Martha Cooper

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Martha Cooper
Image dans Infobox.
Martha Cooper lors de l’Urban Discipline, exposition Graffiti-Art à Hambourg, en 2001.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Grinnell College
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Site web
Œuvres principales
Subway Art (1984)
Hommage rendu à Houston, pour les 70 ans de la photojournaliste Martha Cooper. Fresque créée par un collectif de graffeurs de New York, 2013.

Martha Cooper, née en 1943 à Baltimore, est une photographe et photojournaliste américaine. Elle est reconnue pour son travail autour du graffiti[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire du Maryland, Martha Cooper débute la photographie à l'âge de trois ans. À seize ans, elle obtient son diplôme d'études secondaires, puis un diplôme d'art du Grinnell College en 1962[2]. Elle enseigne l'anglais en tant que volontaire du programme Peace Corps en Thaïlande. Après un voyage en moto de Bangkok à Londres, elle est diplômée en anthropologie de l'université d'Oxford[3]. Sa première expérience en photographie artistique a lieu lors d'un séjour au Japon, où elle décide de capturer des images de tatouages complexes[4].

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

À partir des années 1960, elle intègre comme stagiaire le National Geographic. Au cours des années 70, Martha Cooper travaille comme photographe pour le New York Post[5]. Elle est principalement reconnue pour avoir documenté la scène graffiti naissante des années 1970 et 1980 à New York[1]. Ses photographies sont également éditées dans le Smithsonian et le Natural History, ainsi que dans plusieurs dizaines de livres et de revues[6].

Dès la fin de son contrat au New York Post, Martha Cooper commence à photographier les enfants de son quartier de New York[2]. Elle rencontre un jeune garçon, Edwin Serrano (He3), avec lequel elle parcourt les rues à la recherche de graffitis[7]. Il lui explique notamment que le graffiti est une forme d'art à part entière et que chaque artiste impose son surnom sur une surface. Edwin Serrano lui présente le graffeur américain Dondi White, qui devient le premier artiste à accepter que la photographe l'accompagne et immortalise son travail. Martha Cooper est fascinée par la sous-culture souterraine créée par ces graffeurs[5],[8].

En 1984, Maria Cooper et le photographe américain Henry Chalfant publient leurs photographies du graffiti New-yorkais dans le livre Subway Art, considéré comme "la bible du Graffiti"[9]. En 2009, les ventes atteignent près de 500 000 exemplaires[7].

Dans les années 1980, elle travaille brièvement au Belize pour photographier les habitants et les vestiges archéologiques de la culture maya sur des sites tels que Nohmul et Cuello[10].

Pour le projet artistique One week with 1UP, mené en collaboration avec la photographe Ninja K, Martha Cooper invite les spectateurs à suivre un collectif de graffeurs berlinois à travers leurs lieux privilégiés de graffs[11].

Martha Cooper est directrice de la photographie à City Lore, le centre pour la culture populaire urbaine de New York[12].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2013, afin de célébrer les soixante-dix ans de la photographe, la scène graffiti new yorkaise choisi de consacrer à Martha Cooper une fresque à son nom sur le mur de Houston Street au sud de Manhattan. C'est ainsi que les graffeurs et graffeuses Lady Pink, Nosm, Terror161, Freedom, How, Bio, Daze, Free5 et Crash ont participé à ce projet collectif[13].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Subway Art, Martha Cooper et Henry Chalfant. Thames & Hudson, London, 1984, Henry Holt, New York, 1984, (ISBN 0030719631)
  • R.I.P.: New York Spraycan Memorials, Thames & Hudson, 1994, (ISBN 0500277761)
  • Hip Hop Files: Photographs 1979-1984, From Here to Fame, 2004, (ISBN 3937946055)
  • Street Play, From Here to Fame, 2005, (ISBN 3937946160)
Martha Cooper devant une installation de ses photographies à Berlin, mars 2014.

Expositions[modifier | modifier le code]

Parmi une liste non exhaustive :

  • Martha Cooper, shooting a revolution, DIDAM, Bayonne, France, 22 sep-28 oct 2018[14]
  • Maquis-art Hall Of Fame, Musée de l'Aérosol, Paris, France, -

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en-US) « Martha Cooper: The photographer who introduced graffiti to the world », Huck Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2018)
  2. a et b (en) Martha Cooper, Hip Hop Files : Photographs 1979-1984. From Here To Fame GmbH., Cologne, From Here To Fame publ., , 238 p. (ISBN 3-937946-05-5)
  3. (en) « Martha Cooper Interview », sur www.at149st.com (consulté le 26 octobre 2018)
  4. (en) David Gonzalez, « Graffiti, Games and Hip-Hop Culture: Finding Art on the Street », Lens Blog,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2018)
  5. a et b (en-US) Kenneth Bachor, « Preserving New York's History of Graffiti Art », sur Time (consulté le 26 octobre 2018)
  6. (en) Dazed, « The woman who captured NYC’s graffiti gangs », Dazed,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2018)
  7. a et b (en) Barbara Graustark, « Martha Cooper, Chronicler of the Furtive Arts », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 22 septembre 2018)
  8. (en) « 40 years of street art photography with Martha Cooper - CNN Style », CNN Style,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2018)
  9. (en-GB) Alice Vincent, « Nuart and the women who are revolutionising graffiti », The Telegraph,‎ (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le 22 septembre 2018)
  10. Tomas Statius, « Dîtes le avec une fresque : bon anniversaire Martha Cooper », Konbini France,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2018)
  11. « Street art au DIDAM : dans l'œil de Martha Cooper », sur www.bayonne.fr (consulté le 26 octobre 2018)
  12. (en-US) « Martha Cooper – Urban Nation », sur urban-nation.com (consulté le 26 octobre 2018)
  13. « Martha Cooper | TRACKS | ARTE », sur ARTE (consulté le 26 octobre 2018)
  14. « Martha Cooper, l'oeil du street art, expose à Bayonne », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]