Marussia MR03

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Marussia MR03
Marussia MR03B
Marussia MR03

La Marussia MR03 au Grand Prix de Singapour 2014.

Présentation
Équipe Drapeau de la Russie Marussia F1 Team
Drapeau du Royaume-Uni Manor Marussia F1 Team
Constructeur Marussia Motors
Année du modèle 2014
Concepteurs John McQuilliam
Spécifications techniques
Châssis Monocoque moulée en fibre de carbone et d'aluminium en nid d'abeille
Suspension avant Doubles triangles superposés, poussoirs et basculeur avec barre de torsion, amortisseurs Penske
Suspension arrière Doubles triangles superposés, poussoirs et basculeur avec barre de torsion, amortisseurs Penske
Nom du moteur Ferrari Type 059/3
Cylindrée 1 600 cm³
Configuration V6 turbo ouvert à 90°, limité à 15 000 tr/min
Orientation du moteur longitudinale
Position du moteur centrale-arrière
Boîte de vitesses Ferrari
longitudinale
Nombre de rapports 8 + marche arrière, système Quickshift
Type Séquentielle à contrôle électro-hydraulique seamless
Électronique Boîtier électronique standard MES-Microsoft
Système de carburant Réservoir de 100 kg d'essence
Système de freinage Disques Hitco Carbon-Carbon et étriers AP Racing
Poids 691 kg avec le pilote, les caméras et le lest
Carburant PDVSA
Pneumatiques Pirelli PZero montés sur jantes BBS
Histoire en compétition
Pilotes 4. Drapeau du Royaume-Uni Max Chilton
17. Drapeau de la France Jules Bianchi
28. Drapeau du Royaume-Uni Will Stevens
98. Drapeau de l'Espagne Roberto Merhi
Début Grand Prix d'Australie 2014
Courses Victoires Pole Meilleur tour
17 0 0 0
Championnat constructeur 9e avec 2 points en 2014
Championnat pilote Jules Bianchi : 17e en 2014
Max Chilton : 21e en 2014

Chronologie des modèles (2014-2015)

La Marussia MR03 est la monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie russe Marussia F1 Team dans le cadre du championnat du monde de Formule 1 2014. Elle est pilotée par le Britannique Max Chilton et le Français Jules Bianchi, qui font tous deux leur seconde saison au sein de l'écurie. Conçue par l'ingénieur britannique John McQuilliam et présentée le 30 janvier 2014 sur le circuit permanent de Jerez en Espagne, la MR03 reprend les modifications de la réglementation technique en vigueur. Son évolution, la MR03B, est alignée en 2015, aux mains de Will Stevens et Roberto Merhi au sein de l'écurie Manor Marussia F1 Team.

Création de la monoplace[modifier | modifier le code]

La réglementation technique de la Formule 1 évoluant radicalement en 2014, la Marussia MR03 est dotée d'un moteur V6 turbo Ferrari, d'un système de récupération de l'énergie cinétique produisant 161 chevaux contre 80 les années précédentes, un museau à 185 millimètres au-dessus du sol, un aileron plus étroit de 150 millimètres et un gain de masse de 49 kilogrammes[1].

Techniquement, la Marussia MR03 se distingue de sa devancière, la Marussia MR02, par l'utilisation d'un moteur V6 Ferrari, remplaçant le moteur Cosworth, utilisé par l'écurie russe depuis ses débuts en 2012. La MR03 arbore un nez de fourmilier comparable à celui de la Red Bull RB10 et dispose d'un aileron avant travaillé au niveau des ouvertures des flaps et sous les mini-ailerons. Le haut profil de la coque est très similaire à la Jordan EJ15 de 2005, dernière monoplace conçue par l'ingénieur John McQuilliam avant de se pencher sur la MR03. L'arrière de la monoplace reste classique et est une évolution de la MR02, hormis le mât central obligatoire, présentant un dessin complexe. La partie centrale de la voiture se distingue notamment par sa prise d'air moteur conçue en trois parties : celle supérieure est destinée au refroidissement du moteur, et les deux autres permettent un refroidissement secondaire. Les pontons se prolongent jusqu'à la suspension arrière[2].

John McQuilliam, le directeur technique de l'écurie, déclare : « Sur les 11 212 pièces de la voiture, seules quelques unes sont reprises de la voiture 2013 . C’est notre meilleure optimisation entre innovation, performance et intégrité du design. Nous avons commencé en 2012 à analyser chaque élément de la voiture, du nez jusqu’à l’aileron arrière parce que nous savions que la MR03 serait radicalement différente. Nous avons bénéficié pour sa conception de la stabilité de notre équipe de concepteurs. C’est un process de 24 mois, mené avec les mêmes personnes et nous pouvons en être fiers. Nous avons répondu au défi en produisant une voiture de qualité, la MR03 ». L'ingénieur britannique affirme enfin que l'équipe a été innovante concernant le système de refroidissement de la voiture[3].

John Booth, le directeur sportif de Marussia, donne ses impressions quant à la nouvelle réglementation technique de la Formule 1 : « L'introduction des nouvelles règles a été un vrai challenge pour les équipes, indique encore Booth, et sans doute plus encore pour nous en raison de nos ressources limitées, avec seulement 190 personnes à l'usine. Mais elles permettent de repartir sur des bases nouvelles, en bouleversant quelque peu la hiérarchie un peu figée de ces dernières saisons. Cela ne signifie pas que nous allons nous battre pour les points, mais nous espérons progresser et qui sait saisir une opportunité »[4].

Historique[modifier | modifier le code]

À la veille du Grand Prix de Belgique, Max Chilton, ayant des problèmes contractuels avec Marussia, est remplacé par l'Américain Alexander Rossi, pilote de réserve de l'écurie depuis juillet. Finalement, le Britannique reprend son baquet à l'issue des premiers essais libres à Spa-Francorchamps[5].

Après le Grand Prix de Russie, Marussia est placé sous administration judiciaire. L'écurie, ayant contracté 130 millions de livres de dettes, renonce à participer aux Grands Prix des États-Unis et du Brésil. Le 7 novembre 2014, l'écurie annonce qu'elle est en faillite, faute de repreneurs[6],[7].

En 2015, l'écurie est rebaptisée Manor Marussia F1 Team, Manor Motorsport, à l'origine de la création de l'équipe, ayant repris une partie de son capital. Les pilotes Roberto Merhi et Will Stevens ne prennent pas part au Grand Prix inaugural, à Melbourne, faute de préparation de leur monoplaces. En Malaisie, les deux voitures, non-qualifiées, sont repêchées par les commissaires de course mais seul Merhi participe à la course, qu'il termine en quinzième et dernière position, à trois tours du vainqueur.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Photo de la Marussia MR03B rouge et blanche de Will Stevens, avec les logos de ses premiers commanditaires.
La Marussia MR03B de Will Stevens au Grand Prix du Canada 2015.
Photo de la Marussia MR03B rouge, blanche et bleue de Will Stevens.
La Marussia MR03B de Will Stevens au Grand Prix de Grande-Bretagne 2015.
Résultats détaillés des Marussia MR03 et Marussia MR03B en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Moteur Pneus Châssis Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
2014 Marussia F1 Team Ferrari Type 059/3
V6 Turbo
Pirelli MR03 AUS MAL BAH CHI ESP MON CAN AUT GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP RUS USA BRÉ ABU 2 9e
Max Chilton 13e 15e 13e 19e 19e 14e Abd 17e 16e 17e 16e 16e Abd 17e 18e Abd
Jules Bianchi Nc Abd 16e 17e 18e 9e Abd 15e 14e 15e 15e 18e* 18e 16e Abd
2015 Manor Marussia F1 Team Ferrari Type 059/3
V6 Turbo
Pirelli MR03B AUS MAL CHI BAH ESP MON CAN AUT GBR HON BEL ITA SIN JAP RUS USA BRÉ MEX ABU 0 10e
Roberto Merhi 15e 16e 17e 18e 16e Abd 14e 12e 15e 15e
Will Stevens Np 15e 16e 17e 17e 17e Abd 13e 16e 16e

Légende : ici

  • * Le pilote n'a pas terminé la course mais est classé pour avoir parcouru plus de 90% de la distance de course.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Basile Davoine, « Le point sur le réglement 2014 », sur toilef1.com,‎ (consulté le 24 janvier 2014)
  2. MarcL, « Inside Marussia F1 Team MR03... », sur fanaticf1.com,‎ (consulté le 5 février 2014)
  3. Olivier Ferret, « Marussia a présenté sa MR03 à Jerez », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ (consulté le 5 février 2014)
  4. Pierre Van Vliet, « Marussia : baptême jeudi », sur f1i.com,‎ (consulté le 5 février 2014)
  5. Benjamin Vinel, « Le mystère règne autour de l’affaire Marussia », sur toilef1.com,‎ (consulté le 24 août 2014)
  6. Grégory Demoen, « Marussia, une dette à faire peur », sur f1i.com,‎ (consulté le 7 novembre 2014)
  7. Basile Davoine, « L'écurie Marussia jette définitivement l'éponge », sur toilef1.com,‎ (consulté le 7 novembre 2014)

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