Masculinisme

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Le masculinisme englobe l'ensemble des mouvements sociaux qui se préoccupent de la condition masculine[1]. Plusieurs courants existent au sein de cet ensemble, dont certains visant « la défense des droits des hommes, de leur indépendance et de leurs valeurs »[2].

Le masculinisme fait face à plusieurs critiques, notamment pour certains de ses courants perçus comme antiféministe ou encore soutenant des discours réactionnaires. Cependant, certains soutiennent au contraire des courants masculinistes s'inscrivant dans une logique féministe prônant l'égalité entre les hommes et les femmes. Dans tous les cas, puisqu'il s'agit d'un ensemble de mouvements sociaux, on peut y retrouver des courants plus modérés que d'autres, vus comme plus radicaux, sur le rapport entre les hommes et les femmes.

Par ailleurs, certains préfèrent parler de « hominisme »[3],[4], considérant que le terme de « masculinisme » serait un « néologisme créé à des fins de diabolisation ».

Dans le domaine médical, le masculinisme caractérise l'«état d'un sujet féminin qui présente quelques-uns des caractères sexuels secondaires masculins » (aménorrhée, voix rauque, hirsutisme, etc.)[5].

Définitions[modifier | modifier le code]

Domination masculine[modifier | modifier le code]

Pour Francis Dupuis-Déri, « du côté anglophone, le mot est employé le plus souvent pour désigner l’idéologie patriarcale ou une perspective masculine androcentrée. Du côté francophone, à partir des années 1990, le mot est de plus en plus fréquemment employé pour désigner un courant antiféministe »[6]. Avec la sociologue québécoise Mélissa Blais[a], le politologue écrit, en 2012, que le discours du masculinisme « affirme que les hommes sont en crise à cause de la féminisation de la société (en)[8] ».

Le mot est initialement un anglicisme issu des milieux universitaire et militant féministe nord-américains, où il désigne la « domination des hommes » aussi bien dans le milieu professionnel que dans les autres activités[9]. Ainsi le masculinisme comme domination des hommes, sous forme de patriarcat ou de « société des frères »[10] est distinct des études de genre sur les masculinités.

Selon le sociologue Léo Thiers-Vidal, « la notion de masculinisme a été introduite en France par Michèle Le Dœuff ». Il la décrit comme « l’idéologie politique gouvernante, structurant la société de telle façon que deux classes sociales sont produites : les hommes et les femmes. La classe sociale des hommes se fonde sur l’oppression des femmes, source d’une qualité de vie améliorée ». Il décrit la masculinité comme « un nombre de pratiques — produisant une façon d’être au monde et une vision du monde — structurées par le masculinisme, fondées sur et rendant possible l’oppression des femmes », et les hommes comme « les acteurs sociaux produits par le masculinisme, dont le trait commun est constitué par l’action oppressive envers les femmes »[11].

Défense des hommes[modifier | modifier le code]

Selon le Grand dictionnaire terminologique, « « Masculinisme » désigne à la fois un mouvement de défense des droits des hommes et de leurs rôles sociopolitiques et un mouvement de protestation qui vise à affranchir les hommes de leurs rôles sociaux traditionnels. Il est étonnant qu'on puisse grouper sous la même étiquette deux mouvements dont les orientations sont passablement divergentes, mais pour l'instant, on semble désigner par masculinisme tous les mouvements qui se préoccupent de la condition masculine[12]. ».

Médical[modifier | modifier le code]

Dans le domaine médical, le mot désigne l'état d'un sujet féminin qui présente des caractères sexuels secondaires masculins (pilosité faciale, voix grave, aménorrhée, atrophie mammaire)[13],[14],[15],[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

En anglais, le terme masculinism fait son apparition en 1911 dans un périodique féministe, Freewoman, en tant que complément hypothétique de « féminisme » :

Masculinism and feminism are relative terms, and when one is strong enough to equate the other both will become merged in a common doctrine of humanism[17],[9],[18].

« Masculinisme et féminisme sont des termes relatifs, et lorsque l'un sera suffisamment fort pour égaler l'autre, les deux fusionneront en une doctrine commune d'humanisme. »

Selon le Trésor de la langue française, la première attestation de « masculinisme » date de 1931 pour désigner une maladie chez la femme ayant des caractères sexuels masculins[15]. Le dictionnaire mentionne le terme prédécesseur « masculisme », attesté en 1902 dans le Nouveau Larousse illustré, « qui avait à l'origine le sens de « ensemble du sexe masculin, de ses conditions d'être, naturelles et sociales » par opposition à féminisme, dérivé par haplologie de masculin sur le modèle de féminisme ».

Hubertine Auclert, journaliste, écrivaine et militante féministe, emploie le terme en français en 1900 dans son essai Les femmes arabes en Algérie[19]. La philosophe féministe Michèle Le Dœuff, dans son livre de 1989 L’Étude et le Rouet, reprend le terme en affirmant l'avoir forgé[18]. Elle y écrit : « Pour nommer ce particularisme, qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y a qu’eux qui comptent et leur point de vue), j’ai forgé le terme de masculinisme. »

Selon Mélissa Blais, le masculinisme connaît trois phases de développement au xxe siècle. Dans les années 1980, il désigne à la fois des mouvements apparaissant en Amérique et en Europe occidentale, « à l’origine proféministes, [prenant] parfois la forme de groupes de parole qui visent à permettre aux hommes d’échanger au sujet des difficultés liées à la masculinité. », et des discours antiféministes et conservateurs. Dans les années 1990, ces mouvements opposés se développent. Dans les années 2000, le versant antiféministe se consolide, notamment grâce à la participation d'intellectuels, psychologues et militants antiféministes, qui mènent des actions et procès[20].

Depuis 2010, on assiste dans la presse à un glissement sémantique du terme, qui, tout en reprenant l'historique des mouvements masculinistes aux États-Unis et au Canada, fait un amalgame entre ce terme et des revendications de retour à plus de virilité[21] ou, au contraire, à la diminution des différences de genre[22].

Bien que les men’s studies n'existent pas en tant que telles en France, ce qui est dû à une organisation de la recherche universitaire par département et non par sujet d'étude, des initiatives citoyennes — par exemple le podcast de Victoire Tuaillon Les Couilles sur la table[23] — visent à analyser, discuter et proposer des pistes afin de comprendre les mécanismes de construction des masculinités (le genre) et les déconstruire lorsqu'elles sont nuisibles, tant pour les femmes et les non-binaires que pour les hommes[24].

Parmi les universitaires contribuant à ces études, le sociologue Éric Fassin et le philosophe Didier Eribon en France. La sociologue australienne R.W. Connell. classe ainsi les masculinités : hégémonique, complice, subordonnée, marginalisée[25].

Thématiques et revendications du masculinisme[modifier | modifier le code]

Le masculinisme affirme dénoncer certains éléments des sociétés occidentales modernes, que le mouvement estime être discriminatoires envers les hommes comme une législation et une application des lois discriminatoires, aussi bien pour le droit de garde des pères de leurs enfants que des conditions de travail plus pénibles et dangereuses ou le paiement de services gratuits pour les femmes. Les lois seraient appliquées de façon plus sévère à l'égard des hommes, qui à délits égaux seraient condamnés à des peines de prison plus longues que les femmes, et plus souvent à des peines de prison ferme[26]. À titre d'exemple, les masculinistes demandent une législation beaucoup plus sévère vis-à-vis des fausses accusations d'abus sexuel[27].

Critiques du masculinisme[modifier | modifier le code]

Les masculinistes issus de « mouvements des pères » affirment vouloir une symétrie des sanctions des hommes et des femmes alors que selon Pascale Vielle, sociologue directrice de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes « la gravité des faits n'était pas symétrique », surtout en ce qui concerne la violence contre les femmes, « les violences ayant entrainé la mort ne concernent que les femmes pour la plupart ». Elle dénonce un entrisme auquel ont cédé ses successeurs: « les statistiques sont noyées, de sorte à ne pas fâcher les hommes ». Selon La Libre Belgique, « le masculinisme est une idéologie qui réfute la nécessité de lutte pour les droits des femmes. Selon eux, les féministes désirent prendre le pouvoir », ce qui est une « idéologie dangereuse », certains masculinistes incels sombrant dans le terrorisme tel que l'attaque à la voiture-bélier du 23 avril 2018 à Toronto. Après les mouvement féministes des années 1970 il y a une réaction masculiniste dans les années 1980. Puis avec le mouvement #MeToo en 2007 qui libère la parole des femmes sur les réseaux sociaux apparait une nouvelle réaction masculiniste qui à parfois recourt au cyberharcèlement organisé tel celui contre Marion Séclin en 2016. Pour Pascale Vielle « Il faut à tout pris éviter de présenter l’homme et la femme comme irréductiblement opposés et complémentaires afin d’éviter d’asseoir une domination. Le discours de la complémentarité permet de légitimer la domination des femmes. L'exaltation d'identités présentées comme antagonistes attise les conflits »[28].

Selon l'anthropologue Lucie Jouvet-Legrand, dans un contexte du recul des droits des femmes dans des pays entre autre occidentaux, en véhiculant l'idée fausse et biaisée statistiquement qu'il y aurait une symétrie des violences conjugales entre hommes et femmes et donc que les hommes seraient victimes d'une injustice en les représentant comme coupables et non victimes, les masculinistes « pensent que les droits des femmes sont devenus, dans certains domaines, supérieurs à ceux des hommes et tentent de renverser les rôles en les victimisant. Le discours masculiniste est une idéologie qui vise à remettre en question les acquis des femmes et qui s’acharne à discréditer le féminisme »[29]. Selon le Collectif contre les violences familiales et l’exclusion, « identifier clairement le masculinisme permet de comprendre qu’il s’agit d’un mouvement réactionnaire, composé d’activistes et d’une des formes les plus virulentes de l’antiféminisme. Le discours masculiniste critique les « excès » du féminisme et les « dérives » d’une société devenue égalitaire »[30].

Plusieurs militants féministes ou pro-féministes manifestent leurs craintes devant la « montée du discours masculiniste »[31]. En 1998, dans un article pour Nouvelles Questions féministes, Martin Dufresne, membre du Collectif masculin contre le sexisme, analysant des points qu'il considère constitutifs du discours masculiniste aux États-Unis et au Canada, retient que ce discours place les hommes en position de victimes et d'opprimés dans le but, croit Dufresne, de justifier « de nouveaux modes d'exercice de l'oppression des femmes par les hommes, en exploitant un discours libertaire ». Il s'efforce de montrer comment l'activité de pression et le discours du mouvement, centré sur la sphère familiale, a des effets sur les législateurs[32] et sur la criminalité sexiste[33].

Pour la chercheuse Pierrette Bouchard, en 2003, le masculinisme vise à défendre des privilèges masculins dans la société, au détriment des droits des femmes[34]. Rejoignant ces analyses, en 2009, Hélène Palma constate que le discours masculiniste est plus revendicatif que politique[C'est-à-dire ?] (ce qui rapprocherait les masculinistes du concept d'angry white male, ou « homme blanc en colère »)[réf. nécessaire]. Il vise en premier lieu à contester les dispositions post-divorce relatives aux enfants et aux pensions alimentaires, à nier les violences conjugales, à contester les statistiques sur ces violences et affirmer que les hommes seraient autant, voire plus battus que les femmes, et à contester le droit à l’avortement et à la contraception, ainsi qu'à remettre en cause le droit du divorce. Les moyens utilisés pour défendre le discours passent par le réseautage sur Internet, les pressions auprès des organes législatifs, l'entrisme dans les instances para-judiciaires et la médiatisation utilisant au besoin la calomnie ou l'intimidation. Selon elle, les résultats conduiraient non seulement à des modifications de la législation favorables aux thèses du petit groupe d'hommes revendiquant ces évolutions, mais interdiraient « de protéger les enfants de la violence d’un conjoint » et engageraient la « responsabilité pénale pour toute personne essayant de secourir femmes et enfants victimes de maltraitances » selon son analyse du procès de l’association SEDIRE[35].

Certains avancent que le masculinisme serait une démarche visant moins à défendre le droit des hommes qu'à lutter contre un féminisme ayant permis aux femmes « d'aller trop loin »[36]. Pour Mélissa Blais et Francis Dupuy-Déry, « il apparaît tout à fait ridicule (et scandaleux) d’affirmer que le féminisme est allé trop loin et que les hommes sont aujourd’hui sous le contrôle des féministes en particulier et des femmes en général »[37].

Mouvements masculinistes[modifier | modifier le code]

Internationaux[modifier | modifier le code]

Le MRA[modifier | modifier le code]

Le MRA, acronyme de Men's Rights Activists (« Activistes pour les droits des hommes »), est un mouvement de revendication sociale défendant les droits des hommes sur le modèle du féminisme (conférences, manifestations)[38].

Les incels[modifier | modifier le code]

Le terme d'incels (en français « célibataires involontaires ») désigne une communauté s'étant développée sur Internet au sein de la Manosphère, notamment sur Reddit et 4chan. Ils se définissent comme frustrés de leur abstinence sexuelle non désirée et accusent les femmes d'être responsables de leur célibat, tout en affichant, pour une partie d'entre eux, de forts complexes sur leur physique. Au sein des communautés en ligne qu'ils fréquentent, la recherche d'une camaraderie et d'une écoute de la part de tiers se commue souvent en un radicalisme misogyne. La haine des femmes qu'ils entretiennent peut aller jusqu'à réclamer un droit au viol et les appels au meurtre y sont fréquents. Ils se matérialisent parfois, comme lors de la tuerie de Toronto en 2018[39],[40], ou celle d'Isla Vista en 2014[41]. Ils utilisent un vocabulaire bien spécifique, dénonçant, tout en se sectarisant, le système social émergent aux États-Unis dans les années 2000. Selon leur classification, les « Chads » désignent l'archétype du jeune homme sportif, musclé, stupide et mauvais garçon qui a du succès auprès des femmes, tandis que les « Stacys » désignent leur pendant féminin, c'est-à-dire l'archétype de la jeune femme désirable mais superficielle, généralement aisée et matérialiste, attirée par les « Chads »[42].

Les MGTOW[modifier | modifier le code]

MGTOW pour « Men Going Their Own Way » (« Les hommes qui suivent leur propre chemin ») est une communauté en ligne et une philosophie masculiniste non violente. Ces hommes décrivent la société moderne féministe comme étant une équation en leur défaveur au niveau économique aussi bien que sentimental. Ils ont décidé de bannir les femmes de leur vie pour se concentrer sur leur vie professionnelle qu'ils mettent en avant. Ce mode de pensée repose sur le fait qu'en coupant l'offre sexuelle et attentionnelle apportée aux femmes, les discriminations faites aux hommes par le féminisme disparaîtront[pas clair][réf. nécessaire]. Ils estiment que le mariage est en défaveur de l'homme et mettent en avant la prostitution en alternative aux relations à long terme[Information douteuse][43]. Ils sont décrits comme misogynes par des journaux tels que Slate[44], le Temps[45], The Sun[46], Wired[47] ou Vice[48].

Le film Calmos (1976) de Bertrand Blier exprime des idées similaires, sur un mode humoristique[réf. nécessaire].

France[modifier | modifier le code]

En France, l'idéologie masculiniste a principalement été diffusée et popularisée par Alain Soral et Éric Zemmour[49],[50],[51],[52].

SOS Papa[modifier | modifier le code]

SOS Papa est une association française qui entend promouvoir l'importance et le maintien des liens affectifs des enfants envers leurs deux parents, en cas de divorce ou de séparation parentale[53]; il est à noter que des individus soutenus par cette association ont déjà été condamnés pour enlèvement[54].

Les Hommen[modifier | modifier le code]

Les Hommen sont une structure française de militants masculinistes opposés au mariage entre personnes de même sexe[55],[56],[57],[58],[59].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mélissa Blais est professeure associée à l'institut de recherches et d'études féministes (IREF) de l'Université du Québec à Montréal[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « masculinisme », sur gdt.oqlf.gouv.qc.ca (consulté le )
  2. « Masculinisme », sur L'Internaute (consulté le ).
  3. « Virilité, discriminations… Les masculinistes défendent leurs droits », sur 20 Minutes, (consulté le ).
  4. « Hoministes, oui - masculinistes, non merci », sur La cause des hommes, 2006 (màj 2010, 2012) (consulté le ).
  5. « masculinisme - LAROUSSE », sur larousse.fr (consulté le )
  6. Francis Dupuis-Déri, « Le « masculinisme » : une histoire politique du mot (en anglais et en français) », Recherches féministes, Érudit, vol. 22, no 2,‎ , p. 97–123 (ISSN 0838-4479 et 1705-9240, DOI https://doi.org/10.7202/039213ar, lire en ligne, consulté le ).
  7. « Mélissa Blais », sur Institut de recherches et d'études féministes, Université du Québec à Montréal (consulté le ).
  8. (en) Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, « Masculinism and the Antifeminist Countermovement », Social Movement Studies, vol. 11, no 1,‎ , p. 21-39 (ISSN 1474-2837, DOI 10.1080/14742837.2012.640532, lire en ligne, consulté le ) : « Yet, a particular form of antifeminism has been at work for a number of years, more specifically, masculinism. Its discourse claims that men are in crisis because of the feminization of society »
  9. a et b (en) M.D. Eder, « Doth a Man Travail with Child? », The Freewoman,‎ , p. 33-34 in (en) Lucy Delap, Maria DiCenzo et Leila Ryan, Feminism and the Periodical Press, 1900-1918, vol. 1, Taylor & Francis, , 1560 p. (ISBN 978-0-415-32026-9, lire en ligne), partie 6, « Motherhood and the family », p. 165.
  10. « Carole Pateman, Le contrat sexuel, La Découverte, coll. « textes à l'appui », 2010, 332 p., », (ISBN 9782707164292).
  11. De la masculinité à l’anti-masculinisme : penser les rapports sociaux de sexe à partir d’une position sociale oppressive, Léo Thiers-Vidal, Nouvelles Questions Féministes 2002/3 (Vol. 21), p. 71-83
  12. « Masculinisme », Fiche terminologique, sur Grand dictionnaire terminologique (consulté le ).
  13. « masculinisme », sur larousse.fr (consulté le ).
  14. « Masculinisme », sur Dictionnaire Cordial, Encyclopædia Universalis.
  15. a et b Définitions lexicographiques et étymologiques de « Masculinisme » (sens dér. 1) dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales : « Présence chez la femme de caractères sexuels secondaires masculins ».
  16. « Masculinisme », sur La Toupie.
  17. (en) Oxford English Dictionary, Oxford University Press, , 3e éd. (lire en ligne), masculism :

    « Advocacy of the rights of men; adherence to or promotion of opinions, values, etc., regarded as typical of men; (more generally) anti-feminism, machismo. »

  18. a et b Michèle Le Dœuff, L’étude et le rouet, Éditions du Seuil, , 2e éd. (1re éd. 1989), 384 p. (ISBN 978-2-02-098620-5).
  19. Hubertine Auclert, Les femmes arabes en Algérie, Société d'éditions littéraires, (lire en ligne), sur Gallica.
  20. Mélissa Blais, « L’antiféminisme au Québec », dans L'Encyclopédie canadienne, (lire en ligne).
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  23. Victoire Tuaillon, Les couilles sur la table.
  24. upian, « binge.audio », sur Binge Audio (consulté le ).
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  30. « Le discours masculiniste : L’apologie de la domination masculine et autres idées réactionnaires », sur cvfe.be (consulté le )
  31. « "Pauvres hommes": du masculinisme distillé » Virginie Martin et Coline Clavaud-Mégevand, Huffington Post, 8 mars 2013.
  32. Il cite le cas de l'injonction du tribunal de Longueuil (Québec) faite à une mère, en instance de divorce, de cesser d'allaiter son enfant, pour qu'elle ne puisse pas en faire un argument afin d'obtenir la garde de l'enfant, au nom de l'équité. Il précise toutefois qu'à la suite d'une manifestation féministe de femmes venues allaiter en groupe dans le tribunal, l'arrêt a été annulé.
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  34. Pierrette Bouchard, « La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme ».
  35. Hélène Palma, « La percée de la mouvance masculiniste en Occident »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
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  40. Fanny Marlier, « Qui sont les Incels, ce groupe misogyne auquel se réfère l'auteur de l'attaque de Toronto ? », Les Inrockuptibles, .
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    « Les masculinistes, dont Eric Zemmour et Alain Soral sont les figures les plus emblématiques, apparaissent en miroir d'un néoféminisme trop radical. Par exemple, le collectif Hommen apparaît en 2013 en réaction à la fois aux Femen et au mariage pour tous. »

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les enjeux[modifier | modifier le code]

Bibliographie sur les droits des hommes[modifier | modifier le code]

  • Germain Dulac, Aider les hommes… aussi,
  • Mary Plard, Paternités imposées,
  • Yvon Dallaire, Homme et fier de l'être, Option Santé, 2001
  • John Goetelen, Marco Pietteur, La femme est-elle vraiment l'avenir de l'homme ?, 2006
  • Sophie Torrent, L'homme battu, Option Santé, 2001
  • (en) John Gordon, Playboy Press, The Myth of the Monstrous Male and Other Feminist Fallacies, New York, 1982
  • (en) Warren Farrell, Simon & Schuster, The Myth of Male Power: Why Men Are the Disposable Sex, New York, 1993
  • (en) David Thomas, William Morrow and Co., Inc., Not Guilty: The Case in Defense of Men, New York, 1993
  • (en) Paul Nathanson et Katherine K. Young, Spreading Misandry: The Teaching of Contempt for Men in Popular Culture, McGill-Queen's University Press, Montreal, 2001
  • (en) Jack Kammer, If Men Have All the Power How Come Women Make the Rules?
  • (en) Andrew Kimbrell, The Masculine Mystique
  • Josselin Tricou, « Entre masque et travestissement : Résistances des catholiques aux mutations de genre en France: le cas des "Hommen" », Estudos de Religião, vol. 30, no 1, janvier-, p. 45-76 lire en ligne

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Cassie Jaye, The Red Pill (documentaire), États-Unis, 2016, 117 min.
  • Lorène Debaisieux, Sois père et tais-toi ! (documentaire), France, 2014, 52 min.
  • Bertrand Blier, Calmos, France, 1976.
  • Claudia Déjà, Drames de la séparation : Quand le père devient l’ennemi (documentaire), Allemagne, 2004, 52 min.
  • Myriam Tonelotto et Marc Hansmann, In Nomine Patris (documentaire), La bascule, France – Allemagne, 2005, 52 min.
  • Patric Jean, La Domination masculine (long métrage documentaire), Québec, 2009. — Comprend de nombreux entretiens avec des masculinistes québécois.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Masculinisme.

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