Masamichi Noro

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Masamichi Noro
Noro Masamichi, fondateur du Kinomichi.jpg
Noro Masamichi, fondateur du Kinomichi
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
Nom dans la langue maternelle
野呂昌道Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Autres informations
Maître

Masamichi Noro (né le à Aomori - décédé le (à 78 ans)) a été Uchi deshi, élève interne, et Otomo, disciple servant, de Maître Morihei Ueshiba, fondateur de l'Aïkido ; il fut nommé Responsable par l'Aïkikaï du développement de l'Aïkido en Europe et en Afrique dans les années 60 et 70 ; il crée le Kinomichi en 1979.

Années de formation[modifier | modifier le code]

Masamichi Noro 野呂昌道 est né le 21 janvier 1935 à Aomori au Japon. L'une des caractéristiques de ses jeunes années est l’univers musical dans lequel il a baigné et qui marquera fortement sa sensibilité. Son éducation le destine à reprendre les affaires familiales mais une rencontre orientera définitivement sa vie vers les arts martiaux.
En 1955, alors qu’il poursuit des études universitaires, son oncle le présente à un fameux maître de Ju-jitsu, Maître Morihei Ueshiba 植芝盛平, fondateur de l’Aïkido 合気道. Cet évènement s’avère décisif et le jour même, il décide de renoncer à ses projets pour devenir uchi deshi, élève à demeure, du maître et plus particulièrement Otomo, celui qui sert le maître. Sa formation traditionnelle se déroulera nuit et jour auprès de son maître. Ainsi de 1955 à 1961, il suivra ce dernier de Tokyo à Iwama où Maître Morihei Ueshiba avait son dojo privé. À cette époque, 5 uchi deshi (dont Yasuo Kobayashi et Nobuyoshi Tamura] entouraient le fondateur de l’Aïkido et de cette pépinière devait surgir la génération qui a formé une grande partie de l’Aïkido mondial.

Années de propagation de l'Aïkido[modifier | modifier le code]

En 1961, Maître Morihei Ueshiba souhaite envoyer un expert en Europe. Il confie à son disciple, Masamichi Noro, alors 5e dan, le soin de soutenir l’enthousiasme et la formation des pratiquants européens et africains avec le titre de « Délégué officiel pour l'Europe et l'Afrique ». Ueshiba Morihei senseï souhaite lui donner le 8e dan mais Noro Masamichi senseï refuse de crainte que ce titre si élevé pour un élève si jeune ne nuise à sa mission de développer l'Aïkido et ne suscite plus de jalousies que d'enthousiasmes. Suivant la voie maritime de l’époque, il parcourt la route des Indes, passe le Canal de Suez et débarque à Marseille le 3 septembre 1961. Les débuts sont difficiles. L’art est nouveau et la manière d’enseigner bien différente de celle du dojo de son maître. Tout est à construire, à comprendre et à rendre accessible à des corps et des esprits occidentaux. Maître Masamichi Noro déploie son énergie dans un premier temps dans le sud-est de la France et en Italie où des professeurs de Judo l’invitent à enrichir la connaissance de leurs élèves. L’esprit est à l’entraide mutuelle et au plaisir de l’étude selon la volonté de Jigoro Kano 嘉納 治五郎, fondateur du Judo 柔道. La Belgique l’appelle ensuite. Il y ouvre son premier dojo. Sillonnant ces terres nouvelles pour les budos, il ouvre plus de 200 dojos tant en Europe qu’en Afrique, passant d’un saut d’avion de la Suède au Sénégal. C'est un temps de pionniers. Les maîtres Mutsuro Nakazono et Nobuyoshi Tamura le rejoignent respectivement en 1963 et 1964. La tâche était immense, la réussite exemplaire. En 1964, Maître Masamichi Noro établit sa base à Paris et s’égrène une suite de dojos ayant laissé leur empreinte dans le cœur des aïkidokas français : dojo de la Gare du Nord, rue de Constance, rue des Petits Hôtels. De 1961 à 1979, Maître Noro Masamichi formera toute une génération d'experts en Europe. Leader européen, il dirigera des stages dans de nombreux pays parfois conjointement avec ses amis Maître Asaï en Allemagne et Maître Tada en Italie. Dans le creuset parisien, Maître Masamichi Noro rencontre Taisen Deshimaru, Karlfried Graf Dürckheim, Marie-Thérèse Foix, Gisèle de Noiret et Docteur Lily Ehrenfried. Il s’ouvre à des idées nouvelles, à des perspectives originales, à des techniques occidentales.

Années de création du Kinomichi[modifier | modifier le code]

Le deuxième commencement[modifier | modifier le code]

En 1979, après un entretien avec Maître Kishomaru Ueshiba 植芝吉祥丸, le fils du fondateur de l’Aïkido, il quitte l'Aïkikaï de Tokyo et il crée le Kinomichi afin de pousser plus loin sa quête. Cependant, s'il a quitté la maison mère, il dira avec insistance qu'il a toujours étudié l'Aïkido. Il restera sa vie entière fidèle à son maître dont il explorera l'enseignement avec une liberté qu'il se reconnaissait comme totale. Si ses rencontres lui ouvrir des compréhensions nouvelles, les applications qu'il en tira ont toutes leurs racines dans les leçons qu'il avait prises journellement auprès de son maître Ueshiba Morihei senseï. Suit une succession de dojos parisiens dédiés à l’étude du Kinomichi : rue des Petits Hôtels, rue de Logelbach, boulevard de Strasbourg, boulevard des Batignolles. Après une inévitable période d’ajustements et d’intenses recherches, les liens entre le Kinomichi et l’Aïkido se développent et s’approfondissent.

Une communauté de budos[modifier | modifier le code]

En 1985, lors de la commémoration des 20 ans de l’Aïkido en Allemagne et sur l’invitation de son ami Maître Katsuaki Asai 浅井勝昭, 8e dan Aïkikaï et pionnier de l’Aïkido en Allemagne, il présente le Kinomichi devant les plus grands maîtres d’Aïkido dont le Doshu Moriteru Ueshiba, représentant du Centre Mondiale de l'Aïkido à Tokyo. Dès 1996, il rend de fréquentes visites à l'Aïkikaï de Tokyo pour y rencontrer Maître Kishomaru Ueshiba, fils du fondateur de l’Aïkido. En 2001, il obtient du Ministère de la Jeunesse et des Sports la reconnaissance du Kinomichi en tant que discipline sportive. En 2004, il participe aux manifestations célébrant les 20 ans de la Fédération Française d’Aïkido, Aïkibudo et Affinitaires, FFAAA, qui accueille le Doshu Moriteru Ueshiba. Sont notamment présents, pour recevoir la délégation du Hombu Dôjô de Tokyo les maîtres Nobuyoshi Tamura et Christian Tissier parmi 3 000 pratiquants venus de toute la France ainsi que de nombreux pays européens. Le 8 avril 2005, il est invité avec Maître Christian Tissier à participer à un stage organisé par l’association Hakki et dont les bénéfices sont destinés aux 220 000 victimes du tsunami du 26 décembre 2004. En 2007, il accueille dans son dojo parisien des maîtres japonais dont Isoyama senseï à l’initiative de la FFAAA. Le 15 mars 2013, Noro Masamichi senseï "rejoint son maître" comme il se plaisait à l'imaginer.

Une exigence de création continue[modifier | modifier le code]

Du vivant de Noro Masamichi senseï, le Kinomichi a connu 3 phases et Maître Masamichi NORO n'a eu de cesse de répéter à ses élèves que son art était en perpétuelle évolution. Les années 1980 ont été marquées par un travail sur la sensibilité, sur le corps comme outil de perception de soi, des autres et du monde, sur la posture juste et relâchée. Les années 1990 ont accentué l’orientation des poussées et organisé le mouvement à partir d’une impulsion au sol. Les années 2000 ont ouvert une période où la richesse technique s'est déclinée sur différents degrés de rapidité, de difficulté et de liberté.

Dispersion et unité d'un enseignement[modifier | modifier le code]

Au quarantième anniversaire du Kinomichi, une quatrième phase voit l'enseignement du maître partagée entre son fils, ses disciples et ses élèves, chacun apportant une compréhension à la mesure de sa sensibilité et de ses capacités. À cette multiplication des aspects différents d'un même enseignement, répond un effort d'union des énergies. Autour d'une instance fédérale dédiée au Kinomichi comme lors d'un stage en hommage à Noro Masamichi senseï[1] avec la participation de Tada Hiroshi senseï 9e dan Aïkikaï, d'Asaï Katsukai senseï 8e dan Aïkikaï et de Noro Takeharu senseï, les élèves du maître, ses pairs et ses amis corrigent et préservent ce qui sut rester uni sous la direction du maître.

Successeur et descendances[modifier | modifier le code]

À la suite du décès de Noro Masamichi senseï, son fils Noro Takeharu senseï[2] continue l'enseignement du Kinomichi selon le souhait de son père[3].

Tada senseï et Asaï senseï, les compagnons de route[modifier | modifier le code]

En Allemagne, l'Aïkido d'Asaï Katsuaki senseï[4],[5],[6], 8e dan Aïkikaï, préserve une forte influence de l'art de Noro Masamichi senseï.

Chef de file de l'Aïkido en Italie dès 1964, Tada Hiroshi senseï, 9e dan Aïkikaï, vient régulièrement en France pour animer des stages de Kinorenma et d'Aïkido. Il y démontre ce qu'était l'Aïkido qu'il partagea avec Noro Masamichi senseï, son ami et condisciple depuis les années 1950.

Les élèves experts, des itinéraires individuels[modifier | modifier le code]

Témoins de l'influence profonde que Noro Masamichi senseï imprima à l'Aïkido, de nombreux experts d'Aïkido aiment à citer Noro Masamichi senseï comme leur maître ou un de leurs maîtres :

  • Michel Bécart senseï[7] 7e dan
  • Raymond Bisch senseï
  • Henry Ellis[8] 5e dan, fondateur des Ellis Schools of Traditional Aikido fortement inspiré par Chiba Kazuo senseï
  • Daniel Martin senseï[9] 6e dan
  • Bernard Palmier senseï[10] 7e dan
  • Régis Soavi senseï[11], fondateur de l'école Itsuo Tsuda fortement inspiré par Ituso Tsuda senseï
  • Daniel Toutain senseï[12] 6e dan, fondateur du Wanomichi fortement inspiré par Saïto Morihiro senseï

Noro Masamichi senseï a formé plusieurs générations de pratiquants d'Aïkido et de Kinomichi. Pendant la période durant laquelle il enseignait l'Aïkido, certains pratiquants de haut niveau étaient ses assistants et donnaient des cours dans son dojo (voir la liste ci-dessus). Dans la phase Kinomichi, les plus anciens étaient appelés instructeurs. Après sa mort, certains d'entre eux se sont reconnus publiquement comme ses disciples.

Les écoles issues de l'enseignement de Noro Masamichi senseï[modifier | modifier le code]

Kinomichi[modifier | modifier le code]

Noro Takeharu senseï transmet le Kinomichi en mettant au cœur l'esprit de son père et maître. Il approfondit sa compréhension technique et spirituelle auprès des maîtres qui furent proches de son père, Asaï Katsuaki senseï (8e dan) et Tada Hiroshi senseï (9e dan). Il enseigne dans le dernier dojo de son père, au Centre International du Kinomichi - Korindo dojo[13], Paris.

Kinomichi International Instructors Association[modifier | modifier le code]

D'anciens élèves de Noro Masamichi senseï enseignent au sein de la Kinomichi International Instructors Association (KIIA)[14], groupement créé du vivant de Noro Masamichi senseï pour transmettre son enseignement. Cette association se pose aujourd'hui comme garant d'une orthodoxie relative à la période finale de l'enseignement de Noro Masamichi senseï. La KIIA, par ses membres (Christian Bleyer, Jean Pierre Cortier, Lucien Forni, Françoise Paumard, Martine Pillet, Hubert Thomas, Françoise Weidmann) participe à la commission technique de Kinomichi à la Fédération Française Aïkido Aïkibudo et Affinitaires (FFAAA).

En France, la Commission Spécialisée des DAN et Grades Équivalents (CSDGE) de l'Union des Fédérations d'Aïkido (UFA) a officialisé les grades dan de Kinomichi, dont les plus éminents sont Jean Pierre Cortier 7e dan, Lucien Forni 7e dan, Hubert Thomas 7e dan, Christian Bleyer 6e dan, Françoise Paumard 4e dan, Martine Pillet 4e dan, Françoise Weidmann 4e dan. Jean Pierre Cortier senseï, Lucien Forni senseï et Hubert Thomas senseï (disciples de Noro Masamichi senseï) ont été reconnus par la Dai Nippon Butokukai General Corporation : Shihan en 2012 et Hanshi 8ème dan en 2016, à Kyoto au Japon.

Aïkido Ringenkaï[modifier | modifier le code]

Nguyen Thanh Thien senseï[15] a créé l'Aïkido Ringenkaï[16] à partir de l'enseignement de son maître, Noro Masamichi senseï. Nguyen senseï adopte une vision synthétique de l'enseignement de Noro Masamichi senseï, percevant une unité de démarche traversant le demi siècle d'enseignement de son maître. ll a publié 49 analyses[17] de la vie de son maître. Pour mieux comprendre le sens du budo, il a intégré une koryu de kenjutsu, école ancienne de sabre, la Hyoho Niten Ichi Ryu. À la lumière de l'enseignement de Miyamoto Musashi, il a cultivé l'exigence pratique et spirituelle du sabre. Son approche de l'Aïkido en a été enrichie et sa compréhension de son maître, Noro Masamichi senseï, approfondie. Noro Masamichi senseï a tenu à rencontrer son senseï en kenjutsu, Iwami Toshio soke, en 2005.

Citations de Maître Noro[modifier | modifier le code]

Création du Kinomichi
"Le premier jour de cours que j'ai suivi dans le dojo de mon maître [Ueshiba Morihei sensei], j'étais assis, très fier et très heureux, attendant son entrée. Je me souviens qu'il a commencé par Iten [Shiho Nage à l'époque], alors que le premier exercice du matin était invariablement Santen [Irimi Nage]. Je le vis ensuite, le temps d'une courte pause, ressentir son corps et insatisfait de ce qu'il venait de percevoir, retourner à sa chambre. Il revint peu de temps après et nous exécutâmes une série de techniques jusqu'à ce qu'il soit satisfait. Manifestement, il utilisait les waza, techniques, pour équilibrer l'énergie de son corps. Ce nouvel usage des techniques à ouvert un nouveau champ d'utilisation de son art. Ce que j'ai vu ce premier jour auprès de mon maître marque le début véritable du Kinomichi." Parole de Maître Noro lors du stage de Salins Juillet 2008
Sabre et technique
« Le sabre est d'une beauté parfaite. Il est le miroir de l'âme. Il faut le tenir fermement pour qu'il ne tombe pas des mains mais en même temps, il faut sentir toute la lame et au-delà. » Parole souvent répétée en cours par Maître Noro dans son dojo.
« [Ni le sabre, ni la technique ni le mouvement ne comptent autant que] votre sentiment intérieur, [il faut] que vous vous donniez complètement, que votre participation soit totale. C’est alors qu’on peut commencer à prendre conscience du Ki. La sincérité est atteinte lorsque le Ki est perçu par et dans le sabre, la technique et le mouvement même.»
« Il faut connaître la technique car une technique juste est un trésor que l'on partage avec l'élève. Le débutant est d'une grande sensibilité. Il faut lui montrer des mouvements avancés car il goûte la merveille qu'on lui dévoile comme j'ai moi-même goûté au premier jour les techniques de mon maître, Morihei Ueshiba sensei. » Parole souvent répétée en cours par Maître Noro (juillet 2007)
« Pour devenir hakama [équivalent ceinture noire], il faut connaître les 111 mouvements. Je n'ai jamais connu quelqu'un qui soit devenu bon en se restreignant à l'initiation 1 et 2 uniquement. Il faut connaître l'initiation 5 et 6 pour que les mouvements de l'initiation 1 et 2 en soient transformés et enrichis. » Parole de Maître Noro lors d'un stage pour enseignants européens (juillet 2007)
Spiritualité de la Voie
« Un maître de Zen m'a dit un jour en voyant mon cours : "Le Kinomichi est du Zen en mouvement." J'ai pu en concevoir une grande fierté... [Rire du maître] » Parole de Maître Noro lors d'un stage pour enseignants européens (juillet 2007)
« Le Do, qui est le Tao en chinois, est très profond. Il est la Voie et son étude demande plus que le Michi qui est le Chemin. Au début de mon enseignement, on approchait l'enseignement de mon maître [Ueshiba sensei] par l'étude technique, Jutsu Waza en japonais. J'ai voulu que mes élèves suivent la direction du Ki (énergie/souffle) alors j'ai crée le Kinomichi. Aujourd'hui, c'est une nouvelle étape : je veux qu'ils abordent le Shin (cœur) et à partir de l'initiation 5, ils étudient ce que je nomme maintenant le Kishindo, la Voie du souffle et du cœur. Le moyen de cette étude est le grand ensemble des techniques. Les techniques sont la porte du cœur et doivent porter le cœur avec énergie ! Je n'ai jamais trahi l'enseignement de mon maître. La fidélité est la tradition japonaise. » Parole de Maître Noro dans son dojo en 2007
Sourire
« Le sourire est le signe du remerciement, de l'accueil et d'une énergie de construction. Avec le sourire, on se présente devant le maître et le partenaire. Avec le sourire, on rencontre l'autre.» Parole de Maître Noro dans son dojo en 2007
« Le sourire est le contraire de la concentration, de la crispation, de la fermeture. »
Souplesse et force
« La force naît d'une ouverture totale et de la décontraction. Au lieu de cristalliser, il s'agit de rendre souple… Il y a deux écueils à éviter : la rigidité et la mollesse. »
« Il faut sentir le rythme de l'autre et pousser sur son souffle en y posant le sien, Ki Awase. De là vient la force d'une technique. C'est le kokyu. » Parole de Maître Noro dans son dojo en 2007
« La souplesse, c’est la circulation du Ki, la libre circulation de l’énergie. »
« La souplesse ne concerne pas seulement les muscles et les articulations. Ce n’est pas une faculté physique mais l’expression d’une harmonie entre l’extérieur et l’intérieur. »
« Trois notions sont liées à la souplesse : adaptation, expiration et " sentir l’énergie et la laisser couler " »
« Il faut laisser passer le Ki. Le Ki donne la forme et la forme est l'habit du mouvement. » Parole de Maître Noro dans son dojo en 2007
Dualité et unité harmonieuse
« La dualité doit disparaître. »
« L'unité nait de la rencontre des deux. Par l'écoute et l'intention, les deux sont libres dans un mouvement libre. Pour l'harmonie, il faut beaucoup travailler ! » Parole de Maître Noro dans son dojo en 2007
« [Il faut] harmoniser deux, pour que de ces deux naisse un troisième qui ne les aliène pas . »
« L'agression ou l'affrontement n'ont jamais conduit à la sérénité. Je n'en ai jamais vu aucun exemple ».

Les citations sans référence sont de 1992 et tirées du livre de Roumanof La pratique du Kinomichi avec Maître Noro voir ci-dessous dans Médias.

Bibibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2018 " 49 analyses de la vie d’un maître " par Nguyen Thanh Thien, voir le sommaire des 49 analyses
  • 2016 « Les Chroniques de Noro Masamichi » par Pierre Fissier, Dragon Magazine Hors-Série Aïkido no 11, no 12, no 13 et no 14, voir le site Aïki-Kohaï qui reproduit les articles.

Sources[modifier | modifier le code]

  • 2006 « Dans la spirale du Kinomichi » article de Nguyen Thanh Thiên paru dans Dragon no 16 juillet/août
  • 2005 « Une rencontre de l’Aïkido et du Kinomichi » animée par Maître Masamichi NORO et Maître Christian TISSIER, DVD, Gabriel TURKIEH, Production Altomedia,
  • 2003 « Le mouvement universel du ki » interview de Masamichi Noro sensei paru dans Aikido Magazine décembre 2003
  • 1996 « Le Kinomichi, du mouvement à la création. Rencontre avec Masamichi Noro. » Raymond Murcia, Éditeur Dervy-Livres, Collection Chemins De L'harmonie (ISBN 2850768065)
  • 1992 « La pratique du Kinomichi avec maître Noro » Daniel Roumanoff Éditeur Criterion Collection L'homme relié (ISBN 2741300402)
  • 1963 1er stage d'Aïkido de Maître Masamichi Noro à Cannes en août 1963 (fr) [vidéo] Aikido Noro Sensei sur YouTube
  • 1960 Quelques photographies de Maître Masamichi Noro au Japon avec son maître, Morihei Ueshiba en Europe [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Centre International Noro Kinomichi, « Centre International Noro Kinomichi, Paris, FRANCE », sur www.kinomichi.com (consulté le 27 novembre 2018)
  2. Léo Tamaki, « Interview Noro Takeharu, se libérer dans la joie - Budo no Nayami », Budo no Nayami,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2016).
  3. Voir la citation de Noro Masamichi senseï concernant sa succession : "Noro senseï répétait sans cesse : "L’Aïkido, c’est la famille Ueshiba !" Un jour, en 2012, je l’entendis clairement dire dans le dojo : "Excusez-moi. Vous êtes mes élèves mais, maintenant, je dois m’occuper de mon fils, c’est ma famille." Dans ces propos, Noro senseï énonce deux fidélités après celle due à son maître et il les subordonne, dans le temps comme dans leur hiérarchie. Parce que je comprends sa Voie, ses techniques et sa direction, je comprends pareillement ce qui le lie à Noro Takeharu senseï, son fils et son successeur. L’art qu’il a créé va à son fils comme l’Aïkido devait aller au fils de son maître.(fin de citation)
  4. « Aikido-Schule K. Asai Augustastr. 36, 40477 Düsseldorf, Tel.: (0211) 462236 », sur www.aikido-schule-asai.de (consulté le 4 novembre 2016).
  5. Aikikai d'Italia, « Embukai del maestro Asai al 50nnale dell'Aikikai d'Italia », (consulté le 4 novembre 2016).
  6. Айкидока Айкикай, « Katsuaki Asai »,‎ (consulté le 4 novembre 2016).
  7. « MICHEL BÉCART SHIHAN 7e DAN AÏKIKAÏ DE TOKYO », sur MICHEL BÉCART SHIHAN 7e DAN AÏKIKAÏ DE TOKYO (consulté le 4 novembre 2016).
  8. (en-US) « Henry Ellis Aikido - USAdojo.com », USAdojo.com,‎ (lire en ligne, consulté le 20 septembre 2017).
  9. DURAND quentin, « Ima-Iru Aïkido - Présentation », sur www.ima-iru-aikido.com (consulté le 4 novembre 2016).
  10. Philippe Monfouga, http://www.monfouga.net, « Bernard Palmier Shihan 7 ème Dan », sur www.aikido-palmier.com (consulté le 4 novembre 2016).
  11. « Régis Soavi Sensei », sur École Itsuo Tsuda (consulté le 20 septembre 2017).
  12. « Daniel Toutain Sensei | Fundamental Aikido Association », sur www.fundamental-aikido.com (consulté le 4 novembre 2016).
  13. « Centre international de Kinomichi - Korindo Dojo »
  14. « Kinomichi International Instructors Association (K.I.I.A.) : Présentation », sur www.kiia.net (consulté le 4 novembre 2016).
  15. « Biographie de Nguyen Thanh Thien senseï »
  16. « Ringenkaï 輪元会 », Ringenkaï Aïkido,‎ (lire en ligne, consulté en 2019-13-01).
  17. « 49 analyses de la vie d’un maître »

Liens externes[modifier | modifier le code]