Marta Lucía Ramírez

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Marta Lucía Ramírez
Illustration.
Marta Lucía Ramírez en juillet 2019.
Fonctions
Vice-présidente de la République de Colombie

(4 ans)
Élection 17 juin 2018
Président Iván Duque
Prédécesseur Óscar Naranjo
Successeur Francia Márquez
Ministre de la Défense nationale

(1 an, 3 mois et 2 jours)
Président Álvaro Uribe
Prédécesseur Gustavo Bell
Successeur Jorge Alberto Uribe
Ministre du Commerce extérieur

(3 ans, 10 mois et 14 jours)
Président Andrés Pastrana Arango
Prédécesseur Carlos Ronderos
Successeur Jorge Humberto Botero
Sénatrice de Colombie

(2 ans, 6 mois et 29 jours)
Biographie
Nom de naissance Marta Lucía Ramírez Blanco
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Zipaquirá (Colombie)
Nationalité Colombienne
Parti politique Parti de la U (2006-2009)
Parti conservateur colombien
Diplômée de Université pontificale Javeriana
Université des Andes
Profession Avocate
Religion Catholicisme

Marta Lucía Ramírez
Vice-présidents de la République de Colombie

Martha Lucía Ramírez Blanco (née le à Zipaquirá en Colombie) est une femme d'État colombienne, membre du Parti conservateur. Elle est vice-présidente de la République du 7 août 2018 au 7 août 2022, ce qui fait d'elle la première femme à occuper cette fonction.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et famille[modifier | modifier le code]

Marta Lucía Ramírez a étudié le droit commercial à l'université pontificale Javeriana et le droit financier à l'université des Andes[1].

Elle est la sœur de Bernardo Ramírez, un narcotrafiquant colombien, condamné à 57 mois de prison en 1998 par la cour de l'arrondissement sud de la Floride pour trafic de stupéfiants[2]. Elle verse une caution de 150 000 dollars pour le faire sortir de prison[3].

Son époux, Álvaro Rincón Muñoz, est mis en cause par la justice à partir de mai 2020 pour ses liens d’affaires, dans le secteur immobilier, avec Guillermo León Acevedo, un proche des paramilitaires et des narcotrafiquants[4].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est avocate d'affaires. Elle a fondé avec Ángela María Orozco le cabinet de conseil Ramírez & Orozco International Strategy Consultants, et a été conseillère juridique du banquier Luis Carlos Sarmiento. Elle a également dirigé les institutions financières Mazdacrédito, Fedeleasing et Invercolsa[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle est vice-ministre du Commerce extérieur entre 1991 et 1993, ministre du Commerce extérieur entre 1998 et 2002, ambassadrice de Colombie en France en 2002, ministre de la Défense entre 2002 et 2003 puis sénatrice entre 2006 et 2009.

Candidature à l'élection présidentielle de 2014[modifier | modifier le code]

Candidate du Parti conservateur à l'élection présidentielle de 2014, elle obtient la surprenante troisième place du scrutin avec 15,53 % des voix.

Par la suite, elle devient une figure proche de l'ancien président Alvaro Uribe et a été une opposante critique sévère de son successeur Juan Manuel Santos, notamment de sa politique économique, de sa gestion des relations internationales et du processus de paix avec les FARC. En 2015, elle soutient le candidat de droite Enrique Peñalosa aux élections pour la mairie de Bogota, ce qui a renforcé son image et a été une victoire politique importante pour Marta Lucía.

Vice-présidente de la Colombie[modifier | modifier le code]

Marta Lucía Ramírez est l'une des dirigeants du Parti conservateur. Désirant de nouveau être candidate du Parti conservateur et du Centre démocratique à l'élection présidentielle de 2018, elle participe à la primaire de la droite (« Grande consultation pour la Colombie ») organisée pour désigner le candidat. Le , elle est battue par Iván Duque qui la prend comme colistière pour le poste de vice-présidente.

Elle est élue vice-présidente de la République le , devenant la première femme élue à cette fonction[5].

Elle attribue les manifestations de novembre et décembre 2019 en Colombie à un « complot international » mené par le Venezuela et la Russie[6].

Scandale Odebrecht[modifier | modifier le code]

Elle est mise en cause par Miguel Nule, un ancien entrepreneur corrompu, lors des aveux de celui-ci. D'après lui, Marta Lucía Ramírez et plusieurs autres dirigeants politiques et hommes d'affaires ont perçu des pots-de-vin de la multinationale brésilienne Odebrecht pour financer leurs campagnes électorales[7].

En octobre 2021, son nom est cité dans les Pandora Papers[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) « Marta Lucía Ramírez », sur La Silla Vacía,
  2. (es) El Espectador, « ELESPECTADOR.COM », sur ELESPECTADOR.COM, (consulté le )
  3. AFP, « Colombie: un frère de la vice-présidente a fait de la prison pour trafic de drogue », sur Le Figaro.fr,
  4. « La Nausée », sur Médelu,
  5. « Présidentielle en Colombie : Iván Duque succède à Manuel Santos », leparisien.fr,‎ 2018-06-18cest00:06:06+02:00 (lire en ligne, consulté le )
  6. Lola Allen & Guillaume Long, « Feu sur l'« ennemi intérieur » en Colombie », sur Le Monde diplomatique,
  7. (es) « La vicepresidenta Marta Lucía Ramírez es una mentirosa y una corrupta: Miguel Nule », sur www.wradio.com.co,
  8. (es) Casa Editorial El Tiempo, « Pandora Papers: Marta Lucía Ramírez habla sobre la investigación », sur El Tiempo, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]