Mary Barra

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Mary T. Barra, née le 24 décembre 1961, est une chef d'entreprise américaine. Nommée directrice générale du constructeur automobile américain General Motors le 10 décembre 2013, elle devient la première femme d'un grand constructeur automobile à occuper ce poste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'un ouvrier de Général Motors[1], elle effectue des études d’ingénierie électrique au General Motors Institute, rebaptisé depuis université Kettering, à Flint (Michigan). À 20 ans, dans le cadre de ces études, elle fait un stage d’alternance chez Pontiac, l’une des marques du constructeur, une marque aujourd’hui disparue. Rentrée chez General Motors, elle monte dans la hiérarchie, et dirige l’usine d’Hamtramck, près de Détroit. Elle reprend ensuite des études et passe un MBA à Stanford. En 1988, elle devient l'assistante exécutive du PDG de l’époque de GM, Jack Smith. En 2009, elle est nommée directrice des ressources humaines, dans une période difficile pendant laquelle General Motors licencie des dizaine de milliers de salariés et arrête des dizaines d’usines[2].

En 2011, Daniel F. Akerson, nouveau PDG de GM, l'appelle au poste important de directrice du développement des véhicules[3]. En 2012, elle se met en avant comme candidate à la succession d'Akerson[4]. « Elle fait partie de celles et ceux qui ont mené le redressement du groupe, la revitalisation de ses produits, ce qui s'est traduit par le lancement de nouveaux produits acclamés par la critique, avec des niveaux de qualité record et une grande satisfaction des consommateurs » précise le communiqué de GM qui la fait entrer au conseil d'administration et qui annonce sa nomination comme directrice générale, le 10 décembre 2013[5].

Mais à peine en fonction, elle est confronté à des problèmes de qualité majeures sur les productions des années précédentes. GM a dû rappeler 27 millions de voitures sur douze mois pour différents problèmes, dont un défaut de système de démarrage qui a provoqué au moins 42 décès en dix ans. Le groupe industriel a provisionné 3 milliards de dollars pour réparer les véhicules et indemniser les victimes. Mary Barra « a fait preuve de beaucoup de transparence et de fermeté  », juge Xavier Mosquet, expert du secteur automobile au sein du Boston Consulting Group. Pour autant, Le scandale touche l'image de General Motors[6].

En 2014, elle figure à la septième place du classement des femmes les plus puissantes du monde selon Forbes.

Rémunérations[modifier | modifier le code]

En 2014, Mary Barra perçoit globalement 14,4 millions de dollars pour ses fonctions au sein de General Motors [7]. C'est 60 % de plus que son prédécesseur masculin[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]