Massacre de Deir Yassin
Le massacre de Deir Yassin s'est déroulé le au cours de la prise du village de Deir Yassin, à l'Ouest de Jérusalem, durant la Guerre civile de 1947-1948 en Palestine mandataire. Il a été perpétré par 120 combattants de l'Irgoun et du Lehi.
Le village tombe après de violents combats de maison en maison. Pendant et après la bataille pour la prise du village, aux alentours d'une centaine de personnes sont tués ( entre 81 et 120)[1],[2],[3].
À l'époque, la presse et différents commentateurs rapportèrent le nombre de 254 victimes[4]. La presse arabe utilise le massacre comme incitation contre Israël, mais cela à aussi amené les communautés arabes à la fuite de peur d'être victime d'un massacre similaire et à des défections dans les rangs des groupes palestiniens. Les événements ont déclenché une controverse au sein de la population juive ( également étrangère ), qui subsiste encore aujourd'hui.
Les tueries ont été condamnées par la Haganah, tandis que l'Irgoun et le Lehi démentent avoir commis un massacre.
Selon les historiens et commentateurs, ce massacre a eu des répercussions importantes sur la suite du conflit, notamment en favorisant l'exode de Palestiniens, en panique à l'idée de subir le même sort, et comme justification pour les dirigeants arabes des pays voisins à intervenir dans le conflit.
Il est resté un symbole dans l'histoire du conflit israélo-arabe[5]. Aujourd'hui, l'hôpital psychiatrique Kfar Shaul (en) est construit sur le site de cet ancien village palestinien à 7 km à l'ouest[6] de la Vieille ville de Jérusalem[7].
Contexte[modifier | modifier le code]
Les événements se produisent le lors de la guerre civile en Palestine. À ce moment, le pays est toujours sous le contrôle des autorités britanniques bien qu'ils aient entamé leur évacuation du pays depuis février et que leur retrait complet soit prévu pour le 15 mai.
Fin mars, la situation de la communauté juive de Palestine (le Yichouv) est précaire. L'Armée de libération arabe (ALA) parrainée par la Ligue arabe - composée de Palestiniens et d'autres Arabes - attaquent le trafic juif sur les routes principales dans le but d'isoler les communautés juives les unes des autres. La « guerre des routes » entamée par Abd al-Kader al-Husseini et la Jaysh al-Jihad al-Muqaddas porte ses fruits : la ville de Jérusalem, où habitent cent mille Juifs, soit un sixième de la communauté juive palestinienne, est assiégée et ne peut plus être ravitaillée.
Début avril, les autorités sionistes prennent la décision de réagir et leur force paramilitaire, Haganah, passe à l'offensive pour libérer la route de Jérusalem. Elles lancent l'opération Nahshon dans la nuit du 2 au 3 avril. Celle-ci a pour but de désenclaver et de ravitailler la ville en permettant aux convois de réemprunter la route Tel Aviv-Jérusalem. L'opération est rapidement couronnée de succès et se poursuit jusqu'au 20 avril. Le 8 avril, le commandant palestinien Abd al-Kader al-Husseini est d'ailleurs tué au cours des combats. Le 9 avril, les forces de l'Irgun et du Lehi attaquent quant à eux Deir Yassin, situé à proximité.
Deir Yassin est un village arabe situé à 5 km à l'ouest de Jérusalem. Il compte 610 habitants, tous musulmans. D'autres sources parlent de 400 à 1 200 habitants[8].
Considéré par la Haganah comme stratégique[9], avec l'accord du responsable du secteur de Jérusalem pour la Haganah David Shealtiel[9], l'Irgoun et le Lehi rassemblent environ 120 combattants pour prendre contrôle du village[10]. Des combattants de la Haganah et du Palmach prendront également part plus tard aux opérations, à la suite des difficultés rencontrées par l'Irgoun et le Lehi[11].
Selon Yoav Gelber, les motivations de l'Irgoun et du Lehi pour l'attaque de ce village qu'il considère stratégiquement insignifiant, sont de montrer qu'ils sont eux aussi capables de conquérir un village arabe (en rapport avec les succès de la Haganah dans l'opération Nahshon) avec un fond de vengeance à la suite des victimes juives de la « crise des convois[8] ».
Selon des témoignages, des juifs du village voisin de Givat Shaul, auraient tenté d'aider les villageois de Deir Yassin pendant l'attaque d'Irgun-Lehi[12].
Conflits avec le village avant l'attaque[modifier | modifier le code]
En 1947, le village signe un accord avec le village juif voisin de Givat Shaul. Les résidents empêchent les combattants arabes irréguliers d'utiliser leur village comme base d'attaque. Mais dans la première moitié de janvier 1948, des combattants entrent dans le village et l'un des résidents de Deir Yassin est tué lors d'un échange de tirs avec eux. Suite à cet incident, les résidents ont décidé de renouveler l'accord avec le village juif voisin. Le 20 janvier, ses habitants ont conclu des accords avec leurs voisins juifs de Givat Saul et ont signé un pacte de bon voisinage avec eux après avoir chassé des hommes d'al-Najjada hors du village. À plusieurs reprises, les habitants empêcheront également des hommes de la Jaysh al-Jihad al-Muqaddas, de l'Armée de libération arabe et d'autres groupes armés d'utiliser leur village comme base pour des attaques contre les villages juifs[13],[14]. Fin mars, les villageois ont refusé d'accueillir des combattants irakiens et syriens, malgré la demande du Haut Comité arabe[15].
Néanmoins le 2 avril, des tirs prolongés éclatent entre les villageois de Deir Yassin et ceux des villages juifs de Beit Hakerem , Yefe Nof et Beit Vagan. Les jours suivants, des coups de feu ont été tirés à partir du village vers le village juif de Motza et sur la route reliant Jérusalem à Tel Aviv. Le 8 avril, des jeunes du village participent à la contre-attaque arabe contre la position juive à Qastel[16].
Selon une étude menée à l'Université Bir Zeit palestinienne, les habitants de Deir-Yasin ont participé à des actes de violence contre des cibles juives, et une centaine avaient été armés[17].
La présence de combattants étrangers dans le village est sujette à controverse, vu le manque de preuve historique[15].
Événements[modifier | modifier le code]
L'attaque est lancée le 9 avril au matin. L'opération est mal préparée et de nombreux incidents se produisent. Les combattants palestiniens offrent une résistance plus importante que prévu. Les combattants de l'Irgoun et du Lehi ne sont pas entraînés pour une opération qui consiste à prendre un village en plein jour. Ils comptabilisent rapidement 5 morts et 35 blessés dont plusieurs « officiers ». Ils font alors appel à la Haganah pour évacuer leurs blessés.[réf. nécessaire]
Une section du Palmach intervient aux alentours de midi et tire au mortier de 2 pouces sur la maison du Moukhtar dans l'espoir de faire cesser la riposte palestinienne. Mais ces tirs sont sans effet et les combattants continuent à se battre même après que le reste du village ait été pris ou que des villageois se soient rendus[18]. Toutefois, selon Marius Schatner, la « section [...] [du Palmach] rédui[t] sans problème le principal noyau de résistance. Vers midi, elle se retire, laissant le soin aux attaquants de ratisser le village[19] » ( dans un jargon militaire ). Lors de cette attaque, les hommes de l'Irgoun et du Lehi prennent les habitations une par une au combattants arabes, et les « nettoyant » souvent par des lancés de grenade[18]. Ils font également sauter plusieurs maisons à l'explosif[20]. En outre, les Arabes ont également tiré sur des civils arabes lors des combats avec les forces juives[16].
Bien qu'on y soit conscient de la situation, aucun renfort n'est envoyé de Jérusalem par le Comité National palestinien local. Les Palestiniens sont occupés par les préparatifs de l'enterrement d'Abd al-Kader al-Husseini. Les Britanniques sont également approchés pour intervenir mais sans réelle insistance. Ce n'est qu'à la fin de l'après-midi, quand les premiers réfugiés - des femmes et des enfants - arrivent à Jérusalem que le comité d'urgence presse l'armée britannique d'intervenir[18].
Décompte des victimes[modifier | modifier le code]
Après le massacre, la presse relaie le chiffre de 254[21] victimes civiles sur base du rapport du représentant de la Croix rouge Jacques de Reynier qui est un des premiers à arriver sur les lieux.
Les historiens évaluent aujourd'hui le massacre aux alentours de 100 à 120 personnes[22],[23]. Yoav Gelber relate que l'historien palestinien Kan'ana comptabilise un total de 11 morts parmi les 100 villageois qui disposent d'armes tandis que 70 % des victimes sont non combattantes. Benny Morris parle de 100 à 120 victimes ainsi que des prisonniers qui sont exécutés[23].
Selon Yoav Gelber, dans les conditions de la guerre civile au début de la guerre d'indépendance, la distinction entre les combattants et les civils était difficile et chaque jeune homme pouvait être considéré comme un combattant potentiel. De plus, contrairement à la plupart des villages de la guerre, les combats à Deir Yassin ont eu lieu en présence d'une population qui n'est pas partie avant et pendant la guerre ce qui expliquerait, le nombre important de victimes[16].
Selon les témoignages des combattants de l'Irgoun, ils n'étaient pas entraînés aux combats réguliers et aux combats en territoire bâti et le commandement de l'organisation était militairement non professionnel ce qui expliquerait le nombre de victimes civils.
Témoignages[modifier | modifier le code]
Le colonel Meir Pa'il, combattant du Palmach arrivé sur les lieux après les événements apporte le témoignage suivant :
« Il était midi quand la bataille se termina. Le calme régnait mais le village ne s’était pas rendu. Les irréguliers de l’Irgoun et du Stern sortirent de leurs caches et commencèrent les opérations de nettoyage. Faisant feu de toutes leurs armes, ils balançaient également des explosifs dans les maisons. Ils abattirent ainsi toutes les personnes qu’ils y trouvèrent, y compris les femmes et les enfants. Par ailleurs, près de vingt-cinq hommes qui avaient été sortis de chez eux furent chargés dans un camion et exposés, à la romaine, à travers les quartiers de Mahahneh Yehuda et Zakron Josef. Après quoi ils furent emmenés dans une carrière de pierre et abattus de sang-froid[24]. »
Menahem Begin, commandant en chef de l'Irgoun, écrit dans ses mémoires[25] :
- « Dir Yassin, à six cents mètres d'altitude, était un des points stratégiques les plus vitaux du front arabe à l'ouest de Jérusalem. » David Shealtiel dans une lettre nous disait : « J'apprends que vous vous préparez à attaquer Dir Yassin. Je tiens à souligner que notre plan d'ensemble prévoit la prise et l'occupation de Dir Yassin. Je ne vois pas la moindre objection à ce que vous vous chargiez de l'exécution du plan, à condition que vous soyez capables de tenir le village. » Sa lettre précisait qu'il voulait ce village « “pour y installer un aérodrome”. L'aérodrome fut bien installé à Dir Yassin et fut même, pendant quelque temps, le seul moyen de communication entre Jérusalem assiégée et la côte [...] la déclaration ultérieure de M. Shaltiel, quant à elle, transgressait la vérité. » « Nous eûmes quatre morts et près de quarante blessés. Les pertes des assaillants s'élevèrent à près de 40 % de leurs effectifs. Quant aux troupes arabes, leurs pertes numériques furent trois fois plus élevées que les nôtres. » « A l'entrée du village, nous avions disposé un haut-parleur qui exhortait, en arabe, les femmes, les enfants et les vieillards à fuir leurs demeures [...] La plupart des habitants écoutèrent nos avertissements et furent indemnes. » « La propagande ennemie visait à nous salir, mais finalement elle nous aida. Les Arabes d'Eretz Israël furent pris de panique. »
D'après le commandant adjoint de l'Irgoun à Jérusalem, Yeouda Lapidot, c'est le Lehi qui aurait proposé de « ...liquider les résidents du village après sa conquête [afin de] briser le moral des Arabes, et relever celui des juifs, affectés par la tournure des événements... »(traduction libre )[26]. Lapidot affirme que toutes les victimes arabes, au nombre de 100 au maximum, avaient été tuées durant le combat.
Réactions[modifier | modifier le code]
Ce massacre suscite l'indignation de la communauté internationale. Ben Gourion le condamne[27] ainsi que les principales autorités juives : la Haganah, le Grand Rabbinat et l'Agence juive qui envoie une lettre de condamnation, d'excuses et de condoléances au roi Abdullah[28]. « Mais aucune action concrète ne sera entreprise contre les organisations dissidentes, et la direction sioniste entérine le même jour un accord de coopération entre la Haganah et l'Irgoun [négocié avant Deir Yassin], en vue de l'intégration de ses forces dans la future armée de l'État juif[29] ».
Le , 29 personnalités juives américaines dont Albert Einstein cosigneront une lettre[30] dénonçant : « l’apparition d'un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis nazis et fascistes ».
Menahem Begin nie tout massacre, parlant d’une « propagande mensongère » et affirme par contre que : « ce ne fut pas ce qui s’est passé à Deir Yassin, mais bien ce qui a été inventé...» «...qui nous a aidé à nous ouvrir un chemin vers des victoires décisives. (...) Les Arabes pris de panique s’enfuirent aux cris de " Deir Yassin "[31] ».
Nathan Yalin Mor, responsable politique du Lehi et membre de sa direction semble avoir été choqué par le massacre. Il le condamnera un an plus tard, après la fin des combats, seul parmi les anciens dirigeants de l'organisation[29].
Conséquences[modifier | modifier le code]
Sur l'exode palestinien[modifier | modifier le code]
Les historiens, considèrent que l'ampleur donnée à l'époque a été amplifiée par toutes les parties pour servir leur propre intérêt, ainsi : Ben Gourion pour discréditer l'Irgoun et le Lehi, qui s'opposent à son autorité ; les Arabes pour chercher l'appui de la communauté internationale et discréditer le Yichouv ; les leaders de l'Irgoun et du Lehi pour exagérer la panique engendrée par l'épisode et augmenter leur prestige[32],[33].
Selon Benny Morris, néanmoins, l'épisode a un « effet plus durable que n'importe quel autre événement de la guerre dans la précipitation de l'exode palestinien[33] ». Il considère également que « l'effet immédiat le plus important du massacre et de la campagne médiatique sur l'atrocité qui suivit fut de déclencher et de promouvoir la peur et plus tard la fuite panique des villages et villes de Palestine[33] ». Il cite plusieurs rapports d'analystes de l'époque qui vont dans ce sens : « Deir Yassin fut un des deux événements pivots dans l'exode des Arabes palestiniens » ou encore que « Deir Yassin [fut] un facteur décisif d'accélération dans l'évacuation générale[34] ».
Lapierre et Collins partagent cette analyse dans leur ouvrage sur la guerre de 1948. Suivant leurs termes : « et comme les Français et les Belges avaient répandu sur les chemins de leur exode les récits de viols et de massacres, les Arabes accrurent leur débâcle par le rappel des atrocités de Deir Yassin[35] ».
Yoav Gelber ne partage apparemment pas tout à fait ce point de vue. Selon lui, « les rumeurs entourant les événements — réels, fabriqués ou imaginés — de ce qui se produisit à Deir Yassin pourraient avoir encouragé des Palestiniens à s'enfuir quand les combats approchaient leurs maisons les semaines suivantes », mais il estime néanmoins que le rôle du massacre a été exagéré dans l'explication du mécanisme menant à l'exode de masse[36]. Cependant, il écrit également : « Les rumeurs du massacre de Deir Yassin pourraient avoir terrifié des Palestiniens et [les avoir poussés à la] fuite mais son rôle dans la provocation de l'exode de masse a été exagéré (overstated)[37] ».
Sur l'intervention des pays arabes[modifier | modifier le code]
Une autre conséquence importante est la répercussion au sein de la population arabe des États voisins qui augmente encore la pression sur leurs dirigeants pour s'engager dans la bataille et venir à l'aide des Palestiniens[38],[39].
Controverses[modifier | modifier le code]
Le massacre de Deir Yassin est souvent dépeint par les Palestiniens ou leurs soutiens comme un exemple d'application du Plan Daleth, prouvant que celui-ci était bien la directive de nettoyage ethnique qu'il est accusé d'être.
Benny Morris juge que l'historiographie palestinienne repose « uniquement sur des preuves orales et est écrite à partir d'une approche anthropologique plutôt qu'historiographique » et critique que certains « gonflent dans leur description le nombre de Juifs qui ont participé à l'attaque" (700) » et affirment que des chars d'assaut y ont participé, alors que lesforces juives n'en avaient pas à l'époque. Morris considère le récit de Walid Khalidi sur Deir Yassin comme « le plus complet et le plus équilibré des événements en arabe »[15].
Le nouvel historien antisioniste Ilan Pappé, avec certaines nuances, considère que les responsables du massacre de Deir Yassin pouvaient justifier leurs actes en se référant au Plan Daleth puisque ce dernier acceptait le principe de destruction de toutes les « bases ennemies » jugées stratégiques, que tous les villages aux alentours étaient considérés comme des bases ennemies et que la destruction d'un village implique bien d'en chasser les habitants[40].
Yoav Gelber estime par contre que « la tentative par des historiens palestiniens et des propagandistes de mettre en avant Deir Yassin comme une preuve d'une conspiration planifiée par le Yichouv pour expulser les Palestiniens est tout à fait infondée ». Selon lui, « le massacre de Deir Yassin fut un concours presque inévitable de circonstances : la nature des combattants des deux camps, leur organisation et position, leur niveau d'entraînement, le déploiement et la maîtrise du commandement et du contrôle, l'absence de cibles militaires claires, la présence d'un nombre important de civils et le stress inhérent à ce type de combat intercommunautaire ».
Au-delà de cette analyse, Yoav Gelber estime que la communication sur Deir Yassin a été exagérée par rapport à l'importance de l'évènement. En effet, d'autres massacres ont été plus sanglants, comme celui de 240 Juifs à Kfar Etzion (Massacre de Kfar Etzion) le ou de 250 Arabes à Lydda en .
Benny Morris analyse différemment de Yoav Gelber l'impact de la communication concernant le massacre dans la peur des populations, et donc dans l'exode palestinien. Mais il relativise également l'importance des faits, en qualifiant les événements de « petite opération de l'Irgoun et du Lehi entreprise avec le consentement réticent de la Haganah[41] ».
Uri Milstein désapprouve de définir les événements de Deir Yassin comme un« massacre », mais décrit plûtot des « meurtres » lors de la prise du village[15].
Massacre en représailles[modifier | modifier le code]
En représailles, le 13 avril, un convoi médical se dirigeant vers l'hôpital Hadassah du mont Scopus à Jérusalem sera attaqué par un groupe armé. Soixante-dix-neuf personnes, dont des patients, des médecins et des infirmières, seront tuées. Quelques soldats britanniques essaieront d'intervenir pour arrêter le massacre, mais sans succès[42].
Le village aujourd'hui[modifier | modifier le code]
Aujourd'hui, sur le site de l'ancien village de Deir Yassin est construit l'hôpital psychiatrique (en) Kfar Shaul qui intègre certaines anciennes structures arabes, est situé à 1.4 km du Mémorial de Yad Vashem, et à 7 km à l'Ouest[6] de la Vieille ville de Jérusalem[7].
Notes et références[modifier | modifier le code]
- Par exemple, Yoav Gelber, Palestine 1948, 2006, p. 311. Ce chiffre est également confirmé par l'Université de Beir Zeit.
- Kana'ana and Zeitawi, The Village of Deir Yassin, Destroyed Village Series, Berzeit University Press, 1988
- Deir Yassin: Sof HaMitus, published 2017.
- Yoav Gelber, Palestine 1948, Sussex Academic Press, 2006, p. 311.
- Ziyad Clot, Il n'y aura pas d'État palestinien, Max Milo 2010, p. 228-229
- Emplacement sur Google map.
- (en) Ettinger, Yair. "Deir Yassin massacre, 55 years on", Haaretz, April 10, 2003.
- Yoav Gelber, Palestine 1948 (2006), p. 309
- Voir la citation de la lettre de David Shealtiel.
- L'Irgoun, 80, et le Lehi, 40, selon Benny Morris
- Benny Morris, The Birth revisited, 2003, p. 237.
- « Deir Yassin - Meir Pail's Version », sur web.archive.org, (consulté le 23 mai 2020)
- Yoav Gelber, Palestine 1948 (2006), p. 306
- Benny Morris, The Birth revisited, 2003, p. 91, p. 97.
- Ephraim Hazan, « של יהזדי ארץ-ישראל בתקופה הביזנטית שירת בני מערכא: שירים ארמײם (Jewish Palestinian Aramaic Poetry from Late Antiquity) (review) », Jewish Quarterly Review, vol. 93, nos 1-2, , p. 293–298 (ISSN 1553-0604, DOI 10.1353/jqr.2002.0023, lire en ligne, consulté le 23 mai 2020)
- Yoav Gelber, « Jewish-Transjordanian Relations 1921-1948 », {{Article}} : paramètre «
périodique» manquant, (DOI 10.4324/9781315037622, lire en ligne, consulté le 23 mai 2020) - Matthew Hogan, « The 1948 Massacre at Deir Yassin Revisited », The Historian, vol. 63, no 2, , p. 309–334 (ISSN 0018-2370 et 1540-6563, DOI 10.1111/j.1540-6563.2001.tb01468.x, lire en ligne, consulté le 23 mai 2020)
- Yoav Gelber, Palestine 1948, 2006, p. 310.
- Marius Schatner, histoire de la droite israélienne, p. 240.
- Benny Morris, The Birth... revisited, 2003, p. 237.
- tiré de Out of Crisis Comes Decision, p. 269, Milstein
- Yoav Gelber, Palestine 1948, 2006, p. 311-312
- Benny Morris, The Birth... revisited, 2003, p. 238.
- Il y a cinquante ans, Deir Yassine - l'Humanite
- La révolte d'Israël, préface de Jacques Soustelle, traduction de J. Hermone, La Table Ronde, 1971, pp. 198-199.
- D'après Eric Silver, dans Begin, a biography, Londres, Wiedenfeld and Nicolson, 1984, p. 88-96.
- Yoav Gelber, Palestine 1948, 2006, p. 317
- Benny Morris, The Birth... revisited, 2003, p. 239.
- Marius Schattner, Histoire de la droite israélienne, Éditions complexe, 1991, p. 242 et suivantes.
- Traduction de l'article du New York Times
- Menahem Begin, La révolte d’Israël, p. 200 ; Benny Morris, The Birth... revisited, 2003, p. 239 rapporte également du même ouvrage d'autres propos de Menahem Begin comme « la légende valait une demi-douzaine de bataillons aux forces d'Israël » ; « la panique submergea les Arabes d'Israël »...
- Yoav Gelber, Palestine 1948, p. 315
- Benny Morris, The Birht of the Palestinian Refugee Problem Revisitied, p. 239.
- Benny Morris, The Birht of the Palestinian Refugee Problem Revisitied, p. 240.
- Dominique Lapierre et Larry Collins, O Jérusalem, p. 514-515).
- Yoav Gelber, Palestine 1948, p. 317.
- Yoav Gelber, Palestine 1948, p. 116.
- Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, p. 239.
- Dominique Lapierre et Larry Collins, O Jérusalem, p. 528
- Ilan Pappé, La guerre de 1948 en Palestine, p. 131-133, La fabrique éditions, 2000, (ISBN 2-913372-04-X)
- Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, p. 318, p. 237
- Henry Laurens, La Question de Palestine : Tome 3 - L'accomplissement des prophéties (1947-1967), t. 3, Fayard, , 838 p. (ISBN 9782213633589), p. 76
Annexes[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
- Massacre du convoi pour l'hôpital du mont Scopus
- Tueries et massacres de la guerre israélo-arabe de 1948
Liens externes[modifier | modifier le code]
- (en) Site présentant les événements (avec cartes, témoignages et analyses d'historiens)
- (en) Site commémorant le massacre (avec étude détaillée des événements)
- (fr) Entre Jénine et Deir Yassine sur le site La Paix Maintenant
- (fr) Jacques de Reynier (chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge à Jérusalem)
- (fr) Il y a cinquante ans, Deir Yassine, L'Humanité,
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- Yoav Gelber, Palestine 1948, Sussex Academic Press, Brighton, 2006, (ISBN 1845190750)
- Yoav Gelber, Appendice II de l'ouvrage Palestine 1948 [PDF]
- Benny Morris, The Birth Of The Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, UK 2003, (ISBN 0521009677)
- Dominique Lapierre et Larry Collins, O Jérusalem, Robert Laffont, 1971, (ISBN 226610698-8)
- Ilan Pappé, La guerre de 1948 en Palestine, La fabrique éditions, 2000, (ISBN 2-913372-04-X)