Martyrs de Vingré

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6 fusillés de Vingré et monument commémoratif

Les fusillés de Vingré[1] sont six poilus, le caporal Paul Henry Floch et les soldats Jean Blanchard, Francisque Durantet, Pierre Gay, Claude Pettelet et Jean Quinaud appartenant au 298e RI, connus pour avoir été fusillés pour l'exemple pendant la Première Guerre mondiale le , et réhabilités[2] par la Cour de cassation le [3].

Les faits[modifier | modifier le code]

Cave où les six fusillés passèrent leur dernière nuit et écrivirent leur dernière lettre entre le 3 et le 4 décembre 1914

Le , après une préparation d'artillerie qui démolit une partie de leur tranchée, les soldats du 298e RI sont surpris par une attaque allemande, qui fait plusieurs prisonniers[4]. Une demi-section française doit alors se replier dans les boyaux. Le bombardement terminé, elle retourne dans la tranchée conquise par les Allemands et les en déloge, reprenant le contrôle de son emplacement. Mais, à l'issue de cette escarmouche, une dizaine de soldats du 298e restent prisonniers de l'ennemi. Les deux escouades (24 hommes) qui ont momentanément abandonné leur tranchée sont alors prévenues d'abandon de poste en présence de l’ennemi.

Lors de l'enquête sommaire, les soldats indiquent avoir reculé sur ordre du sous-lieutenant Paulaud, et s’être repliés dans une tranchée à l’arrière de celle où l’attaque allemande s'est déroulée. Le sous-lieutenant Paulaud soutient ne pas avoir donné cet ordre de repli et accable les 24 soldats. Le 3 décembre, le conseil de guerre spécial du 298e RI, à l'issue d'un tirage au sort, désigne six d’entre eux qui sont fusillés pour l'exemple le 4 décembre 1914 en suivant les directives données à ce conseil par le général Étienne de Villaret pour aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance[5].

La dernière lettre du caporal Henry Floch à sa femme Lucie résume bien les faits[6]:

« Ma bien chère Lucie,
Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé. Voici pourquoi : le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, et alors que nous finissions la soupe, des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m’ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J’ai profité d’un moment de bousculade pour m’échapper des mains des Allemands. J’ai suivi mes camarades, et ensuite, j’ai été accusé d’abandon de poste en présence de l’ennemi.
Nous sommes passés vingt-quatre hier soir au Conseil de Guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi. Je ne suis pas plus coupable que les autres, mais il faut un exemple. Mon portefeuille te parviendra et ce qu’il y a dedans. Je te fais mes derniers adieux à la hâte, les larmes aux yeux, l’âme en peine. Je te demande à genoux humblement pardon pour toute la peine que je vais te causer et l’embarras dans lequel je vais te mettre…
Ma petite Lucie, encore une fois, pardon. Je vais me confesser à l’instant, et espère te revoir dans un monde meilleur. Je meurs innocent du crime d’abandon de poste qui m’est reproché. Si au lieu de m’échapper des Allemands, j’étais resté prisonnier, j’aurais encore la vie sauve. C’est la fatalité.
Ma dernière pensée, à toi, jusqu’au bout.
Henry Floch »

Le Journal de marche du régiment, signale l'exécution à la date du 4 décembre 1914 :

« L'exécution des 6 condamnés à mort a lieu à 7h30, à 200 m à l'ouest du calvaire de Vingré, situé à l'embranchement des deux chemins allant à Nouvion. Assistent à la parade d'exécution les quatrième compagnie de réserve du 298e, deuxième compagnie du 216e et une compagnie du 238e. Les troupes sont commandées par le Lieutenant-Colonel Pinoteau. Les condamnés qui ont passé la nuit dans la prison du poste de police sont amenés à 7h30 par un piquet de 50 hommes et fusillés. Après l'exécution qui se passe sans incident, les troupes défilent devant les cadavres et rentrent dans leurs cantonnements. »

Lettres des condamnés[modifier | modifier le code]

Photographie de Jean Quinault sur sa tombe au cimetière de Vallon-en-Sully

Voici ce que le soldat Jean Quinaud écrit à sa femme la veille de son exécution :

« Je t'écris mes dernières nouvelles. C'est fini pour moi. J'ai pas le courage. Il nous est arrivé une histoire dans la compagnie. Nous sommes passés 24 au conseil de guerre. Nous sommes 6 condamnés à mort. Moi, je suis dans les 6 et je ne suis pas plus coupable que les camarades, mais notre vie est sacrifiée pour les autres. Dernier adieu, chère petite femme. C'est fini pour moi. Dernière lettre de moi, décédé pour un motif dont je ne sais pas bien la raison. Les officiers ont tous les torts et c'est nous qui sommes condamnés à payer pour eux. Jamais j'aurais cru finir mes jours à Vingré et surtout d'être fusillés pour si peu de chose et n'être pas coupable. Ça ne s'est jamais vu, une affaire comme cela. Je suis enterré à Vingré... »

Extraits de la lettre de Jean Blanchard à sa femme Michelle[3] :

« 3 décembre 1914, 11 heures 30 du soir
Ma chère Bien-aimée, c'est dans une grande détresse que je me mets à t'écrire et si Dieu et la Sainte Vierge ne me viennent en aide c'est pour la dernière fois...
Je vais tâcher en quelques mots de te dire ma situation mais je ne sais si je pourrai, je ne m'en sens guère le courage. Le 27 novembre, à la nuit, étant dans une tranchée face à l'ennemi, les Allemands nous ont surpris, et ont jeté la panique parmi nous, dans notre tranchée, nous nous sommes retirés dans une tranchée arrière, et nous sommes retournés reprendre nos places presque aussitôt, résultat : une dizaine de prisonniers à la compagnie dont un à mon escouade, pour cette faute nous avons passé aujourd'hui soir l'escouade (vingt-quatre hommes) au conseil de guerre et hélas ! nous sommes six pour payer pour tous, je ne puis t'en expliquer davantage ma chère amie, je souffre trop, l'ami Darlet pourra mieux t'expliquer, j'ai la conscience tranquille et me soumets entièrement à la volonté de Dieu qui le veut ainsi ; c'est ce qui me donne la force de pouvoir t'écrire ces mots, ma chère bien-aimée, qui m'as rendu si heureux le temps que j'ai passé près de toi, et dont j'avais tant d'espoir de retrouver. Le 1er décembre au matin on nous a fait déposer sur ce qui s'était passé, et quand j'ai vu l'accusation qui était portée contre nous et dont personne ne pouvait se douter, j'ai pleuré une partie de la journée et n'ai pas eu la force de t'écrire...
Oh ! bénis soient mes parents qui m'ont appris à la connaître ! Mes pauvres parents, ma pauvre mère, mon pauvre père, que vont-ils devenir quand ils vont apprendre ce que je suis devenu ? Ô ma bien-aimée, ma chère Michelle, prends-en bien soin de mes pauvres parents tant qu'ils seront de ce monde, sois leur consolation et leur soutien dans leur douleur, je te les laisse à tes bons soins, dis-leur bien que je n'ai pas mérité cette punition si dure et que nous nous retrouverons tous en l'autre monde, assiste-les à leurs derniers moments et Dieu t'en récompenseras, demande pardon pour moi à tes bons parents de la peine qu'ils vont éprouver par moi, dis-leur bien que je les aimais beaucoup et qu'ils ne m'oublient pas dans leurs prières, que j'étais heureux d'être devenu leur fils et de pouvoir les soutenir et en avoir soin sur leurs vieux jours mais puisque Dieu en a jugé autrement, que sa volonté soit faite et non la mienne. Au revoir là-haut, ma chère épouse.
Jean »

La double peine[modifier | modifier le code]

Dans l'armée, le cas du soldat fusillé pour l'exemple a pour conséquence que sa famille est doublement touchée du deuil. En effet, au poids du deuil s'ajoute la honte d'avoir eu un frère, un père, un époux condamné pour sa lâcheté. C'est une punition d'un point de vue financier également puisque les femmes des fusillés ne reçoivent pas la pension attribuée aux veuves de guerre[7].

Le frère d'Henry Floch, Émile Floch, indique lors de l'inauguration du monument de Vingré en 1925[8] : « Nous avons vécu dans une atmosphère affreuse de la suspicion illégitime et la honte injustifiée ».

Le fils de Claude Pettelet doit être retiré de l'école et son éducation est alors confiée à un précepteur. La veuve Pettelet, par la suite, sort dans la rue avec un pistolet pour se protéger, après avoir reçu des insultes et des menaces[9].

La réhabilitation[modifier | modifier le code]

En février 1919, les veuves des soldats Blanchard et Durantet entreprennent les premières démarches pour la réhabilitation de leurs conjoints en écrivant au docteur Laurent, député de Roanne. Mais c’est avant tout la détermination et l’acharnement de Claudius Lafloque, un ancien du 298e RI, qui permet de faire avancer la requête (échange de correspondances avec le ministère de la Justice, obtention de nombreux témoignages mettant en accusation directe le sous-lieutenant Paulaud, etc.).

Avec l’aide d’un avocat, le ministère, mis sous pression, finit par accepter la révision du procès. L’audience devant la Cour de Cassation a lieu les et , et le verdict est rendu le , cassant le jugement du et rétablissant les familles des fusillés dans leur plein droit, y compris pour le paiement des arrérages de pension depuis 1914.

L'arrêt de la Cour de cassation du est publié au Journal Officiel du [10] :

« Attendu que le sous-lieutenant Paulaud… peut être considéré comme ayant été un des principaux témoins de l’accusation ; qu’au moment de la panique le chef de section, sous-lieutenant Paulaud, sorti de son abri voisin, leur avait donné l’ordre de se replier sur la tranchée de résistance ; que cet officier était parti lui-même précipitamment et l’un des premiers dans cette direction.

Attendu que le lieutenant Paupier, qui commandait la compagnie et se trouvait dans la tranchée de résistance a déclaré qu’en effet le sous-lieutenant Paulaud était arrivé l’un des premiers au moment de la panique de cette tranchée....

Attendu qu’il importe de constater que le sous-lieutenant Paulaud lui-même a exprimé sa conviction de l’innocence des condamnés, quelques instants après leur exécution, et qu’il a affirmé à nouveau cette conviction à diverses reprises dans ces dernières dépositions.

Pour ces motifs :

CASSE et ANNULE le jugement du Conseil de Guerre spécial de la 53e division d’infanterie, en date du 3 décembre 1914, qui a confirmé le caporal Floch, les soldats Gay, Pettelet, Quinault, Blanchard et Durantet à la peine de mort.

Décharge leur mémoire de cette condamnation. »

À la suite de ce jugement, le lieutenant Paulaud est inculpé pour faux témoignage par le ministère de la Guerre et jugé les 4 et devant le conseil de guerre de la 13e Région militaire. Le commissaire du gouvernement requiert trois ans de prison et sa destitution mais, sept ans après les faits, les preuves de sa culpabilité sont difficiles à établir. Il est finalement acquitté, au grand mécontentement des anciens combattants. Selon l'historien Nicolas Offenstadt, il s'agit du seul officier qui passa en jugement pour son rôle dans une exécution[11].

En juillet 1929, Émile Floch, frère du caporal Floch, porte plainte pour forfaiture contre les officiers jugés responsables de la condamnation de 1914 : le général Étienne de Villaret, le colonel Pinoteau et le commandant Guignot. Cette plainte est classée sans suite[12].

Biographie des six soldats[modifier | modifier le code]

  • Jean Blanchard né le 30 septembre 1879 à Ambierle située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes. Il se marie à Ambierle en 1912 avec Michelle Desiage, il exerce le métier de cultivateur avant d'être rappelé sous les drapeaux en 1914. Il est enterré dans le vieux cimetière d'Ambierle.
  • Francisque Durantet né le 5 octobre 1878 à Ambierle dans la Loire. Il se marie à Ambierle en 1906 avec Claudine Drigeard, ils ont deux fils. Il exerce le métier de cultivateur. Il est enterré dans le vieux cimetière de Ambierle.
  • Paul Henry Floch né le 31 mai 1881 à Breteuil. Il est greffier de la justice de paix à Breteuil.
  • Pierre Gay né le 30 novembre 1884 à Treteau dans l'Allier. Il est le fils de François Gayet et Anne Luminet. Il est marié à Marie Minard le 28 septembre 1912 à Tréteau.
  • Claude Pettelet né le 13 février 1887 à La Guillermie dans l'Allier.
  • Jean Quinaud (sa fiche de décès indique qu'il s'agit de Jean Quinaud, né le 14 mars 1886 à Saint Victor, Allier - Voir Mémoire des Hommes). Il vit à Huriel (Allier, Auvergne). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Huriel. Sa tombe à Vallon-en-Sully dans l'Allier porte l'inscription « Martyr de Vingré »[13],[14],[15]

Les martyrs de Vingré dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lemaitre, pour son roman, Au revoir là-haut, s'inspire de la dernière lettre de Jean Blanchard pour le titre.
  • Ève Carmignani, dans son ouvrage, La Promesse des Âmes (Eclectic, 2014), s'inspire des faits de 1914 dans les tranchées et des fusillés pour l'exemple de Vingré.

Lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Monument aux six Fusillés de Vingré[modifier | modifier le code]

  • Édifié sur le lieu de l’exécution, le monument aux Six Fusillés de Vingré[14] fut inauguré le , en présence de nombreux anciens combattants du 298e RI. Il avait été financé par souscription à la suite d'une campagne de presse orchestrée par la Ligue des droits de l'Homme et avec le soutien des départements de la Loire et de l’Allier. Rendant hommage à la mémoire des six martyrs, il est inscrit sur le monument :

« Dans ce champ sont tombés glorieusement,

  • le caporal Floch, les soldats
  • Blanchard,
  • Durantet,
  • Gay,
  • Pettelet et
  • Quinaud du 298e R.I.,

fusillés le , réhabilités solennellement par la Cour de cassation le . - Hommage des anciens combattants du 298e R.I. à la mémoire de leurs camarades morts innocents victimes de l'exemple. »

Cérémonies commémoratives[modifier | modifier le code]

Le devoir de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Les 17 et 18 avril 1999 l'association Soissonnais 14-18 accueille pour la 1re fois ensemble à Vingré les familles des descendants des 6 fusillés, grâce à l'action de Mme Guillalot, belle-fille de Jean Blanchard et de M. et Mme Bouiller, responsables du musée d’Ambierle. Cette cérémonie fut le point de départ de la publication de lettres et de portraits des fusillés ; l'association œuvrant pour la réalisation d'un circuit mémoire à Vingré.
  • Le 4 décembre 2004, pour le 90e anniversaire de l’exécution, une plaque fut apposée sur le monument par le Président du Conseil général de l’Aisne, portant les noms des six fusillés et les faisant “citoyens d’honneur du département de l’Aisne”[16].
    Monument commémoratif aux 6 fusillés de Vingré au matin des commémorations du centenaire le 6 décembre 2014 avec les familles à nouveau réunies.

Cérémonie du centenaire, le 6 décembre 2014[modifier | modifier le code]

Le 6 décembre 2014, une cérémonie organisée par le Conseil général de l'Aisne et l'Association Soissonnais 14-18 célèbre le centenaire de l'exécution des 6 fusillés de Vingré. Elle est précédée d'une visite des lieux menée par M. Denis Rolland et M. Jean-Luc Pamart, les gardiens de la mémoire de l’association Soissonnais 14-18. Sont présents : les familles des fusillés de Vingré[17], M. Pierre Erbs, Maire de Nouvron-Vingré, M. Laurent Olivier, sous-préfet de Soissons, M. Yves Daudigny, Sénateur, Président du Conseil général de l’Aisne, M. Jacques de Chabannes, Vice-président du Conseil général de l’Allier, Mme Marie-Françoise Bechtel, Députée de l’Aisne, M. Antoine Lefèvre, Sénateur de l’Aisne, Maire de Laon, le général André Bach. En signe de solidarité avec les familles des « 6 de Vingré », des descendants de Lucien Bersot, autre fusillé pour l'exemple, participent à cet hommage, ainsi que les descendants de Claudius Lafloque et Jean Nicolaÿ, artisan et avocat des familles pour la réhabilitation en 1921, et Mme Claire de Villaret[18], petite-fille du général de Villaret. Pour clore la cérémonie, Mme Indegort Kleinjan, interprète un nocturne de Chopin au violon qu'elle termine par quelques notes délicates qui évoquent la Sonnerie aux Morts[19].

Stèle commémorative d'Ambierle[modifier | modifier le code]

  • Dans la petite commune d’Ambierle où ont été réinhumés Jean Blanchard et Francisque Durantet, une stèle (don de l’association laïque des Amis des Monuments Pacifistes de Saint-Martin-d’Estreaux et de la Loire, avec le soutien du Conseil Général de la Loire) rend également hommage aux six fusillés de Vingré.

Rue des Martyrs-de-Vingré à Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

  • Une rue des Martyrs-de-Vingré existe à Saint-Étienne, elle est située au cœur de l'actuel secteur piétonnier. Cette rue s'appelait auparavant rue des Réhabilités-de-Vingré.

Rue des Martyrs de Vingré à Roanne[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal de Roanne a décidé le 2 juillet 2016 de donner comme nom à une rue du quartier de l'Arsenal « les Martyrs de Vingré ». L'inauguration a eu lieu le 7 octobre 2017 en présence de descendants.

Monument à la mémoire des Poilus fusillés pour l'exemple de Riom[modifier | modifier le code]

  • À Riom, dans le département du Puy-de-Dôme, est dédié un monument aux morts à la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple. C'est aux six martyrs de Vingré et à ceux de Flirey, Fleury, Fontenoy, Montauville et Souain qu'est dédié le monument de Riom. Situé à proximité du carré militaire au sein du cimetière des Charmettes, il est inauguré le 11 novembre 1922. Il est inscrit sur le monument : « Aux victimes innocentes des conseils de guerre 1914 - 1918 et à celles de la Milice et de la Gestapo 1939 - 1944 ». Le monument est simple, de type obélisque, avec des inscriptions gravées en lettre d’or, sans aucun élément décoratif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les 6 fusillés - Les six fusillés », sur http://soissonnais14-18.net (consulté le 4 août 2016)
  2. « Les 6 fusillés - Le 5 avril 1925 », sur http://soissonnais14-18.net (consulté le 4 août 2016)
  3. a et b Source Anovi
  4. Les JMO du 298e RI, mis en ligne sur le site mémoire des hommes: JMO 26 N 743/8 du 11 août 1914-15 septembre 1915
  5. Selon les témoignages recueillis lors des différentes audiences du procès en réhabilitation en 1920. Voir aussi "Je t'écris de Vingré, correspondance de Jean Blanchard", Éditions Soissonnais 14-18, 2006 (pages 129 à 134)
  6. Les six fusillés Soissonnais 14-18, février 2013
  7. Circulaire du 7 juin 1916
  8. Nicolas Offenstadt 2002, p. .63.
  9. Nicolas Offenstadt 2002, p. .63 : Entretien d'Offenstadt avec Jean Claude Pettelet petit-fils du fusillé
  10. Vestiges 1914 1918
  11. Nicolas Offenstadt 2002, p. 76
  12. « Soissonnais 14-18 - Les 6 fusillés - Le 5 avril 1925 », sur soissonnais14-18.net (consulté le 4 août 2016)
  13. Nicolas Offenstadt 2002, p. 85
  14. a et b Nouvron-Vingré : monument commémoratif des fusillés sur Memorialgenweb.org (relevé no 40442)
  15. « Soissonnais 14-18 - Les 6 fusillés - Les six fusillés », sur soissonnais14-18.net (consulté le 4 août 2016)
  16. Bulletin d’information édité par le Conseil Général de l’Aisne
  17. « Soissonnais 14-18 - Cérémonie 6 décembre 2014 - Hommageaux 6 fusillés de Vingré - Partie Familles », sur soissonnais14-18.net (consulté le 4 août 2016)
  18. « Soissonnais 14-18 - Cérémonie 6 décembre 2014 - Hommageaux 6 fusillés de Vingré - Partie Claire de Villaret », sur soissonnais14-18.net (consulté le 4 août 2016)
  19. « Soissonnais 14-18 - Cérémonie 6 décembre 2014 - Hommageaux 6 fusillés de Vingré - Partie Cérémonie », sur soissonnais14-18.net (consulté le 4 août 2016)

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique du 298e Régiment d'infanterie pendant la Grande Guerre 1914-1918, Imprimerie Souchier, Roanne, 1921.
  • Je t'écris de Vingré (Correspondance de Jean Blanchard, fusillé pour l'exemple le 4 décembre 1914), éditions du Soissonnais 14-18, 2006.
  • Henri Andraud, Les Fusillés de Vingré, Éditions des imprimeries et papeteries commerciales, Clermont-Ferrand, 1922.
  • Henry Andraud, Quand on fusillait les innocents, Éditions Gallimard, 1935.
  • Robert Attal et Denis Rolland, La justice militaire en 1914 et 1915 : le cas de la 6e armée, Bulletin de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie de l'Aisne, 1996.
  • Général André Bach, Fusillés pour l'exemple. 1914-1915, Paris, Jean Pierre Taillandier Editions, (1re éd. 2003), 617 p. (ISBN 979-1-021-00125-1, OCLC 876340202).
  • Jean-Antoine Forges, Les Fusillés de Vingré, collection Histoire et Généalogie (no 2). Ceux du Roannais, 2004.
  • Pierre Miquel, Les enfants de la patrie, t. 2 : La tranchée, Paris, Librairie générale française, coll. « Livre de poche » (no 30032), , 444 p. (ISBN 978-2-253-06779-5, OCLC 55144506).
  • Roger Monclin, Les damnés de la guerre. Les crimes de la justice militaire (1914-1918), Paris, Mignolet & Storz, 1934.
  • Nicolas Offenstadt, Les fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective : (1914-1999, Paris, Odile Jacob, coll. « Poches Odile Jacob », , 350 p. (ISBN 978-2-738-11198-2, OCLC 422314187).
  • Marie Pamart, Jean-Louis Robert et Université Panthéon-Sorbonne (Paris), « La mémoire des fusillés de Vingré », Mémoire de maîtrise: Histoire: Paris 1, [s.n.],‎ (OCLC 493741869).
  • R.-G Réau, Les Crimes des conseils de guerre, Éditions du Progrès, Tours, 1925.
  • Denis Rolland (postface Nicolas Offenstadt), La grève des tranchées : les mutineries de 1917, Paris, Imago, , 447 p. (ISBN 978-2-849-52020-8, OCLC 803271049).
  • Denis Rolland, Les fusillés de Vingré: le serment de Claudius Lafloque, Soissonnais 14-18, (OCLC 903330576)
  • Pierre Yrondy, Un crime, les fusillés de Vingre, Paris, L'Oiseau de Minerve, , 164 p. (ISBN 978-2-913-23403-1, OCLC 49243740).
  • Les fusillés pour l'exemple, numéro spécial du Crapouillot, août 1934.

Webographie[modifier | modifier le code]

  • Association Soissonnais 14-18 qui publie les biographies, les photographies, les avancées historiques sur la connaissance des faits, qui organise l'accueil des familles des descendants des fusillés et les cérémonies commémoratives, qui a réalisé la pose des plaques du circuit mémoire dans les rues du village.