Martin Bormann junior

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bormann.

Martin Bormann Junior (né le sous le nom d'Adolf Martin Bormann à Grünwald en Bavière, et mort le (à 82 ans) à Herdecke[1]) est un théologien allemand et le fils aîné de Martin Bormann, secrétaire d'Adolf Hitler.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolf Martin Bormann est l'aîné des dix enfants de Martin Bormann et de sa femme Gerda, ainsi que le premier filleul[2] d'Adolf Hitler dont il portait le prénom. Dans son enfance, on l'appelait « Krönzi » (déformation de « Kronprinz », prince héritier). Toute la famille vivait passablement isolée à l'intérieur du domaine appartenant au Führer à Obersalzberg près de Berchtesgaden jusqu'à ce qu'il entrât en 1940 dans la Reichsschule Feldafing de la NSDAP sur le lac de Starnberg.

À la fin de la guerre, il dut s'enfuir sans ses parents et ceux qui l'accompagnaient le laissèrent sous un faux nom dans une ferme du pays de Salzbourg où les paysans qui l'habitaient le recueillirent et le traitèrent comme leur propre fils. Cette expérience de charité chrétienne l'amena à recevoir le Baptême catholique en 1947. La même année, il fut reconnu et brièvement emprisonné. Il fréquenta ensuite une école monastique et se fit ordonner prêtre en 1958. Dans une interview, il expliqua qu'il avait à ce moment-là une peur panique de ce que lui ferait son père, à l'époque encore porté disparu, s'il apprenait sa conversion. Il entra dans l'ordre des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus et travailla quelques années au Congo où, un moment, il fut pris comme otage par les rebelles Simba.

En 1969 il fut victime d'un grave accident de voiture et fut soigné par une religieuse. Par la suite tous les deux furent relevés de leurs vœux et se marièrent en 1971. Bormann travaillait comme professeur de religion, de philosophie et de théologie. Il était à la retraite depuis 1992.

Attitude face au nazisme[modifier | modifier le code]

Comme événement marquant de son enfance, Martin Bormann décrivait une visite dans la maison de Heinrich Himmler où la famille de celui-ci lui montra, ainsi qu'à sa sœur, la « collection des curiosités » d'Himmler : des objets d'art faits avec des os humains et des abat-jour en peau humaine. Cette expérience le disposait à croire possibles toutes les atrocités dont il a été informé après la fin de la guerre.

En 1987, il rencontra le psychologue israélien Dan Bar-On de l'université Ben Gourion, qui était fils d'un survivant de la Shoah. Il devint membre du cercle de discussion TRT (To Reflect and Trust) qui réunissait des enfants de bourreaux et des enfants de victimes, et il rencontra en Israël des survivants de l'Holocauste. En outre, il racontait ce qu'il avait vécu dans des écoles d'Allemagne et d'Autriche.

Quand il parle de son père, Bormann distingue le père qu'il avait personnellement connu, sévère mais aimant, de l'homme politique dont il condamne les actes.

Écrits[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Traueranzeigen: Martin Bormann Westfälische Rundschau, 15 mars 2013.
  2. Nazisme : au fil des jours (2e guerre mondiale) Il s'agit d'un baptême civil, son baptême catholique advint plus tard. De la même façon, un des fils de Rudolf Hess eut aussi pour parrain Hitler alors que tous étaient très anti-catholiques

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dan Bar-On: Die Last des Schweigens. Gespräche mit Kindern von NS-Tätern; Ed. Körber-Stiftung; Hambourg 2003, ISBN 3-89684-038-X

Liens externes[modifier | modifier le code]

Référence de traduction[modifier | modifier le code]