Martha Annie Whiteley

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Martha Annie Whiteley
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
Nationalité
Formation
Royal College of Science (en)
Royal HollowayVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Directeur de thèse
William Augustus Tilden (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Martha Annie Whiteley, () est une chimiste et mathématicienne anglaise. Elle milite pour l'inclusion des femmes en chimie, soutenant notamment l’entrée de femmes au sein de la Royal Society of Chemistry[1]. Elle est nommée comme l’une des 175 personnalités influentes de la chimie par la Royal Society of Chemistry[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Martha Whiteley est née à Chelsea, Londres en Angleterre le [3]. Sa mère, Hannah Bargh, meurt dans les années 1870, et son père William Sedgewick Whiteley se remarie en 1880 avec Mary Bargh Turner Clark [3].

Martha Whiteley commence ses études à Londres, dans une Girls' Day School Trust, école indépendante favorisant l’éducation des femmes. Elle poursuit ses études au Royal Holloway College de l’Université de Londres, où elle obtient en 1890 une licence de chimie. De plus, elle passe une série d’examens, les Honour moderations en mathématiques de l’Université d’Oxford[1].

De 1891 à 1900, elle enseigne les sciences à la Wimbledon High School, puis au St. Gabriel’s Training College, Camberwall jusqu’en 1902. En parallèle, elle débute des recherches en chimie organique des composés barbituriques au sein du Royal College of Science[4], sous la direction de Sir William Tilden (en). Elle obtient en 1902 son doctorat du Royal College of Science (en) pour ses recherches sur la synthèse et les propriétés des amides et oximes.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

Après l’obtention de son doctorat en 1902, le Dr Martha Whiteley est l’une des deux seules femmes employées au Royal College of Science (en)[5]. En 1907, le Royal College of Science est regroupé avec l’Imperial College. En 1912, elle fonde l’Imperial College Women’s association avec le support de Sir Alfred Keogh, afin de promouvoir l’égalité des sexes en chimie[1].

Le Dr Martha Whiteley prend sa retraite en 1934 [1], mais participe en tant qu’éditrice et contributrice au Thorpe’s Dictionary of Applied Chemistry avec Jocelyn Field Thorpe (en)[4]. À la mort de cette dernière, le Dr Whiteley devient l’éditrice principale de la quatrième édition[4].

Les travaux du Dr Whiteley font l’objet d’un chapitre détaillé dans le European Women in Chemistry, publié en 2011[4].

Efforts de guerre[modifier | modifier le code]

Durant la première guerre mondiale, les laboratoires du Imperial College sont utilisés pour analyser les échantillons collectés sur le champ de bataille[1]. Le Dr Whiteley et ses collègues concentrent leur efforts sur les gaz irritants et lacrymogènes[1]. Elle travaille avec Frances Micklethwait sur une tranchée expérimentale à l’Imperial College, leur permettant de tester gaz et explosifs[6]. Le Dr Whiteley est blessée au bras au cours d’une expérimentation sur le gaz moutarde[6].

Durant cette période, elle développe également des anesthésiques de synthèse auparavant importés d’Allemagne, comme la beta-eucaine, la phénacétine et la procaine[7].

En 1920, le Dr Whiteley reçoit la médaille d’honneur de l’ordre de l’Empire britannique pour ses contributions scientifiques durant la guerre[1].

Contributions pour l’égalité des sexes en chimie[modifier | modifier le code]

Dr Whiteley est une militante pour l’égalité des sexes en chimie. Avant la création de l’Imperial College Women’s association en 1912, elle travaille à une restauration des vestiaires féminins pour les employées et étudiantes de l’Imperial College[4].

En 1904, avec 19 autres femmes, elle milite pour l’admission des femmes au sein de la Royal Society of Chemistry à Londres[1]. En 1908, les membres de la société votent en faveur de l’admission des femmes, mais il faudra attendre 1920 pour que les femmes puissent être membres à part entière[1]. Le Dr Whiteley et Ida Smedley Maclean (en) fondent le club féminin de la Royal Society of Chemistry[4].

Le Dr Whiteley devient la première femme élue au conseil de la Royal Society of Chemistry[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i (en) Rafaelle M. Nicholson et John W. Nicholson, « Martha Whiteley of Imperial College, London: A Pioneering Woman Chemist », JChEd, vol. 89, no 5,‎ , p. 598–601 (ISSN 0021-9584, DOI 10.1021/ed2005455, lire en ligne, consulté le 28 décembre 2019)
  2. (en) « Dr Martha Annie Whiteley | 175 Faces of Chemistry », sur www.rsc.org (consulté le 28 décembre 2019)
  3. a et b (en) Barrett Anne, Women At Imperial College; Past, Present And Future, World Scientific, (ISBN 978-1-78634-264-5, lire en ligne)
  4. a b c d e f et g (en) « European Women in Chemistry », Wiley Online Library,‎ (DOI 10.1002/9783527636457, lire en ligne, consulté le 28 décembre 2019)
  5. (en) « Whiteley, Martha Annie (1866–1956), chemist | Oxford Dictionary of National Biography », sur www.oxforddnb.com (DOI 10.1093/ref:odnb/46421, consulté le 28 décembre 2019)
  6. a et b Fara, Patricia,, A lab of one's own : science and suffrage in the first World War (ISBN 978-0-19-879498-1, 0-19-879498-3 et 978-0-19-879499-8, OCLC 989049156, lire en ligne)
  7. (en) Mary R. S. Creese, « Martha Annie Whiteley (1866-1956): Chemist and editor », Bulletin for the History of Chemistry, vol. 8,‎ , p. 42-45 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]