lesiba (type d'arc à bouche du Lesotho).

Joueuse de zheng dont les cordes sont en soie

Le feutre utilisé notamment pour les marteaux des pianos est généralement fabriqué avec des poils de différents animaux (castors, moutons, chameaux…).

Les soies de sangliers (Sus scrofa) pour les sautereaux des clavecins.

La soie produite par le ver à soie (Bombyx du mûrier) est utilisée pour certaines cordes des Kamânches.

La cire d'abeille

[modifier | modifier le code]

Mélange de cire et de propolis produit par des abeilles sauvages (Anthophila) en Australie utilisé autour de l'embouchure des didjeridoos pour faciliter la respiration circulaire nécessaire[45].

Le péricarde

[modifier | modifier le code]
Une femme joue du goudron (tar), une miniature de l'Iran Qajar dans un style safavide

Le péricarde de taureau, ou de veau, pour fermer la caisse du tar en Azerbaïdjan[46].

Divers produits d'origine animale

[modifier | modifier le code]
Ocarina en céramique émaillée au Musée de la musique de Barcelone.
L'harmonica de verre de B. Franklin dans une édition italienne de ses lettres à Beccaria (Milan, années 1770).

Les pierres

[modifier | modifier le code]

Toutes sortes de pierres étaient probablement utilisées depuis des millénaires pour faire des sons puis pour toutes sortes de lithophones. Les sons peuvent être produits en par grattages, par percutions, par frictions ou par entrechocs[16].

  • La calcite des stalactites et des stalagmites étaient utilisées par les hommes préhistoriques dans les cavernes ou les « pierres à voix », pierres polies cylindriques d'environ 80 à 100 cm de long frappées avec des maillets[48].
  • De petits cailloux ou des morceaux de lave durcie pour sonoriser les bâtons de pluies et les maracas.
  • Le bianqing est un carillon chinois composé de pierres plates, en forme de L, de différentes tailles frappées avec un maillet.

La terre cuite faite d'argile (silicates ou aluminosilicates hydratés), la céramique ou la faïence pour des ocarinas, des xuns autrefois en Chine, des fūrins (sortes de carillons japonais), et des flûtes, des caisses de petits tambours comme les diplipitos en Georgie ou le jahl qui est un pot en argile pour le fjiri[49] au Bahreïn

Le schiste qui compose les ardoises est réduit en poudre qui ajoutée à de la gomme-laque (produit d'origine animale) avec un peu de cire déposé sur une base de coton (végétale) pour fabriquer des disques 78 tours.

Chevilles de violons devant être lubrifiées avec divers minéraux.

Du talc, qui est du silicate d'aluminium (Mg3Si4O10(OH)2), peut être utilisé comme lubrifiants pour mieux faire tourner les chevilles afin de tendre les cordes des instruments tels que les violons.

Du savon, obtenu par réaction d'un corps gras avec de l'hydroxyde de sodium ou de potassium pour la même utilisation que ci-dessus.

Le graphite

[modifier | modifier le code]

Le graphite qui est une des formes de cristallisation du carbone peut aussi être utilisé pour le même usage que ci-dessus.

Archet de violoncelle (parfois en fibre de carbone).

Les fibres de carbone

[modifier | modifier le code]

Les fibres de carbone pour remplacer le pernambouc, devenu rare, pour les archets.

Le diamant, obtenu par haute pression du carbone, utilisé pour fabriquer les meilleures pointes ou aiguilles de lecture des tourne disques en vinyle.

Tourne disque à aiguille.

Le saphir, formé d'anhydre cristallisée (Al2O), utilisé pour le même usage que ci-dessus.

Le (blanc de Meudon) sorte de craie (faite de carbonate de calcium (CaCO3) pour la fabrication de la popote utilisée par les luthiers pour l'entretien des instruments de musique à cordes.

Flûte traversière moderne en maillechort.
Reproduction du « cricket » en laiton utilisé le jour J.
Différents types de cymbales à doigts en bronze, en laiton ou en B8 ou en fer battu pour des qraqebs et des crotales très anciens.
Saxophon bariton en laiton.
Mbira du Zimbabwe.

Les métaux sont utilisées pour divers instruments idiophones : rhombes, triangle, gongs, agungs en Asie, cloches, cloches à vaches (cowbell), clochettes, sonnailles, crotales, tongue drum[51], agogô ou gongué en Afrique, guimbardes, cymbales, pour des fûts comme caisses de résonance, ainsi que pour des instruments de la famille des cuivres et des bois[52].

Bol tibétain ou bol chantant.

De très nombreux accessoires sont souvent métalliques : cordes pour pianos et guitares, anches pour les saxophones, lamelles pour les harmonicas, les accordéons, les guimbardes, les diapasons, les clés de réglage et frettes pour la tension des instruments à cordes, pédales pour les pianos et les harpes

Les métaux utilisés sont nombreux : cuivre, zinc, nickel, fer, étain, plomb, argent, or[52]

Mais le plus souvent il s'agit d'alliages de deux ou plusieurs métaux :

Le maillechort

[modifier | modifier le code]

Le maillechort argenté (alliage de cuivre, de nickel et de zinc) pour la plupart des flûtes[52].

Le laiton est un alliage fait principalement de cuivre et de zinc qui est généralement utilisé pour les instruments de la famille des cuivres (cor, cornet, trompette, trombone, clairon, bazooka, hélicon, tuba…) et les saxophones. Mais aussi pour le « cricket », petit clapet utilisé comme signe de reconnaissance par les parachutistes lors de la 2e guerre mondiale.

Le bronze et l'airain sont faits de cuivre et d'étain ainsi que de zinc et de plomb, et parfois de l'arsenic pour les cloches, les cymbales et les gongs. Et encore le bronze comme anche simple pour la musette Béchonnet (sorte de cornemuse de l'Auvergne)

L'acier (à base de fer et d'un peu de carbone) pour les cordes de guitare, de pianos et de harpes, la scie musicale, les diapasons, les (cuillères) et les pans faits de bidons transformés en tambours à multiples facettes. Ce métal est aussi utilisé pour fabriquer différentes sortes de cloches parfois de petites dimensions que l'on joue en les tenant par la main comme les apituas et les agogôs en Afrique puis au Brésil. Les singulators », sortes de guitares fabriquées à partir de l'acier provenant de vielles voitures recyclées par (en)Charlie Nothing aux États-Unis. Pour les cabasas, au Brésil ou à Cuba, des chaines de billes d'acier sont enroulées autour d'un cylindre en bois.

La fonte à base de fer et de plus de 2 % de carbone pour les cadres des pianos.

La magnétite

[modifier | modifier le code]

La magnétite, alliage composé principalement d'oxydes de fer est utilisé pour fabriquer les "klangoliven" , qui émettent des bruits de chocs rapides lorsqu'on les lancent en l'air.

Les alliages complexes

[modifier | modifier le code]

L'ashtadhatu composé de huit métaux (or, argent, cuivre, zinc, plomb, étain, fer et mercure) pour des clochettes rituelles en Inde.

  • Les bols tibétains en bronze ou en laiton mais dont certains sont composés de sept métaux (or, argent, étain, cuivre, fer, plomb et mercure).
  • Un alliage d'étain et de plomb et le plus souvent de zinc et de cuivre pour les tuyaux d'orgue.
  • Le B8 comprenant 8 % d'étain ou encore le B20 pour les cymbales.

Les métaux purs principalement utilisés sont :

Le cuivre pour de nombreux instruments à vent mais aussi pour gainer les cordes en acier des pianos afin de les alourdir pour obtenir des notes plus graves.

L'argent et l'or pour la tête et le corps de certaines flûtes traversières mais aussi pour faire des revêtements ou des plaquages de divers instruments. Ces plaquages sont réalisés pour l'esthétique et pour la conservation. Ils peuvent être fait avec un alliage de métaux. Pour les instruments de musique le plaquage or 14 k est fréquent[52].

Le nickel et le titane

[modifier | modifier le code]

Le nickel et le titane pour certaines cordes de guitare

Le plomb pour le tambour d'océan dans lequel des billes de plomb roulent dans un cadre pour imiter le bruit de l'océan[53].

Le fer pour faire différents types de lamellophones comme les mbiras (orgues à pouce) dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, des fûts de tambours, caisses claires, surdos et repinique au Brésil, pour le hang (ou handpan). Au Cap-vert pour faire les ferrinhos (barres de fer frottées). Mais aussi le fer mélangé à de la farine pour faire une pâte, nommée « suru » servant à faire une pastille noire, la « shyahi », des tablas

L'aluminium

[modifier | modifier le code]

L'aluminium pour les résonateurs de certains vibraphones

Becs en ébonite, anches en roseau ou en plastique, ligatures, et protège-bec de saxophone ténor.

Le nylon pour les cordes de guitare et de divers instruments à cordes…

L'ébonite et l'ébonol

[modifier | modifier le code]

L'ébonite (matériau dur résultant de la vulcanisation du caoutchouc avec une forte proportion de soufre) pour les becs de clarinettes et de saxophones. L'ébonol qui se substitue à l'ébène (Diospyros sp.) pour divers instruments à cordes et à vent ; et plus particulièrement pour les touches sans frettes des guitares électriques[54]. Il est plus facile à travailler que l'ébène et n'a pas de fils.

Le polyuréthane aliphatique

[modifier | modifier le code]

Le polyuréthane aliphatique pour des violons et violoncelle[55].

Le kevlar en remplacement des peaux pour faire des tambours comme les djembes en Afrique et les dohols dans de nombreux pays asiatiques.

Le Gore-tex

[modifier | modifier le code]

Le Gore-Tex pour les poches de certaines cornemuses en plus des peaux de bêtes.

La bakélite

[modifier | modifier le code]

La bakélite, les polycarbonates, le Delrin, les acétates et d'autres matières plastiques pour de nombreux accessoires tels que les plectres et les mediators, les anches de clarinette, de saxophone et de cornemuse en remplacement du roseau, les corps ou des pièces complémentaires de divers instruments (chevilles, chevalets, touches de pianos, ornements…).

Le celluloïd

[modifier | modifier le code]

Le celluloïd et le caootchouc pour les premiers disques avant la gomme laque pour les 78 tours suivis par le vinyle pour fabriquer les disques microsillons 33 tours ou 45 tours par minute.

Synthétiseur Moog de 1975.

Des matières plastiques telles que la résine ABS, le plexiglas (Twaalfhoven) ou l'ivoirine pour les pipeaux, les flûtes à bec et de très nombreux jouets servant d'instruments de musiques pour les enfants…

  • L'eau (H2O) : en frappant une surface d'eau comme la musique des eaux du Vanuatu[56]. Différents modèles d'hydraulophones permettent de faire de la musique sur le même principe que des instruments de la famille des bois. Les tambours d'eau idiophones ou membranophones utilisés pour des cérémonies, fabriqués avec des calebasses évidées, dont l'une est remplie, et joués généralement par des femmes dans différents pays d'Afrique de l'Ouest mais aussi traditionnellement par des tribus indiennes sous différents noms en Amérique, ou encore en bois évidés avec ou sans membranes dans différents pays et qui produisent des sons assez sourds[57]. Le jaltarang indien pour lequel sont utilisés de nombreux bols de porcelaine remplis d'eau qui permettent de composer des mélodies variées.

Les composants électroniques

[modifier | modifier le code]

Divers autres matériaux

[modifier | modifier le code]

D'autres matériaux déjà cités ou complémentaires sont nécessaires pour fabriquer d'autres materiels tels que les haut-parleurset les casques, les cartes son, les clavier MIDI utilisés pour amplifier les sons produits par les innombrables instruments de musique.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Joël Dugot, « Le bois dans la facture des instruments de musique en Europe, XVIe et XVIIe siècles », dans Stéphane Vaiedelich et Sandie Le Conte, Le bois : instrument du patrimoine musical (actes de la journée d’étude du 29 mai 2009, musée de la Musique), Paris, Cité de la musique, (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]).
  2. Laure Cailloce, « Ce coquillage est un instrument de musique vieux de 18.000 ans », sur cnrs.fr, .
  3. « Carte des continents - Les instruments du monde », sur instrumentsdumonde.fr.
  4. Laurence Maréchal, « DIY instruments de musique et concert de légumes! », sur lesideesdusamedi.fr, .
  5. (en) « Products – Arcos Brasil », sur arcosbrasil.com.
  6. Iris Brémaud, « « Ethno-bio-mécanique » des bois choisis en lutherie », Jardins de France, no 660,‎ , p. 29-33 (ISSN 0021-5481, HAL hal-03086885, lire en ligne).
  7. Bois pour clarinettes, hautbois et cor anglais sur Prosono.
  8. Plantes utilisées pour faire de la musique sur Pl@ntUset.
  9. Noëlle Dorion, « Tambourins et galoubets : fondements du folklore provençal », Jardins de France, vol. Du sol au la : de la plante à la mélodie, no 660,‎ (lire en ligne).
  10. La fabrication et la pratique de l'oud sur le site du patrimoine immatériel de l'UNESCO
  11. Choix des bois par P. Berne luthier
  12. La-fabrication artisanale du dutar et l'art de pratiquer la musique traditionnelle associe au chant sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'UNESCO
  13. a et b Doudou Diop, Adjaratou Oumar Sall, Xavier Sadikhou, « Instruments de musique traditionnelle chez les Diolas et les Bédiks du Sénégal », La Garance voyageuse, no 116 Plantes et musique,‎ , p. 10-12
  14. a b et c Plantes musiciennes, les sifflets sur aujardin.info
  15. a et b Yves Coppens, Nicolas Buchet, Philippe Dagneaux, L'Odyssée de l'espèce, Hachette, , 184 p., p. 146
  16. a b c et d Joëlle Spierkel, « La naissance de la musique », La garance voyageuse, no 116 Plantes et musique,‎ , p. 4-6
  17. Centre occitan des musiques et danses traditionnelles, « L’aboès, hautbois du Couserans », sur comdt.org (consulté le ).
  18. Jean-François Coffin «Anches végétales : un festival de cannes» Jardins de France N°660 décembre 2020
  19. « Les chalumeaux », sur musicologie.org (consulté le )
  20. a b c d et e Benoit Cordonnier, « La garance des luthiers », La garance voyageuse, no 116,‎ , p. 41
  21. Rencontre annuelle du Comité international des musées et collections d’instruments de musique, CIMCIM 2011 – Musée royal de l'Afrique central, Ignace de Keyser, Tervuren, 2012, p. 29
  22. a et b Crotalarie retusa et Albizia lebbeck sur Fleurs-fruits-feuilles de l'île de la Réunion
  23. Sylvie Hiély, « De la gourde au sitar », La Garance voyageuse, no 116 Plantes & musiques,‎ , p. 13-18
  24. Les appeaux Raymond
  25. « Les kiokiocas », sur musicenroute.com (consulté le )
  26. chacha sur Martinique.org
  27. « Rezo-Ivoire .net | lahoko », sur rezoivoire.net (consulté le )
  28. Cf. pp. 18–19, dans Alexandre François & Monika Stern, Musiques du Vanuatu: Fêtes et Mystères – Music of Vanuatu: Celebrations and Mysteries, W260147, label Inédit, Paris : Maison des Cultures du Monde, 2013. Un CD + livret d'accompagnement, 128 pp. (Enregistrements effectués au Vanuatu de 1997 à 2011).
  29. “Sonnailles”. Description de sonnailles des îles Banks, Vanuatu. Musée de Nouvelle-Calédonie.
  30. Frank Viel et Lucie Becuwe : Jouer de la feuille de lierre dans La garance voyageuse N°116
  31. Jean-Marie Ballu, « L'écorce, le liège et la musique », La Garance voyageuse, no 116 Plantes & musique,‎ , p. 24-25
  32. Angklung d'Indonésie Inscrit en 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'Unesco
  33. Marjan Sedighi Gilani et Marc Philippe, « Faire sonner les bois avec des champignons », La Garance voyageuse, no 116 Plantes et musique,‎ , p. 35-37
  34. Article sur les flûtes du Jura Souabe
  35. « Instruments sonores du Néolithique à l'aube de l'Antiquité (Tinaig CLODORÉ-TISSOT, Marie-Barbara LE GONIDEC, Denis RAMSEYER et Caroline ANDERES) », (consulté le ).
  36. Egidijus Virbašius sur www.folkinstruments.lt, voir Pučiamieji instrumenatai
  37. « serpent.instrument » site consacré au serpent
  38. « DAMPHU in Sikkim », sur Indian culture (consulté le )
  39. (en) Wachsmann, Klaus, The Migration of Musical Instruments: Human Migration and African Harps, , p. 84–88
  40. « Une conque musicale », sur Le Monde des Animaux, (consulté le ).
  41. (en)Mario E. Aguilar, The Rituals of Kindness: The Influence of the Danza Azteca Tradition of Central Mexico on Chicano-Mexcoehuani Identity and Sacred Space (thèse), (lire en ligne)
  42. Baumann et Max Peter, Review of Bolivie: Charangos et guitarrillas du Norte Potosi : Yearbook for Traditional Music, , p. 200–201
  43. Les cordes en boyau sur musebaroque.fr.
  44. L'art de jouer du kamantcheh sur le site du patrimoine immatériel de l'UNESCO
  45. (en)Beeswax Sugarbag sur Didjeridoo passion
  46. La facture et la pratique musicale du tar, instrument à cordes à long manche sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'UNESCO
  47. Pratiques et expressions culturelles liées au balafon des communautés Sénoufos sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco
  48. Concert de pierres fabriquées au néolithique sur Le nouvelobs.com selon l'AFP.
  49. (en) « Bahrain's Fjiri musical performance added to UNESCO heritage list », sur Bahrain's Fjiri musical performance added to UNESCO heritage list (consulté le ).
  50. « Flute traversière en porcelaine au Metmuseum », sur Metmuseum.org (consulté le ).
  51. « Qu'est-de qu'un tongur drum », sur Instruments du monde (consulté le )
  52. a b c et d Les métaux utilisés pour les instruments de la famille des bois sur lesalondemusique.fr.
  53. (en) Töm Klöwer, The joy of drumming: drums & percussion instruments from around the world, Binkey Kok Publications, 1997, p. 45
  54. « Ebonol », sur chemeurope.com (consulté le )
  55. (de) mezzo-forte Société allemande.
  56. Musique du Vunuatu sur France musique
  57. (en) Mary Riemer-Weller et Peter Cooke, The Grove Dictionary of Musical Instruments. Waterdrum, vol. 5, New York, Oxford University Press, , 3800 p.
  58. Nicolas Six, « Comment le synthétiseur Moog a étendu le domaine de la musique », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]