Marmotte de l'île de Vancouver

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La Marmotte de l’île de Vancouver (Marmota vancouverensis) est une espèce de marmotte qui n'est présente que sur quelques flancs abrupts des collines de l'Île de Vancouver (Canada). Elle est considérée comme en voie de disparition (36 individus en liberté répertoriés en 2000), et fait l'objet de tentatives de préservation de la part du Gouvernement du Canada.

Description[modifier | modifier le code]

Les marmottes de l'île de Vancouver adultes ont une taille comparable à celle d'un grand chat. Les individus adultes ont une longueur d'environ 60 à 70 cm.

Le dimorphisme sexuel de l'espèce se manifeste essentiellement via le poids des individus. Les mâles adultes atteignent un poids de 6 à 7 kg, tandis que les femelles atteignent généralement 5 kg.

La fourrure des Marmottes de l'île de Vancouver est de couleur brun chocolat, avec des taches blanches au niveau des joues.

Les Marmottes de l'île de Vancouver ont des griffes longues, caractéristiques des mammifères fouisseurs, qui leur permettent de creuser galeries et terriers. Leurs incisives sont allongées, comme celles des castors.

Reproduction et habitat[modifier | modifier le code]

Les femelles de l'espèce sont fertiles entre trois et quatre ans. Les portées sont composées d'environ trois petits.

La Marmotte de l'île de Vancouver a besoin d'une prairie alpine, naturellement élevée. Les prairies fournissent les végétaux et l'eau. Le type de sol doit permettre de creuser des terriers où elles hibernent et élèvent leurs petits.

La perte d'habitat est considérée comme la raison principale de la rareté des espèces de marmottes, dont celle de l'île de Vancouver. Les coupes d'arbres par l'homme dans les forêts créent des prairies où elles peuvent vivre, mais la repousse rapide des arbres détruit cet habitat en quelques années.

Interaction avec les Humains[modifier | modifier le code]

Malgré le peu d'interactions entre la marmotte de l'île de Vancouver et l'espèce humaine, l'activité de cette dernière a abouti à la quasi-extinction de cette espèce, en raison des coupes à blanc des forêts qui ont ainsi détruit l'habitat normal des marmottes.

L'animal est depuis en voie de disparition[1] , et classé en danger critique d'extinction.

Cette espèce n'a alors survécu que grâce aux entreprises d'élevage en captivité, s'inscrivant dans les efforts de préservation de l'espèce de la part du Gouvernement du Canada[2]. Il n'existe que 250-300 individus à l'état sauvage (2017).

L'équipe de rétablissement de la marmotte les capture à l'aide de beurre d'arachide et d'une cage, les amène dans un zoo dans lequel elles se reproduisent, puis elles sont relâchées dans la nature.[réf. nécessaire]

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • (en) Harry Schelward Swarth, « Two new species of Marmots from north-western America », University of California publications in zoology, vol. 7, no 6,‎ , p. 201-204 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Geoffrey Bourgain, « La marmotte de Vancouver - Un rongeur en voie de disparition », http://www.especes-menacees.fr,‎ (lire en ligne)
  2. RCIP-CHIN, « Marmotte de l'Île de Vancouver », sur www.virtualmuseum.ca (consulté le 18 novembre 2017)

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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