Mastani

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Mastani
Mastani 28tt13.jpg
Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
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Pabal (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Conjoint
Enfant
Krishna Rao (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Mastani (1699-1740) était la fille de Maharaja Chhatrasal et la deuxième épouse du Maratha Peshwa Bajirao I[1],[2].

Mastani était connue pour sa beauté, ses soins, sa splendeur et sa ruse mais notamment pour sa bravoure. Elle était également adepte de poésie et littérature mais aussi de danse et chant indiens antiques. Elle était très bonne en équitation, aux fléchettes et à l'épée.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mastani ( Anglais: Mastani, Balemratah: मस्तानी) est née (à Mau Sahaniya dans le Bundelkhand) de la liaison entre Maharaja Chhatrasal, un roi Rajput, et sa concubine musulmane persane, Ruhaani Bai Begum[3]. Son père était le fondateur de l'État de Panna.

Son père étaient un adepte du Pranami Sampradaya, une secte hindoue basée sur le culte bhakti de Sri Krishna. Néanmoins, Mastani a préféré la religion de sa mère et s'est convertie à l'Islam[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Peshwa Bajirao I

Mariage avec Bajirao I[modifier | modifier le code]

En 1728, Muhammad Khan Bangash avait envahi le royaume de Chhatrasal, l'avait vaincu et assiégé sa capitale. Chhatrasal avait secrètement écrit à Bajirao pour lui demander son aide. Mais, étant occupé lors d'une campagne militaire à Malwa, Bajirao n'a répondu qu'en 1729, lorsqu'il s'est dirigé vers Bundelkhand. Finalement, Bajirao a vaincu Bangash après avoir atteint Jaitpur près de Kulpahar dans l'actuel Uttar Pradesh[4].

En reconnaissance, Chattrasal a donné à Bajirao la main de sa fille Mastani et la domination des terres de Jhansi, Sagar et Kalpi - soit un tiers de son royaume. Après son mariage avec Mastani, il a également offert à Bajirao 33 pièces d'or en lakh et une mine d'or[1],[5]. À l'époque, Bajirao était déjà marié à Kashipay (Kashibai) et monogame tant par la nature de sa religion que par la tradition familiale. Il a cependant accepté par égard pour Chattrasal[6].

De retour à Pune, le mariage n'a pas été bien accepté en raison de l'héritage musulman de Mastani. Mastani a vécu quelque temps avec Bajirao dans son palais de Shaniwar Wada dans la ville de Pune. Le coin nord-est du palais contenait l'endroit où elle résidait, du nom de Mastani Mahal, et avait sa propre porte extérieure appelée Mastani Darwaza. Sa famille toujours opposé à Mastani, celle-ci la confina dans cette partie du palais lorsque Bajirao partait en guerre. Bajirao a donc construit plus tard une résidence séparée pour Mastani à Kothrud en 1734, à une certaine distance de Shaniwar Wada. Le site existe toujours au temple Mrutyunjay sur la route de Karve. Le palais de Kothrud a été démantelé et des parties de celui-ci sont exposées dans une section spéciale du musée Raja Dinkar Kelkar[7].

Shamsher Bahadur (Krishna Rao)[modifier | modifier le code]

Mastani a eu un fils qui a été nommé Krishna Rao à la naissance, quelques mois après que la première femme de Bajirao, Kashibai, a accouché d'un fils. Mais Krishna Rao étant né d'une mère à moitié musulmane, les prêtres ont refusé de procéder à la cérémonie hindoue d'upanayana. Le garçon a finalement été nommé Shamsher Bahadur et élevé en tant que musulman[6].

Après la mort de Bajirao et Mastani qui a suivi de près en 1740, Kashibai a pris soin de Shamsher Bahadur, 6 ans à ce moment là, et l'a élevé comme l'un des siens. Ce qui symbolise la bonne entente entre les deux femmes du Peshwa, contrairement à sa famille.

Shamsher a réussi à hériter d'une partie du domaine de son père sur les terres de Banda et Kalpi. En 1761, lui et son contingent ont combattu aux côtés des Peshwa lors de la troisième bataille de Panipat entre les Marathas et les Afghans. Il a été blessé dans cette bataille et est décédé quelques jours plus tard à Deeg[8].

Mort[modifier | modifier le code]

Mastani est décédée en 1740, peu de temps après la mort de Bajirao. Sa cause de décès est encore inconnue. Certains disent qu'elle s'est suicidée, d'autres qu'elle est morte suite au choc de la perte de son mari. Mastani a été enterrée dans le village de Pabal. Étant donné son association avec l'hindouisme et l'islam, sa tombe s'appelle à la fois le samadhi de Mastani et le mazar de Mastani [5],[9].

Descendance[modifier | modifier le code]

Le fils de Shamsher Bahadur, Nawab Ali Bahadur I, a reçu les provinces de Rajputana qui représentaient la dot de Mastani - Jhansi, Sagar et Kalpi. En 1858, lors de la rébellion indienne de 1857, son fils Nawab Ali Bahadur II a répondu à un rakhi de Rani Laxmibai de Jhansi et s'est battu contre les Britanniques.[10],[11] Le successeur de Shamsher, Ali Bahadur (Krishna Singh),   a établi son autorité sur de grandes parties du Bundelkhand et est devenu le Nawab de Banda. Le descendant de Shamsher Bahadur a maintenu son allégeance à Baihi Bai et a combattu les Anglais dans la Guerre anglo-marathe de 1803. Son descendant, Ali Bahadur, a combattu aux côtés de Rani Lakshmibai dans la Première Guerre d'Indépendance de 1857. Ses descendants étaient connus sous le nom de Nawabs de Banda. Mais après la défaite d'Ali Bahadur, les Britanniques ont aboli l'État de Banda. Ses descendants actuels mènent une vie simple à Banda.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Peinture illustrant Mastani à l'exposition de Aina Mahal à Bhuj.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • 1972 - Rau, le roman marathi de Nagnath S. Inamdar mettant en scène une histoire d'amour fictive entre Baji Rao I et Mastani[12].

Films[modifier | modifier le code]

  • 1955 : Mastani réalisé par Dhirubhai Desai. Il mettait en vedette Nigar Sultana, Manher Desai, Shahu Modak et Agha[13].
  • 1990 : Rau une série télévisée marathi basée sur le roman du même nom. [réf. nécessaire]
  • 2015 : Bajirao Mastani réalisé par Sanjay Leela Bhansali, basé sur le roman marathi Rau cité au dessus. Avec Deepika Padukone, Ranveer Singh et Priyanka Chopra dans les rôles principaux[14].
  • 2015 : Shrimant Peshwa Bajirao Mastani, une série télévisée marathi diffusée sur ETV Marathi[15].
  • 2017 : Peshwa Bajirao, une série télévisée en hindi créée et diffusée sur Sony TV India.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Kusum Chopra, Mastani, Rupa Publications (ISBN 9788129133304, lire en ligne)
  2. a et b « How Bajirao and Mastani became a byword for doomed romance »
  3. Sailendra Sen, A Textbook of Medieval Indian History, Primus Books, , 187–188 p. (ISBN 978-9-38060-734-4)
  4. G.S.Chhabra, Advance Study in the History of Modern India (Volume-1: 1707-1803), Lotus Press, , 19–28 p. (ISBN 978-81-89093-06-8, lire en ligne)
  5. a et b (en-US) « How Bajirao's Mastani united Hindus and Muslims after her death », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant
  6. a et b J. L. Mehta, Advanced study in the history of modern India, 1707-1813, Slough, New Dawn Press, Inc., (ISBN 9781932705546), p. 124
  7. Tribure India accessed 3 March 2008
  8. (en) Sir Richard Burn, The Cambridge History of India, CUP Archive, (lire en ligne)
  9. Garima Mishra, « Grave of Mastani: Hindus call it samadhi :), Muslims mazaar », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  10. « The Mastani Mystery - Ahmedabad Mirror », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant
  11. (en) « नवाब बांदा को राखी भेजकर रानी लक्ष्मीबाई ने मांगी थी मदद- Amarujala », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant
  12. (en) N. S. Inamdar, Rau - The Great Love Story of Bajirao Mastani, Pan Macmillan, (ISBN 9781509852277, lire en ligne)
  13. (en) Mastani sur l’Internet Movie Database
  14. Jha, « Bajirao Mastani review: This gloriously epic Priyanka, Deepika and Ranveer-starrer is the best film of 2015 », Firstpost, (consulté le 19 octobre 2015)
  15. « ETV website » [archive du ], Etv.co.in (consulté le 3 décembre 2013)

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

  • Anne Feldhaus. Images des femmes dans la société maharashtrienne. Albany: SUNY Press (1998), p. 70.
  • Stewart Gordon. La nouvelle histoire de Cambridge de l'Inde ; vol. 2, partie 4: Les Marathas 1600-1818. Cambridge: Cambridge University Press (1993), p. 130.