Massacre de la division Acqui

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Massacre de Céphalonie
image illustrative de l’article Massacre de la division Acqui
Ile de Céphalonie

Date 21 -
Lieu Grèce
Victimes Flag of Italy (1861-1946) crowned.svg Prisonniers de guerre italiens
Morts 5 000
Auteurs Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Ordonné par Adolf Hitler
Motif Trahison
Participants 1re division de montagne
Guerre Deuxième Guerre mondiale
Coordonnées 38° 15′ 00″ nord, 20° 35′ 24″ est

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Massacre de la division Acqui

Le massacre de la division Acqui, connu également sous le nom de massacre de Céphalonie, est l'exécution en masse par l'armée allemande des hommes de la 33e division italienne d'infanterie Acqui (it) dans l'île grecque de Céphalonie en septembre 1943, à la suite de l'armistice signé entre les Italiens et les Alliés[1],[2],[3]. Près de 5 000 soldats furent exécutés, principalement abattus à la mitrailleuse ou noyés.

Ce massacre a fourni le canevas historique du roman La Mandoline du capitaine Corelli (1993) du Britannique Louis de Bernières qui sera adapté au cinéma, avec Capitaine Corelli (Captain Corelli's Mandolin, 2001)[4],[5],[6], un film britanno-franco-américain de John Madden.

Crime de guerre commis par la 1re division de montagne, une formation de l'armée régulière allemande[7], ce fut un des plus grands massacres de prisonniers de guerre, avec le massacre de Katyń en 1940 où approximativement 22 000 Polonais furent massacrés par l'Union soviétique[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon une publication de 2015[10], ce qui suit est une conséquence du refus par les Italiens de remettre leurs armes à leur ancien allié allemand. Il s'agit d'une capitulation du royaume d'Italie et de l'Italie fasciste.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Occupation de la Grèce[modifier | modifier le code]

Depuis la chute de la Grèce en avril-mai 1941, le pays a été divisé en zones d'occupation, les Italiens occupant la majeure partie continentale (hors Athènes, la Macédoine et la Thrace) et une partie des îles. La 33e division d'infanterie Acqui (it) a constitué la garnison italienne de Céphalonie, une île côtière de la mer Ionienne face au golfe de Patras, depuis mai 1943[11], et comportait de 11 500 soldats et 522 officiers. Elle était composée de deux régiments d'infanterie (les 17e et 317e), du 33e régiment d'artillerie, de la 27e légion de Chemises noires[12], du 19e bataillon de Chemises Noires et d'unités de soutien. De plus, le 18e régiment était détaché à des tâches de garnison à Corfou. Acqui avait aussi des batteries côtières, des vedettes lance-torpille et deux avions[11]. Depuis le 18 juin 1943, elle était commandée par le général Antonio Gandin (it), âgé de 52 ans, vétéran du front de l'Est décoré de la Croix de fer[8].

D'autre part les Allemands décident de renforcer leur présence dans les Balkans, à la suite des succès alliés en Tunisie et l'hypothèse que l'Italie puisse négocier des arrangements avec les Alliés. Les 5-6 juin, le lieutenant-colonel Johannes Barge (en) arrive avec 2 000 hommes du 966e régiment de grenadiers de forteresse comprenant les bataillons de forteresse 810 et 909, une batterie de canons automoteurs et 9 chars[11].

Armistice italien[modifier | modifier le code]

Après l'armistice italo-alliés en septembre 1943, le général Gandin se trouva face à un dilemme : une option était de se rendre aux Allemands (qui s'étaient préparés à cette éventualité et avaient commencé le désarmement des garnisons italiennes) ou d'essayer de résister[13]. Initialement, Gandin demande des instructions à ses supérieurs et commence à négocier avec Barge[14].

Le 8 septembre 1943, le jour où l'Armistice est rendu public, le général Carlo Vecchiarelli (it), commandant des 170 000 soldats de la Onzième armée italienne occupant la Grèce télégraphie à Gandin ses ordres. C'était essentiellement une copie d'un mémorandum du général Ambrosio du Haut-État-Major italien. Les ordres de Vecchiarelli étaient que si les Allemands n'attaquaient pas, de ne pas les attaquer. Les ordres d'Ambrosio étaient que les Italiens ne devaient pas faire cause commune avec les partisans grecs ou avec les Alliés, au cas où ils arriveraient à Céphalonie[15].

Dans le cas où les Allemands attaqueraient, les ordres de Vecchiarelli n'étaient pas très clairs car basés sur la directive Badoglio qui déclarait que les Italiens devaient répondre avec « le maximum de décision » à toute menace de quelque côté que ce soit[11]. L'ordre impliquait que les Italiens devaient attaquer en retour mais ne l'exprimait pas aussi explicitement. Le même jour, à 22h30, Gandin recut un ordre directement du général Ambrosio d'envoyer immédiatement ses navires de guerre et de commerce à Brindisi, port de la botte italienne, comme demandé par les termes de l'Armistice. Gandin obéit mais se alors priva de tous moyens de s'échapper[15].

Pour compliquer les choses, Badoglio avait accepté, après le renversement de Mussolini en juillet 1943, d'unifier les deux armées en Grèce sous commandement allemand, de sorte à apaiser celui-ci. Donc, réglementairement, tant Vecchiarelli que Gandin étaient sous commandement allemand, même si l'Italie avait mis en place un accord d'armistice avec les Alliés[15]. Ceci donnait aux Allemands un sens pour justifier le traitement de tout Italien désobéissant à leurs ordres comme un mutin ou un franc-tireur[11]. À 9h00 le 9 septembre, Barge rencontra Gandin et le mit en demeure en lui déclarant qu'il avait reçu des ordres du commandement allemand. Les deux hommes s'estimaient mutuellement et avait des valeurs en commun, Gandin était pro-allemand et aimait Goethe. L'attitude pro-allemande de Gandin avait d'ailleurs justifié au général Ambrosio sa nomination comme commandant de la division Acqui. Craignant qu'il ne soit du côté des Allemands contre les comploteurs qui avaient déposé Mussolini, Ambrosio voulait tenir Gandin hors d'Italie. Les deux hommes terminèrent leur rencontre en bons termes, étant d'accord pour attendre les ordres de leur hiérarchie respective et ainsi permettre à la situation de se résoudre pacifiquement[15].

Le 11 septembre, le haut-commandement italien envoya deux instructions explicites à Gandin « d'avoir à considérer les troupes allemandes comme hostiles » et que « toute tentative de désarmement par les forces allemandes devaient être refoulées par les armes. » Le même jour, Barge envoya à Gandin un ultimatum lui demandant une décision formulée dans les termes suivants[15] :

  1. Continuer le combat aux côtés des Allemands,
  2. Combattre contre les Allemands,
  3. Se laisser désarmer pacifiquement.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Gandin communiqua l'ultimatum à ses officiers supérieurs et aux sept aumôniers de l'Acqui pour discussion. Six des aumôniers et tous ses officiers supérieurs lui conseillèrent d'obéir à la demande allemande et de se rendre immédiatement. Cependant, Gandin ne pouvait accepter de se joindre aux Allemands car ceci allait à l'encontre des ordres du roi d'Italie relayés par Badoglio. Il ne voulait pas non plus se battre contre les Allemands, comme il le disait « ils ont combattu avec nous, côte à côte. » D'un autre côté, rendre les armes violerait l'esprit de l'Armistice[15]. Malgré les ordres du grand quartier général italien, Gandin choisit de continuer à négocier avec Barge[14],[15].

Télégramme de Barge à ses supérieurs, rendant compte de la décision de Gandin de conserver son armement et de l'état de préparation à l'attaque des troupes allemandes

Gandin finalement accepte de retirer ses soldats de leur position stratégique du mont Kardata, le centre nerveux de l'île[15], en contrepartie d'une promesse allemande de ne pas amener des renforts depuis la Grèce pénisulaire. Le 12 septembre, il informe Barge qu'il est prêt à déposer les armes d'Acqui[14],[15]. Le lieutenant-colonel allemand en rend compte à ses supérieurs du XXII corps d'armée de montagne. Cependant, Gandin est stressé de ne pas avoir obtenu l'accord de ses officiers sur la position vis a vis des Allemands, ils sont en train de monter une mutinerie[15]. Le détachement Acqui de Corfou qui n'est pas sous ses ordres, l'informe autour de minuit du 12 au 13 septembre, par radiocommunication, qu'ils ont rejeté un accord avec les Allemands. Gandin est mis au courant, par des sources fiables, que les soldats italiens qui se sont rendus sont déportés et non rapatriés[15].

Ouverture du feu[modifier | modifier le code]

Le 13 septembre, un convoi allemand de cinq navires approche de la capitale de l'île, Argostoli[15]. Les officiers italiens d'artillerie, de leur propre initaitive, ordonnent aux batteries restantes d'ouvrir le feu, coulant deux péniches de débarquement et tuant cinq Allemands[11],[15].

Dans ces conditions, la même nuit, Gandin présente à ses troupes un sondage, contenant essentiellement les trois options qui lui ont été présentées par Barge[15],[16] :

  1. Continuer le combat aux côtés des Allemands,
  2. Combattre contre les Allemands,
  3. Se laisser désarmer pacifiquement.

À une large majorité, les troupes italiennes répondent en faveur de la troisième option (mais il n'y a pas d'information disponible sur l'importance de la majorité obtenue[15]). Cependant, le 14 septembre, Gandin renie son accord et refuse de se rendre et de rendre quoi que ce soit dont l'artillerie lourde de la division. Il demande aux Allemands de quitter l'île, exigeant une réponse avant 9h00 le lendemain[14]. Il arrache son ruban de la Croix de fer, la plus prisée de ses décorations [15].

Comme les négociations ont échoué, les Allemands se préparent à résoudre la crise par la force et présentent aux Italiens un ultimatum qui expirera à 14h00 le 15 septembre[17].

Combats avec les Allemands[modifier | modifier le code]

Le matin du 15 septembre, les Allemands commencent à bombarder les positions italiennes avec des bombardiers en piqué Stukas[8]. À terre, les Italiens se réjouissent de leur supériorité et font 400 prisonniers allemands[11]. Le 17 septembre cependant, les Allemands débarquent le groupe de combat Hirschfeld composé des bataillons de montagne III./98 et 54e, l'élite de la 1re division de montagne de l'armée allemande, avec le I./724 bataillon de la 104e division de chasseurs, sous le commandement du major Harald von Hirschfeld[8]. Le régiment 98e Gegirgsjäger, en particulier, a été impliqué dans plusieurs atrocités contre des civils en Épire, dans les mois précédant le massacre d'Acqui[18].

Soldats des troupes de montagne allemandes (1940)

Au même moment, les Allemands commencent à lancer des tracts de propagande appelant les Italiens à se rendre. Les tracts déclarent :

« Camarades Italiens, soldats et officiers, pourquoi combattre contre les Allemands ? Vous avez été trahis par vos chefs !... DEPOSEZ VOS ARMES !! LA ROUTE DU RETOUR DANS VOTRE PATRIE VOUS SERA OUVERTE PAR VOS CAMARADES ALLEMANDS[15]. »

Gandin, à nouveau, demande de l'aide au ministère de la Guerre à Brindisi mais n'obtient aucune réponse[15]. Il envoie à tout hasard un émissaire de la Croix rouge en Italie, mais la mission n'aboutit pas sur les côtes de l'Apulie et quand il arrive trois jours plus tard au Haut Commandement italien, il est déjà trop tard[15]. De plus, 300 avions loyaux à Badoglio sont localisés à Lecce, près du point le plus méridional d'Italie, dont le rayon d'action couvre Céphalonie et sont prêts à intervenir. Mais les Alliés ne les laisseront pas faire car ils craignent leur défection vers le côté allemand. De plus, deux vedettes-torpilleurs italiennes, sur le chemin de Céphalonie, reçoivent l'ordre de regagner un port allié pour les mêmes raisons[15]. Malgré l'aide fournie aux Italiens par la population locale, y compris le petits détachements de l'Armée grecque de libération[19], les Allemands jouissent d'une totale supériorité aérienne et leurs troupes ont une grande expérience du combat, au contraire des conscrits de l'Acqui qui ne font pas le poids face aux Allemands. De plus, Gandin a retiré l'Acqui des positions élevées du mont Kardaka et ceci donne aux Allemands une supériorité stratégique[15]. Après plusieurs jours de combat, à 11h00 le 22 septembre, suivant les ordres de Gandin, les derniers Italiens se rendent, à court de munitions et ayant perdu 1 315 hommes tués[13]. Selon des sources allemandes, les pertes seront de 300 Allemands tués et 1 200 Italiens[15].

Massacre[modifier | modifier le code]

Soldats italiens prisonniers par les Allemands à Corfou en avril 1943

Le massacre débuta le et dura une semaine[20].

Après la reddition des Italiens, Hitler envoie un ordre « autorisant » les Allemands à exécuter sommairement tout officier italien qui a résisté « pour trahison » et le 18 septembre, le Haut commandement allemand émet un ordre déclarant que « à cause du comportement perfide et traitre [des Italiens] à Céphalonie, aucun prisonnier ne sera fait »[5],[15],[21]. Les soldats du Gebirgsjäger commencent à exécuter les prisonniers italiens par groupes de quatre à dix[8]. Les Allemands ont commencé à tuer les Italiens qui se rendaient, sur place, utilisant des mitrailleuses. Quand un groupe de soldats bavarois renâclèrent contre cela, ils furent eux-mêmes victimes d'exécutions sommaires.[réf. nécessaire] Après cet incident, les Allemands amenèrent les soldats prisonniers restants à la mairie de San Teodoro et exécutèrent les prisonniers par détachements de huit[11].

Le général Gandin et 137 officiers supérieurs furent sommairement traduits devant une cour martiale le 24 septembre et exécutés, les corps furent jetés à la mer[21]. Avant l'exécution, un sergent informait chaque officier qu'il était exécuté pour trahison, ce qui, du fait que la décision de Badoglio de permettre l'unification des armées italiennes et allemandes en Grèce sous commandement allemand, était techniquement vraie[15]. Le général Gandin fut exécuté le premier mais avant, il jeta sa Croix de fer dans la boue[11].

Romualdo Formato, un des sept aumôniers de Acqui et un des rares survivants, écrivit que pendant le massacre, les officiers italiens commencèrent à crier, prier et chanter. Beaucoup criaient les noms de leurs mères, femmes et enfants[13]. Selon Formato, trois officiers déclarèrent qu'ils étaient tous camarades de leur vivant et qu'ils iraient au paradis dans la mort. D'autres creusaient la terre dans une tentative pour s'évader. En un endroit, Formato rappela « les Allemands arrivèrent en offrant à haute voix de l'aide médicale aux blessés mais quand 20 hommes rampèrent en arrière, une salve de mitrailleuse les acheva »[21]. Des officiers donnèrent à Formato ce qui avaient en leur possession pour qu'il le fasse parvenir à leur famille en Italie. Les Allemands, cependant, les confisquèrent et Formato n'en eut plus de nouvelles et ne put faire le compte exact des officiers assassinés[15].

Les exécutions des officiers italiens continuaient quand un officier allemand arriva et demanda s'il y avait des Italiens originaires de Trieste et de Trente, ces deux régions du sud Tyrol ayant été annexées par Hitler comme provinces germaniques après le 6 septembre. Voyant là une opportunité Formato implora l'officier d'arrêter la tuerie et de sauver les quelques officiers restants. L'officier allemand répondit et dit à Formato qu'il allait en référer à son officier commandant. Pendant l'absence de l'officier, Formato se mit à prier et à réciter l'Ave Maria. L'aumônier Formato comparait le massacre « aux premiers temps du christianisme ... quand les croyants étaient jetés aux bêtes et dévorés, rassemblés auprès d'un prêtre les bénissant[22]. » Quand l'officier revint, après une demi-heure, il informa Formato que les tueries d'officiers étaient stoppées. Il ne restait plus que 37 officiers, Formato compris. Après la trêve, les Allemands congratulèrent les Italiens restants et leur offrirent des cigarettes[15]. La situation resta instable, cependant. Après la trêve, les Allemands forcèrent vingt marins italiens à charger les corps des officiers morts sur des pneumatiques et de les emmener en mer. Les Allemands canonnèrent et volatilisèrent les radeaux pneumatiques avec les marins italiens à bord[11],[15],[23].

Alfred Richter, un Autrichien et participant au massacre, raconta comment un soldat qui chantait des airs d'opéra pour les Allemands dans les tavernes locales, fut forcé à chanter pendant que ses camarades étaient assassinés. Le sort du chanteur soldat est resté inconnu[15]. Richter ajouta que lui et ses camarades de régiment ressentirent un délire de toute puissance pendant les évênements. La plupart des soldats de ces régiments allemands étaient Autrichiens[15].

Selon Richter les soldats italiens furent tués après leur reddition aux soldats du 98e régiment. Il décrit comment les corps des Italiens abattus furent jetés en tas, tous avec une balle dans la tête. Les soldats du 98e régiment commencèrent à enlever les bottes des cadavres pour leur propre usage. Il indique que des groupes d'Italiens furent emmenés vers des carrières et des jardins clos, près du village de Frangata et exécutés par le feu de mitrailleuses. La tuerie dura deux heures, pendant lesquelles le son des mitrailleuses et des pistolets automatiques et les cris des victimes pouvaient être entendus dans les maisons du village[24].

Les corps des 5 000 hommes exécutés furent éliminés de différentes façons. Des corps furent incinérés sur des bûchers massifs rendant l'air de l'île épais avec l'odeur de la chair brûlée[15]. D'autres furent chargés sur des navires et jetés en mer[6],[6],[13],[15],[25]. D'autres, selon Amos Pampaloni, un des survivants, furent exécutés en pleine vue de la population du port d'Argostoli le 23 septembre 1943 et les corps laissés se décomposer là où ils étaient tombés, tandis que dans de petites rues les corps se décomposaient et l'atmosphère devenait irrespirable au point qu'il ne put rester plus longtemps pour prendre des photos du carnage[26]. Les corps furent jetés à la mer, attachés à des blocs de rocher. De plus, les Allemands ont refusé d'autoriser les soldats d'Acqui[Quoi ?][27] à enterrer leurs morts[15]. » Un aumônier, pour chercher des corps, découvrit des ossements éparpillés[15].

Les quelques soldats qui furent sauvés furent aidés par les habitants et par l'Armée grecque de libération[20]. Un des survivants gravement blessé fut conduit chez une dame de Céphalonie par un chauffeur de taxi où il survécut[13]. Trois mille autres survivants sous la garde des Allemands furent noyés quand les bateaux français Sinfra et Ardenais qui les transportaient vers des camps de prisonniers de guerre furent coulés en heurtant une mine navale dans l'Adriatique[6],[28]. Ces pertes et celles semblables dans les garnisons du Dodécanèse furent aussi le résultat de la politique, Hitler ayant donné des ordres aux commandants allemands locaux de prévoir « toutes les précautions de sécurité » pendant le transport des prisonniers sans « tenir compte des pertes[28] ».

Après coup[modifier | modifier le code]

Les évènements vont se reproduire mais avec une moindre importance. À Corfou, la garnison italienne forte de 8 000 hommes comprenait des éléments de trois divisions, incluant le 18e régiment d'Acqui. Le 24 septembre, les Allemands débarquent une force d'intervention sur l'île (opération Trahison) et le jour suivant peuvent amener les Italiens à capituler[29].

L'intégralité des 280 officiers de l'île furent exécutés pendant les deux jours suivants conformément aux ordres du général Lanz, en accord avec les directives de Hitler. Les corps furent chargés dans un bateau et jetés à la mer[29]. Des exécutions similaires survinrent à la suite de la bataille de Kos, quand le commandant italien et 90 de ses officiers furent fusillés[30].

En octobre 1943, après que Mussolini ait été libéré et établi dans sa république sociale italienne fasciste dans le nord de l'Italie, les Allemands donnèrent à leurs prisonniers italiens trois choix :

  1. Continuer à combattre aux côtés des Allemands,
  2. Travaux forcés sur l'île,
  3. Camps de concentration en Allemagne.

La plupart des Italiens opèrent pour le second choix[15].

En janvier 1944, le rapport d'un aumônier parvint à Benito Mussolini auprès de Aurelio Garobbio, un fasciste suisse de la radio italophone du canton du Tessin l'informa sur les évènements. Mussolini fut irrité que les Allemands aient fait pareille chose, cependant il considéra les officiers de la division Acqui, plus que ses soldats, comme des traitres. Cependant, dans un de ses échanges avec Garobbio, après que celui-ci se soit plaint de l'absence de miséricorde des Allemands, il dit « Mais nos hommes se défendaient eux-mêmes, savez-vous. Ils ont touché plusieurs navires de débarquement allemands et les ont coulés. Ils ont montré comment des Italiens savaient se battre » [sic][15].

Poursuites[modifier | modifier le code]

Général Hubert Lanz comparaissant au procès de Nüremberg. À ce jour, il est la seule personne à avoir fait de la prison pour les événements de Céphalonie. Il est mort en 1982[31].

Le major Harald von Hirschfeld n'a jamais été jugé pour son rôle dans le massacre : en décembre 1944, il devient l'officier général le plus jeune de la Wehrmacht, il meurt en janvier 1945, des suites de ces blessures reçues lors de la bataille du col de Dukla en Pologne quelques semaines plus tôt[8]. Seul le général Hubert Lanz, le supérieur de Hirschfeld, fut condamné à 12 ans de prison au procès des otages lors des procès de Nuremberg pour le massacre de Komméno le 16 août 1943[7]. Il fut libéré en 1951[8] et mourut en 1982. Le lieutenant-colonel Barge n'était pas dans l'île quand le massacre eut lieu. Il fut décoré de la croix de Chevalier de la Croix de fer pour ses services en Crète. Il mourut en 2000[14].

La condamnation légère de Lanz était due car la cour de Nuremberg fut induite en erreur par de fausses preuves et ne voulut pas croire à la réalité du massacre, malgré le livre écrit par l'aumônier Padre Formato publié en 1946, un an avant le procès[15],[32]. Parce qu'il y ait un doute sur qui donna les ordres, Lanz fut seulement accusé de la mort de Gandin et de ses officiers[15]. Lanz mentit à la cour en déclarant qu'il avait refusé d'obéir aux ordres d'Hitler de fusiller les prisonniers, parce que cela le révoltait. Il affirma que le rapport au groupe d'armées E faisant état de 5 000 prisonniers fusillés était une ruse employée pour berner le commandement militaire et cacher le fait qu'il avait désobéi aux ordres du Führer. Il ajouta que moins de 12 officiers furent fusillés et que le reste de la division Acqui avait été transporté au Pirée via Patras[32].

Dans son témoignage, Lanz fut assisté par des affidavits d'autres officiers allemands hautement respectables qui avaient mené des vies post-guerre exemplaires, tel le général Von Butlar de l'état major personnel de Hitler, impliqué dans le massacre des Fosses ardéatines Les Allemands qui étaient avec Lanz en septembre 1943 affirmèrent que le massacre n'avait jamais eu lieu. De plus, pour des raisons inconnues, le côté italien ne présenta jamais de preuves du massacre aux procès de Nüremberg. Il a été supposé que les Italiens refusèrent de coopérer avec le processus des jugements, craignant que des termes de l'armistice, défavorables pour leur pays, ne soient révélés. Dans ces circonstances, la Cour accepta les affirmations de Lanz prétendant avoir empêché le massacre et les évènements qui selon lui n'avaient donc pas existé . En conséquence, il reçut une sentence légère[32]. Le général Lothar Rendulic, pour ses agissements en Yougoslavie, fut relâché fin 1951 malgré tout, après seulement trois années d'emprisonnement[33].

La défense de Lanz mit l'accent sur le fait que les poursuites n'avaient pas présenté de preuves italiennes du massacre et déclara qu'il n'y avait pas de preuves que le quartier général italien de Brindisi ait jamais ordonné à Gandin et à sa division de combattre. Cependant, selon la logique de la défense, Gandin et ses hommes étaient des mutins ou des francs-tireurs et ne bénéficient pas du statut de prisonniers de guerre selon la Convention de Genève[32].

Les Allemands ont prétendu que les Italiens étaient en train de négocier la reddition de l'île aux Anglais[20]. Les assertions allemandes n'étaient pas entièrement sans fondement. En Grèce-Centrale, une division entière rejoignit la guérilla grecque et dans le Dodécanèse, les Italiens ont joint leurs forces aux Anglais avec comme résultat une campagne allemande de deux mois pour les réduire (décembre 1943]. Une tentative de révison de procès par le procureur d'état de Dortmund Johannes Obluda en 1964 n'aboutit pas du fait que le climat politique en Allemagne à ce moment-là était favorable à « mettre la guerre derrière »[21]. En 2002, le procureur de Dortmund Ulrich Maoos rouvrit le dossier contre certaines personnes responsables du massacre[8],[20]. Dans son bureau, Maaos avait affiché une carte de Céphalonie avec les dates et les lieux des exécutions avec les noms des victimes[20]. Ni inculpations ni arrestations ne suivirent les enquêtes de Maaos[25]. Dix ex-membres de la 1re Gebirge Division ont été entendus sur les 200 alors encore en vie.

Commémorations[modifier | modifier le code]

Commémoration italo-grecque : le président Giorgio Napolitano

En 1950, les restes de près de 3 000 soldats y compris 189 officiers furent exhumés et ramenés en Italie pour être inhumés dans le cimetière militaire de Bari. Les restes du général Gandin ne furent jamais identifiés[8].

Ce massacre fut largement ignoré en Italie, par le presse et le système éducatif, jusqu'en 1980. À cette date, le président de la République italienne Sandro Pertini, qui avait été un partisan pendant la guerre, inaugura le mémorial de Céphalonie. Malgré cette reconnaissance de l’évènement par Pertini, ce n'est qu'en mars 2001 qu'un autre président italien, Carlo Azeglio Ciampi, visita de nouveau le mémorial. Il fut sans doute influencé par la sortie du film hollywoodien Capitaine Corelli[15]. Pendant la cérémonie, Ciampi, se référant aux hommes de la division Acqui, déclara que « leur décision consciente était le premier acte de résistance par une Italie libérée du fascisme » et qu'« ils avaient préféré combattre et mourir pour leur patrie[24]. » Le massacre de la division Acqui est un sujet émergeant de la recherche[34]. Ce sujet est considéré comme un exemple notable de résistance italienne de la Seconde Guerre Mondiale[35].

En 2002, les postes italiennes ont émis un timbre commémoratif Eccidio della Divisione Aqui (citation nécessaire : )

Les présidents de Grèce et d'Italie commémorent périodiquement l’évènement pendant des cérémonies ayant lieu à Céphalonie au Mémorial Division Acqui[36],[37]. Une conférence universitaire sur les massacres se tint les 2–3 mars 2007 à Parme en Italie[37]. L'association gréco-italienne maintient aussi des manifestations appelées « L'exposition Mediterraneo », près de l'église catholique d'Argostoli, où des photos, des articles de journaux et des documents sur le massacre sont exposés[38],[39].

Mémorial de Céphalonie à Argostoli

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Lory, « La quatrième guerre balkanique », Folio Histoire, Paris, Gallimard, série Folio Histoire, vol. 244 « La Guerre monde, 1 », no 244,‎ , p. 452-493 (ISBN 978-2-07-044265-2, extrait d’un ouvrage collectif)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Massacre details », sur bfg-bayern.de
  2. (en) Charles T. O'Reilly, Forgotten Battles: Italy’s War of Liberation, 1943–1945, Lexington Books, (ISBN 978-0-7391-0195-7, lire en ligne)
  3. « Italian presidents to attend events on Cephallonia Wednesday, 24 April, 2007 », Greek Embassy in Washington, D.C.
  4. Professor Richard Holmes, « The 'D-Day Dodgers' », BBC : « ...the massacre of the Acqui division on the island of Cephalonia, the background to Louis de Bernières' Captain Corelli’s Mandolin, was a cruel fact »
  5. a et b « Corelli's comrades », sur nrw.vvn-bda.de : « That same day, military records show, the German Gen. Hubert Lanz reported from Cephalonia to Berlin: ‘Final mopping up... is under way. General Gandin and his staff were captured. Special treatment in compliance with Fuhrer Order.’ »
  6. a, b, c et d « Hollywood goes to Italy », sur custermen.com : « Historical Context: Italy invaded Greece on 28 October 1940 with 7 divisions of the 9th and 11th Armies. By 22 November, the Italians were pushed back into Albania. The Germans had to come to their aid. But when the Italian government decided to negotiate a surrender to the Allies, the German Army tried to disarm the Italians in what they called Operation ACHSE. On 29 September 1943, on the island of Cephalonia, the Germans fought the Italians of the 33rd "Aqui" Division. A total of 1315 were killed in battle, 3,000 were drowned when the German ships taking them to concentration camps were sunk by mines, and 5,325 were executed. In general, the Germans did not battle or massacre the Italians in other areas. »
  7. a et b (de) « Mörder unterm Edelweiß – noch immer unter uns ("Murderers under the Edelweiss — still among us") », sur nrw.vvn-bda.de
  8. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Massacres and atrocities of WWII », sur members.iinet.net.au : « Almost unknown outside of Italy, this event ranks with Katyn as one of the darkest episodes of the war" also "The German 11th Battalion of Jäger-Regiment 98 of the 1st Gebirgs (Mountain) Division, commanded by Major Harald von Hirschfeld, arrived on the island and soon Stukas were bombing the Italian positions »
  9. (el) « Rizospastis », sur rizospastis.gr,  : « Πρέπει να σημειωθεί πως τα βιβλία για τη σφαγή των Ιταλών στρατιωτών της Κεφαλονιάς (η μεγαλύτερη σφαγή αιχμαλώτων του Β' Παγκοσμίου Πολέμου), εκτός αυτού του Μπερνιέρ, είναι το ένα καλύτερο από το άλλο. Translation: It must be noted that the books about the massacre of the Italian soldiers in Cephalonia (the biggest massacre of prisoners of war in WWII), except the one by Bernier, are one better than the other. »
  10. Op. cit. Lory B. p. 462
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) Spencer Tucker, Encyclopedia of World War II: A Political, Social, and Military History, ABC-CLIO, (ISBN 1-57607-999-6, lire en ligne), p. 313–314
  12. Les Chemises noires étaient l'équivalent des Chemises brunes (SA).
  13. a, b, c, d et e (el) « To Vima: The massacre of the Acqui Division », sur tovima.gr : « Ο διοικητής της ιταλικής φρουράς, στρατηγός Γκαντίν, βρέθηκε τότε σε δίλημμα: να παραδοθεί στους Γερμανούς ή να τους χτυπήσει. Από το δίλημμα τον έβγαλαν οι φαντάροι του που αποφάσισαν να αντισταθούν στους Γερμανούς, οι οποίοι στη σύντομη μάχη που ακολούθησε είχαν βαριές απώλειες. Ομως, στις 22 Σεπτεμβρίου τα πυρομαχικά των Ιταλών σώθηκαν και στις 11 το μεσημέρι ύψωσαν λευκή σημαία. »
  14. a, b, c, d et e (de) « Ein Offizier im falschen Licht », Lippische Landes-Zeitung Translation by Google
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak et al (en) Nicholas Farrell, Mussolini: A New Life, Sterling Publishing Company, Inc., (ISBN 1-84212-123-5, lire en ligne), p. 423–428 Comments:
    ("common cause", Ambrosio's tactics and Badoglio's paradox on page 423)
    (Corfu info and poll on bottom of page 424) (no match reference, Hitler's orders, "delirium of omnipotence" and Austrian origin on page 425)
    (Refusal to bury dead on page 427)
  16. (it) « A.N.P.I. — Il sacrificio della Divisione Acqui », sur anpi.it (consulté le 6 décembre 2014)
  17. (de) Gerhard Schreiber, Die italienischen Militärinternierten im deutschen Machtbereich 1943 bis 1945: Verraten, verachtet, vergessen, Oldenburg Wissenschaftsverlag, (ISBN 978-3-486-55391-8, lire en ligne), p. 157–159
  18. Meyer, Hermann Frank: Die 1. Gebirgs-Division in Epirus im Sommer 1943, hfmeyer.com; accessed 6 December 2014.
  19. (el) « Interview with the ‘real’ Corelli », Rizospastis
  20. a, b, c, d et e (el) « Greek Holocaust » [PDF], Holocaust.gr : « Η δικαιολογία της γερμανικής Διοίκησης για τη σφαγή που έγινε είναι ότι οι Ιταλοί είχαν έρθει σε επαφή με τους ΄Αγγλους και έκαναν διαπραγματεύσεις μαζί τους για την παράδοση του νησιού στους Συμμάχους. Τους Καλοκαιρινούς μήνες, κατά τη διάρκεια της ναζιστικής Κατοχής. Translation : The German justification for the massacre that happened was that the Italians came in contact with the British and were negotiating the surrender of the island to the allies during the German occupation of Cephalonia in the summer of 1943. and "Ο Εισαγγελέας της γερμανικής πόλης Ντόρτμουντ εισάγει σε δίκη τους υπεύθυνους για τα εγκλήματα που διεπράχθησαν στην Κεφαλλωνιά σε βάρος της ιταλικής Μεραρχίας ΄Ακουι στη διάρκεια του Β΄ Παγκοσμίου Πολέμου. Στον τοίχο του γραφείου, του Ultrich Maaos, είναι αναρτημένοι δυο χάρτες. Ο ένας δείχνει την υφήλιο και ο άλλος απεικονίζει τη νήσο Κεφαλληνία, πάνω στον οποίο αναγράφονται οι ημερομηνίες σφαγής της Μεραρχίας ΄Ακουι από την Βέρμαχτ (Μεραρχία “Εντελβάις”), καθώς και ονόματα Ιταλών στρατιωτικών που εκτελέστηκαν όπως και οι τοποθεσίες που 4 πηγή: holocaust.gr σφαγιάσθηκαν. (Μια εβδομάδα διήρκεσαν οι εκτελέσεις. Ελάχιστοι Ιταλοί διεσώθησαν κι αυτό χάρη στην ανθρωπιά των κατοίκων του νησιού και στη δραστηριότητα του Ε.Λ.Α.Σ.). »
  21. a, b, c et d (de) « Bäche von Blut », Der Spiegel Google translation
  22. Recount of the Acqui massacre, spiegel.de; accessed 6 September 2014.
  23. (en) Ray Mosley, Mussolini: The Last 600 Days of Il Duce, Taylor Trade Publications, (ISBN 1-58979-095-2, lire en ligne), p. 22
  24. a et b "Nazi massacre on island idyll", BBC.co.uk, 26 March 2001; accessed 6 December 2014.
  25. a et b (el) Marcello Venturi, White Flag in Kefalonia (lire en ligne) (Mentions the fires)Google translation.
  26. Philip Willan, « The real Captain Corelli », The Guardian, Londres,‎ (lire en ligne) Le journal britannique The Guardian citait « Dans une dépêche datée du 23 septembre, le caporal Richter a enregistré les exécutions des soldats italiens au port d'Argostoli, en présence des civils grecs et avec les corps laissés à se décomposer dans la chaleur de l'automne.
  27. Quels soldats ? Il y avait donc des soldats d'Acqui « libres » et des prisonniers victimes d'assassinat par fusillade et exécutions sommaires ?
  28. a et b « Verletzung der Menschenrechte im Seekrieg 1939–1945: Transporte von Kriegsgefangenen Internierten oder Flüchtlingen », sur wlb-stuttgart.de
  29. a et b Kriegsverbrechen der 1. Gebirgs-Division auf dem Balkan ("War Crimes of the 1. Mountain Division in the Balkans")
  30. Massacres and Atrocities of WWII, members.iinet.net.au; accessed 6 December 2014.
  31. Biographie d'Hubert Lanz
  32. a, b, c et d (en) Richard Lamb, War in Italy, 1943–1945 : A Brutal Story, Da Capo Press, (ISBN 0-306-80688-6, lire en ligne), p. 134–35
  33. (de) Josef Achleitner, « Lothar Rendulic: Der Mann, der für Hitler die "Ostmark" halten sollte », sur nachrichten.at - Damals/Vor 100 Jahren, OÖNachrichten, (consulté en mai 2015)
  34. « Ricerca Italiana », sur ricercaitaliana.it : « ...in about 30 pages, touching mainly upon several of the better known episodes, such as the massacre of the Acqui division in Cefalonia and Corfu, as well as the fate of several other military units »
  35. Rossi, Elena Aga et Agarossi, Elena.(en) A Nation Collapses: The Italian Surrender of September 1943, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-59199-6, lire en ligne), p. 6
  36. « Greek, Italian presidents to attend events on Cephallonia Wednesday », Athens New Agency,‎ (lire en ligne) :

    « Le président de la République Karolo Papoulias ira dans l'Île ionienne de Céphalonie mercredi, où avec le président italien Giorgio Napolitano il assistera à l’évènement commémoratif du sacrifice des soldats italiens de la Division Acqui et les combattants de la résistance grecque contre l'occupation allemande. Des milliers de soldats italiens de la brigade 'Acqui' qui s'étaient rendus aux forces Allemandes d'occupation de l'île en septembre 1943 après la capitulation italienne et qui furent massacrés par les Nazis. Deux cents combattants de la résistance grecque furent aussi tués par les Allemands. Les deux présidents auront des entretiens après les diverses cérémonies. Des évènements similaires ont eu lieu en mars 2001 en présence des présidents des deux pays Kostis Stephanopoulos et Carlo Azeglio Ciampi. »

  37. a et b « Monumento della Divisione Aqui », sur kefalonia.net.gr (consulté le 6 décembre 2014)
  38. Gill, John and Edwards, Nick. (en) The Rough Guide to the Ionian Islands: Kefallonia-Corfu-Ithaca-Lefkas-Paxos-Zakynthos, Rough Guides, (ISBN 1-84353-067-8, lire en ligne), p. 196
  39. (el) « Monument to the Acqui Division »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur kefalonianet.gr (consulté le 6 décembre 2014).