Martin Heinrich Klaproth

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Martin Heinrich Klaproth (1er décembre 1743 à Wernigerode, Allemagne - 1er janvier 1817 à Berlin) était un chimiste, apothicaire et minéralogiste allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait des études de pharmacologie[1] avant de s'installer comme apothicaire. Après avoir été successivement assistant en pharmacie à Quedlinburg, Hanovre, Berlin et Dantzig, il vient à Berlin à la mort de Valentin Rose, en 1771, comme directeur de son commerce, et en 1780, il démarre un établissement à son propre compte dans la même ville, où en 1782, il était l'assesseur pharmaceutique du Ober-Collegium Medicum. En 1787, il fut le conférencier désigné dans l'Artillerie Royale de Prusse. En 1802, il devient professeur de chimie à l'université de Berlin. Il est désigné parfois comme le "père de la chimie analytique".

Il montra, en 1788, l'identité de composition de la calcite et de l'aragonite[2].

Il a isolé l'uranium à partir du minéral pechblende (communication du 24 septembre 1789[3] à l'Académie royale prussienne des sciences et intitulée « Ueber den Uranit, ein neues Halbmetall[4] »), le zirconium dans le zircon et le chrome en 1789.

Dès les années 1790, ce chimiste devient progressivement un arbitre scientifique dans le monde germanique et nordique. Il confirme l'élément tellure en 1798 à partir de minerai à base de sylvanite et peut-être de traces de tellure natif. Il a découvert le cérium en 1803. Il confirme les diverses observations anglaises sur le platine et les premiers éléments platinoïdes reconnus, notamment celles de William Hyde Wollaston et Smithson Tennant.

Il participe activement à la rénovation de l'université de Berlin après l'effondrement de la nation prussienne face à l'Empire français en 1809.

Il est le père de Julius Klaproth (1783-1835), un orientaliste célèbre. Il est enterré au cimetière de Dorotheenstadt de Berlin.

En minéralogie[modifier | modifier le code]

On lui doit la description de nombreuses espèces minérales dont :

Il a été le dédicataire d'espèces minérales :

  • La Klaprothite (par Petersen) qui est en fait déclassée par l'IMA. Il s'agit d'un mélange de deux espèces minérales  : l'Emplectite, et la Wittichenite
  • La Klaprothite (par Beudant) qui en fait un synonyme de Lazulite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erwin Erasmus Koch (trad. André Pougetoux), Uranium, Paris, André Bonne Paris, coll. « L'homme et l'univers », , 225 p., p. 15
  2. Jean Boulaine, Histoire des pédologues et de la science des sols, INRA, 1989, 285p., p.61
  3. (en) Lennard Bickel, The deadly element : the story of uranium, Stein and Day, , p. 21
  4. « Au sujet de l'uranite, un nouveau métalloïde ».

Source[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]