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Mary Astell

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Mary Astell
Une œuvre de Mary Astell
Biographie
Naissance
Décès
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LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Mary Astell, née le et morte le , est une philosophe et écrivaine anglaise considérée comme l'une des premières féministes majeures d'Angleterre.

Mary Astell, naît le à Newcasle upon Tyne en Angleterre de Mary Errington et Peter Astell. Elle reçoit une instruction solide, mais déménage à Londres lorsque ses parents meurent et se rapproche de Lady Catherine Jones et de son entourage aristocratique qui prône un changement du statut social des femmes. Mary Astell devient alors écrivaine et sera l'une des premières à en vivre[1].

En 1694, elle publie anonymement A Serious Proposal to the Ladies, for the Advancement of their True and Greatest Interest Proposition sérieuse aux dames de qualité en vue de l’avancement de leur véritable intérêt »). L'essai lui est rapidement attribué et la rend célèbre. Elle y propose une réforme de l'éducation des femmes et la création d’une académie ou d’un collège entièrement féminin. L'ouvrage est réédité quatre fois et repris par des auteurs comme Mary Wortley Montagu, Daniel Defoe ou George Wheler[2].

Elle développe ses réflexions féministes dans les ouvrages suivants comme Réflexions sur le mariage en 1700, dans lequel elle critique le Traité du gouvernement civil de John Locke qui avait soutenu le caractère naturel de la domination conjugale (du mari sur la femme et les enfants). Mary Astell contredit l'argument de l'assujettissement naturel des femmes[3],[4].

Malgré ses écrits féministes ou proto-féministes, Mary Astell garde des positions conservatrices, monarchiques et religieuses qui peuvent être associées aux Tories[5]. Elle exprime ses pensées à ce sujet en publiant sa correspondance avec le théologien John Norris[1].

À partir de 1709, elle ne publie plus mais dirige une école de charité pour filles fondée par Lady Elizabeth Hastings à l’Hôpital royal de Chelsea. Cela lui permet de mettre en pratique certains de ses concepts sur une éducation féministe[2].

Elle meurt d'un cancer du sein en 1731[2].

Bibliographie

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  • Françoise Collin, Evelyne Pisier et Eleni Varikas, Les femmes de Platon à Derrida. Anthologie critique, Ed. Dalloz, Paris, 2011.
  • Line Cottegnies (dir.) (trad. de l'anglais), Mary Astell et le féminisme en Angleterre au xviie siècle, Lyon, ENS Éditions, , 224 p. (ISBN 978-2-84788-126-4, lire en ligne)
  • Eleni Varikas, « Naturalisation de la domination et pouvoir légitime dans la théorie politique classique », in Gardey D. et Löwy I. L'invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin, Ed. des archives contemporaines, Paris, 2000.

Notes et références

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  1. 1 2 (en) Thomas Tandy Lewis, Guide to Literary Masters & Their Works, , p. 1
  2. 1 2 3 Mary Astell et le féminisme en Angleterre au xviie siècle, ENS Éditions, (ISBN 978-2-84788-629-0 et 978-2-84788-126-4, DOI 10.4000/books.enseditions.4389., lire en ligne)
  3. (en) Sarah Louise Trethewey Apetrei, Women, Feminism and Religion in Early Enlightenment England, Cambridge, Cambridge University Press =, , 325 p. (ISBN 978-0-521-51396-8, lire en ligne), p. 130
  4. (en) Andrew Lister, « MARRIAGE AND MISOGYNY: THE PLACE OF MARY ASTELL IN THE HISTORY OF POLITICAL THOUGHT. », History of Political Thought, vol. 25, no 1, , p. 44–72
  5. (en) Teresa M. Bejan, « Since All the World Is Mad, Why Should Not I Be so?’ Mary Astell on Equality, Hierarchy, and Ambition. », Political Theory, vol. 47, no 6, , p. 781–808

Liens externes

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