Massacre de Novotcherkassk

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Pierre commémorative du massacre, à Novotcherkassk.

Le massacre de Novotcherkassk désigne la répression d’un mouvement social à l’usine de locomotives de Novotcherkassk en juin 1962. Le bilan est de 26 contestataires tués et 87 blessés[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

Le Nikita Khrouchtchev décide l’augmentation des prix pour la viande et le beurre en Union soviétique. Parallèlement les normes de production pour les ouvriers sont revue à la hausse, une réduction de facto des salaires.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le mouvement social se débute le et critique les conditions de travail dans « l’usine de construction de locomotives de Novotcherkassk Boudienny ». Les ouvriers de l’aciérie et de la forge cessent le travail après que la direction refuse d’écouter leurs doléances. Vers midi toute l’usine est en grève.

Les grévistes se mettent en marche pour se rendre à la mairie et le mouvement se répand dans d’autres entreprises après l’arrestation de 30 grévistes par la police.

À ce point les rapports divergent sur la réponse des autorités, en particulier sur la question de savoir qui de l’armée rouge ou des forces du KGB a ouvert le feu sur les manifestants. Le bilan est de 26 tués, dont des enfants, et 87 blessés, dont 3 meurent finalement de leur blessures. La ville est soumise au couvre-feu, les morts sont enterrés en secret dans divers cimetières de l’oblast de Rostov.

Le lendemain un nouveau groupe de manifestants se réuni sur la place centrale, 116 d'entre eux sont arrêtés. Quatorze sont condamnés lors de procès expéditifs dont sept à la peine capitale, exécutée rapidement. Les autres écopent de peines allant de 10 à quinze ans. D'autres participants et leurs familles sont exilés en Sibérie.

Les événements sont classés secrets en Union Soviétique bien qu'ils soient rapidement connus en Occident[2]. Il faut attendre 1992 pour que le public russe soit informé de la tragédie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Russie : modeste célébration de la révolte ouvrière de Novotcherkassk en 1962 », sur lapresse.ca, (consulté le 13 février 2017).
  2. (en) « Russia: And Then the Police Fired », sur time.com, (consulté le 13 février 2017).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel H. Baron, Bloody Saturday in the Soviet Union. Novocherkassk, 1962, Stanford, CA, Stanford University Press, 2001, xvi-241 p.