Massacre de la Ghouta

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 Ne doit pas être confondu avec Massacre de Damas (1860).
Massacre de la Ghouta
Image illustrative de l'article Massacre de la Ghouta
Victimes de l'attaque chimique.

Date
Lieu Ghouta (Damas, Syrie)
Victimes Civils
Morts 355 (selon MSF)[1]

494 (selon DMO)[2]
502 (selon l'OSDH)[3]
588 (selon le CDVS)[4]
635 (selon la CGRS)[5]
1 300 (selon la CNFOR)[6]
1 429 (selon les États-Unis)[7]
1 729 (selon l'ASL)[8]

Blessés 3 600[9]
Auteurs Drapeau de la Syrie Armée syrienne
(selon la CNFOR, les gouvernements occidentaux, la Ligue arabe et Human Rights Watch)

Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre, Liwa al-Islam ou Flag of Jabhat al-Nusra.jpg Front al-Nosra
(selon le gouvernement syrien, l'Iran et la Russie)[10]
Guerre Guerre civile syrienne
Coordonnées 33° 31′ 11″ nord, 36° 21′ 03″ est

Géolocalisation sur la carte : Moyen-Orient

(Voir situation sur carte : Moyen-Orient)
Massacre de la Ghouta

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Massacre de la Ghouta

Le massacre de la Ghouta est un bombardement à l'arme chimique au gaz sarin[11] qui s'est produit le pendant la guerre civile syrienne et a frappé les banlieues orientale et occidentale de Damas en Syrie dans l'ancienne oasis de la Ghouta tenue par l'Armée syrienne libre. L'attaque a fait entre 322 et 1 729 morts, la grande majorité des victimes étant des civils.

Les deux camps (armée régulière, opposition armée) se rejettent mutuellement la responsabilité des bombardements. Si la Russie, l'Iran et le régime syrien incriminent l'opposition, les gouvernements américain, français, israélien, suédois, britannique, turc, canadien et la Ligue des États arabes incriminent eux l'armée régulière.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré vouloir faire la lumière sur ces accusations[12]. Il s'agit de l'attaque chimique la plus meurtrière depuis le massacre de Halabja et l'deuxième bataille d'al-Faw menés par l'armée irakienne en 1988. À cette époque la Syrie n'est pas signataire de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (ratifiée en 1993, et entrée en vigueur en 1997).

Face au risque d'une intervention militaire occidentale, la Russie a proposé un accord débouchant sur un démantèlement du stock d'armes chimiques du régime syrien. Cette proposition a été acceptée par les États-Unis.

Contexte[modifier | modifier le code]

La Ghouta orientale couvre une plaine agricole à l'est de Damas, sur laquelle vivent plus d'un million de personnes, tandis que la Ghouta occidentale se situe au sud-ouest de la capitale syrienne. Les villes de ces zones, passées sous le contrôle de l'opposition, sont « assiégées et bombardées depuis plus de huit mois » et « ont essuyé des bombardements « classiques » intensifs »[13].

Le 19 juin, le Hezbollah et l'armée livrent bataille aux rebelles près de l'hôpital de Khomeini. Le lendemain, les forces gouvernementales parviennent à reprendre du terrain en capturant plusieurs villages près de Damas. Les rebelles indiquent être toujours encerclés dans le district de Ghouta sans pouvoir s'échapper[14]. Des experts de l'ONU sont arrivés dimanche 18 août 2013 à Damas pour examiner l'utilisation présumée d'armes chimiques dans le conflit en Syrie, en violation du droit international humanitaire.

Le régime serait déjà incriminé dans ce genres d'événements selon les occidentaux, ce que conteste la Russie qui proteste contre l'armement des rebelles par les états-unis[15] :

  • du 23 décembre 2012 à Homs,
  • de mars 2013 à Khan al-Assal et à Ataybah,
  • juin 2013 à Jobar où des premières utilisations de gaz sarin ont été répertoriées[16],[17],[18].

Les faits[modifier | modifier le code]

Les attaques se seraient produites à h du matin le 21 août dans la Ghouta à l'est de Damas. La région est le théâtre d'affrontements depuis des mois entre rebelles et armée syrienne soutenue par le Hezbollah. Une attaque aurait également eu lieu dans le district de Jobar[19]. L'opposition syrienne fait état de 1 300 morts tandis que 355 civils auraient été tués selon l'ONG Médecins sans frontières. Le jour suivant les attaques, le régime syrien a poursuivi ses bombardements sur les quartiers de Ghouta tenus par l'opposition[20].

Origine des livraisons chimiques en Syrie[modifier | modifier le code]

En réponse au député allemand Jan Van Akten du parti Die Linke, le ministère de l'économie allemande a précisé que des composés chimiques entrant dans la composition du gaz chimique sarin tels que le fluorure de sodium, l'acide fluorhydrique et l'hydrogène fluoré ont été exportés en 2002-2003 à hauteur de 40 tonnes puis 97 tonnes en 2005-2006 pour un montant de 174 000 euros. Le feu vert à la livraison a été donné sous le gouvernement de Gerhard Schroder puis sous celui de Angela Merkel après avis des services secrets indiquant que « l'usage civil était possible »[21].

Inventaire syrien des armes chimiques[modifier | modifier le code]

Après son adhésion à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, la Syrie a remis son inventaire de ses armes chimiques à la date limite fixée au 20 septembre 2013 par l'accord russo-américain du 14 septembre 2013[22].

Vecteur de dispersion[modifier | modifier le code]

Le vecteur de dispersion du gaz chimique serait des roquettes sol-sol de 330 mm pouvant contenir 60 litres de gaz liquide et ainsi que des roquettes de 140 mm de 2,5 litres de contenance, ces roquettes portent des inscriptions en cyrillique[23] de fabrication soviétique[24].

Mission d’enquête des Nations Unies[modifier | modifier le code]

Suite aux événements, le secrétaire général des Nations unies redirige la mission d'enquête concernant les allégations d'emploi d'armes chimiques en République arabe syrienne présente sur place depuis le 18 août vers la région. Cette mission a pour objectif de "procéder à l'établissement des faits relatifs aux allégations d'emploi d'armes chimiques, de recueillir des données pertinentes et de procéder aux analyses nécessaires à cette fin". Dirigée par Åke Sellström, elle se rend à Moudamiyé le 26 août ainsi qu'à Ain Tarma et Zamalka les 28 et 29 août. Ses conclusions sont publiées le 16 septembre 2013 sous la cote A/67/997–S/2013/553[25].

Le rapport d'enquête, constitué de 48 pages, confirme sans équivoque l'utilisation d'armes chimiques, "roquettes surface-surface contenant du sarin, produit neurotoxique" à Ain Tarma, Moudamiyé et Zamalka mais n'avance aucune responsabilité dans cette attaque, la mission n'ayant pas été mandatée pour enquêter sur la question.

Témoignages[modifier | modifier le code]

Victimes de l'attaque chimique de Goutha

Des témoignages expliquent dans The Guardian les symptômes auxquels ils ont assisté après les attaques : « des gens qui dormaient et [qui sont] morts dans leurs lits », des maux de tête et nausées, « du liquide qui sortait de la bouche et du nez des victimes », « l'odeur de quelque chose comme du vinaigre et des œufs pourris », une suffocation, « les corps qui changeaient de couleur (en bleu) », et « des yeux rouges et qui grattent[26] ». Les symptômes, rapportés par les habitants de Ghouta et des médecins témoignant auprès de l'ONGI Human Rights Watch, impliquaient « de la suffocation, des spasmes musculaires, de l'écume dans la bouche »[27].

Abu Omar de l'armée syrienne libre explique dans The Guardian que les roquettes impliquées dans les attaques étaient inhabituelles : « on pouvait entendre le son des roquettes propulsées dans les airs, mais aucun bruit d'explosion » et aucun dégât évident dans les bâtiments[26]. Les témoignages de Human Rights Watch rapportent des « symptômes impliqués par l'utilisation de gaz innervants »[27]. Selon Médecins sans frontières, les trois hôpitaux de la région ont accueilli pas moins de 3 600 patients présentant des symptômes neurotoxiques[28].

Des analyses[modifier | modifier le code]

Sur la responsabilité des attaques, les pays occidentaux affirment sans réserves la responsabilité du régime de même que Human Rights Watch[29]. D'après l'universitaire Thomas Pierret : « L'argumentaire des pro-Assad fut mis à mal dès le 27 août à la suite de la mise en ligne d'images qui, en dépit de leur importance capitale, n'ont guère retenu l'attention des médias occidentaux. Ces images, diffusées sur la blogosphère anglophone par Brown Moses, montrent des bérets rouges de la Garde Républicaine d'Assad procédant au tir de l'une desdites roquettes « artisanales » au moyen d’un lanceur iranien de type Falaq-2. [...] Combinée au rapport de l'ONU, les images évoquées ici ne laissent donc aucune espèce de doute quant à la culpabilité du régime de Bachar al-Assad dans l'attaque chimique la plus meurtrière depuis la tragédie de Halabja en 1988 »[30]. Pour Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques dans le think tank de la Fondation pour la recherche stratégique, « la simultanéité de l'attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède ». L'historien universitaire François Géré abonde dans ce sens, estimant qu'il y a « 98 % de chances pour que le régime syrien soit l'auteur de l'attaque, bien qu'il ne faille pas négliger les 2 % restants »[31]. De son côté, la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution avance qu'elle s'apprêtait à lancer, deux jours après le massacre, une grande offensive contre le régime à partir de plusieurs fronts, appuyée par les brigades les plus puissantes de la rébellion : le pouvoir syrien, alerté à la dernière minute par ses espions et n’ayant plus le temps de mobiliser ses troupes, aurait alors décidé de recourir à une frappe chimique de grande envergure, seule à même d’éviter que ses lignes de défense ne soient enfoncées[32].

Cependant, le 18 septembre 2013, la Russie annonce avoir reçu des éléments de la part du régime syrien prouvant que ce sont les rebelles qui ont fait usage d'armes chimiques : d'après le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, « on ne peut considérer les conclusions auxquelles sont parvenues les inspecteurs de l'ONU que comme des conclusions politisées, de parti pris et unilatérales »[33]. Quant à Vladimir Poutine, il attribue la responsabilité de l'attaque aux rebelles dans une tribune publiée dans le New York Times[34]. Pierre Piccinin da Prata, enlevé en Syrie et libéré le 8 septembre, a de son côté affirmé que le gaz sarin n'avait pas été utilisé par le régime de Bachar Al-Assad, une déclaration accueillie avec prudence par le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, et nuancée par son compagnon d'infortune, le reporter italien Domenico Quirico[29] qui écrit : « C'est une folie de dire que je sais qu'Assad n'a pas utilisé de gaz »[35].

Bachar el-Assad nie être responsable de l'attaque et affirme : « il n'y a pas de preuve que j'ai utilisé des armes chimiques contre mon peuple ». Il juge par ailleurs l'accusation incohérente : « Supposons que notre armée souhaite utiliser des armes de destruction massive : est-il possible qu'elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même et où des soldats ont été blessés par ces armes, comme l'ont constaté les inspecteurs des Nations unies en leur rendant visite à l'hôpital où ils sont soignés ? Où est la logique ? ». D'après le quotidien allemand Bild citant une source du Service fédéral de renseignement allemand, le président syrien n'aurait jamais approuvé personnellement l'attaque. De hauts gradés de l'armée syrienne « réclament régulièrement depuis environ quatre mois des attaques chimiques au palais présidentiel à Damas (mais) ces demandes ont été toujours refusées, et l'attaque du 21 août n'a vraisemblablement pas été approuvée personnellement par Bachar al-Assad »[36]. Ces révélations viennent conforter les révélations de Foreign Policy selon lesquelles, de source américaine, « dans les heures qui ont suivi l’horrible attaque à l’est de Damas, un responsable du ministère de la Défense syrien a échangé un coup de téléphone paniqué avec un dirigeant d’une unité qui s’occupe des armes chimiques, lui demandant des réponses autour d’une attaque au gaz neurotoxique qui a fait plus de 1 000 victimes »[37].

Revenant sur un document des services de renseignement français présenté le 2 septembre 2013 par Jean-Marc Ayrault comme apportant la preuve d'une attaque « massive et coordonnée » de la part du pouvoir syrien, Bernard Squarcini, ancien directeur central du renseignement intérieur, souligne ses points faibles et « combien cette note de notes n’est pas conclusive et certainement pas suffisante pour fonder, de manière imparable, la nécessité de déclencher des bombardements de représailles »[38].

Carte des attaques chimiques dans le secteur de Damas le 21 août 2013. (source : Maison-Blanche, département d'État).

En décembre 2013, le journaliste d'investigation Seymour Hersh révèle que l'administration américaine, afin de mieux soutenir les accusations contre le régime de Bachar el-Assad, aurait volontairement dissimulé lors de ces événements que le groupe djihadiste Front al-Nosra disposait de gaz sarin[39]. D'après le journaliste, Barack Obama aurait également accusé le régime en s'appuyant non sur des communications interceptées au moment de l'attaque, mais sur des interceptions réalisées en décembre 2012 et analysées a posteriori. La direction du renseignement national dément ces affirmations[40].

En janvier 2014, Richard Lloyd, ancien inspecteur de l'ONU spécialiste des missiles, et Theodore Postol (en), professeur au MIT, publient un rapport de 23 pages[41] selon lequel le régime syrien ne peut être tenu responsable du massacre. Ils ont pour cela étudié des « centaines » de photos et des vidéos d'ogive, de restes de roquettes, d'impacts sur le sol, et de barils contenant le gaz sarin, publiées sur Internet, et se sont livrés à une analyse physique interne qui a permis, selon le docteur George Stejic, directeur des laboratoires Tesla qui emploient Richard Lloyd, d'établir le volume de gaz sarin utilisé, la portée des missiles, leur direction ainsi que l'endroit d'où ils ont été tirés. Le rapport contredit le rapport américain, notamment en affirmant que les roquettes tirées étaient de courte portée, une conclusion que François Géré, directeur de l'Institut français d'analyse stratégique (Ifas), juge « crédible », d'autant plus qu'elle est évoquée par le rapport final de l'ONU. Or, le rapport américain affirme que les roquettes ont été tirées depuis le « cœur » du territoire contrôlé par le régime à Damas : au contraire, tout point situé à deux kilomètres des impacts se situe en territoire rebelle. Mais d'après François Géré et Olivier Lepick, il est probable que le régime ait avancé ses vecteurs de lancement au plus près des positions adverses, pour réduire le temps de passage au-dessus de ses propres troupes et ainsi diminuer les risques de bavure. Olivier Lepick considère par ailleurs que « la simultanéité des attaques et la quantité de Sarin utilisé rend très peu plausible le fait que la rébellion ait pu mener ces attaques », et doute que la rébellion « dispose du savoir-faire tactique nécessaire »[42].

En juin 2014, dans un éditorial du journal Le Point, Franz-Olivier Giesbert affirme, en citant Richard Lloyd, que seuls les rebelles djihadistes ont pu perpétrer l'attaque chimique de Ghouta. Il accuse notamment le quotidien Le Monde et le gouvernement français, d’avoir désigné sans preuves, afin de justifier d'éventuelles frappes à venir, le régime de Bachar al-Assad[réf. insuffisante][43],[44].

Cependant le rapport de Richard Lloyd et Theodore Postol (en) est controversé[45]. Le journal américain The Daily Beast dénonce également le fait que Theodore Postol ait travaillé dans son rapport en collaboration avec Maram Susli (en), une étudiante syrienne en chimie ayant exprimée sur les réseaux sociaux des propos conspirationnistes, pro-Assad et pro-Hezbollah[46],[47]. Eliot Higgins (en), fondateur du site internet Bellingcat (en), critique également l'article de Seymour Hersh ainsi que le rapport de Lloyd et Postol, qui selon lui s'est basé sur une carte des positions erronées et a sous-estimé la portée des roquettes Volcano utilisées par le régime[48],[49],[50],[51],[52],[53],[54],[55],[56]. Les analyses de Higgins sont appuyées par l'universitaire Thomas Pierret[57],[58], ou encore par l'historien Cédric Mas[59]. Le chercheur Ziad Majed attribue également la responsabilité du massacre au régime syrien[60].

Dans les mois qui suivent le massacre, la question de la responsabilité du massacre demeure controversée mais la grande majorité des experts continuent de pointer du doigt l'armée syrienne[61].

Réactions[modifier | modifier le code]

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

  • Drapeau des Nations unies ONU – Les Nations unies tentent de trouver une solution nécessaire de toute urgence, voire possiblement une intervention ; cependant, à la suite des objections de la Russie et de la Chine, une simple demande de clarification concernant cet incident a été demandée[62]. Le secrétaire général Ban Ki-moon demande des investigations sans plus tarder[63].
  • Flag of the Arab League.svg Ligue arabe – La ligue arabe publie une déclaration le 27 août accusant le gouvernement syrien d'être derrière les attaques mais indique en revanche qu'elle ne soutiendra pas une intervention militaire quelle que soit sa forme[64].
  • Drapeau de l'Albanie Albanie – Le premier ministre albanais Sali Berisha et le ministre des affaires étrangères Aldo Bumçi accusent le gouvernement syrien pour ces attaques et demandent le soutien du gouvernement albanais pour toute action engagée par l'OTAN contre la Syrie[65],[66].
  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne – Le gouvernement allemand condamne les attaques. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle déclare que « l'attaque chimique en Syrie ne peut rester sans conséquences[67]. »
  • Drapeau des États-Unis États-Unis – Les États-Unis déclarent être « profondément préoccupés par les informations selon lesquelles des armes chimiques ont été utilisées. Les États-Unis condamnent fermement toute utilisation d'armes chimiques. Ceux qui sont responsables de l'utilisation d'armes chimiques doivent être tenus coupables. Aujourd'hui, nous demandons formellement aux Nations unies examiner d'urgence cette nouvelle allégation. » Le président Barack Obama se dit « gravement préoccupé ». L'administration Obama accuse Assad d'être derrière ces attaques[68] et en avoir les preuves sans pour autant rendre publique ces informations[69].
  • Drapeau de la France France – À la XXIe conférence des ambassadeurs qui s'est tenue à Paris le 27 août, le président de la République française François Hollande a déclaré que « La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents » et que « tout porte à croire que c'est le régime qui a commis cet acte abject qui le condamne définitivement aux yeux du monde[70]. »
  • Drapeau de l'Italie Italie – Le gouvernement italien appelle à la « prudence », même si la ministre des Affaires étrangères Emma Bonino a qualifié l'attaque de « crime de guerre ». Bonino a déclaré que l'« Italie ne participera pas à une action militaire sans l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies[71]. »
  • Drapeau de l'Iran Iran – L'Iran condamne l'usage d'armes chimiques en Syrie et accuse les rebelles d'être derrière les attaques[72].
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni – Le Royaume-Uni appelle à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies le 21 août[73]. Le Premier ministre David Cameron déclare le 29 août qu'il « n'a pas 100 % de certitude » que le régime Syrien a usé d'armes chimiques[74].
  • Drapeau de la Russie Russie – Lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique le 26 août, le président russe Vladimir Poutine souligne qu'il n'y a aucune preuve pouvant accuser formellement la Syrie comme étant l'auteur de l'utilisation de ces roquettes[75]. Les autorités russes déclarent que l'attaque à l'arme chimique était une « provocation planifiée à l'avance » et accusent les rebelles d'être derrière ces attaques[76]. La presse russe soutient ces affirmations[77].

Suites diplomatiques; réactions des chancelleries[modifier | modifier le code]

Le , le secrétaire d’État américain John Kerry téléphone à ses homologues britannique, français, russe et canadien en affirmant qu'il y a « très peu de doutes sur l'usage d'armes chimiques[80]. ». La « ligne rouge », avertissement lancé par Barack Obama le , est ainsi franchie — une nouvelle fois — un an plus tard[81].

Le :

Le 29 août 2013, de justesse, la Chambre des Communes britannique rejette par 285 voix contre 272, une motion présentée par le Premier ministre David Cameron qui défendait le principe d’une intervention militaire en Syrie.

Le , Barack Obama annonce la décision d'intervenir militairement mais en consultant au préalable le Congrès des États-Unis, consultation qui doit se tenir le 9 septembre. Jusqu'au dernier moment le gouvernement français reste persuadé de frappes américaines le 1er septembre au matin[84].

Le , François Hollande annonce attendre le rapport de l'ONU avant toute opération militaire[85].

Le , l'ONU adopte une résolution qui « condamne fermement l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et en particulier le massacre dans la Ghouta ». Le texte « encourage » le Conseil de sécurité à faire appel à la justice internationale pour sanctionner les auteurs de crimes contre l'humanité commis en Syrie, dont le massacre de la Ghouta[86].

Risques très élevés d'un conflit international[modifier | modifier le code]

Immédiatement les chancelleries craignent une action, hors du droit internationale, violation des accords de l'ONU.

Les États-Unis menacent de lancer une centaine de missiles Tomahawk contre la Syrie[87].

  • L'Iran avertit qu'un tel agissement mènerait à des actions de représailles contre Israël[88].
  • La Russie, « cette action serait une très grave violation du droit international[89]. »
  • La Russie et la Chine mettent en garde toute intervention militaire en Syrie, expliquant qu'il y aurait de « lourdes conséquences » pour la région entière[90].
  • Syrie: Le gouvernement syrien prévient quant à lui que « la Syrie sera le cimetière des envahisseurs » et annonce en retour pointer ses missiles sur Israël[91] et l'Arabie saoudite[92].
  • Israël déploie sa défense antimissile[93] et rappelle certains de ses réservistes[94]. La France annonce par ailleurs envoyer sa frégate Chevalier Paul au large de la Syrie tandis que la Russie a indiqué son intention de renforcer son dispositif en Méditerranée en envoyant sur place deux navires de guerre supplémentaires[95] tandis que la Chine a elle aussi envoyé un navire de guerre[réf. nécessaire].
  • L'Allemagne annonce le 27 août 2013 qu'elle n'interviendra pas militairement en Syrie[96].
  • Le 3 septembre 2013, la Russie déclare avoir détecté le lancement de deux missiles balistiques en Méditerranée[97], qui s'avérera être un essai balistique mené par Israël et les États-Unis[98],[99],[100].
  • Les populations occidentales se montrent de plus en plus hostiles à des interventions précipitées au Moyen-Orient (64 % des Français seraient contre selon un sondage réalisé par l’institut BVA pour i>Télé[101] et 60 % des Américains également[102]).
  • Finalement un accord russo-américain du 14 septembre 2013, portant sur l'inventaire des armes chimiques syriennes, repousse l'option de l'intervention militaire étrangère, sans qu'elle soit exclue pour autant par François Hollande[103]. Quelques mois plus tard, l'exécutif français affirme que les frappes prévues auraient touché uniquement l'arsenal chimique du régime, tout en reconnaissant qu'elles devaient changer le rapport de force politique sur place[104].

Conséquences pour la rébellion[modifier | modifier le code]

Après le volte-face américain, les opposants qui avaient misé sur une intervention militaire occidentale pour faire chuter le régime sont désormais discrédités. Le , des brigades du Front islamique de libération syrien et du Front islamique syrien déclarent qu'elles rejettent la Coalition nationale syrienne et affirment que cette organisation ne les représente pas[105]. Ces deux mouvements sont dissous deux mois plus tard et le 22 novembre, plusieurs groupes rebelles islamistes — dont les principaux sont Ahrar al-Cham, Jaysh al-Islam et Liwa al-Tawhid — annoncent la formation d'un nouveau rassemblement ; le Front islamique, qui devient le plus important mouvement rebelle syrien[106],[107].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Syria: Thousands suffering neurotoxic symptoms treated in hospitals supported by MSF », Médecins sans frontières, (consulté le 24 août 2013)
  2. (en) « Activists report 1,300 are killed in Syria gas attack », Buenosairesherald.com, (consulté le 24 août 2013)
  3. Le Figaro : Armes chimiques: 500 morts (ONG)
  4. (en) The Violations Documenting Center in Syria, « Violations Documentation Center - Martyrs », Vdc-sy.info (consulté le 28 août 2013)
  5. (en) « Syrian opposition claims chemical attack by Assad forces kills 635 », (consulté le 24 août 2013)
  6. (en) « Syrian opposition: 1,300 killed in chemical attack on Ghouta region », English.alarabiya.net, (consulté le 24 août 2013)
  7. VIDÉO - Syrie : l'attaque chimique impunie (HRW), Le Figaro avec AFP, 21 août 2014.
  8. (en) « Bodies still being found after alleged Syria chemical attack: opposition », Dailystar.com.lb (consulté le 24 août 2013)
  9. (en) Nick Renaud-Komiya, « Aid group says it has treated 3,600 'chemical victims' in Syria », Independent.co.uk, (consulté le 26 août 2013)
  10. Céline Lussato, SYRIE. Sur quoi s'appuie Moscou pour accuser les rebelles ?, Le Nouvel Observateur, 18 septembre 2013.
  11. Syrie: le rapport de l'ONU confirme un bombardement au gaz sarin, RFI, (lire en ligne), p. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a présenté ce lundi 16 septembre au Conseil de sécurité les conclusions du rapport des experts des Nations unies qui ont enquêté sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, le 21 août dernier, près de Damas. Sans surprise, le rapport fait état de preuves « flagrantes » de l'utilisation de gaz sarin
  12. « Armes chimiques en Syrie : l'ONU veut «faire la lumière» », sur Le Parisien, (consulté le 22 août 2013).
  13. Hélène Sallon, « Retour sur l'attaque chimique du 21 août à Damas », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  14. (en) « Assad forces advance, rebels await weapons - World Bulletin », World Bulletin,‎ (lire en ligne)
  15. « Moscou doute de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien », France 24,‎ (lire en ligne)
  16. Jean-Philippe Rémy, « Comment les échantillons de gaz sarin ont été rapportés de Syrie », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  17. Roland Gauron, « Des analyses confirment l'utilisation de gaz sarin en Syrie », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  18. Christophe Ayad, « Syrie : Paris et Londres affirment avoir des preuves de l'utilisation de gaz sarin », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  19. (en) Tim Lister, « Suffering in Syria is clear, but cause and culprits are murky - CNN.com », sur CNN, (consulté le 18 avril 2017)
  20. (en) « Syrian army bombarded suburbs of Damascus day after opposition accused regime of gassing hundreds in chemical attack »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), blog Al Jazeera,
  21. Frédéric Lemaître, Malaise sur les livraisons chimiques à Damas, Le Monde, (lire en ligne)
  22. La Syrie a remis l'inventaire de ses armes chimiques, Le Nouvel Observateur, (lire en ligne), p. L'« OIAC a confirmé avoir reçu la liste attendue du gouvernement syrien sur son programme d'armes chimiques » a indiqué dans un courriel l'organisation basée à La Haye. « Le Secrétariat technique est en train d'examiner l'information reçue » a-t-elle précisé. L'OIAC a reporté une réunion de son Conseil exécutif qui devait se tenir dimanche pour débattre de la question de la destruction des armes chimiques de la Syrie.
  23. Catherine Gouëset, Syrie : « La responsabilité du régime d'Assad dans l'attaque du 21 aout ne fait aucun doute », L'Express, (lire en ligne)
  24. (en) peter Bouckaert, Sarin attack joins a long list of crimes in Syria, whose people cry out for justice, theguardian, (lire en ligne), The rocket systems identified by the UN as used in the attack – truck-launched 330mm rockets with about 50 to 60 litres of sarin, as well as 140mm Soviet-produced rockets carrying a smaller sarin-filled warhead – are both known to be in the arsenal of the Syrian armed forces.
  25. Mission d’enquête des Nations Unies concernant les allégations d’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne. Rapport sur l’utilisation qui aurait été faite d’armes chimiques dans la Ghouta, faubourg de Damas, le 21 août 2013, Assemblée Générale-Conseil de Sécurité des Nations-Unies, 16 septembre 2013. |Lire en ligne=[1]
  26. a et b (en) Mona Mahmood, « Syrian eyewitness accounts of alleged chemical weapons attack in Damascus », The Guardian, (consulté le 23 août 2013)
  27. a et b (en) Fred Abrahams, « Dispatches: The Longest Short Walk in Syria? », Human Rights Watch, (consulté le 23 août 2013)
  28. (en) Syria: Thousands suffering neurotoxic symptoms treated in hospitals supported by MSF, Médecins sans frontières, 24 août 2013
  29. a et b « Selon Human Rights Watch, le régime d'Al-Assad est responsable de l'attaque chimique », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
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Liens externes[modifier | modifier le code]

Rapport des inspecteurs de l'ONU[modifier | modifier le code]

  • Rapport français : Synthèse nationale de renseignement déclassifié - Programme chimique Syrien (Rapport officiel en français du 2/09/2013) - lire en ligne :[2]
  • Rapport des inspecteurs de l'ONU su 13 septembre 2013 (Rapport officiel en anglais) - lire en ligne : [3]

Articles connexes[modifier | modifier le code]