Mastodon (réseau social)

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Mastodon
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Dernière version 1.2.2 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en Ruby et Node.jsVoir et modifier les données sur Wikidata
Environnement LinuxVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues Anglais, allemand, ukrainien, français, espagnol, portugais, espéranto, japonais, russe, néerlandais, sinogramme simplifié, sinogramme traditionnel, hongrois, finnois, norvégien, italien et bulgareVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Service web
Réseautage social
GNU social (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Licence AGPL-3.0 (d)[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web mastodon.socialVoir et modifier les données sur Wikidata

Mastodon est un logiciel libre de micro-blogage et un réseau social décentralisé créé en 2016.

Description[modifier | modifier le code]

Le réseau est créé en par Eugen Rochko.

Contrairement aux réseaux sociaux privatifs, Mastodon ne dépend pas d'un système monopoliste, mais est constitué d'une fédération d'instances indépendantes capables de communiquer entre elles[3]. Comme pour les adresses de courriel, chaque compte est liée à une instance spécifique (@utilisateur@instance) choisie par l'utilisateur.

Le réseau est le plus souvent présenté par ses différences vis-à-vis de Twitter[4]. Alors que sur Twitter, les messages sont limités à 140 caractères, ils peuvent atteindre 500 caractères sur Mastodon. L'absence de publicités est aussi mise en avant[5]. Le fait de pouvoir créer sa propre instance du service, pouvant se connecter à l'ensemble du réseau, permet également de garder le contrôle de ses propres données[6],[7]. Des journaux généralistes tels que Le Monde (via l'instance GNU social, social.bitcast.info[8]) ou Le Télégramme sont présents sur le réseau[6].

Communauté[modifier | modifier le code]

En avril 2017, le réseau connaît une forte croissance. Un nombre important de Français commencent à s'inscrire suite à la sortie de plusieurs articles : sur Numerama le 3 avril, sur Framasoft le 7 avril[9] ; Framasoft ouvrira d’ailleurs une instance sous le nom de Framapiaf[10] le 12 avril.

Le 5 avril, le serveur historique, mastodon.social hébergé par l'auteur du logiciel, doit clore les inscriptions pour de ne dépasser ses limites techniques[11]. Cependant de nombreuses instances voient le jour permettant l'inscription de nouveaux abonnés, en particulier deux instances japonaises. Dans le même temps, le nombre de Japonais inscrits croit encore plus fortement pour dépasser le nombre de Français vers le 18 avril. Le 18 avril, le nombre d'utilisateurs japonais sur le réseau rejoint le nombre d'utilisateurs français avec environ 150 000 utilisateurs} puis le dépasse après quelques jours pour devenir le premier pays en nombre d'utilisateurs[12].

Le 20 avril, la DINSIC (mission Etalab) crée une instance réservée aux agents publics de l’État français, créant ainsi la première utilisation du réseau par un gouvernement[13].

Évolution du nombre de comptes sur le réseau :

  • 31 000 comptes, le 3 avril,
  • 41 000 comptes, le 7 avril, avec une progression de 73 % en 48 heures[14],
  • 152 000 comptes, le 12 avril[15],
  • 306 000 comptes sur 848 instances actives, le 16 avril[16].
  • 411 919 comptes sur 1180 instances le 21 avril14.

Technologie[modifier | modifier le code]

Le serveur est développé en Ruby on Rails, et est proposé sous licence libre : son code et ses API sont disponibles. Le code source est publié sous licence AGPL 3-0[17].

Les instances se connectent entre elles via le fediverse. Ce dernier permet également de les connecter à GNU social (en)[18], connu sous le nom de StatusNet avant juin 2013[19].

Il existe également des clients pour plateformes mobiles permettant d'accéder au service, dont deux logiciels, Tusky, un logiciel libre pour Android[20] et Amaroq pour iOS[21]. Ce sont les plus populaires sur ces plateformes [18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://api.github.com/repos/tootsuite/mastodon/releases
  2. https://github.com/tootsuite/mastodon/blob/master/LICENSE
  3. « Mastodon : le nouveau réseau social, libre et sans pub », sur Clubic,‎
  4. William Audureau, « Le réseau social Mastodon, un « Twitter plus proche de l’esprit originel » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Mastodon : le nouveau réseau social, libre et sans pub », Clubic.com,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Capucine Cousin, « Mastodon, alternative open source à Twitter en 500 signes », sur Challenges,‎
  7. Julien Cadot, « Pourquoi nous avons créé notre instance Mastodon », sur Numerama,‎
  8. « Hikers Social Media », sur social.bitcast.info
  9. « Les CHATONS s’attaquent à l’oiseau Twitter grâce à Mastodon », sur Framasoft,‎
  10. « framapiaf.org », sur Framasoft
  11. « Mastodon, d’où vient l’engouement pour le nouveau réseau social ? », sur Les Inrocks,‎
  12. (en) « Country drilldown (FR + JP) », sur mnm.eliotberriot.com
  13. Christian Quest, « Etalab ouvre une instance mastodon pour les agents publics », sur www.etalab.gouv.fr,‎
  14. (en) Matt Burgess, « Could Mastodon be the social network to replace Twitter? », WIRED UK,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « Mastodon users », sur social.lou.lt,‎ (consulté le 19 avril 2017)
  16. « Mastodon instances », sur instances.mastodon.xyz
  17. Code source sur Github
  18. a et b Amaelle Guiton, « Mastodon, «le charme des endroits d’Internet où on arrive en premier» », sur Libération,‎
  19. « GNU social », sur GNU.org,‎
  20. (en) « Tusky », sur Tusky.keylesspalace.com (code source et APK de Tusky)
  21. (en) « Amaroq », sur iTunes (pas de code source disponible)

Liens externes[modifier | modifier le code]