Martine de Rougemont

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Martine de Rougemont
Martine de Rougemont (1940-2015).jpg
Martine de Rougemont au XIIe Congrès international des Lumières, à Montpellier, en juillet 2007.
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Marie Martine Agnès de Rougemont (Berne, Créteil, ) est une historienne du théâtre et dix-huitiémiste franco-suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martine de Rougemont est la fille de Denis de Rougemont et de Simonne Vion. À partir de 1967, elle enseigne l'histoire du théâtre, puis dirige l'Institut d’études théâtrales de l'université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, fondé par Jacques Scherer. Éminente spécialiste du théâtre du XVIIIe siècle[1], elle est également l'une des pionnières[2] en France de l'étude de l'iconographie théâtrale[3].

Elle veille toujours dans ses recherches et son enseignement, à ne négliger aucune des dimensions du fait théâtral : histoire littéraire et genres dramatiques, thèmes, historiographie, jeu, mise en scène et conditions matérielles de la représentation, architecture, sociologie de la vie théâtrale, sans limites géographiques ni chronologiques, comme en témoigne l'ampleur et la diversité des travaux universitaires qu'elle a dirigés[4].

Un ouvrage est publié en son honneur, sous la direction de Gilles Declercq et Jean de Guardia : Iconographie théâtrale et genre dramatiques. Mélanges offerts à Martine de Rougemont[5].

Spécialiste des études sur Rétif de La Bretonne, membre élu de la Société Rétif de La Bretonne, elle est aussi l'une des premières chercheuses à s'intéresser au théâtre de Germaine de Staël[6].

On lui doit également de porter une attention particulière à la place des femmes dans la littérature et la création théâtrale[7] ; elle dirige les premiers travaux en France consacrés à la redécouverte des pionnières de la scène théâtrale[8]. Le quatrième tome de l'anthologie Théâtre de femmes de l'Ancien Régime, qui parait chez Classiques Garnier, lui est dédié[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • « Le Mélodrame classique : exercice de poétique rétrospective », Revue des sciences humaines, no 162, avril , p. 163-170.
  • La Vie théâtrale en France au XVIIIe siècle : État présent des connaissances et des méthodes de recherche, suivi d'une bibliographie raisonnée des études consacrées à la vie théâtrale en France au XVIIIe siècle publiées depuis 1815, Paris-Genève, Champion-Slatkine, 1988 ; rééd. Paris, Honoré Champion, 2001.
  • (avec Natacha Michel), Le Rameau subtil : prosatrices françaises entre 1364 et 1954, Paris, Hatier, 1993.
  • (dir.) « Madame de Staël et le théâtre », Cahiers staëliens, nouvelle série, no 50, Paris, Champion, 1999.
  • « Situation de l'iconographie théâtrale », Le Théâtre au plus près, pour André Veinstein, dir. Jean-Marie Thomasseau, Saint-Denis, Presses de l'université de Vincennes, 2005, p. 169-182.
  • (traduction et édition) William Blake et ses illustrations pour la Divine Comédie, Paris, La Délirante, 2009.
  • « Le théâtre en France sous l’Ancien Régime : à l’origine de l’exception culturelle française », Revue internationale de philosophie, no 252, 2010/2, p. 199-206.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Martine de Rougemont, La Vie théâtrale en France au XVIIIe siècle : État présent des connaissances et des méthodes de recherche, suivi d'une bibliographie raisonnée des études consacrées à la vie théâtrale en France au XVIIIe siècle publiées depuis 1815, Paris-Genève, Champion-Slatkine, 1988 ; rééd. Paris, Honoré Champion, 2001.
  2. Gilles de Declercq et Jean de Guardia (dir.), Iconographie théâtrale et genre dramatiques. Mélanges offerts à Martine de Rougemont, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, , "Cet ouvrage dresse un état de la recherche sur deux questions d'histoire du théâtre qui ont été largement repensées ces dernières années : l'iconographie théâtrale et la théorie des genres dramatiques. C'est aussi le bilan critique d'un itinéraire intellectuel qui s'est inscrit dans ces deux champs : celui de Martine de Rougemont, professeur à l'Institut d'études théâtrales de la Sorbonne nouvelle, en l'honneur de qui est publié ce livre. L'histoire du théâtre doit être à la fois une histoire des représentations et une histoire des formes, et c'est sur ce double front qu'avance l'ouvrage." (4e de couverture).
  3. Martine de Rougemont, « Situation de l'iconographie théâtrale », Le Théâtre au plus près, pour André Veinstein, dir. Jean-Marie Thomasseau, Saint-Denis, Presses de l'université de Vincennes, 2005, p. 169-182.
  4. « Rougemont, Martine de », sur www.idref.fr
  5. Gilles Declercq et Jean de Guardi (dir.), Iconographie théâtrale et genre dramatiques. Mélanges offerts à Martine de Rougemont, Paris, Presses Universitaires de la Sorbonne Nouvelle, , 272 p. (ISBN 978-2-87854-419-0), Descriptif (extrait) : "Cet ouvrage dresse un état de la recherche sur deux questions d'histoire du théâtre qui ont été largement repensées ces dernières années : l'iconographie théâtrale et la théorie des genres dramatiques. C'est aussi le bilan critique d'un itinéraire intellectuel qui s'est inscrit dans ces deux champs : celui de Martine de Rougemont, professeur à l'Institut d'études théâtrales de la Sorbonne nouvelle, en l'honneur de qui est publié ce livre"
  6. Martine de Rougemont (dir.), Madame de Staël et le théâtre, Cahiers staëliens, nouvelle série, no 50, Paris, Champion, 1999.
  7. Natacha Michel et Martine de Rougemont, Le Rameau subtil : prosatrices françaises entre 1364 et 1954, Paris, Hatier, 1993.
  8. Marie-Josée Brakha, La création des femmes au théâtre en France de nos jours, 1983, Bibliothèque Gaston Baty de l’Institut d’études théâtrales de la Sorbonne Nouvelle ; Nadeige Bonnifet, Répertoire des femmes auteurs dramatiques de langue française du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle et de leurs œuvres, mémoire de DEA, 1988, Bibliothèque Gaston Baty de l’Institut d’études théâtrales de la Sorbonne Nouvelle ; Aurore Évain, L'Apparition des actrices en Europe, mémoire de maîtrise (1997), Bibliothèque Gaston Baty de l’Institut d’études théâtrales de la Sorbonne Nouvelle / Paris, L'Harmattan, 2001 ; Aurore Évain, Les Premières femmes dramaturges en Europe, mémoire de DEA (1999) et « Naissance et vie des autrices de théâtre professionnelles en France », recherches doctorales ; Tomoko Takase, L'Esclavage des noirs d'Olympe de Gouges : Étude comparative des trois versions d'un drame dans le contexte historique, mémoire de DEA, 2000.
  9. A. Évain, P. Gethner et H. Goldwyn (dir.), Théâtre de femmes de l'Ancien Régime, t. 4, Paris, Classiques Garnier,

Liens externes[modifier | modifier le code]