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Marthe-Marguerite de Caylus

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Marthe-Marguerite de Caylus
Marthe-Marguerite, comtesse de Caylus,
en habit d'hiver (1694)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Conjoint
Enfants
Parentèle
Madame de Maintenon (tante à la mode de Bretagne)Voir et modifier les données sur Wikidata

Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay, comtesse de Caylus, née à Échiré le et morte le à Paris, est une épistolière et mémorialiste française, petite-cousine de madame de Maintenon. Ses Souvenirs sont publiés 41 ans après sa mort.

Origines et famille

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Façade d'un manoir en ruine, encadré de tourelles d'angle et de tours. Fenêtres murées.
Le château de Mursay.

Issue d'une noblesse désargentée, Marthe-Marguerite-Hippolyte Le Valois de Villette de Mursay se rattache à la branche huguenote de la descendance d'Agrippa d'Aubigné. Elle naît à Échiré le [1] — ou en 1673 selon certains biographes[note 1] — dans le château de Mursay, gentilhommière qui appartint à son arrière-grand-père Agrippa[1]. C'est dans ce château que la future madame de Maintenon, Françoise d'Aubigné, une cousine germaine du père de Marthe-Marguerite, passa les premières années de son enfance, élevée par sa tante Louise d'Aubigné, grand-mère de Marthe-Marguerite[4].

Le père de Marthe-Marguerite est Philippe Le Valois, marquis de Villette[5], officier de marine qui va devenir capitaine de vaisseau l'année suivante, chef d'escadre en 1686 et lieutenant général des armées navales en 1689[6]. Sa première épouse, la mère de Marthe-Marguerite, est Marie-Anne-Hippolyte de Châteauneuf[6]. Le couple a également deux garçons : Philippe, comte de Mursay, et Henri Benjamin[5]. Du deuxième mariage de son père, Marthe-Marguerite aura bien plus tard un demi-frère, Ferdinand, et une demi-sœur, Constance[6].

De père huguenot et de mère catholique, Marthe-Marguerite est élevée dans la foi calviniste[7].

Vie à la cour

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Elle a neuf ans lorsque madame de Maintenon la fait enlever par une tante qui en a la garde, l'emmène à la cour, à Saint-Germain[8], et la force à abjurer. Marthe-Marguerite fait, dans ses Souvenirs, le récit de son abjuration : « Je pleurai d'abord beaucoup, mais je trouvai le lendemain la messe du Roi si belle, que je consentis à me faire catholique, à condition que je l'entendrais tous les jours et que l'on me garantirait du fouet. Ce fut là toute la controverse qu'on employa et la seule abjuration que je fis[9]. » Profondément attachée à sa petite-cousine qu'elle appelle sa « nièce », madame de Maintenon veille à lui faire donner une éducation très soignée[10].

De face, femme richement vêtue, assise, main droite sur la poitrine, main gauche tenant un livre entrouvert.
Madame de Maintenon, par Mignard, vers 1694.

En 1682, la cour se transporte à Versailles[11]. L'année suivante, madame de Maintenon épouse secrètement Louis XIV[12]. Elle s'occupe de trouver un mari à sa protégée. Elle écarte Antoine-Gaston, duc de Roquelaure, puis Louis François, marquis de Boufflers, futur maréchal-duc et pair[13]. Marthe-Marguerite épouse en mars 1686[14] un homme de vieille noblesse, bon officier — il sera lieutenant général —, mais porté sur la boisson : Jean-Anne de Tubières de Grimoard de Pestels et Lévis, comte de Caylus[10].

Madame de Caylus vient d'abord habiter chez sa belle-mère, à Paris. En 1687, on lui donne un appartement à Versailles[15]. Saint-Simon la décrit comme volage, mais gracieuse, fraîche et spirituelle[16].

description sommaire
Racine fait répéter Esther aux pensionnaires de Saint-Cyr, en présence de Louis XIV et de madame de Maintenon.

Elle assiste aux lectures d'Esther que Racine vient faire chez madame de Maintenon[17]. Elle brille en récitant le texte. Racine est séduit par sa déclamation[note 2]. Les rôles étant déjà attribués, il écrit pour elle le prologue de la Piété[19]. La première représentation est donnée à Saint-Cyr, devant le roi, le [20].

Louis XIV n'apprécie guère madame de Caylus : « Il ne la goûta […] jamais, dit Saint-Simon, et fut toujours réservé, même sévère avec elle ; cela surprenait et affligeait Mme de Maintenon[16]. »

Années d'exil à Paris

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L'appartement de madame de Caylus à Versailles lui est retiré en septembre 1696[21]. La jeune femme vient en effet d'être chassée de la cour[note 3] en raison de « plusieurs imprudences[16] ». Parmi les « imprudences » pouvant avoir motivé la sanction, on dit que madame de Caylus a raillé la dévotion de la marquise de Montchevreuil (en), grande amie de madame de Maintenon, et qu'elle a entretenu une liaison trop voyante avec Louis Nicolas, duc de Villeroy, fils du maréchal François de Villeroy[24]. Elle vit maintenant à Paris, rue de Vaugirard. Dans un premier temps, elle y mène une vie dissipée[25].

Gravure. Un religieux, de face, en buste.
Le père de La Tour.

Puis elle adopte une attitude plus sage. Elle s'adonne aux bonnes œuvres, au jeûne et à la dévotion, sous la conduite du père de La Tour, supérieur général de la congrégation de l'Oratoire[26]. En mars 1699, elle reçoit l'autorisation de revenir à la cour. Mais elle refuse[27].

En 1704, son mari meurt[28]. Saint-Simon écrit :

« Au commencement de novembre mourut sur la frontière de Flandres un homme, qui fit plaisir à tous les siens […] Caylus […] blasé, hébété depuis plusieurs années de vin et d'eau-de-vie, était tenu à servir hiver et été sur la frontière, pour qu'il n'approchât ni de sa femme ni de la cour. Lui aussi ne demandait pas mieux pourvu qu'il fût toujours ivre. Sa mort fut donc une délivrance dont sa femme ni ses plus proches ne se contraignirent pas de la trouver telle[16]. »

Le roi et madame de Maintenon intiment à madame de Caylus de changer de directeur de conscience, car le père de La Tour est suspect de jansénisme. Elle résiste, puis finit par obéir[29]. En récompense, elle voit sa pension passer de 6 000 à 10 000 livres.

Elle finit par se lasser de sa vie rangée. Elle renoue avec le duc de Villeroy[30]. Malgré tout, si forte est la haine du roi et de madame de Maintenon envers les jansénistes[31], sa rupture d'avec le père de La Tour lui vaut un retour en grâce[32]. Elle a le droit de rencontrer à nouveau madame de Maintenon à Versailles ou à Saint-Cyr, « mais sans découcher de Paris »[33].

Retour en grâce

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Après de longues années d'exil[note 3], elle revient à la cour au début de l'année 1707[34],[35],[22]. Le , elle paraît au souper du roi. Le , le roi la ramène de Trianon dans son carrosse[36]. « Elle fut des Marlys et des particuliers du roi, dit Saint-Simon : ce fut une grande complaisance de la part du roi pour Mme de Maintenon. Jamais il n'avait aimé Mme de Caylus : il avait cru s'apercevoir qu'elle s'était moquée de lui ; quelque divertissante qu'elle fût, il n'était point à son aise avec elle, et elle, qui avait senti cet éloignement, était aussi en brassière en sa présence. Néanmoins, elle fut admise à tout[37] »

Gravure. En buste, de trois quarts.
Madame de Caylus. Gravure de Jean Daullé, d'après un portrait posthume d'Hyacinthe Rigaud.

En octobre 1708[38], elle obtient à nouveau un appartement à Versailles[39]. Elle renoue avec une vie brillante[40]. On lui confie la conduite de la duchesse de Noailles, Françoise Charlotte d'Aubigné, nièce de madame de Maintenon[37]. En 1710, elle veut profiter de sa faveur nouvelle pour devenir dame d'atour de Marie-Louise-Élisabeth d'Orléans, qui va épouser un petit-fils de Louis XIV, le duc de Berry. Plutôt que de faire sa demande à madame de Maintenon, madame de Caylus préfère s'adresser à Monseigneur, le fils du roi. Outrée de la démarche, madame de Maintenon s'oppose à ce qu'on lui donne cette charge[41],[42].

Dernières années à Paris

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En 1714, pour une raison que l'on ignore, elle quitte Versailles[43] et obtient d'être logée dans une petite maison, au milieu des jardins du Luxembourg[23]. L'année suivante, Louis XIV meurt. Madame de Maintenon se retire à Saint-Cyr[40]. En 1727, madame de Caylus encourage le duc du Maine, fils légitimé de Louis XIV, à briguer le poste de Premier ministre. Le duc s'y refuse[44].

En 1728, elle dicte à son fils aîné, Anne Claude, un petit livre intitulé Souvenirs. Elle meurt un an plus tard, le [45].

Généalogie simplifiée

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Agrippa
d'Aubigné

(1552-1630)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Constant
d'Aubigné

(1585-1647)
 
Louise
d'Aubigné

(1584-1663)
 
Benjamin
Le Valois
de Villette
(1582-1661)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Charles,
comte
d'Aubigné

(1634-1703)
 
Françoise
d'Aubigné,
marquise de
Maintenon

(1635-1719)
 
Philippe
Le Valois,
marquis
de Villette

(1631-1707)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Adrien
Maurice,
duc de
Noailles

(1678-1766)
 
Françoise
Charlotte
d'Aubigné

(1684-1739)
 
Philippe
de Villette,
comte de
Mursay
(1667-1706)
 
Marthe-
Marguerite
de Mursay

(1671-1729)
 
Jean-Anne,
comte
de Caylus

(v. 1666-1704)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Anne Claude,
comte
de Caylus

(1692-1765)
 
Charles
de Caylus

(1698-1750)
Peinture. En buste, de trois quarts, assis dans un fauteuil, un livre à la main.
Anne Claude, comte de Caylus, fils aîné de Marthe-Marguerite, par Roslin.

Du mariage de Marthe-Marguerite et de Jean-Anne de Caylus naissent :

Abbé de Choisy : « Les jeux et les ris brillaient à l'envi autour d'elle. Son esprit était encore plus aimable que son visage ; on n'avait pas le temps de respirer ni de s'ennuyer quand elle était quelque part. Toutes les Champmeslés du monde n'avaient point ces tons ravissants qu'elle laissait échapper en déclamant ; et si sa gaieté naturelle lui eût permis de retrancher certains airs un peu coquets que toute son innocence ne pouvait pas justifier, c'eût été une personne toute accomplie[49]. »

Nicolas-François Rémond de Montmort : « Elle répandait une joie si douce et si vive, un goût de volupté si noble et si élégant dans l'âme de ses convives que tous les caractères paraissaient aimables et heureux, tant est surprenante la force ou plutôt la magie d'une femme qui possède de véritables charmes[50]. »

Saint-Simon : « Jamais un visage si spirituel, si touchant, si parlant, jamais une fraîcheur pareille, jamais tant de grâces ni plus d’esprit, jamais tant de gaieté et d’amusement, jamais de créature plus séduisante. Mme de Maintenon l’aimait à ne se pouvoir passer d’elle, au point de fermer les yeux sur une conduite que Mme de Montchevreuil avait autrefois trop éclairée, et qui, n’étant pas devenue meilleure dans le fond, avait encore des saillies trop publiques […] Elle aimait le jeu sans avoir de quoi le soutenir, encore mieux la table, où elle était charmante ; elle excellait dans l’art de contrefaire, et surpassait les plus fameuses actrices à jouer des comédies ; elle s’y surpassa à celles d'Esther et d'Athalie devant le roi[16]. »

Iconographie

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En 1743, Jean Daullé grave le portrait de madame de Caylus d'après un buste exécuté par Hyacinthe Rigaud, lequel s'est inspiré d'un portrait de famille puisque le modèle était déjà mort depuis quinze ans : « buste sans main [sic] accommodé par Mr Rigaud d’après un petit portrait en miniature, dont il na pris que la tête et la coeffure. L’attitude et les autres accompagnements sont de sa composition. P[eint] ou plutôt esquissé. G[ravé] la même année par J. Daullé[51] ».

Correspondance

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En 1756, la correspondance de madame de Maintenon est éditée par Laurent Angliviel de La Beaumelle. Des lettres de madame de Caylus s'y mêlent. Ce sont des lettres du temps de son exil à Paris, puis des billets échangés une fois de retour à Versailles, et enfin des lettres lorsque madame de Caylus s'est retirée à Paris, jusqu'à la mort de madame de Maintenon en 1719[52]. Les éditeurs suivants s'accordent à dire que, dans ce gros recueil, les lettres de madame de Maintenon sont souvent corrompues ou tronquées, mais qu'en revanche celles de ses correspondantes sont authentiques[53]. Dans ce livre, toutes les lettres de madame de Caylus, sauf deux, s'adressent à madame de Maintenon[54].

En 1881, Émile Raunié publie aux éditions Charpentier une « première édition complète » des Souvenirs et de la correspondance de madame de Caylus. On y trouve les lettres déjà publiées par La Baumelle[53], auxquelles s'ajoute une lettre à l'abbé Conti[54] et 24 lettres adressées au fils aîné de madame de Caylus, Anne Claude, l'antiquaire[55].

En 1998, la correspondance de madame de Caylus est rééditée à partir des manuscrits originaux par Pierre Leroy et Marcel Loyau[56].

Après la mort de madame de Caylus en 1729, son fils Anne Claude garde le manuscrit des Souvenirs, qui ne semblent pas être destinés à la publication[57]. Anne Claude meurt en 1765, et le livre est publié cinq ans plus tard à Amsterdam[58]. Préface et notes sont attribuées à Voltaire[59].

Pour Jean Garapon, les Souvenirs offrent « cette vertu première de l'œuvre littéraire qui est l'aptitude à séduire : simplicité et clarté, saveur d'authenticité, brièveté incisive et piquante[60] ».

Les Souvenirs, dit Christine Dran, « ne sont ni un journal, ni des mémoires, mais une moisson d'anecdotes, de jugements, de bons mots, librement accumulés[61] ». Ils nous font peu de confidences, mais nous livrent des instantanés de la vie du grand monde[61]. Ils nous font goûter la conversation brillante qui devait être celle de madame de Caylus[61]. « Ils gardent, selon Émile Raunié, cet attrait piquant et ce charme particulier d'une femme de cour qui est en même temps une femme d'esprit[57]. » Les Souvenirs n'ayant pas été écrits pour le public, Louis-Simon Auger peut souligner « cet aimable abandon, ce désordre piquant, ces tours irréguliers, mais vifs et heureux, qui distinguent la conversation d'une femme réunissant les grâces de l'esprit à celles du bon ton[62]. »

Éditions des lettres et des Souvenirs

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À gauche une gravure reproduisant le portrait par Mignard de madame de Maintenon. À droite, la page de titre du tome I des Mémoires de madame de Maintenon.
Les lettres de madame de Caylus sont éditées pour la première fois, mêlées à la correspondance de madame de Maintenon, à la suite des Mémoires de celle-ci (1755 et 1756).
  • Manuscrits de Lettres de madame de Maintenon au marquis, à la marquise, au comte et à la comtesse de Caylus et de la comtesse de Caylus à madame de Maintenon (1686-1708), BNF, Archives et manuscrits, 15199, numérisé sur Gallica[63].
  • Mémoires pour servir à l'histoire de madame de Maintenon et à celle du siècle passé, Amsterdam [Genève, en réalité[64]], 1755 et 1756. Six volumes de mémoires et neuf de lettres. Publié par La Beaumelle.
  • Les Souvenirs de madame de Caylus, Amsterdam, Robert, 1770[65]. Édition originale.
  • Les Souvenirs de madame de Caylus, Amsterdam, Rey, 1770[15].
  • « Les Souvenirs de Mme de Caylus, pour servir de supplément aux mémoires et lettres de Mme de Maintenon », dans Mémoires et lettres de madame de Maintenon, avec des notes de M. de Voltaire, Maestricht, Dufour, Roux, 1778[15].
  • Les Souvenirs de madame de Caylus, Paris, Colnet, 1804.
  • Les Souvenirs de madame de Caylus, Paris, Barrois, 1804.
  • Les Souvenirs de madame de Caylus, Paris, Renard, 1805.
  • Les Souvenirs de madame de Caylus, Paris, Renouard, 1806.
  • Souvenirs de madame de Caylus, à la suite de Mémoires du maréchal Berwick, coll. « Mémoires relatifs à l'histoire de France », Paris, Foucault, 1828, t. II.
  • Souvenirs de madame de Caylus, Paris, Techener, 1860.
  • Souvenirs et correspondance de madame de Caylus : première édition complète, Paris, Charpentier, 1881. Édition d'Émile Raunié.
  • Madame de Maintenon, Louis XIV et la cour : Souvenirs de madame de Caylus, Paris, Arnould, 1887.
  • Souvenirs de madame de Caylus, Paris, Mercure de France, 1965. Édition de Bernard Noël.
  • Mme de Maintenon, Mme de Caylus et Mme de Dangeau, L'Estime et la Tendresse : correspondances intimes, Paris, Albin Michel, 1998.
  • « Souvenirs de madame de Caylus », dans Voltaire, Œuvres complètes, t. 71A, Voltaire Foundation, 2005 (ISBN 978-0-7294-0863-9).

Notes et références

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  1. En 1673, selon Louis-Simon Auger et Émile Raunié[2],[3].
  2. Sainte-Beuve : « Madame de Caylus passe pour avoir été la dernière personne, la dernière actrice qui ait conservé la déclamation pure de Racine, le degré de cadence et de chant qui convenait à ce vers mélodieux[18] »
  3. a et b On ignore la date de son départ de la cour. On connaît en revanche celle de son retour : début 1707. Christine Dran et Sainte-Beuve estiment qu'elle a été exilée pendant treize ans, soit à partir de 1694[22],[23]. Émile Raunié parle de deux exils consécutifs qui la tinrent éloignée de la cour pendant « treize ou quatorze ans[24] ».

Références

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  1. a et b Paul-Gabriel d'Haussonville, « Les dernières années de madame de Maintenon et de madame de Caylus », Femmes d'autrefois : hommes d'aujourd'hui, sur gallica.bnf.fr, Paris, Perrin, 1912, p. 80.
  2. Louis-Simon Auger, notice, Les Souvenirs de madame de Caylus, sur books.google.fr, Paris, Renouard, 1806, p. 24.
  3. Émile Raunié, notice historique de Souvenirs et Correspondance de madame de Caylus : première édition complète, sur gallica.bnf.fr, Paris, Charpentier, 1881, p. vi.
  4. Paul-Gabriel d'Haussonville, op. cit., p. 81.
  5. a et b Yves Coirault, « Index », dans Saint-Simon, Mémoires, « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1988, t. VIII, p. 1564.
  6. a b et c François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Jacques Badier, « Philippe Le Vallois », sur books.google.fr, Dictionnaire de la noblesse, Paris, Schlesinger, 1876, t. XIX, col. 458 et 459.
  7. Émile Raunié, op. cit., p. vi et vii.
  8. Émile Raunié, op. cit., p. vii.
  9. Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay de Caylus, Souvenirs de Madame de Caylus, Paris, Foucault, , 333-487 p., 22 cm (OCLC 222031535), p. 374.
  10. a et b Émile Raunié, op. cit., p. x.
  11. « Le Grand Siècle ou les grandes heures de Saint-Germain », sur musee-archeologienationale.fr (consulté le ).
  12. « Le mariage secret de Louis XIV », sur herodote.net, 2025 (consulté le ).
  13. Paul-Gabriel d'Haussonville, op. cit., p. 85.
  14. Yves Coirault, op. cit., 1983, t. II, p. 539, note 7.
  15. a b et c Louis-Simon Auger, op. cit., p. 30.
  16. a b c d et e Saint-Simon, op. cit., 1983, t. II, p. 539.
  17. Émile Raunié, op. cit., p. xi.
  18. Sainte-Beuve, « Madame de Caylus et de ce qu'on appelle urbanité », Galerie de femmes célèbres : tirée des Causeries du lundi, sur books.google.fr, Paris, Garnier, 1859, p. 161.
  19. Louis-Simon Auger, op. cit., p. 27 et 28.
  20. Paul Fièvre, « Esther », sur theatre-classique.fr, novembre 2016 (consulté le ).
  21. « Le logement qu'avait madame de Caylus est donné à madame la marquise du Châtelet. » Journal du marquis de Dangeau, sur archive.org, Paris, Didot, 1855, t. V, p. 476, à la date du .
  22. a et b Christine Dran, « Caylus Marthe-Marguerite Le Vallois de Villette-Mursay, comtesse de », dans Laffont, Bompiani, Le Nouveau Dictionnaire des auteurs de tous les temps et de tous les pays, coll. « Bouquins », Bompiani, Laffont, 1994, t. I, p. 595.
  23. a et b Sainte-Beuve, op. cit., p. 162.
  24. a et b Émile Raunié, op. cit., p. xiii.
  25. Paul-Gabriel d'Haussonville, op. cit., p. 95, 99.
  26. Saint-Simon, op. cit., 1983, t. II, p. 567 et 568.
  27. Louis François du Bouchet de Sourches, Mémoires sur le règne de Louis XIV, sur archive.org, Paris, Hachette, 1886, t. VI, p. 137, à la date du .
  28. Émile Raunié, op. cit., p. xiv.
  29. Saint-Simon, op. cit., 1983, t. II, p. 568.
  30. Saint-Simon, op. cit., 1983, t. II, p. 568 et 569, 860.
  31. Saint-Simon, op. cit., 1983, t. II, p. 568 et 569.
  32. Émile Raunié, op. cit., p. xvii.
  33. Saint-Simon, op. cit., 1983, t. II, p. 860.
  34. Paul-Gabriel d'Haussonville, op. cit., p. 105.
  35. Yves Coirault, op. cit., 1984, t. III, p. 508, note 2.
  36. Yves Coirault, op. cit., 1983, t. II, p. 860, note 6.
  37. a et b Saint-Simon, op. cit., 1983, t. II, p. 861.
  38. Yves Coirault, op. cit., 1983, t. II, p. 861, note 1.
  39. Paul-Gabriel d'Haussonville, op. cit., p. 107.
  40. a et b Émile Raunié, op. cit., p. xviii.
  41. Saint-Simon, op. cit., 1984, t. III, p. 912 et 913.
  42. Paul-Gabriel d'Haussonville, op. cit., p. 109 et 110.
  43. Paul-Gabriel d'Haussonville, op. cit., p. 114 et 115.
  44. Émile Raunié, op. cit., p. xix-xxi.
  45. Louis-Simon Auger, op. cit., p. 37.
  46. Charles-François Poerson, lettre à d'Antin du 25 juin 1715, dans Marc Fumaroli, « Le comte de Caylus et l' académie des Inscriptions », sur persee.fr, Comptes rendus des séances de l'académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1995, 139-1, p. 245, note 26 (consulté le 2 octobre 2025). — André et Mariette Leclaire, « Les seigneurs et barons de Montlaur (Aveyron) », sur weebly.com, p. 7, février 2020 (consulté le 2 octobre 2025).
  47. a et b François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Jacques Badier, « Jean-Anne de Tubières-Grimoard, comte de Caylus », op. cit., t. XIX, col. 244.
  48. Stéphanie Daude, « Le Recueil d’antiquités du comte de Caylus », sur univ.poitiers.fr, 2021 (consulté le 3 mars 2025).
  49. Feu M. l'abbé de Choisy, Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV, sur gallica.bnf.fr, [Utrecht], 1727, t. II, livre V, p. 2.
  50. Nicolas-François Rémond de Montmort, « Portrait, ou plutôt ébauche », dans Œuvres diverses de monsieur l'abbé Gédoyn, de l'Académie française, sur books.google.fr, Paris, Bure, 1745, p. 231
  51. Mariette, 1740-1770, VII, fol. 120, v°. Le travail est mentionné dans les livres de comptes du peintre (Roman, 1919, p. 222) : « Il fit aussi l’esquisse d’après lequel a été gravé par Daullé le portrait de Madame la comtesse de Caylus ». Voir Portalis et Béraldi, Les Graveurs du XVIIIe siècle, 1880-1882, I, p. 657, 670 (no 45) ; S. Perreau, Hyacinthe Rigaud, le peintre des rois, Montpellier, 2004, p. 166-167, repr. p. 167, fig. 134
  52. Émile Raunié, op. cit., p. xxiv.
  53. a et b Émile Raunié, op. cit., p. xxviii.
  54. a et b Émile Raunié, op. cit., p. xxiv, note 1.
  55. Émile Raunié, op. cit., p. xxiv et xxv.
  56. Jean Garapon, « Madame de Maintenon d'après les Souvenirs de madame de Caylus », sur persee.fr, dans Albineana, no 1, Niort, Cahiers d'Aubigné, 1999, p. 59 (consulté le ).
  57. a et b Émile Raunié, op. cit., p. xxii.
  58. Jean Garapon, op. cit., p. 57, note 1.
  59. Émile Raunié, op. cit., p. xxvi.
  60. Jean Garapon, op. cit., p. 57.
  61. a b et c Christine Dran, « Souvenirs de Mme de Caylus », dans Laffont, Bompiani, Le Nouveau Dictionnaire des œuvres de tous les temps et de tous les pays, coll. « Bouquins », Bompiani, Laffont, 1994, t. VI, p. 6844.
  62. Louis-Simon Auger, op. cit., p. 21.
  63. Lettres de madame de Maintenon au marquis, à la marquise, au comte et à la comtesse de Caylus et de la comtesse de Caylus à madame de Maintenon (1686-1708), sur gallica.bnf.fr (consulté le 3 octobre 2025).
  64. Jean Garapon, op. cit., p. 57, note 2.
  65. Les Souvenirs de madame de Caylus, sur archive.org, Amsterdam, Robert, 1770.

Bibliographie

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  • Charles Augustin Sainte-Beuve, « Madame de Caylus et de ce qu'on appelle urbanité », Galerie de femmes célèbres tirée des Causeries du lundi, Paris, Garnier, 1859, p. 157-176.
  • Paul-Gabriel d'Haussonville, « Madame de Maintenon et madame de Caylus », Revue des Deux Mondes, 1904, p. 95-136. Repris dans Paul-Gabriel d'Haussonville, « Les dernières années de madame de Maintenon et de madame de Caylus », Femmes d'autrefois : hommes d'aujourd'hui, Paris, Perrin, 1912, p. 77-145.
  • Jean Garapon, « Madame de Maintenon d'après les Souvenirs de madame de Caylus », dans Albineana, no 1, Niort, Cahiers d'Aubigné, 1999, p. 57-67.

Liens externes

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