Mark Alizart

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Mark Alizart
MarkAlizart.jpg
Biographie
Naissance
(45 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Français
Activité
Philosophe
Autres informations
Distinctions
Chevalier des arts et lettres
Œuvres principales
Pop Théologie, Informatique Céleste, Cryptocommunisme

Mark Alizart est un philosophe français né à Londres le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Mark Alizart a publié plusieurs essais aux Presses Universitaires de France, dirigé une revue (Fresh Théorie), un catalogue d'exposition (Traces du Sacré) et réalisé un film sur et avec Stuart Hall[1]. Il a également exercé différentes fonctions dans des institutions liées à la création contemporaine. De 2001 à 2006, il est programmateur culturel au Centre Pompidou; de 2006 à 2011, il est directeur adjoint du Palais de Tokyo; de 2011 à 2012, il est conseiller pour les arts plastiques du ministre de la Culture et de la Communication[2],[3]. En 2016 et 2017, il est commissaire associé de La Nuit des idées de l'Institut français[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Le travail de Mark Alizart est marqué par la volonté de dégager une « contre-histoire de la modernité[5] ». Au lieu que notre époque soit celle du « désenchantement du monde », il montre dans Pop Théologie qu'elle est le théâtre d'une « deuxième Réforme » où pop culture, société du spectacle, sport et autres formes de vie contemporaine sont autant d'idéaux ascétiques protestants réinventés. De même, il considère les nouvelles technologies comme le support d'une nouvelle représentation métaphysique du monde, plutôt que comme la manifestation de « l'arraisonnement de l’Être » (Informatique Céleste). Dans Cryptocommunisme, il s'attache à montrer que les cryptomonnaies réalisent l'idéal marxiste du dépassement du capitalisme. De manière générale, il considère que « la condition postmoderne est la condition messianique[6] » plutôt que la « condition nihiliste ».

Ses sources d'inspirations incluent Walter Benjamin, à qui il emprunte motifs eschatologiques et poétiques, Hegel et Marx, ainsi que les représentants du courant philosophique anglo-saxon accélérationniste (en) comme Nick Land et les penseurs de l'ontologie digitale (en) comme Edward Fredkin (en), David Deutsch ou Stephen Wolfram[7].

Ses livres sont traduits en anglais, en espagnol, en japonais et en coréen.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fresh Théorie (dir.), Paris, Éditions Léo Scheer, 2005, 2006 et 2007.
  • Stuart Hall (dir.), Paris, Éditions Amsterdam, 2007.
  • Traces du Sacré (dir.), Paris, Éditions du Centre Pompidou, 2008.
  • Pop Théologie, Paris, Coll. Perspectives critiques, Presses Universitaires de France, 2015.
  • Informatique Céleste, Paris, Coll. Perspectives critiques, Presses Universitaires de France, 2017.
  • Hériter et après?, (collectif sous la direction de Jean Birnbaum), Paris, Gallimard/Folio, 2017.
  • Chiens, Paris, Coll. Perspectives critiques, Presses Universitaires de France, 2018.
  • Cryptocommunisme, Paris, Coll. Perspectives critiques, Presses Universitaires de France, 2019.
  • Postcritique, (collectif sous la direction de Laurent de Sutter), Paris, Coll. Perspectives critiques, Presses Universitaires de France, 2019.
  • Le Coup d'État climatique, Paris, Coll. Perspectives critiques, Presses Universitaires de France, 2020.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Dogs, Londres, Polity Books, 2019.
  • Perros, Buenos Aires, Ediciones La Cebra, 2019.
  • 犬たち, Tokyo, Hosei University Press, 2019.
  • Cryptocommunism, Londres, Polity Books, 2020.
  • Criptocomunismo, Buenos Aires, Ediciones La Cebra, 2020.
  • 2020.
  • Golpe de Estado climático, Buenos Aires, Ediciones La Cebra, 2020.

Médailles et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Chevalier des arts et lettres (2012)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Stuart Hall », sur centrepompidou.fr (consulté le 18 janvier 2017).
  2. Cf. le décret publié au Journal Officiel.
  3. « Le Journal des Arts N°355 », sur www.lejournaldesarts.fr (consulté le 8 juillet 2015).
  4. Jean-Marie Durand, « Les Inrocks - La seconde édition de la Nuit des idées est une réussite », sur Les Inrocks, (consulté le 27 janvier 2017).
  5. « Mark Alizart : “Ne rêvons pas du monde d’après, réparons bien celui-ci” », sur Les Inrocks, (consulté le 18 avril 2020)
  6. « "Informatique céleste", manuel de cybernétique à l'usage des philosophes (et des autres) », sur Les Inrocks (consulté le 18 octobre 2019)
  7. « Profession philosophe (25/42) : Mark Alizart, philosophe de l'informatique », sur France Culture (consulté le 18 octobre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]