Master and Commander : De l'autre côté du monde

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Master and Commander : De l'autre côté du monde
Titre québécois Maître à bord : de l'autre côté du monde
Titre original Master and Commander: The Far Side of the World
Scénario Peter Weir
John Collee
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Miramax Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventure
Durée 138 minutes
Sortie 2003

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Master and Commander : De l'autre côté du monde ou Maître à bord : de l'autre côté du monde au Canada francophone (Master and Commander: The Far Side of the World en version originale) est un film américain réalisé par Peter Weir sorti en 2003, s'inspirant des tomes Maître à bord, La Surprise, Fortune de guerre, De l'autre côté du monde, La Lettre de marque tirés de la série de 21 romans historiques et maritimes, les Aubreyades, rédigés par le romancier britannique Patrick O'Brian.

Le film a rencontré à sa sortie un franc succès auprès de la critique. Nommé dans dix catégories à la 76e cérémonie des Oscars, il a remporté ceux de la meilleure photographie et du meilleur montage de son.

Synopsis[modifier | modifier le code]

1805, durant les guerres napoléoniennes, le HMS Surprise, vaisseau anglais, commandé par le capitaine Jack Aubrey dit Jack la Chance, se lance à la poursuite du vaisseau français Acheron à travers l'océan Pacifique, affrontant notamment le cap Horn. Se déroule alors un véritable jeu de chasse entre les deux navires ennemis, qui doivent par ailleurs affronter une mer capricieuse. Ils croisent par ailleurs au large des îles Galápagos, dont la faune et la flore vont beaucoup intéresser le chirurgien Stephen Maturin, naturaliste passionné et précurseur de Charles Darwin. Le film dépeint également le monde marin et les hiérarchies régnant au sein d'un navire de guerre. Le capitaine Jack joue alors le rôle de seul maître à bord, entouré de ses matelots et soldats qu'il commande. Seul Stephen, ami de longue date du capitaine semble être placé sur le même piédestal que Jack. C'est d'ailleurs le seul qui tient tête au capitaine lorsqu'il s'agit de remettre en question son rôle en tant que capitaine et le système militaire naval dans son ensemble, ce qui laisse place à de nombreuses discussions entre deux bons amis, ou entre un capitaine et son médecin lorsque les avis divergent, notamment lorsque le matelot Joseph Nagle se fait fouetter sur le pont du navire devant l'équipage entier, pour mauvais comportement.

C'est en se rendant de l'autre côté d'une île accostée pour capturer des cormorans aptères, alors inconnus en Angleterre, que Stephen surprend l’Acheron. Il rentre au pas de course au HMS Surprise pour informer le capitaine. Jack décide de maquiller son vaisseau en baleinier : nouvelle peinture, déguisement des marins, changement de drapeau… Tout est fait pour laisser approcher l' Acheron. Les Français mordent à l'hameçon, et l'Acheron est abordé. Après un rapide combat, les Anglais prennent le contrôle du bateau. Jack trouve le capitaine à l'infirmerie, mort. Le médecin du bord, le docteur de Vigny remet à Jack l'épée du capitaine, selon la volonté de celui-ci. Une partie de l'équipage anglais est laissé sur l' Acheron, pour le conduire à Valparaiso.

Plus tard, alors qu'il discute avec Stephen, Jack apprend que le docteur de Vigny était mort plusieurs mois avant l'affrontement qui vient d'avoir lieu. Il suppose alors que le capitaine français est encore en vie, s'étant fait passer pour le médecin du bord, et que les Français peuvent avoir repris le contrôle du navire. Il décide de faire route une fois de plus vers l' Acheron, avec l'objectif de « l'escorter jusqu'à Valparaiso ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Comparaison entre le film et les livres[modifier | modifier le code]

Le film combine des éléments tirés de différents romans de Patrick O'Brian, tirée de l'histoire vraie du marin Thomas Cochrane. L'intrigue principale est tirée de De l’autre coté du monde, rapportant un épisode de la guerre anglo-américaine de 1812. Toutefois, dans la version cinématographique, l'action prend place en 1805, soit lors des guerres napoléoniennes, au lieu de 1812, à la demande semble-t-il des producteurs, afin de ne pas dépeindre des Américains dans la position de méchants devant une audience américaine[2]. En conséquence, le vaisseau français l’Acheron, fictif, remplace la frégate américaine USS Norfolk du roman éponyme.

Accueil[modifier | modifier le code]

Box office[modifier | modifier le code]

Master and Commander se classe 2e au box office le premier week-end de sa sortie américaine, le , générant 25 105 990 $. Il chute à la 4e position le second week-end suivant sa sortie, et à la 6e place le troisième week-end. Outre Atlantique, le film génère 118 083 191 $ de recettes, notamment en Italie (avec 15 111 841 $). Ainsi au niveau mondial le film aura généré un montant total de prêt de 212 011 111 $[3].

Critique[modifier | modifier le code]

Le film a été très bien accueilli ; 85% des 208 évaluations recensées par le site Web global Rotten Tomatoes ont donné au film une note globale positive. « Le charme brutal de Russell Crowe est mis à profit dans cette adaptation magistrale du roman de Patrick O'Brian »[4]. Sur Metacritic, le film a une cote de 81 sur 100 basée sur 42 critiques, indiquant « Une acclamation universelle »[5]. Roger Ebert a donné au film 4 étoiles sur 4, disant que « il réalise l'épopée sans perdre de vue l'humain »[6].

En France, le film est bien reçu, recevant la note de 4,2 sur 5 sur le site Allociné, recensant les critiques des spectateurs et de la presse, à l'image de Jean-Luc Douin pour Le Monde : « Si, au-delà du brio avec lequel il orchestre son film d'époque, ses combats flibustiers, Peter Weir signe un film d'auteur en même temps qu'un film spectaculaire, c'est aussi parce que l'on retrouve dans Master and Commander d'autres thèmes-clés : la recherche de l'épanouissement personnel et les rapports maître-élève (...), et surtout l'immersion d'un personnage dans un monde clos, autarcique, souvent régressif »[7]. Les Inrockuptibles regrettent le manque d'action en dehors des scènes de combat[7].

Anecdotes sur le film[modifier | modifier le code]

  • L'acteur Russell Crowe, était fasciné par le rôle de Jack Aubrey, tout comme l'équipe aussi bien que des dizaines de personnes n'hésitaient pas à se mettre au garde à vous sur son passage.
  • Master and Commander a permis les retrouvailles derrière la caméra de Russel Crowe et Paul Bettany, deux ans après Un homme d'exception.
  • Pour Master and Commander de l'autre côté du monde, le réalisateur Peter Weir voulait recruter des acteurs avec des "visages qui ressemblaient à ceux d'antan, (...) des gens qui n'ont pas ces sourires de magazines sans âme ou ces expressions cyniques et désabusées". Il a donc choisit 130 acteurs venant des quatre coins de la planète parmi 7000 candidats au castings, pour constituer l'équipage du HMS Surprise.
  • Pour les besoins du film, le navire utilisé est le Rose, qui fut un navire école des États-Unis. Le HMS Surprise que l'ont peut voir dans le film est la réplique exacte d'un trois-mâts de la Royal Navy de l'ère des guerres Napoléoniennes.
  • Le tournage s'est principalement fait sur le Rose, et les seules scènes tournées sur la terre ferme l'ont été sur les îles Galapagos que l'ont peut voir dans le film. C'est la première fois qu'un film est tourné dans cette région du monde[8].

Erreurs historiques[modifier | modifier le code]

L'Acheron arbore le mauvais drapeau français : en 1805, il était constitué d'un losange blanc central et de quatre triangles alternativement rouges et bleus.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

Liste des morceaux
No Titre Compositeur(s) Durée
1. The Far Side of the World Christopher Gordon 9:17
2. Into the Fog Christopher Gordon 2:11
3. Concerto pour violon nº3 - Rondo & Allegro Wolfgang Amadeus Mozart 1:18
4. The Cuckold Comes out of the Amery Traditionnel 3:26
5. Smoke n'oakum Christopher Gordon 5:25
6. Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis Ralph Vaughan Williams 5:10
7. Concerto grosso n°8, op. 6 - Adagio Arcangelo Corelli 1:55
8. The Doldrums Christopher Gordon 2:45
9. Suite pour Violoncelle n°1 en sol majeur - Prélude Johann Sebastian Bach 2:28
10. The Galapagos Christopher Gordon 1:38
11. Folk Medley Traditionnel 5:10
12. The Phasmid Christopher Gordon 2:34
13. The Battle Christopher Gordon 5:04
14. Quintette op. 30 n°6 (La Musica notturna delle strade di Madrid) Luigi Boccherini 9:21
15. Full Circle Christopher Gordon 1:34

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. Cathy Schultz, The British Navy Sails again in "Master and Commander", Joliet Herald News, 18 avril 2004.
  3. (en) « Master and Commander:The Far Side of the World », sur Box Office Mojo (consulté le 25 février 2017).
  4. (en) « Master and Commander: The Far Side of the World » (consulté le 20 février 2017)
  5. « Master and Commander: The Far Side of the World » (consulté le 20 février 2017)
  6. (en) Roger Ebert, « Master and Commander: The Far Side of the World Movie Review (2003) | Roger Ebert », sur www.rogerebert.com (consulté le 20 février 2017)
  7. a et b AlloCine, « Master & Commander : de l'autre côté du monde: Les critiques presse » (consulté le 21 février 2017)
  8. AlloCine, « Les secrets de tournage du film Master & Commander : de l'autre côté du monde » (consulté le 20 février 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]