Mark I (char)

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Mark I
image illustrative de l’article Mark I (char)
Mark I Male durant la bataille de la Somme (1916)
Caractéristiques générales
Équipage 8
Longueur 9,75 m
Largeur 4,12 m (Male) / 4,30 m (Female)
Hauteur 2,41 m
Masse au combat 28,45 t (Male) / 27,43 t (Female)
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Blindage mm - maxi 12 mm
Armement
Armement principal 2 canons de 6 livres (Male), 160 obus de 57 mm / 6 mitrailleuses Hotchkiss de 7,62 mm ou 4 mitrailleuses Vickers de .303 et une Hotchkiss (Female), 27 500 cartouches.
Armement secondaire 3 mitrailleuses Hotchkiss de 7,62 mm (Male), 9 000 cartouches.
Mobilité
Moteur 6 cylindres en ligne Daimler
Puissance 106 ch (78 kW)
Vitesse sur route 5,95 km/h
Puissance massique 3,7 à 3,9 ch/tonne
Autonomie 37,8 km

Le Mark I fut un char britannique utilisé lors de la Première Guerre mondiale. Il peut être considéré comme le premier char d'assaut opérationnel au monde.

Il en existait deux versions : une appelée Male et armée de canons et de mitrailleuses, et une appelée Female (Femelle) et armée uniquement de mitrailleuses.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tout premier char britannique est né à Londres au sein de la marine britannique, sous la direction du Landships Committee. Une maquette en bois est présentée au comité le 15 septembre 1915, et le premier prototype appelé Little Willie ou « Mother » est testé le 2 février 1916. Les rôles majeurs de la conception de ce char furent tenus par le Major Walter Gordon Wilson qui dessina la boite de vitesses et les chenilles, et par William Tritton dont l'entreprise de machines agricoles William Foster & Co. construisit le prototype[1].

Le « Mark I » est commandé à 100 exemplaires et sa construction débute à Lincoln et Birmingham sous le nom de « Tank » (réservoir), afin d'éviter d'attirer la curiosité de potentiels espions. Si les premiers exemplaires sont prévus pour être équipés de mitrailleuses et de canons, en avril 1916 un exemplaire est uniquement armé de mitrailleuses (appelés Female par opposition aux chars Male armés de canons), et destiné à défendre les chars Male contre les fantassins ennemis.

Les Mark I entrèrent en action durant la bataille de la Somme le 15 septembre 1916, le char "D1" arrivant seul à hauteur des tranchées allemandes (les 2 autres chars qui l'accompagnaient étant tombés en panne) et semant la terreur chez l'ennemi avant d'être mis hors de combat par l'artillerie. L'attaque des autres chars durant cette journée se fit souvent de manière confuse et nombre d'entre eux tombèrent en panne ou furent détruits par les canons allemands.

La brèche qui devait permettre à la cavalerie de percer au travers des lignes allemandes ne sera finalement pas ouverte, et ce premier engagement des chars se solda donc par un revers stratégique pour les Anglais, mais par un fort effet psychologique pour les Allemands.

En 1917 quelques Mark I seront modifiés en chars radio, équipés d'appareils de transmission et de grandes antennes, et ces "signals tanks" participèrent à la bataille de Cambrai. D'autres exemplaires encore furent désarmés et utilisés comme chars de ravitaillement.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Il est propulsé par un moteur à essence de 105 ch. Le réservoir contient 350 litres de carburant. Il faut 100 litres d'eau pour le refroidissement du moteur, 15 kg de graisse, 10 litres d'huile à boîte de vitesses et 50 litres d'huile pour lubrifier le moteur[2].

Le moteur est placé dans le même habitacle que l'équipage : celui-ci respire un mélange malsain au monoxyde de carbone et la température peut atteindre 52 °C.

Pour protéger le visage des membres d'équipage des éclats de métal se détachant de l'habitacle suite aux impacts du feu ennemi, on introduit une visière de protection en maille d'acier fixée à un masque de cuir[3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) « Rise of the Tank », google.co.uk (consulté le 1er avril 2015)
  2. Bernard Crochet et Gérard Piouffre, L'essentiel de la Première Guerre mondiale, Novedit, , 379 p., p. 191.
  3. La Première Guerre mondiale en 100 objets, p. 206-207