Masculinisme

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Le masculinisme, ou hominisme, recouvre plusieurs définitions suivant les auteurs et locuteurs.

Le mot est initialement un anglicisme issu des milieux universitaire et militant féministe nord-américain. Le terme est actuellement absent de la plupart des dictionnaires[5], une exception notable étant le Grand dictionnaire terminologique[6] de l'Office québécois de la langue française, lequel définit « masculinisme » comme un « mouvement qui se préoccupe de la condition masculine ». Ce dictionnaire précise cependant que le terme désigne à la fois « un mouvement de défense des droits des hommes et de leurs rôles sociopolitiques » et « un mouvement de protestation qui vise à affranchir les hommes de leurs rôles sociaux traditionnels », en ajoutant : « Il est étonnant qu'on puisse grouper sous la même étiquette deux mouvements dont les orientations sont passablement divergentes, mais pour l'instant, on semble désigner par masculinisme tous les mouvements qui se préoccupent de la condition masculine. » Cet « étonnement » peut être tempéré par la constatation que le terme « féminisme », sémantiquement symétrique, recouvre pareillement des discours et combats militants très divers voire divergents.

De fait, le terme peut prendre de nombreuses significations et il fait l'objet de luttes politiques[7].

Origines du terme[modifier | modifier le code]

Hubertine Auclert, journaliste, écrivaine et militante féministe, emploie le terme en français en 1900 dans son essai Les femmes arabes en Algérie[8].

En anglais, le terme masculinism fait son apparition dans un périodique féministe, Freewoman (en), en tant que complément hypothétique de « féminisme » en 1911 :

« Masculinism and feminism are relative terms, and when one is strong enough to equate the other both will become merged in a common doctrine of humanism. »[9],[10]

Après une longue éclipse, le terme réapparaît en anglais dans les années 1980 pour décrire un mouvement qui serait minoritaire et « réactionnaire »[réf. nécessaire]. Le dictionnaire Oxford affirme ainsi qu'il s'agit d'un quasi-synonyme d'antiféminisme et de machisme.

La philosophe féministe Michèle Le Dœuff, dans son livre de 1989 L’Étude et le Rouet[10], reprend le terme en affirmant l'avoir forgé. Elle y écrit : « Pour nommer ce particularisme, qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y a qu’eux qui comptent et leur point de vue), j’ai forgé le terme de masculinisme ». Des militants pour les droits des pères ou des « droits des hommes » se refusent à l'endosser, le considérant comme inadapté, voire caricatural[réf. nécessaire]. D'autres, en revanche, estiment qu'il faut répliquer à l'appropriation du mot « par les féministes » en le revendiquant, et non pas en créant des termes moins connotés, comme Yvon Dallaire le fait en préconisant le terme hominisme.

Depuis 2010, on[Qui ?] assiste dans la presse à un glissement sémantique du terme, qui, tout en reprenant l'historique des mouvements masculinistes aux États-Unis et au Canada, fait un amalgame entre ce terme et des revendications de retour à plus de virilité[11] ou, au contraire, à la diminution des différences de genre[12].

Les men’s studies, une réponse critique intellectuelle militante aux mouvements masculinistes, n'ont pas d'équivalent dans la francophonie, ce qui explique en partie le flottement sur les présupposés et les buts des « études sur la condition masculine ».

Dénonciations et revendications[modifier | modifier le code]

Le masculinisme entend dénoncer un certain nombre d’éléments des sociétés occidentales modernes, que le mouvement estime être discriminatoires envers les hommes :

  • Une législation et une application des lois discriminatoires[13]. Pour les masculinistes, il existe une application des lois plus sévère à l'égard des hommes, qui à délit égal seraient condamnés à des peines de prison plus longues que les femmes, et plus souvent à des peines de prison ferme[14]. À titre d'exemple les masculinistes demandent une législation beaucoup plus sévère vis-à-vis des fausses accusations[15], une neutralité du personnel judiciaire et policier notamment dans les affaires de violence sexuelle, la prise en compte des hommes victimes de violence par des femmes en tant que victimes à part entière, et une application rigoureuse de la notion de présomption d'innocence.
  • Une négligence de la part de la société vis-à-vis de la sécurité physique, matérielle, émotionnelle et morale des hommes[réf. nécessaire]. Le suicide masculin, les violences subies par les hommes, les problèmes de santé, ceux liés aux conditions de travail, aux conditions d'extrême pauvreté, la représentation souvent jugée négative, voire humiliante des hommes dans les médias[réf. nécessaire], sont autant de thématiques masculinistes.
  • Un conditionnement dont sont victimes les hommes. Selon la conception masculiniste, les hommes seraient éduqués dans le but d'en faire des personnes viriles, des protecteurs (galanterie)[pas clair][16]. Les garçons seraient depuis l'enfance encouragés à prendre des risques, à être plus agressifs, à être considérés comme sacrifiables, à être prêts à risquer leur vie dans le but de protéger les autres. Cet aspect est également dénoncé par les féministes.
  • Un rôle étriqué accordé aux pères dans la société[réf. nécessaire]. Pour les masculinistes, lors des divorces, la garde des enfants est trop systématiquement accordée aux mères, alors que les deux parents sont également importants pour le développement d'un enfant[17],[18]. De même, certains masculinistes posent la question sur les droits liés à l'enfantement : la création d'une procédure administrative qui libérerait les hommes des obligations liées à un enfant conçu contre leur volonté (par exemple par une femme qui prétendrait faussement être sous contraception) ou un enfant simplement non désiré (par exemple en raison de l'inefficacité d'un moyen de contraception), le développement d'une « pilule pour hommes » (qui existe depuis les années 1970 mais n'a jamais été produite par l'industrie pharmaceutique [19]), la gratuité de tests ADN pour déceler les éventuelles fraudes parentales, etc.
  • Les difficultés qui seraient artificiellement provoquées pour les garçons par le système éducatif actuel au niveau des résultats scolaires[20]. Les masculinistes dénoncent un manque d'intérêt vis-à-vis de ces problèmes, l'absence d'aides spécifiques, et les difficultés rencontrées dans un milieu « hautement féminisé » qui serait de plus, particulièrement chez les plus jeunes, hostile aux garçons[21],[22].

Mouvements masculinistes internationaux[modifier | modifier le code]

Les « Incels »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Incel.

Le terme d'Incels, en français « célibataires involontaires », désigne une communauté s'étant développée sur Internet, notamment sur Reddit et 4chan. Ils se définissent comme marginaux dans la société moderne, post-occidentale féminisée.[réf. nécessaire] Leur revendication anti-féministe prend parfois une forme violente, qui a conduit à plusieurs tueries comme celle de Toronto en 2018[réf. nécessaire], ou celle d'Isla Vista en 2014[réf. nécessaire]. Ils utilisent un vocabulaire bien spécifique, dénonçant, tout en se sectarisant, le système social émergent aux États-Unis dans les années 2000. Selon leur classification, les « Chads » désignent l'archétype du jeune homme sportif, musclé, stupide et mauvais garçon qui a du succès auprès des femmes, tandis que les « Stacys » désignent le pendant féminin des « Chads », c'est-à-dire l'archétype de la jeune femme désirable mais superficielle, généralement aisée et matérialiste, attirée par les « Chads »[23].

Les « MGTOW »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : MGTOW.

MGTOW pour « Men Going Their Own Way », « les hommes suivent leur propre chemin », est une communauté en ligne et une philosophie masculiniste non violente. Ces hommes décrivent la société moderne féministe comme étant une équation en leur défaveur au niveau économique aussi bien que sentimental. Ils ont décidé de bannir les femmes de leur vie pour se concentrer sur leur vie professionnelle qu'ils mettent en avant. Ce mode de pensée repose sur le fait qu'en coupant l'offre sexuelle et attentionnelle apportée aux femmes, les discriminations faites aux hommes par le féminisme disparaîtront.[réf. nécessaire] Ils estiment que le mariage est en défaveur de l'homme et mettent en avant la prostitution en alternative aux relations à long terme[24]. Ils sont décrits comme misogynes par des journaux tels que Slate[25], le Temps[26], The Sun[27], Wired[28] ou Vice[29].

Le film Calmos (1976) de Betrand Blier exprime des idées similaires, sur un mode humoristique.

Les « MRA »[modifier | modifier le code]

MRA pour « Men's Rights Activists », « activistes pour les droits des hommes », est un mouvement de revendication sociale défendant les droits des hommes sur le modèle du féminisme (conférences, manifestations)[30].

Mouvements masculinistes français[modifier | modifier le code]

Les « Hommen »[modifier | modifier le code]

Structure[31] française de militants opposés au mariage entre personnes de même sexe [32]. Par analogie avec les Femen "dont ils se sont inspirés" pour causer une inversion de sens symbolique, les Hommen "manifestent torse nu et lancent des opérations coup de poing afin de faire connaître leur cause".

Oppositions au masculinisme[modifier | modifier le code]

Opposition au discours[modifier | modifier le code]

Certaines oppositions associent deux des définitions du masculinisme : celle de lutte pour la défense de la condition des hommes, à celle de lutte pour une position dominante des hommes dans notre société. Ainsi :

  • Plusieurs militants féministes ou pro-féministes manifestent leurs craintes devant la « montée du discours masculiniste »[33]. En 1998, dans un article pour Nouvelles Questions féministes, Martin Dufresne, membre du Collectif masculin contre le sexisme, analysant des points qu'il considère constitutifs du discours masculiniste aux États-Unis et au Canada, retient que ce discours place les hommes en position de victimes et d'opprimés dans le but, croit Dufresne, de justifier « de nouveaux modes d'exercice de l'oppression des femmes par les hommes, en exploitant un discours libertaire ». Il s'efforce de montrer comment l'activité de pression et le discours du mouvement, centré sur la sphère familiale, a des effets sur les législateurs[34] et sur la criminalité sexiste[35].
  • En 2002, une membre des Chiennes de garde reprend cette analyse en France en l'appliquant aux forums Internet et dénonce les mêmes positions, dont la dénégation des violences sexistes[36].
  • Pour la chercheuse Pierrette Bouchard, en 2003, le masculinisme vise à défendre des privilèges masculins dans la société, au détriment des droits des femmes[37].
  • Rejoignant ces analyses, en 2009, Hélène Palma constate que le discours masculiniste est plus revendicatif que politique[C'est-à-dire ?] (ce qui rapprocherait les masculinistes du concept d'angry white male : homme blanc en colère). Il vise en premier lieu à contester les dispositions post-divorce relatives aux enfants et aux pensions alimentaires ; à nier les violences conjugales, contester les statistiques sur ces violences et affirmer que les hommes seraient autant, voire plus battus que les femmes ; et enfin à contester le droit à l’avortement et à la contraception, et à remettre en cause le droit du divorce. Les moyens utilisés pour défendre le discours passent par le réseautage sur Internet, les pressions auprès des organes législatifs, l'entrisme dans les instances para-judiciaires et la médiatisation en utilisant au besoin la calomnie ou l'intimidation. Selon elle, les résultats conduisent non seulement à des modifications de la législation favorables aux thèses du petit groupe d'hommes revendiquant ces évolutions, mais interdirait « de protéger les enfants de la violence d’un conjoint » et engagerait la « responsabilité pénale pour toute personne essayant de secourir femmes et enfants victimes de maltraitances » selon son analyse du procès de l’association SEDIRE[38].
  • Certains avancent que le masculinisme serait une démarche visant moins à défendre le droit des hommes qu'à lutter contre un féminisme ayant permis aux femmes « d'aller trop loin »[39]. Cette position serait récurrente chez ses opposants[réf. nécessaire].

Au Canada[modifier | modifier le code]

Le concept du « masculinisme » a été lancé par la Canadian Association for Equality (CAFE), regroupement principal du mouvement de Droits des hommes au Canada, depuis le mouvement prend de l'ampleur[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les enjeux[modifier | modifier le code]

  • La nécessaire compréhension entre les sexes, Paul-Edmond Lalancette, Québec, 2008

Thèses masculinistes[modifier | modifier le code]

  • Homme et fier de l'être, Yvon Dallaire, Option Santé, 2001
  • La femme est-elle vraiment l'avenir de l'homme ?, John Goetelen, Marco Pietteur, 2006
  • L'homme battu, Sophie Torrent, Option Santé, 2001
  • The Myth of the Monstrous Male and Other Feminist Fallacies, John Gordon, Playboy Press, New York, 1982
  • The Myth of Male Power: Why Men Are the Disposable Sex, Warren Farrell, Simon & Schuster, New York, 1993
  • Not Guilty: The Case in Defense of Men, David Thomas, William Morrow and Co., Inc., New York, 1993
  • Spreading Misandry: The Teaching of Contempt for Men in Popular Culture, Paul Nathanson and Katherine K. Young, McGill-Queen's University Press, Montreal, 2001
  • If Men Have All the Power How Come Women Make the Rules?, Jack Kammer
  • The Masculine Mystique, Andrew Kimbrell
  • Christine Bard, Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri (dir.), Antiféminismes et masculinismes d'hier à aujourd'hui, PUF, 2019
  • Josselin Tricou, « Entre masque et travestissement : Résistances des catholiques aux mutations de genre en France: le cas des "Hommen" », dans la revue Estudos de Religião, vol. 30, n° 1, jan.-avr. 2016, pp. 45-76 [2]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Calmos – Film de Bertrand Blier (France, 1976)
  • Drames de la séparation : Quand le père devient l’ennemi – Documentaire de Claudia Déjà (Allemagne, 2004, 52 min)
  • In Nomine Patris – Documentaire de Myriam Tonelotto et Marc Hansmann, La bascule (France – Allemagne, 2005, 52 min)
  • La Domination masculine long métrage documentaire de Patric Jean comprend de nombreux entretiens avec masculinistes québécois (Québec, 2009)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Masculinisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Masculinisme », sur La Toupie.
  2. Jean-Raphaël Bourge, « SOS Papa et autres masculinistes : l'antiféminisme comme raison d'être », sur Le Nouvel Obs — Le Plus, .
  3. « Masculinisme », sur Dictionnaire Cordial, Encyclopædia Universalis.
  4. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Masculinisme » (sens dér. 1) du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  5. Ainsi, le TLFi définit le masculinisme comme « présence chez la femme de caractères sexuels secondaires masculins », se rapportant exclusivement à l'acception médicale.
  6. « Masculinisme », Le Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française.
  7. (en + fr) Francis Dupuis-Déri, « Le « masculinisme » : une histoire politique du mot (en anglais et en français) », Recherches féministes, erudit.org, vol. 22, no 2,‎ , p. 97-123 (lire en ligne).
  8. Hubertine (1848-1914) Auclert, Les femmes arabes en Algérie... / Hubertine Auclert, Société d'éditions littéraires, (lire en ligne).
  9. (en) « masculinism, n »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Oxford English Dictionary Online, Oxford University Press (consulté le 5 octobre 2016).
  10. a et b Michèle Le Dœuff, L’étude et le rouet, vol.1, 15. Seuil, 1989.
  11. Le masculinisme, ou la revanche de la 'virilité' Ouest-France, 5 janvier 2010.
  12. Les nouveaux machos : ces hommes qui travaillent comme des femmes France Culture, 20 janvier 2011.
  13. Inégalités hommes femmes : les hommes aussi victimes de sexisme ? - Huffington Post, 18/02/2013.
  14. Les juges sont plus indulgents vis-à-vis des femmes - La Croix, 22/08/2012.
  15. Les fausses accusations de viol sont rares, mais elles existent et c'est un problème grave - Slate, 09/10/2014.
  16. La galanterie est-elle sexiste ? - Le Figaro - Madame, 13/03/2015.
  17. Les enfants vont mieux quand leur père est impliqué - Slate, 29/06/2014.
  18. La participation des pères aux soins et à l’éducation des enfants - Carole Brugeilles et Pascal Sebille, Persée - 2009.
  19. « Accueil - www.contraceptionmasculine.fr », sur www.contraceptionmasculine.fr (consulté le 22 février 2017).
  20. [1].
  21. La « crise des garçons » - HuffingtonPost.ca, 12 Août 2016
  22. École : les garçons paient le prix fort pour leur indiscipline - TerraFemina, 7 Février 2013
  23. Attaque de Toronto : qui sont les incels ce groupe de célibataires auquel se réfère le suspect ?
  24. (en) « A Few Thoughts on MGTOW: Men Going Their Own Ways | Girls Chase », sur www.girlschase.com (consulté le 2 juillet 2018)
  25. « Les MGTOW ou la haine des femmes poussée à son comble », sur Slate.fr, (consulté le 31 août 2019)
  26. Julie Rambal, « Ces masculinistes qui détestent les femmes », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 31 août 2019)
  27. (en-GB) « These men hate women so much they’ve sworn off sex and refuse to speak to them: Meet the 'Men Going Their Own Way' », sur The Sun, (consulté le 1er septembre 2019)
  28. (en) Emma Grey Ellis, « Reddit’s ‘Manosphere’ and the Challenge of Quantifying Hate », Wired,‎ (ISSN 1059-1028, lire en ligne, consulté le 1er septembre 2019)
  29. (en) Mack Lamoureux, « This Group of Straight Men Is Swearing Off Women », sur Vice, (consulté le 1er septembre 2019)
  30. (en-GB) « Here's Why You Need to Care About Men's Rights », RightsInfo,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2018)
  31. « Les Hommen se dénudent à leur tour », sur europe1.fr, (consulté le 31 mars 2019)
  32. « Après les Femen, les Hommen enlèvent le haut », sur lefigaro.fr, (consulté le 31 mars 2019)
  33. « "Pauvres hommes": du masculinisme distillé » Virginie Martin et Coline Clavaud-Mégevand, Le Huffington Post, 8 mars 2013.
  34. Il cite le cas de l'injonction du tribunal de Longueuil (Québec) faite à une mère, en instance de divorce, de cesser d'allaiter son enfant, pour qu'elle ne puisse pas en faire un argument afin d'obtenir la garde de l'enfant, au nom de l'équité. Il précise toutefois qu'à la suite d'une manifestation féministe de femmes venues allaiter en groupe dans le tribunal, l'arrêt a été annulé.
  35. Martin Dufresne, Huguette Dagenais et Anne-Marie Devreux, « Masculinisme et criminalité sexiste », Nouvelles questions féministes, vol. 19, nos 2-4,‎ , p. 125-137 (ISSN 0248-4951, lire en ligne)
  36. Le discours masculiniste dans les forums de discussion Chiennes de garde, 1er août 2002.
  37. Pierrette Bouchard, « La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme ».
  38. Hélène Palma, La percée de la mouvance masculiniste en Occident.
  39. Guide d'autodéfense intellectuelle contre le masculinisme.