Marthe Bonnard

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Marthe Bonnard
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Maria BoursinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint

Marthe Bonnard (1869-1942) est née Maria Boursin à Saint-Amand-Montrond. Elle est l'épouse et le modèle de Pierre Bonnard. Artiste peintre sous le nom de Marthe Solange.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maria Boursin est née à Saint-Amand-Montrond, de parents berrichons d'origines modestes. Elle quitte sa région pour Paris en 1891, change de nom, fréquente des artistes et rencontre Pierre Bonnard. Elle ne révèle sa véritable identité à son mari que lors de leur mariage en 1925[1].

Maria Boursin travaille dans un atelier de fabrication de fleurs artificielles. Elle se présente à Bonnard, en 1893, sous le nom de Marthe de Méligny – pseudonyme qui rappelle les noms des courtisanes fin de siècle : Blanche D'Antigny, née Ernestine Antigny, Jeanne de Tourbey, Marie-Anne Detourbay[2]. Elle dit descendre d'une vieille lignée italienne, orpheline et seule au monde.

Elle apprend la peinture avec Louise Hervieu et expose son œuvre sous le nom de Marthe Solange entre 1921 et 1929, particulièrement galerie Eugène Druet en 1924[3].

Pierre Bonnard vit isolé supposément en raison du caractère difficile de son épouse, Marthe, maintes fois représentée de dos, refermée sur elle-même. Dans les années 1930, Marthe Bonnard et son mari s'installent au Cannet, à la Villa Le Bosquet du Cannet[4]. Marthe est le modèle de différents Nu dans le bain.

Succession[modifier | modifier le code]

Ils se marient tardivement, sous le régime de la communauté de biens. Ils sont alors sans argent, elle était son modèle depuis le premier jour. Marthe Bonnard meurt en 1942 et Pierre en 1947. A la mort du peintre, la succession revient aux héritiers en ligne directe de Pierre Bonnard. Dans son atelier, il laisse près de 700 toiles et plusieurs milliers de dessins et d'aquarelles. Après la mort de Pierre Bonnard, le notaire commandite auprès d'un généalogiste - comme la loi l'exige - une recherche sur Maria Boursin et découvre l'existence de sa sœur et de ses nièces[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Goffette, Elle, par bonheur et toujours nue, Paris, Gallimard, 1998.
  • Françoise Cloarec, L'indolente. Le mystère Marthe Bonnard, Paris, Stock, coll. « La Bleue », 2016.
  • Josée Drevon, Marthe, d’après Pierre Bonnard et Marthe de Meligny, texte de José Drevon / mise en scène de Guillaume Dujardin / avec Marie Champain / en coproduction avec la Compagnie Mala Noche (Besançon).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Berry
  2. Marthe Bonnard et ses mystères]
  3. Françoise Cloarec, L'indolente. Le mystère Marthe Bonnard, Paris, Stock, coll. « La Bleue », 2016.
  4. Télérama, Bonnard entre ami
  5. L'express

Liens externes[modifier | modifier le code]