Masahiro Makino

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Masahiro Makino
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Masahiro Makino
Naissance
Kyoto (Japon)
Nationalité Drapeau du Japon Japonais
Décès (à 85 ans)
Tokyo (Japon)
Profession Acteur
Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables Chants de tourtereaux

Masahiro Makino (マキノ雅弘, Makino Masahiro?), né le et mort le , est un réalisateur japonais spécialisé dans les films d'action où le héros solitaire, souvent un samouraï, doit venger les injustices sociales et fait de cette cause une mission personnelle, quasiment une obligation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Masahiro Makino est né à Kyoto, il est le fils ainé du réalisateur Shōzō Makino. Il commence sa carrière d'acteur enfant et tourne dans plus de 170 films muet de 1912 à 1928[1].

Acteur dans les films de son père, Shōzō Makino, il en devint rapidement l'assistant avant de devenir lui-même réalisateur à l'âge de 18 ans avec Aoi me no ningyo (La Poupée aux yeux bleus). Durant sa carrière, qui se déroule de 1926 à 1972, il dirige plus de 270 films[1], passant des films fantastiques au genre des opérettes, des comédies musicales aux épopées historiques. Il est principalement connu, cependant, pour sa technique où de lentes historiettes d'amour viennent se superposer à des rapides et impressionnantes scènes d'action habilement chorégraphiées.

Son chef-d'œuvre demeure Roningai (en) (1928, réalisé alors qu'il n'avait que 20 ans). Durant la Seconde Guerre mondiale, Makino tourne des films de propagande avant de retourner aux chanbara (films classiques d'épée) dans lesquels il a fait sa marque.

Son frère Sadatsugu Matsuda est aussi réalisateur. Il a été marié à l'actrice Yukiko Todoroki de 1940 à 1950.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Quartier des ronin (1928)
Affiche de Suteuri kanbei (1958)

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Sauf indication contraire, les titres en français se basent sur la filmographie de Masahiro Makino dans l'ouvrage Le Cinéma japonais de Tadao Satō[2].

  • 1928 : Le Champ de courses de Sozenji (崇禅寺馬場, Sozenji baba?)
  • 1928 : Quartier des ronin I (浪人街 第一話 美しき獲物, Rōnin-gai - Dai-ichi-wa: Utsukushiki emono?)
  • 1929 : Quartier des ronin II (浪人街 第二話 楽屋風呂第, Rōnin-gai - Dai-ni-wa: Gakuya-buro?)
  • 1934 : Shura hototogisu: Zenpen (修羅時鳥 前篇?) co-réalisé avec Kyōtarō Namiki
  • 1935 : Katsujinken: Araki Mataemon (活人剣 荒木又右衛門?)
  • 1936 : Chuji Kunisada (国定忠治 信州子守歌, Kunisada Chūji: Shinshū komoriuta?)
  • 1936 : Les Trois Vaillants Soldats boulets humains (忠烈肉弾三勇士, Chūretsu nikudan sanyūshi?)
  • 1936 : Cinq Hommes jeunes I (青春五人男 前篇, Seishun gonin otoko: Zenpen?)
  • 1936 : Cinq Hommes jeunes II (青春五人男 後篇, Seishun gonin otoko: Kōhen?) co-réalisé avec Hiroshi Seimaru
  • 1937 : Duel à Takada-no-baba (血煙高田の馬場, Chikemuri Takadanobaba?)[3] co-réalisé avec Hiroshi Inagaki
  • 1937 : Jiraiya (自来也?)
  • 1938 : Kurama Tengu (鞍馬天狗 角兵衛獅子の巻, Kurama Tengu: Kakubei jishi no maki?) coréalisé avec Sadatsugu Matsuda
  • 1938 : Les Quarante-sept ronins (忠臣蔵 天の巻, Chūshingura: Ten no maki?)[4]
  • 1938 : Un voyage de Yaji et Kita (弥次喜多道中記, Yajikita dōchūki?)
  • 1939 : Les Vauriens d'Edo (江戸の悪太郎, Edo no akutarō?)[5]
  • 1939 : Quartier des ronin (浪人街, Rōnin-gai?)
  • 1939 : Le Port de Shimizu (清水港, Shimizu minato?)
  • 1939 : Chants de tourtereaux (鴛鴦歌合戦, Oshidori utagassen?)[6]
  • 1940 : Le Port de Shimizu II (続清水港, Zoku Shimizu minato?)
  • 1940 : Nobunaga Oda (織田信長, Oda Nobunaga?)
  • 1941 : L'homme qui a disparu hier (昨日消えた男, Kinō kieta otoko?)
  • 1941 : Iemitsu to Hikoza (長谷川・ロッパの 家光と彦左, Hasegawa Roppa no Iemitsu to Hikoza?)
  • 1941 : Le siècle rit (世紀は笑ふ, Seiki wa warau?)
  • 1941 : Le Chemin de gloire d'un homme (男の花道, Otoko no hanamichi?)
  • 1942 : L'homme qui attendait (待って居た男, Matte ita otoko?)
  • 1942 : Généalogie d'une femme (婦系図?)
  • 1943 : Mademoiselle Hanako (ハナ子さん, Hanako-san?)
  • 1943 : La Guerre de l'opium (阿片戦争, Ahen senso?)
  • 1943 : La Fanfare militaire en campagne (野戦軍楽隊, Yasen gungakutai?)
  • 1944 : Touché coulé (不沈艦撃沈, Fuchinkan gekichin?)
  • 1945 : Le Chant de la victoire (必勝歌, Hisshō ka?) co-réalisé avec Kenji Mizoguchi, Hiroshi Shimizu et Tomotaka Tasaka
  • 1946 : Un vagabond élégant (粋な風来坊, Iki na fūraibō?)
  • 1946 : La femme qui attend en vain (待ちぼうけの女, Machibōke no onna?)
  • 1946 : Grand show année 1946 (グランドショウ1946年, Gurando sho 1946 nen?)
  • 1946 : La Bataille du château de la pleine lune (満月城の歌合戦, Mangetsu-jō no uta gassen?)
  • 1948 : La Porte de la chair (肉体の門, Nikutai no mon?) co-réalisé avec Masafusa Ozaki
  • 1948 : Les fantômes meurent à l'aube (幽霊暁に死す, Yūrei akatsuki ni shisu?)
  • 1949 : Le Boss (ボス, Bosu?) co-réalisé avec Isamu Kosugi
  • 1949 : Histoires de détectives : le capuchon violet I (佐平次捕物帳 紫頭巾 前篇, Saheiji torimono-chō: Murasaki zukin I?)
  • 1949 : Histoires de détectives : le capuchon violet II (佐平次捕物帳 紫頭巾 後篇, Saheiji torimono-chō: Murasaki zukin II?)
  • 1950 : Les Misérables II (レ・ミゼラブル あゝ無情 第二部 愛と自由の旗, Re mizeraburu: kami to jiyu no hata?)
  • 1951 : La Femme brigand et le protecteur (女賊と判官, Nyozoku to hangan?) co-réalisé avec Ryō Hagiwara
  • 1952 : Yagura daiko (やぐら太鼓?) co-réalisé avec Eisuke Takizawa
  • 1952 : Divorce (離婚, Rikon?)
  • 1952 : Le Palanquin volant (すっ飛び駕, Suttobi kago?)
  • 1953 : Les Nuits de Hawaï (ハワイの夜, Hawai no yoru?) co-réalisé avec Shūe Matsubayashi
  • 1953 : Jirocho et l'histoire des trois royaumes - Premier voyage de Jirocho (次郎長三国志 第二部 次郎長初旅, Jirochō sangokushi: Jirochō hatsutabi?)
  • 1953 : L'Étreinte (抱擁, Hoyo?)
  • 1953 : Jirochō sangokushi: Dairokubu: Tabigarasu Jirochō ikka (次郎長三国志 第六部 旅がらす次郎長一家?)
  • 1954 : Jirochō sangokushi: Daihachibu: Kaidō ichi no abarenbō (次郎長三国志 第八部 海道一の暴れん坊?)
  • 1955 : Le Loup aveugle (人形佐七捕物帖 めくら狼, Ningyō Sashichi torimonochō: Mekura ōkami?)
  • 1955 : Un saut périlleux dans la vie (人生とんぼ返り, Jinsei tonbo gaeri?)
  • 1956 : Tange Sazen I (丹下左膳 乾雲の巻?)
  • 1956 : Tange Sazen II (丹下左膳 坤龍の巻?)
  • 1956 : Tange Sazen III (丹下左膳 完結篇?)
  • 1957 : Le Quartier des ronins (浪人街, Rōningai?)[7]
  • 1957 : Adauchi sōzenji baba (仇討崇禅寺馬場?)
  • 1958 : Suteuri kanbei (捨てうり勘兵衛?)
  • 1959 : L'Écho de l'amour (恋山彦, Koi yamabiko?)
  • 1959 : Un mauvais garçon à Edo (江戸の悪太郎, Edo no akutaro?)
  • 1960 : Le Chapeau de bambou de Yataro (弥太郎笠, Yatarō gasa?)
  • 1963 : Le Conte des trois provinces de Jirocho (次郎長三国志, Jirochō sangokushi?)[8]
  • 1964 : La Légende des yakuzas (日本侠客伝, Nihon kyōkakuden?)[9]
  • 1967 : Shōwa zankyō-den: Chizome no karajishi (昭和残侠伝 血染の唐獅子?)
  • 1968 : Un voyou (ごろつき, Gorotsuki?)
  • 1970 : Femme yakuza (女組長, Onna kumichō?)
  • 1972 : Junko se retire : La Grande Famille des cerisiers rouges du Kantō (関東緋桜一家, Junko intai kinen eiga: Kantō hizakura ikka?)

Acteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (ja) « Filmographie », sur JMDB (consulté le 19 juillet 2018)
  2. Tadao Satō, Le Cinéma japonais (tome II), Éditions du Centre Pompidou, , 324 p. (ISBN 2-85850-930-1), p. 269-271
  3. Duel à Takada-no-baba : titre français du film lors de la rétrospective « La Nikkatsu où la modernité toujours recommencée » du 2 octobre au 27 octobre 2007 à la MCJP
  4. Les Quarante-sept ronins (1938) : titre français du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais (1ère partie) » du 26 septembre au 22 octobre 2018 à la Cinémathèque française
  5. Les Vauriens d'Edo : titre français du film lors de la rétrospective « Le Cinéma japonais » du 19 mars au 29 septembre 1997 au Centre George-Pompidou
  6. Chants de tourtereaux (1939) : titre français du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais (1ère partie) » du 26 septembre au 22 octobre 2018 à la Cinémathèque française
  7. Le Quartier des ronins : titre français du film lors de la rétrospective « Le Cinéma japonais » du 19 mars au 29 septembre 1997 au Centre George-Pompidou
  8. Le Conte des trois provinces de Jirocho (1963) : titre français du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais (2e partie) » du 23 janvier au 25 février 2019 à la Cinémathèque française
  9. La Légende des yakuzas : titre français du film lors de la rétrospective « La Tōei, histoire des grands studios japonais » du 21 janvier au 20 mars 2010 à la MCJP
  10. Raiden (1928) : titre français du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais (1ère partie) » du 26 septembre au 22 octobre 2018 à la Cinémathèque française

Liens externes[modifier | modifier le code]