Mark R. Showalter

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Mark R. Showalter
Description de l'image MarkRShowalter.jpg.
Nom de naissance Mark Robert Showalter
Naissance (61 ans)
Abington (Pennsylvanie) (États-Unis)
Domicile Californie
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Domaines Astronomie, astrophysique et planétologie
Institutions Institut SETI
Diplôme Oberlin College (B.A.), Université Cornell (M.Sc.), (Ph.D.)
Renommé pour Découvreur ou co-découvreur de l'anneau gossamer de Jupiter, Pan satellite de Saturne, Mab et Cupid satellites d'Uranus, les anneaux μ et ν d'Uranus, S/2004 N 1 satellite de Neptune, Kerbéros et Styx satellites de Pluton.

Mark Robert Showalter, né le à Abington, en Pennsylvanie, est un astronome américain de l'Institut SETI[1]. Il a découvert six satellites naturels et trois anneaux planétaires. Il est le principal créateur de la section du Planetary Data System qui compile les données des anneaux planétaires et un des responsables de la mission Cassini-Huygens vers Saturne, et travaille sur la mission de la sonde spatiale New Horizons à destination de Pluton[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Showalter est né à Abington (Pennsylvanie). Il obtient une licence en en physique et mathématiques au Oberlin College en 1979. Il n'était pas enclin à poursuivre des études d'astronomie mais il change d'avis en voyant les images de Jupiter prises par la sonde Voyager 2[3].

Showalter obtient une maîtrise en astronomie à l'Université Cornell en 1982, et un doctorat à Cornell en 1985[3],[4]. À l'occasion de sa thèse sur les anneaux de Jupiter il découvre l'anneau gossamer[a],[5].

En 1990, en exploitant les données de Voyager collectées dix ans auparavant, Showalter découvre Pan un satellite naturel de Saturne. Pan est orbite à l'intérieur des anneaux de Saturne et balaie sa trajectoire en maintenant la Division d'Encke[6],[7].

En 2003, Showalter et Jack J. Lissauer découvre deux satellites d'Uranus (Mab et Cupid) sur les images de Hubble[7],[8]. En 2006, il découvre deux anneaux très fins, μ et ν[9],[10].

En 2010, Showalter découvre que les plissements en forme de spirale verticale dans les anneaux de Jupiter ont été causés par l'impact de Shoemaker-Levy 9 en juillet 1994. Une deuxième formation similaire mais plus petite est découverte. Cette dernière est causée par un impact inconnu au début de 1990. Il découvre des formes en spirales dans l'anneau D de Saturne[11],[12],[13],[14].

Showalter a aidé le programme New Horizons pour déterminer les risques que pourrait encourir un vol spatial à l'approche de Pluton. Une recherche d'anneaux fins de poussière autour de Pluton avec Hubble en 2011 a permis à la découverte du satellite Kerbéros[7],[15]. Il découvre également avec l'équipe de New Horizons le cinquième satellite de Pluton, Styx en juillet 2012[16],[17].

Le 15 juillet 2013 une équipe d'astronome menée par Mark Showalter découvre S/2004 N 1 un satellite de Neptune en analysant les images prises par Hubble de 2004 à 2009[18].

L'Astéroïde aréocroiseur de Mars (18499) Showalter est nommé en honneur du Dr Showalter.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Showalter est un adepte de la plongée sous-marine et de la photographie. Il est marié à Frank Yellin avec qui il vit en Californie[2],[19].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. A l'époque de la découverte, on pensait que l'anneau gossamer était seul. Les observations ultérieures ont montré qu'il y avait deux anneaux et une extension.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Alan Boyle, « Pluto's fifth moon discovered », sur MSNBC.com, (consulté le 16 juillet 2012).
  2. a et b (en) « Page personnelle de Mark Showalter », sur Rings Node, NASA Planetary Data System, (consulté le 16 juillet 2012).
  3. a et b Steve Tanner, « SETI Institute's Ring Leader », sur San Jose Business Journal, (consulté le 16 juillet 2012).
  4. « Cornell University Department of Astronomy Ph.D. recipients »
  5. Mark Showalter, Burns, Cuzzi et Pollack, « Discovery of Jupiter's 'gossamer' ring », Nature, vol. 316, no 6028,‎ , p. 526–528 (DOI 10.1038/316526a0, Bibcode 1985Natur.316..526S).
  6. Mark R Showalter, « Visual detection of 1981S13 », Nature, vol. 351, no 6329,‎ , p. 709–73 (DOI 10.1038/351709a0, Bibcode 1991Natur.351..709S)
  7. a b et c « Gazetteer of Planetary Nomenclature », sur International Astronomical Union Working Group for Planetary System Nomenclature, Astrogeology Science Center, United States Geological Survey, (consulté le 16 juillet 2012).
  8. (en) Jürgen Blunck, Solar System Moons: Discovery and Mythology, Dordrecht ; New York, Springer, , 95 p. (ISBN 978-3-540-68852-5, OCLC 567359143, présentation en ligne).
  9. Mark R Showalter et Lissauer, « The second ring-moon system of Uranus: discovery and dynamics », Science, vol. 311, no 5763,‎ , p. 973–977 (PMID 16373533, DOI 10.1126/science.1122882, Bibcode 2006Sci...311..973S).
  10. (en) Eberhard Grün et al., Interplanetary Dust, Berlin ; New York, Springer, coll. « Astronomy and astrophysics », , 804 p. (ISBN 978-3-540-42067-5, OCLC 46884191, présentation en ligne).
  11. (en) J. Mason et J.-R. C. Cook, « Forensic sleuthing ties ring ripples to impacts », sur CICLOPS (en), Cassini Imaging Central Laboratory for Operations, (consulté le 4 avril 2011).
  12. (en) NASA, « Subtle Ripples in Jupiter's Ring », sur PIA 13893 caption, NASA / Jet Propulsion Laboratory-Caltech / SETI, (consulté le 4 avril 2011)
  13. M. R. Showalter, M. M. Hedman et J. A. Burns, « The impact of comet Shoemaker-Levy 9 sends ripples through the rings of Jupiter », Science, vol. 332, no 6030,‎ , p. 711 (DOI 10.1126/science.1202241, Bibcode 2011Sci...332..711S)
  14. John Matson, « A New Wrinkle: Comet Strikes in the 1980s and 1990s Left Ripples in Jupiter's and Saturn's Rings », sur Scientific American, (consulté le 16 juillet 2012)
  15. (en) M. R. Showalter et Hamilton, D. P., « New Satellite of (134340) Pluto: S/2011 (134340) 1 », sur Central Bureau for Astronomical Telegrams, Union astronomique internationale, (consulté le 20 juillet 2011).
  16. (en) Ray Sanders, « Hubble Space Telescope detects fifth moon of Pluto », Phys.org, (consulté le 11 juillet 2012).
  17. (en) Dennis Overbye, « Despite Downgrade, Pluto Adds to Entourage », sur New York Times, (consulté le 16 juillet 2012).
  18. Beatty, Kelly. "Neptune's Newest Moon." Sky and Telescope. July 15, 2013. Consulté le 17 juillet 2013.
  19. (en) « Harvard-Radcliffe Class of 1980 - Class Notes »

Liens externes[modifier | modifier le code]