Marock

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Marock est un film franco-marocain réalisé par Laïla Marrakchi, sorti en 2005.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ramadan 1997 à Casablanca : à l'approche de son baccalauréat littéraire, Rita Belghiti et ses amis de la bourgeoisie casablancaise s'amusent en contournant les lois et interdits de la société musulmane, étudient et vont au lycée Lyautey, lycée français de la haute société casablancaise, accompagnés par leurs chauffeurs ; les garçons font des courses de voitures dans la ville.

Alors que son frère Mao, qui semble devenu plus respectueux de la religion, revient de Londres pour Ramadan, Rita tombe sous le charme d'un autre lycéen, Youri. Celui-ci est juif.

la relation entre Rita et Youri est très fusionnel, les deux amoureux passent leurs journées ensemble cependant Rita est en Terminal, vient le moment ou elle doit se concentrer sur ses partiels et tenter d'avoir son Baccalauréat pour partir étudier à l'étranger mais le destin en a voulu autrement.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Dans ce film, on retrouve plusieurs chansons:

Commentaires[modifier | modifier le code]

Ce film retrace une époque du Maroc qui est un pays musulman, où il y'a beaucoup de contradiction: les jeunes ne respectent pas forcement la religion dépendamment de leur milieu socio-culturel ce qui crée beaucoup de conflits dans la société.

En étant dans un lycée français les adolescents comme Rita et ses ami(e)s reçoivent une éducation "à la Française", ils se permettent de franchir et de dépasser les limites, de prendre des risques et de jouer entre la vie et la mort en transgressant les lois éthiques et sociales, sans en assumer pour autant les conséquences.

Le personnage de Mao semble s'inscrire dans le contexte de méfiance à l'égard de l'intégrisme (que les jeunes personnages évoquent souvent sous le terme péjoratif de « barbus »), le film ayant été tourné après les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca. Son changement de coiffure et de caractère, le fait qu'il se laisse pousser la barbe et pratique les prières quotidiennes et le jeûne étonnent et inquiètent Rita qui quant à elle n'est pas habitué a respecter la loi et la religion à la lettre mais fait semblant devant ses parents pour éviter toutes sorte de conflits.

Ce film montre néanmoins que les gens changent sans pour autant avoir de raisons en relation avec le radicalisme puisque la religiosité du personnage est expliquée vers la fin du film par une révélation de Rita et, dans la réconciliation tragique des deux personnages pendant la scène finale, le frère porte un t-shirt noir où est inscrit le mot « AMERICA » surmonté d'un cœur.

Le reste des intrigues tourne autour de la soif de vivre de ces filles et fils de bourgeois, plus soucieux de la fête du soir et de quitter le Maroc pour aller faire des études en France ou aux États-Unis, que de leurs études immédiates. Les personnages issus du peuple sont pour la plupart des cuisinières et chauffeurs au service de la famille. Depuis si longtemps à leur service, que le chauffeur est devenu le témoin silencieux des bonheurs de Lalla Rita, tout comme Mi-Fatma, véritable mère de Rita et Mao quand leur mère biologique semble accaparée avec son mari par leur négoce de textile.

Critiques[modifier | modifier le code]

Marock, c'est un peu Roméo & Juliette à Casablanca : Rita la musulmane et Youri l'israëlite tentent de vivre un amour impossible l'année de leur baccalauréat. Dans ce premier film largement autobiographique, Laïla Marrakchi chronique la jeunesse marocaine aisée à la fin des années 90. Largement occidentalisés, ce qui provoque nombre de contradictions avec l'islam et les traditions, ces post-adolescents essaient de devenir adultes dans le contexte local, en se confrontant aux interdits, comme toutes les jeunesses du monde. Ce regard assez inhabituel sur le Maroc est instructif, même s'il ne concerne qu'une seule classe sociale, et "Marock" n'est donc pas représentatif de ce pays. Les aspects plus sombres de la réalité marocaine (misère, corruption...) sont certes évoqués, mais très brièvement. Si "Marock" n'évite pas certaines maladresses et affiche un côté bling-bling qui en agacera certains, ce long-métrage dégage une fraîcheur bien agréable et incarne une soif de liberté qui interpelle. La distribution est dominée par le charme explosif de Morjana Alaoui, qui irradie littéralement dans ce film ; on la retrouvera quelques années plus tard dans un rôle autrement plus sombre dans "Martyrs"[1].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le tournage s'est déroulé à Casablanca, au Maroc, du 27 juin au 7 août 2004.
  • Le quotidien arabophone Attajdid, porte-parole du Parti de la justice et du développement, a consacré dans son édition du mercredi 3 mai 2006, un dossier de quatre pages au film où il a critiqué sévèrement Laïla Marrakchi  la réalisatrice du film marock[2]
  • Lors de l’émission polémiques, diffusée sur 2M, Hamid Berrada, journaliste à Jeune Afrique, a posé la question suivante à Lahcen Daoudi, député du PJD : «Si le film Marock sort, est-ce que vous allez manifester contre ?». La réponse de Daoudi était la suivante : «Si les gens veulent manifester, ils sont libres de le faire».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]